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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

1454 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Classique et 5 de Diapason
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Piano solo - Paru le 15 novembre 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
On ne tombe jamais dans la banalité en suivant le parcours d’Alexandre Tharaud. Ce nouvel album séduit autant par l’originalité de sa conception que par une réalisation musicale particulièrement soignée. Le pianiste français semble nostalgique d’un double âge d’or ; celui de la musique du Grand Siècle et celui du piano français des années 1950, spécifiquement de l’art de Marcelle Meyer, qui ne cesse de l’inspirer. Le « Versailles » qui attire Alexandre Tharaud et qui sert d'accroche à ce récital n’est pas tant celui des fastes louis-quatorziens que celui des musiques intimes et secrètes. Sans aucun complexe, le pianiste fait siennes toutes ces pièces écrites spécifiquement pour le clavecin, poussant la provocation jusqu’à inviter le jeune claveciniste Justin Taylor à partager Les Sauvages de Rameau dans un arrangement… pour piano à quatre mains ! Si la pianiste Marcelle Meyer avait enregistré Rameau et Couperin à une époque plus libre qu’aujourd’hui, Alexandre Tharaud a l’audace de braver les interdits musicologiques pour notre plus grand plaisir. On connaissait bien sûr Bach, Scarlatti, Couperin ou Rameau au piano moderne, mais Pancrace Royer, Robert de Visée, Jean-Henry D’Anglebert et Jacques Duphly perdent leur perruque confrontés à cette uchronie musicale qui vient très à propos souligner leur actualité. © François Hudry/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 8 novembre 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le ténor franco-italien Roberto Alagna associe dans sa mémoire d’enfant la figure d’Enrico Caruso, le premier ténor moderne, qu’il superpose à la fois au souvenir de ses arrières grands-parents, qui avaient connu l’illustre ténor à New York au début du siècle dernier, avec The Great Caruso, le film de Richard Thorpe avec Mario Lanza qu’Alagna avait vu lorsqu’il était petit garçon. Cette double révélation artistique ne l’a jamais quitté. Avec son professeur Rafael Ruiz, le jeune Roberto écoutait avec passion les enregistrements de Caruso en essayant de comprendre et de décortiquer son art du chant. Arrivé dans sa pleine maturité, il était normal qu’Alagna consacre enfin un album à son idole, un projet qu’il mijotait depuis longtemps. Respecter le style et l’émission vocale de Caruso tout en conservant sa propre identité vocale, voilà le pari de Robert Alagna pour cet album généreux qui s’efforce de restituer la carrière discographique de son glorieux collègue de 1902 à 1920. Au total, ce sont une vingtaine de plages reprenant les titres enregistrés par Caruso : airs d’opéras ou chansons populaires auxquelles Alagna a glissé en guise de clin d’œil le Caruso de Lucio Dalla, une rengaine écrite en 1986 qui relate les derniers jours du ténor à l’Hôtel Vittoria de Sorrente, dans un arrangement d’Yvan Cassar ne déparant pas le reste de l’album. Un vintage de 2019 en quelque sorte. © François Hudry/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 8 novembre 2019 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Le mezzo clair des débuts s'est assombri et presque mué en Falcon, à en juger du moins par cette anthologie de l'opéra français [...] Entre soprano et mezzo, donc, avec cet aigu à l'aisance lumineuse — jusqu'à cet insolent contre-ré à la fin de l'air de la Cendrillon de Massenet. Mais, surtout, celle qui avait, à travers un précédent récital, incarné le chant rossinien, incarne ici le grand style français : la ligne de chant, appuyée sur un souffle parfaitement maîtrisé, épouse la prosodie, avec toute la noblesse des héroïnes tragiques de ce répertoire. [...] On apprécie également que Deshayes évite l'écueil de tout récital : l'indifférenciation des personnages. [...] L'accompagnement tissé par Jean-François Verdier s'accorde à la tonalité des différents extraits [...] » (Diapason, décembre 2019 / Didier Van Moere)
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Musique de chambre - Paru le 1 novembre 2019 | Ramée

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le multi-instrumentiste et compositeur d’origine morave Gottfried Finger est souvent cantonné aux notes de bas de page des histoires de la musique contemporaines, mais de son vivant, peu de compositeurs pouvaient se targuer d’une carrière aussi accomplie et riche d’autant de « premières » que lui. Finger fut le premier à publier des sonates solo en Angleterre, à composer un concerto en Angleterre, à laisser une série complète de pièces pour percussions turques en Europe, à organiser la représentation d’un opéra anglais sur le continent et fut un membre actif de la vie des concerts publics à Londres, et à la fin de sa vie, il fut le premier Konzertmeister du célèbre orchestre de la cour de Mannheim. Au cours de sa carrière variée et active sur plus d’un demi-siècle, il croisa également le chemin de quelques-uns des plus grands compositeurs de son temps (notamment Biber, Purcell, Telemann, Sigmund Leopold Weiss et peut-être François Couperin). Cet album présente douze pièces écrites dans la seconde moitié de sa carrière – toutes enregistrées ici pour la première fois – qui témoignent de l’ampleur étonnante de sa production et de son habileté à manier des sonorités instrumentales chatoyantes. © Ramée
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Musique vocale profane - Paru le 25 octobre 2019 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Les concertos pour basson et pour violoncelle (choisis hors des sentiers battus) sont magistralement défendus par Peter Whelan et Bruno Philippe [...] Dunford, splendide dans le RV 93 pour luth, ose un dépouillement très touchant dans le Largo central. Le programme, varié au possible, se déploie autour de plusieurs airs. Lea Desandre s'y jette avec une implication émotionnelle et physique totale ; les passions qu'elle soulève [...] nous saisissent. [...] » (Diapason, novembre 2019 / Olivier Fourés)
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Extraits d'opéra - Paru le 25 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les larmes, les plaintes et les tourments d’amour sont, depuis ses débuts, la constante de l’opéra et de ses malheureuses héroïnes. C’est autour de ces thèmes récurrents et si touchants que la soprano Katherine Watson a conçu son premier récital, à travers l’opéra français du Grand Siècle. Largement soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, ce projet dépasse le simple programme discographique par sa conception ambitieuse rejoignant à la fois l’organologie (emploi des instruments, des effectifs et des modes de jeu propres à l’époque baroque) et une musicologie inventive créant une sorte de pasticcio dont ce siècle était friand. Ce magnifique programme mêle subtilement airs d’opéras et pièces instrumentales en présentant les œuvres les plus significatives du règne du Roi Soleil, de Lully (père et fils) à Marin Marais avec la découverte de plusieurs ouvrages oubliés, notamment des morceaux de… Jean-Baptiste Stuck. Contemporain transalpin de Bach né à Livourne, ce virtuose du violoncelle fit partie de « l’ordinaire de la musique du roi » dès 1715, année de la mort de Louis XIV. On apprécie la souplesse et la sensualité de la voix de Katherine Watson, soprano anglaise parfaitement à l’aise dans la langue et le style français, accompagnée avec volupté par l’ensemble Les Ambassadeurs mené avec panache par Alexis Kossenko, épousant les moindres intentions d’une musique basée sur l’affect et les états d'âmes troublées et inquiètes. © François Hudry/QobuzLes fastes de Versailles reprennent vie dans ce programme opératique construit autour de la jeune soprano Katherine Watson et portés par le flûtiste et chef Alexis Kossenko, sous l’égide du Centre de Musique Baroque de Versailles. Combinant airs d’opéra et pièces instrumentales, ce florilège baroque met en avant les œuvres phares du règne du Roi Soleil, d’André Campra à Marin Marais, et redécouvre à l’occasion plusieurs ouvrages oubliés, à l’image d'Orphée de Louis de Lully. Il permet également d’entrevoir la prégnance dramatique des rôles des premières amoureuses, alors reines de la tragédie lyrique, desquelles Katherine Watson se révèle l’interprète idéale. Magnifiés par le velouté de son timbre et la clarté de jeu des Ambassadeurs, ces airs français explorent les tréfonds de l’âme humaine, souvent malmenée par des dieux cupides, tourmentée par les affres amoureuses, mais toujours empreinte de noblesse. © Aparté
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Piano solo - Paru le 25 octobre 2019 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Après la parution (2018) d’une somptueuse interprétation du Deuxième Concerto captée en concert à Tokyo en 2009, revoici le grand pianiste Nelson Goerner dans Brahms, un récital où éclatent sa sonorité de miel et une technique lui permettant de tout oser. Dès les mesures introductives de la très symphonique Sonate en fa mineur, Op. 5 on comprend qu'on est en présence d’une version d’exception grâce à une construction rigoureuse dans son architecture et dans ses plans sonores. Le reste de cette œuvre de jeunesse vient confirmer la première impression par son mélange d’intériorité et de santé conquérante. Dans les deux cahiers des Variations sur un thème de Paganini, Op. 35, si redoutés des pianistes, Brahms déploie une intense exigence digitale mettant à l’épreuve les interprètes les plus chevronnés. Issu de la même école pianistique argentine que son amie Martha Argerich qui l’a découvert lorsqu’il était encore un adolescent, Nelson Goerner se joue des nombreuses embûches d’une partition qu’il conçoit comme un jeu aux multiples facettes, exaltant une sonorité tantôt sombre, tantôt soyeuse, d’une puissance fascinante. Dommage qu’un léger bruit de pédale (entre autres dans les Variations 11 et 12 du Premier Cahier) vienne parfois parasiter une prise de son par ailleurs fort réussie. © François Hudry/Qobuz
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Symphonies - Paru le 25 octobre 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] On admire, comme toujours, le soin apporté au choix des instruments (vents, notamment), le dosage du vibrato et la générosité des portamentos — notamment dans Un  bal. Comme en 2009, Roth offre une synthèse convaincante des paysages [...] et la nouvelle version nous plonge dans une forêt de sonorités fascinantes. [...] Sa Fantastique a gagné en transparence et on admire partout une attention pointilleuse au détail. [...] » (Diapason, décembre 2019 / Christophe Huss)
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Duos - Paru le 25 octobre 2019 | La Dolce Volta

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« [...] Les deux violoncellistes se connaissent depuis trente ans, et ont en commun une sonorité sans gras et un trait fin, souvent dessiné d'un archet vif dans les mouvements extrêmes. [...] Les complices se renvoient la balle avec entrain dans les rondeaux conclusifs des Opus 53 n° 1 et n° 3, ils savent aussi ménager des instants de pure grâce, comme dans le cantabile de l'Opus 51 n° 2, qui s'apparente à une double confidence amoureuse et s'éteint sur un murmure. Dans l'Opus 52 n° 3 qui referme l'album, on succombe à l'élégance souveraine du chant. Deux Tempo di Marcia (on pense bien sûr au Concerto militaire contemporain...) encadrent un Adagio auquel Phillips et Gastinel instillent une mélancolie pleine de douceur : cet Offenbach la larme à l'œil est un délice — et le sommet de l'album.» (Diapason, novembre 2019 / François Laurent)
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Concertos pour instruments à vent - Paru le 25 octobre 2019 | Warner Classics

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Piano solo - Paru le 18 octobre 2019 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason
« [...] Nelson Freire nous offre une superbe boîte de chocolats musicaux. On y trouve tous les parfums, des plus suaves [...] aux plus sobres [...], des plus connus [...] aux plus originaux [...] Nelson Freire nous guide dans ce voyage avec une grande délicatesse ainsi qu'un magnifique éventail de couleurs et de nuances. [...] Quelques-uns de ces bis suffiraient à faire d'une fin de récital une soirée inoubliable. Réunis en un florilège généreux, il en résulte un disque auquel on s'attache immédiatement.» (Diapason, novembre 2019 / Jérôme Bastianelli)
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Musique de chambre - Paru le 18 octobre 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Connaissez-vous Albert de Rippe ou Alberto da Ripa, Alberto da Mantova ou encore Alberto Mantovano ? Grâce à ce nouvel album du luthiste Paul O’Dette enregistré à Québec en 2016, nous savons que c’était un des plus importants luthistes et compositeurs de la Renaissance. Né vers 1500 à Mantoue ou à… Ripa (actuellement Riva di Suzzara), il entra, très jeune, aux côtés de bon nombre d’artistes italiens dont Léonard de Vinci, au service du roi de France François Ier, qui lui octroya des terres dans la Dombes et des dons supplémentaires en espèces. Cette reconnaissance royale saluait certainement la qualité exceptionnelle de la musique du compositeur italien, auteur de très nombreuses Fantaisies, mais aussi d’arrangements de chansons en vogue et de danses multiples. Rippe ayant vraisemblablement refusé l’édition de ses œuvres pour les garder à part soi, c’est grâce aux copies de son élève Guillaume Morlaye qu’elles nous sont parvenues. La musique de Rippe est également d’une grande richesse expressive, complétée par une technique d’écriture très aboutie qui produit des sonorités riches et pleines. Ne se contentant pas, comme la plupart de ses contemporains, d’accords de trois notes, Rippe explore son instrument avec de riches combinaisons harmoniques contenant cinq à six notes, imitant ainsi la luxuriance d’un chœur important. Amoureux passionné de la musique de Rippe, Paul O’Dette a souhaité offrir la plus grande variété possible du répertoire de cette époque, concluant son disque par une pièce étonnante, La Séraphine, dont on ne connaît pas précisément l’auteur, mais dont on a tout lieu de penser qu’elle est bien du maître lui-même. © François Hudry/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 18 octobre 2019 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le Deuxième Livre de madrigaux de Carlo Gesualdo est au cœur du nouveau projet de La Compagnia del Madrigale qui poursuit sa passionnante exploration du monde enchanté du madrigal italien. Composé par Gesualdo sans doute après avoir assassiné sa première épouse prise in flagranti dans les bras de son bel amant et avant de se remarier, ce livre pourrait surprendre par son caractère aimable et serein – surtout quand on le compare à l’écriture tourmentée et contournée de ses derniers livres – tout en présentant une maîtrise compositionnelle des plus sophistiquées. Quoi qu’il en soit, ce Secondo libro di madrigali a cinque voci d’une exigence extrême nous permet d’admirer la sensibilité de La Compagnia del Madrigale aux textes, elle fait montre d’une pleine pâte sonore et d’un contrôle dynamique exemplaire. Dans le livret, Marco Bizzarini et Maletto explorent la psychologie de ce compositeur toujours fascinant, plus de quatre siècles après sa mort. L’album propose une deuxième partie substantielle contrastant de mille façons avec le Deuxième Livre : neuf plages de madrigaux inspirés du style de Gesualdo, composés par ses contemporains Nenna, Jean de Macque ou Palazzotto Tagliavia et par le plus jeune Sigismondo d’India. Bonus étonnant ! © Glossa
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Intégrales d'opéra - Paru le 18 octobre 2019 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le remarquable Hypermnestre de Charles-Hubert Gervais est le dernier opéra français du XVIIIe siècle tombé dans l’oubli auquel Glossa redonne vie dans cet enregistrement dirigé par György Vashegyi. Contemporain de Campra et de Destouches, Gervais, qui avait appris la leçon de Lully et tracé la voie à Rameau et, comme Marais et François Couperin, était ouvert aux tendances italianisantes des « goûts réunis ». Le trépidant livret, d’une excellente qualité, signé par Joseph La Font, aborde l’histoire de Hypermnestre qui fut si populaire au début du XVIIIe siècle. L’enregistrement Glossa présente non seulement le Cinquième Acte original mais encore sa révision datant de 1717 et Vashegyi conduit d’une main experte la tragédie vers sa fin amère (mais peut-être pas si amère !). Musicalement, cette tragédie lyrique offre de magnifiques opportunités au trois protagonistes — Katherine Watson (Hypermnestre), Thomas Dolié (Danaüs, son père) et Mathias Vidal (Lyncée, son fiancé). Aucun opéra français de l’époque n’aurait été complet sans l’intervention généreuse du chœur et de la musique instrumentale et Gervais — maître ès mélodie, harmonie et orchestration — saupoudre l’œuvre d’une éblouissante série de divertissements et de numéros festifs pleins de danses (y compris une massive passacaille)... tout ceci interprété avec une grande connaissance stylistique et une vivacité hors pair par l’Orfeo Orchestra et Purcell Choir de Vashegyi. © Glossa
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Concertos pour violon - Paru le 18 octobre 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

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Ne vous y trompez pas, ce visage juvénile est celui d’un violoniste de 18 ans avec la tête bien pleine et une technique aguerrie. Avant son Concerto de Tchaïkovski, son disque Bach, paru lui aussi chez Deutsche Grammophon, l’avait déjà prouvé. Chaque fois, Daniel Lozakovich s’entoure de formation de renom : l’Orchestre de chambre de la radio bavaroise dans Bach, le Russian National Philharmonic de Vladimir Spivakov – un très grand violoniste qui dirigea son premier récital en 2010 – ici dans Tchaïkovski. Le morceau de bravoure qu’est ce concerto est servi par un musicien à la sonorité ample et brillante, capable d’une virtuosité exacerbée et d’une mélancolie très tendre. Aux côtés de Spivakov, qui a lui-même enregistré cette partition, il est comme à la maison. Sa prise de son engagée cherche la plénitude du lyrisme sans renoncer à mordre les cordes. Il faut dire que le jeune soliste a parfait ses gammes auprès d’Eduard Wulfson à Karlsruhe. Cet élève des immenses Henryk Szeryng, Nathan Milstein et Yehudi Menuhin (rien que ça) aura transmis à son jeune disciple les qualités violonistiques de l’école russe. La curiosité gourmande de ce jeune artiste a fait le reste. Ainsi, la deuxième partie de son programme présente des pages où la mélancolie devenue musique fait du bien, comme dans l’air de Lensky d’Eugène Onéguine, un opéra que le violoniste adore et connaît par cœur. Son interprétation se nourrit de celles de Fritz Wunderlich ou d’Ivan Kozlovsky. Indéniablement, le violon de Daniel Lozakovich chante ! © Elsa Siffert/Qobuz
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Mélodies & Lieder - Paru le 18 octobre 2019 | Solo Musica

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« Avec ces évocations du monde intérieur se boucle la triade imaginée par Marlis Petersen, dont un Diapason d'or avait honoré chacun des précédents albums (Numéros d'avril 2018 et mars 2019). Celui-ci a été gravé quelques jours après la série des Salomé à Munich en juillet dernier, où la personnalité de l'artiste jetait une lumière neuve sur le texte et le rôle-titre. Revenant au lied, son soprano est parfois moins aisé d'intonation ou de contrôle que d'habitude [...] Le programme possède cependant de grands attraits, à commencer par les raretés dues à des contemporains de Strauss : Seele de Karl Weigl, Läuterung de Richard Rössler [...] En un enchaînement épatant des œuvres, le cœur du propos se distingue ici par un diptyque germanique et français consacré au "mouvement intérieur". [...] Au terme d'une écoute, qui en appelle d'autres, une certitude : Marlis Petersen est une artiste consciente, amie des défis, libre et généreuse. [...] » (Diapason, décembre 2019 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Concertos pour clavier - Paru le 11 octobre 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le voyage de Daniil Trifonov à travers l’univers de Rachmaninov s’achève. Le pianiste est arrivé à bon port avec l’Orchestre de Philadelphie de Yannick Nézet-Seguin. Ce finale a été inspiré par la permanence des cloches dans le paysage sonore de la Grande Russie. Alain Corbin a dit leur importance dans la scansion rythmique et symbolique du quotidien de la France au XIXe siècle dans son ouvrage Les Cloches de la Terre. Le témoignage du pianiste, qui a grandi à Novgorod, comme Rachmaninov, rejoint les analyses de l’historien. À la différence près que les cloches ont donné à la musique russe sa noblesse teintée de nostalgie populaire. Daniil Trifonov s’en souvient, particulièrement dans sa transcription pour piano du premier épisode des Cloches. Il a su respecter la puissance opératique de la partition et la splendeur de son orchestration : harpe, célesta et flûtes se sont véritablement transformés en cloches sous les doigts du musicien qui n’a pas oublié l’aura d’inquiétante étrangeté (Edgar Poe n’est pas loin) qui enveloppe le premier mouvement. Sa technique épouse tous les caprices de son imagination, qu’il a bouillonnante. Si l’on s’ennuie un peu dans la Vocalise, les premier et troisième Concertos font tour à tour frissonner d’extase et pleurer de plaisir. Un très beau disque où l’orchestre, un peu distant peut-être, remplit sa mission de caisse de résonance du soliste. © Elsa Siffert/Qobuz
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Lieder (Allemagne) - Paru le 11 octobre 2019 | Sony Classical

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Bien que seul en couverture, le baryton Christian Gerhaher a fait une large place à la soprano Camilla Tilling dans son disque Schumann. Ainsi, les tonalités originelles – et donc l’architecture du cycle – sont conservées. Les voix se mêlent et leur dialogue rappelle que ces lieder furent offerts à Clara comme un bouquet en cadeau de mariage. Les interprètes font une lecture amoureuse de ces poèmes empruntés à Goethe, Rückert ou Burns. Tous deux savourent chaque consonne et font sonner les poèmes dans une prononciation parfaite (goûtez la répétition ô combien sensuelle du Kuss par Camilla Tilling dans la Lotosblume, aussi troublante que celle de Margaret Price) et du récit (les épisodes successifs du Hochländers Abschied prennent vie avec Christian Gerhaher, virtuose de la nuance). Accompagnés par le pianiste Gerold Huber, ils livrent un très beau disque qui fait entendre le merveilleux poète des sons qu’était Schumann. © Elsa Siffert/Qobuz« [...] Ce second volet de l'intégrale Schumann entreprise par Christian Gerhaher offre au grand baryton une diversité de caractères où il se meut avec une pertinence et une entente avec le pianiste jamais prises en défaut. [...] L'acuité verbale, jamais outrée, témoigne d'une mobilité expressive qui égale l'assise du chant [...] Gerold Huber nourrit cette défense et illustration de Myrthen par la plasticité de son piano, dont la matière, les textures, la pulsation, s'ajustent et réagissent constamment aux changements d'écriture et de climat. Un schumannien exceptionnel en vérité, qui participe pleinement à la révélation des poèmes. [...] » (Diapason, décembre 2019 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Quatuors - Paru le 11 octobre 2019 | Alpha

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Après un premier opus consacré aux quatuors de Mozart (récompensé par un "Choc de Classica" et par un "Diapason Découverte"), un second à la musique française (Debussy, Ravel et Chausson) et enfin un troisième à deux oeuvres mythiques de Schubert, les Quatuors n° 10 et n° 14, "La Jeune fille et la mort", le quatuor fondé par Nicolas Van Kuijk revient à ses premières amours en enregistrant deux quatuors de Mozart. Cet enregistrement est le second volet du triptyque que constitueront les trois volumes consacrés aux six quatuors dédiés à Haydn : le Quatuor n°14 en sol majeur, K. 387, premier de ces six opus, est composé en 1782, alors que Mozart vient d’arriver sur la scène musicale viennoise ; le Quatuor n°15 en ré mineur K. 421, second opus, est le seul écrit en mode mineur et est achevé en 1783, alors que sa femme Constance est en train d’accoucher – cette dernière racontait d’ailleurs que les intervalles montants du second mouvement rappelaient ses cris venant de l’autre pièce alors qu’il composait. © Alpha Classics/Outhere
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Mélodies - Paru le 11 octobre 2019 | Musique en Wallonie

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Auteur d’une célèbre Toccata pour orgue qui a occulté toute son œuvre, le compositeur belge Joseph Jongen laisse un catalogue abondant de 137 œuvres. Né à Liège en 1873, il y fera ses études musicales couronnées par le premier Grand Prix de Rome belge, lui permettant de voyager à travers l’Europe à la découverte des nouveaux courants musicaux de l’époque. La mélodie est le filigrane de sa vie : c’est avec ce genre qu’il s’essaye à la composition dès ses 18 ans. Il continuera à en composer jusqu’en 1948 avant une lente dégradation de son état psychique. On peut distinguer trois périodes parmi les cinquante-cinq mélodies qu’il a laissées. C’est d’abord celle du romantisme français issu de Massenet, avec l’emploi des vers un peu désuets d’Armand Silvestre, un poète bien dans l’air de son temps qui avait inspiré avant lui Bizet, Chabrier, Delibes, Fauré et Messager. Le style de Jongen change et devient plus personnel à l’époque du Prix de Rome pour devenir tout à fait mature dans la période de son exil anglais au cours de la Première Guerre mondiale. C’est cet itinéraire intime qui nous est proposé ici avec une grande délicatesse par la soprano Sarah Defrise et le pianiste Craig White. © François Hudry/Qobuz