Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Semblable au long voyage à pied qui fit cheminer Bach d’Arnstadt à Lübeck, soit quatre cents kilomètres, pour y rencontrer Buxtehude en 1705, la route est encore longue pour le claveciniste-organiste Benjamin Alard qui a entrepris pour harmonia mundi l’enregistrement intégral des œuvres de Johann Sebastian Bach pour claviers. Organiste de l’Église Saint-Louis-en-l’Ile, à Paris, le jeune musicien s’est rapidement imposé comme l’un des plus passionnants interprètes de Bach à l’heure actuelle. Dans ce deuxième volume thématique intitulé « Vers le Nord », il démontre avec une belle éloquence combien l'expérience nord-allemande du jeune Bach s'est révélée inestimable ; le regard attentif sur les œuvres des grands maîtres de l'orgue et l'appétence pour tous genres de musique ont alors su élargir les fondements stylistiques de son écriture pour le clavier. Le large éventail des œuvres présentées, augmenté de pièces de Buxtehude, Reincken et Pachelbel illustre de façon exemplaire la maîtrise d'un maître en devenir. Benjamin Alard est un remarquable interprète de la musique française pour clavier, mais il demeure totalement fasciné par celle de Bach auquel il revient sans cesse. Son projet extraordinaire englobera donc toutes les œuvres pour orgue et celles pour clavecin de Johann Sebastian Bach, accompagnées d’une vaste série de pièces de ses contemporains dans le but de mieux cerner l’évolution et le contexte historique du compositeur. Présentée de manière didactique, cette intégrale raconte aussi la vie de Bach tel une docu-fiction musicale. Ce deuxième volume confirme le sérieux et la haute qualité de cet interprète qui se hisse sans peine aux côtés de ses glorieux aînés. © François Hudry/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 15 mars 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après un double album de sonates en duo avec Kristian Bezuidenhout, la violoniste Isabelle Faust poursuit une aventure discographique dédiée à Bach, commencée il y a neuf ans par une intégrale des Sonates et Partitas, devenue aujourd’hui référence. Isabelle Faust, Bernhard Forck et ses partenaires de l’Akademie für Alte Musik Berlin ont patiemment exploré une multitude d’autres œuvres de Bach : concertos pour clavecin, sonates en trio pour orgue, séquences instrumentales de cantates sacrées… Toutes s’avèrent parentes directes ou indirectes de ces trois monuments que sont les Concertos BWV 1041-43. Cette réalisation passionnante à tous égards nous rappelle à point nommé que l'auteur du Clavier bien tempéré était aussi un virtuose du violon ! © harmonia mundi
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Classique - Paru le 12 octobre 2018 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Considérant que Bach lui-même a transcrit au luth au moins une de ses suites pour violoncelle, et qu’au moins l’une d’entre elles est conçue pour le violoncello da spalla ou même la viola pomposa à cinq cordes, on n’a pas lieu de s’offusquer que l’altiste-star Kim Kashkashian nous les donne ici à l’alto, et même à la viola pomposa pour la suite en question. D’ailleurs, d’illustres prédécesseurs l’ont déjà enregistré ainsi : Gérard Caussé et Antoine Tamestit, pour n’en citer que deux. Et la chose est d’autant moins délicate qu’entre le violoncelle et l’alto, l’accord est exactement le même – ut-sol-ré-la –, une octave plus haut pour l’alto, donc aucune transposition, aucun changement de cordes à vide. Seule la clarté du son change, radicalement il est vrai, offrant sur ces invraisemblables chefs-d’œuvre un nouvel éclairage. Kashkashian a choisi un ordre différent de l’agencement habituel, préférant commencer avec ré mineur et terminer avec ré majeur, enchaînant les tonalités avec le maximum de logique – logique acoustique et harmonique, s’entend, en respectant autant que possible les parentés de tonalités d’une suite à l’autre. Résultat magique : on croit assister à la naissance d’un tout nouvel ouvrage du Cantor. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 5 octobre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après plusieurs enregistrements consacrés à Bach (Partitas, Variations Goldberg) et Beethoven (dernières sonates et Variations Diabelli), voilà que le pianiste germano-russe sort un nouvel album qui pourrait passer à première vue comme étonnement narcissique si l’on ne creusait pas un peu plus loin ses motivations. Frappé par la mort d’un ami cher il publie, sous le titre : Lifew, un récital en forme de « tombeau » d’autrefois, en hommage à cette cruelle disparition. Le contenu dépasse cet acte amical en proposant une intense réflexion musicale sur la perte, le chagrin, le désespoir et la résignation, débouchant sur le réconfort en compagnie de Bach, revu par de puissants transcripteurs : Liszt, Brahms, Busoni, jusqu’à la Peace Piece de Bill Evans en passant par la Marche solennelle vers le Saint Graal de Parsifal et le Liebestod de Tristan de Richard Wagner. On y trouve aussi une brève pièce extraite des Dreams du compositeur américain Frederic Rzewski, très proche de l’interprète. Pianiste atypique, Igor Levit aime les défis complexes et c’est dans une grandeur sombre et mélancolique qu’il nous invite à le suivre au cours d’un périple personnel qui touche pourtant à l’universel. Des moments contemplatifs mêlés à une sensualité fascinante et assez envoûtante. Un hommage résolument captivant qui abolit les frontières et le temps en nous offrant de nouvelles perspectives. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 10 août 2018 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 16 mars 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
À ceux de nos lecteurs qui s’offusqueraient que la cantate de Bach Ich habe genug soit ici chantée par un contreténor dans le registre de soprano au lieu de l’habituelle basse, l’on répondra deux choses : à l’époque baroque, on transposait à tour de bras pour tout effectif disponible sur le moment ; et qui plus est, la transposition ici de la main du Cantor en personne ! Cerise sur le gâteau il en réalisa même deux réécritures… Quant à la courte cantate/aria Schlage doch, gewünschte Stunde, elle fut longtemps attribuée à Bach avant d’être finalement restituée à son auteur Melchior Hoffmann – mais c’est quand même concéder une magnifique qualité à l’ouvrage que d’avoir hésité et, en effet, son originalité est telle qu’on pourrait être en droit de douter. Considérez que l’aria contient une partie de glockenspiel ! Le contreténor Bejun Mehta poursuit son exploration du monde de la cantate baroque avec la superbe Pianti, sospiri e dimandar mercede de Vivaldi, débordante d’invention et de surprises harmoniques et mélodiques. Enfin, Haendel dont les cantates s’adressent plus directement à un public d’amateurs, donc avec un petit quelque-chose de facilité musicale puisque, à la différence de Bach qui n’avait pas à se préoccuper de vendre ses partitions, Haendel y avait grand intérêt ! L’Akademie für alte Musik de Berlin accompagne avec ferveur et sans chef cette musique qu’elle connaît sur le bout des doigts. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 janvier 2018 | Arcana

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après un premier album solo consacré à Marchand et Clérambault, paru en 2015 et nommé pour le "Preis der Deutschen Schallplattenkritik", le claveciniste Luca Oberti, depuis des années sur les scènes internationales à côté de noms tels que Marc Minkowski et Christophe Rousset, présente un nouveau projet consacré au voyage imaginaire de Bach en Italie. Schütz, Froberger, Muffat, Haendel, Hasse, Mozart et Wagner sont seulement les plus célèbres parmi les musiciens qui ont traversé les Alpes pour se plonger dans le monde de la musique italienne, et saisir ses atmosphères et ses secrets. Mais le musicien qui a su le mieux assimiler le style italien est Johann Sebastian Bach qui, cependant, n’a jamais mis les pieds en Italie. Son voyage était virtuel: les partitions des compositeurs italiens, qu’il avait étudiées avec enthousiasme depuis qu’il était enfant, l’ont conduit dans un itinéraire idéal de la Venise de Vivaldi à la Rome de Frescobaldi. Les transcriptions des concertos de Vivaldi et Marcello d’abord, et ensuite les pièces d’inspiration italienne, comme l’Aria Variata alla maniera italiana, le Capriccio sulla lontananza del fratello dilettissimo, la Fantaisie et Fugue BWV 904, sont les étapes d’un voyage qui a son climax dans le célèbre Concerto dans le goût italien. © Arcana/Outhere
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Duos - Paru le 12 janvier 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Les six Sonates pour violon et clavecin obligé BWV 1014-1019 (« obligé » signifiant que la partie de clavier est entièrement écrite, à la différence d’une basse continue où seule est notée la basse, le reste étant à la discrétion de l’accompagnateur qui improvise) font partie de ces œuvres de Bach que le compositeur n’a jamais cessé de remettre sur le métier. La plus ancienne source qui nous soit parvenue – vers 1725, de la main d’un neveu – souligne déjà une évidente volonté de faire évoluer ces compositions en les affinant par des retouches successives. L’œuvre fait l’objet d’une nouvelle révision dans le manuscrit d’Agricola datant de 1741 environ, tandis que la copie réalisée aux alentours de 1750 par Altnickol révèle un troisième état du cycle. Une observation notée par l’avant-dernier fils du musicien, Johann Christoph Friedrich Bach – « Ces trios, il les a composés avant sa fin » – semble devoir être interprétée comme la preuve que Bach travaillait encore à ces sonates durant la dernière période de son existence. Ce nouvel enregistrement signé Isabelle Faust, une grande spécialiste de l’interprétation « à la baroque », avec Kristian Bezuidenhout au clavecin, souligne en toute discrétion l’extraordinaire richesse d’écriture à trois voix de ces œuvres, qui s’apparentent en réalité au format de la sonate en trio. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 novembre 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 27 octobre 2017 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le violoncelliste (et compositeur) suisse Thomas Demenga (*1954) est une sorte d’inclassable artiste de la scène mondiale ; à la fois à l’aise dans la création contemporaine la plus échevelée – on lui doit maints enregistrements de Cage, Holliger, Messiaen, Yun, Pärt, Zimmermann etc. – et dans le répertoire classique de Bach à Schubert, de Vivaldi à Mendelssohn, de Dvořák à Tchaikovsky. Voici sa lecture toute nouvelle des Suites de Bach, qu’il nous donne dans une immense liberté quasi-improvisatrice, même s’il respecte le texte à la lettre : c’est dans les accents, les rubatos, les articulations et les phrasés qu’il laisse libre cours à sa fantaisie, comme si l’encre de ces chefs-d’œuvre n’était pas encore sèche. On est assez loin de certaines lectures plus « propres », plus « classiques », plus « léchées » de certains grands prédécesseurs et non des moindres. Mais en réalité cette musique est suffisamment riche et ample pour s’offrir sous mille éclairages différents sans jamais rien perdre de sa superbe. Demenga, un disciple de Rostropovitch, Antonio Janigro et Leonard Rose, entre ici dans une sorte de panthéon où il n’a certes pas à pâlir des comparaisons quelles qu’elles soient. Le diapason délibérément assez bas qu’il a choisi offre une autre profondeur et une teinte plus sombre, assez inhabituelle, à ses lectures. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 13 octobre 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Bach (Jean-Sébastien, s’entend) ou point Bach ? C’est la question que se sont posée la violoniste Amandine Beyer et l’ensemble Gli Incogniti en se saisissant d’une belle poignée d’œuvres longtemps attribuées au Cantor et dont on sait maintenant qu’elles sont le fruit d’autres compositeurs, connus, identifiés ou pas. Ainsi la Sonate BWV 1024, qui a « fini » chez Bach peut-être parce qu'un musicologue a su utiliser les arguments scientifiques adéquats (papier, copistes, contextes géo-historiques) pour arriver à ses fins. Le style de la composition, qui a certes quelques relents bachiens, a toutefois bien du mal à cadrer avec les canons d’écriture du musicien. Aussi, afin d’éviter que la sonate ne retombe dans le gouffre de l’anonymat, on l’a rattachée désormais à Pisendel, à tort ou à raison. Le Trio BWV 1036 est de Carl Philipp Emanuel Bach – on n’en a jamais vraiment douté, même si quelques éditions moins scrupuleuses ont oublié le prénom… Le Trio BWV 1037 semble être de Goldberg (celui des Variations). La Suite en la majeur BWV 1025 présente un cas de paternité ambiguë, mais en réalité s’agit d’un arrangement pour violon et clavecin réalisé par Bach de la Suite SC 47, pour luth, de son ami et collègue Silvius Leopold Weiss. Voilà quelques œuvres qui, après avoir longtemps séjourné au paradis de la paternité de Bach, se retrouvent versées dans l’enfer du « faux », même si les compositeurs qui les ont écrites n’y pouvaient rien ! Misère de misère… © SM/Qobuz
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Violon solo - Paru le 8 septembre 2017 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Prise de son d'exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Bien sûr, depuis des décennies, les Sonates et Partitas de Bach pour violon seul ont été enregistrées à l’envi. Mais quand le violoniste Christian Tetzlaff se lance dans l’aventure, on ne peut que dire « Amis, grands citoyens, que l’on prête l’oreille ». Car des concerts avec Tetzlaff sont souvent de véritables expériences existentielles, autant pour l’interprète que pour le public, et il en est de même pour les enregistrements. Les œuvres que l’on croyait connaître sur le bout des oreilles apparaissent soudain dans une nouvelle lumière, y compris dans le cadre de ce nouvel enregistrement, et ce bien qu’il ait été réalisé en studio. L’approche de Tetzlaff consiste en un intrigant mélange de prise de risques, d’ouverture d’esprit, de technique brillante et d’une grande humilité devant les œuvres. L’auditeur aura sans doute la sensation parfois de redécouvrir ces œuvres comme si l’encre de Bach venait de sécher. © SM/Qobuz« Pour cette troisième visite aux Sonates et Partitas pour violon seul, le violoniste livre une interprétation intense et singulière, aérienne, d’une rare spontanéité. À ne pas manquer.» (Classica, novembre 2017)
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Classique - Paru le 25 août 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Voilà bien un répertoire dont tout le monde connaît l’existence, et pourtant négligé à l’extrême : les cantates de Bach. Oh, certes, quelques-unes ont acquis quelque célébrité, due surtout aux qualités vocales des interprètes qui s’en sont saisi depuis quelques décennies – Fischer-Dieskau, Elly Ameling, pour n’en citer que deux un peu au hasard – tandis que quelques intégrales ornent les discothèques des aficionados. Il y a pourtant dans ces cantates de quoi « constituer » une bonne dizaine de passions ou d’oratorios de la trempe de ceux que l’on connaît et d’ailleurs, Bach lui-même n’a pas hésité à puiser dans ce fonds pour recycler des arias, ensembles, chœurs et sinfonias. Parmi les plus célèbres, mises à l’honneur dès les années 1950 par Fischer-Dieskau, se trouvent deux cantates pour baryton que sont Ich will den Kreuzstab gerne tragen de 1726 et Ich habe genug de l’année suivante, écrites toutes deux avec un accompagnement de hautbois et de cordes. C’est avec cet effectif à l’esprit que le Freiburger Barockorchester se met au service de Matthias Goerne, un disciple d’Elisabeth Schwarzkopf et de… Fischer-Dieskau, on y revient toujours ! Le baryton allemand, habitué des plus prestigieuses scènes planétaires, n’hésite pas à prêter sa voix immense à cette quasi-musique de chambre en lui conférant un caractères très éloigné du style lyrique qu’exigent Berg, Wagner ou Strauss. En complément de programme, et toujours avec le hautbois à l’esprit, l’enregistrement propose le Concerto pour hautbois d’amour BWV1055R, une reconstruction moderne à partir du Concerto pour clavier en la majeur dont tout porte à croire qu’il était lui-même un recyclage de Bach lui-même réalisé d’après un concerto plus ancien pour hautbois d’amour. Au hautbois pour les cantates et au hautbois d’amour pour le concerto, l’exemplaire Katharina Arfken. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 19 mai 2017 | Accentus Music

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Cantates sacrées - Paru le 21 avril 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les trois cantates de Bach ici présentées appartiennent à l’époque de Weimar (où il restera de 1708 à 1717), en l’occurrence entre 1711 et 1714. Bach est encore un jeune compositeur, mais tout y est et l’on ne peut que secouer la tête d’incompréhension : où donc ce bonhomme a-t-il trouvé les sources de cette intense émotion, de cette hardiesse harmonique ? Le début de Weichet nur, betrübte Schatten (« Dissipez-vous, ombres lugubres ») déroule un tapis d’harmonies qui, l’une par rapport à l’autre, semblent fuir toute tonalité, tout ancrage, c’est d’ailleurs de cette manière que le compositeur décrit en musique les « ombres lugubres » en question. Arias déchirantes ou adorables, invention instrumentale, tout y est déjà. La soprano Carolyn Sampson, accompagnée du Freiburger Barockorchester (auquel s’adjoint le baryton-basse Andreas Wolf pour la cantate Tritt auf die Glaubensbahn), se saisit de ces œuvres avec ferveur, alliant les enseignements de l’exécution à la baroque avec un solide sens de l’émotion, tellement indispensable pour ces chefs-d’œuvre. © SM/Qobuz« Ne vous laissez pas tromper par la beauté blonde en couverture : Carolyn Sampson ose, sans chef, un Bach gourmand de danses comme de mots, en dialogue musclé avec les Freiburger. [...] Nous avons toujours applaudi miss Sampson chantant Bach auprès d'Herreweghe et de Suzuki, mais l'avons-nous jamais entendue si franche dans ses mots, si généreuse dans ses rythmes ? L'absence de chef a parfois ses vertus. L'énergie qui se libère en dialogue présente la BWV 202 sous son vrai jour : une suite de danses exaltées avec voix. [...] Les Freiburger sont encore à la fête dans la BWV 152, où Bach entremêle d'abord la flûte à bec, le hautbois et la viole d'amour dans un "concerto". [...] dans la BWV 199, le geste très actif des Freiburger et de Sampson ne fait plus l'affaire. Le premier air ne manque pas d'expression mais de vision, d'unité (de chef ?). [...] l'accompagnement assez poussif et décousu du deuxième air [...] n'aide pas Sampson à se laisser porter par sa ferveur hymnique. Diapason d'or pour un triptyque en montagnes russes ? L'hésitation s'évanouit quand le disque repart, avec les nappes de cordes, la tenue magique de hautbois, et cet alliage de trouble et de majesté que Sampson et sa bande ont saisi au plus haut degré. » (Diapason, juillet/août 2017 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 24 mars 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Une version à petit effectif, choral comme instrumental puisqu’il est seulement constitué de 9 chanteurs (dont les solistes), une douzaine de cordes, des bois par deux, ainsi que orgue, clavecin, théorbe mais surtout un contrebasson qui vient rehausser la palette sonore. L’interprétation déçoit autant qu’elle peut captiver. On commence par applaudir à la précision de l’exécution. Dès la saisissante marche de l’ouverture de l’œuvre, pour prendre un exemple, l’oreille est captée par la caractérisation de la formation orchestrale lorsque Minkowski souligne avec pertinence le martèlement des basses comme pour mieux annoncer le calvaire et le supplice du Christ tandis que les violons égrènent la longue série des doubles croches. Même les chorals — qui sont avant tout, dans les Passions de Bach, une ponctuation liturgique venant interrompre l’action dramatique pour exprimer la contrition, l'espérance ou la joie du chrétien face au message divin — sont interprétés dans cette même optique dramaturgique : mais celle-ci leur est-elle vraiment nécessaire ? En revanche, la portée spirituelle de la musique de Bach ne se satisfait pas d’une exécution seulement bien maîtrisée et qui en jette. Il y faut un autre souffle, une autre dimension émotionnelle qui soit à la hauteur de la profondeur mystique de la musique. Trop d’extériorisation théâtrale, de tempos rapides ne laissent pas à l'émotion suffisamment de place pour s'exprimer et toucher. On ressent à divers degrés cette absence d'âme chez les chanteurs — que les 9 chantent en chœur ou séparément —, exception faite, dans l'ensemble, pour l’Evangéliste (Lothar Odinius) qui s’immerge avec expressivité dans sa narration biblique, ainsi que Christian Immler (Jésus) et l’alto Delphine Galou dans le fameux « Es ist vollbracht » ; les autres peinent à vivre leur chant avec la gravité qu’impose le texte — particulièrement le contreténor David Hansen qui joue dans un registre plus proche du salon que du divin. Plus intellectuelle qu'habitée, l'interprétation de Marc Minkowski ne les aide pas non plus à y parvenir. © Qobuz (GG) 
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 10 mars 2017 | SDG

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Award - Gramophone Record of the Month - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« [...] En 1988, John Eliot Gardiner gravait la Matthäuspassion en studio, avec un casting de luxe [...] Vingt-huit ans plus tard, [...] plus question de studio, vive la concentration et la continuité du live. Plus de stars mais, à l'exception de l'Evangéliste et de Jésus, des choristes sortant du rang, pour la plupart assez jeunes. Une prise de risque ? Mais assumée au terme d'une longue tournée mondiale (seize villes), qui s'achevait à la cathédrale de Pise. Choristes et instrumentistes ont engrangé non seulement une formidable expérience mais aussi des charges d'émotion qui donnent à cette version, à la fois fervente et intime, une aura très particulière. [...] Le tout donne le sentiment qu'une troupe à la cohésion infaillible, conduite par un chef qui sait questionner et construire son Bach, nous livre une fresque des dernières heures du Christ sans morbidité ni éclats incongrus, mais dans une atmosphère d'une réelle profondeur spirituelle où mille détails sont mis en exergue.» (Diapason, juin 2017 / Jean-Luc Macia)
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Classique - Paru le 24 février 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En fait de dynastie, c’est ici un album consacré au père et trois de ses fils ; le père Jean-Sébastien que l’on ne présente pas, et Johann Christian (1735-1782), Wilhelm Friedemann (1710-1784) et Carl Philipp Emanuel (1714-1788). Chacun des trois fistons connut une carrière musicale honorable, voire assez brillante, mais aucun ne saura jamais atteindre les sommets du père. D’autant que la musique ancienne n’intéressait personne en cette époque, il leur fallut donc écrire selon l’air du temps, mais toujours avec l’ombre tutélaire du papa dans le fond du cerveau sans doute. Le claveciniste Jean Rondeau a choisi en guise de référence deux concertos de Jean Sébastien, un de Johann Christian (qui a longtemps été attribué à Wilhelm Friedemann) et un autre de Carl Philipp, et en guise de contrepoids, une Sonate de Wilhelm Friedemann que Rondeau a lui-même transcrite pour clavecin et orchestre de chambre. Il joue sur un clavecin moderne construit « d’après des modèles allemands », selon le livret d’accompagnement de l’album ; l’accompagnement est confié à un quintette à cordes accompagné d’un basson, un peu comme ce qui devait se faire à l’époque du Café Zimmermann à Leipzig où Bach avait pour habitude d’aller faire le bœuf. Enfin, les cadences du Concerto en fa mineur de Johann Christian sont signées Stéphane Delplace. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 10 février 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Prise de son d'exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Lorsque le 21 octobre 2005, le pianiste polonais Rafał Blechacz rafla tous les cinq prix du Concours Chopin de Varsovie – le premier Polonais depuis Zimerman trente ans plus tôt – le jury estima que les autres finalistes étaient si loin derrière lui que le Deuxième Prix ne fut pas même décerné… vexant pour les autres, il faut bien l’avouer, mais ô combien favorable à Blechacz qui se vit immédiatement offrir un pont en or par les labels et les salles de concert. Ce n’est pourtant pas dans Chopin que le voici, mais dans Bach ; oui, sur piano moderne, avis aux amateurs ou aux détracteurs ! Une lecture hyper-transparente, sans le moindre effet de manche, qui tire tout ce qu’il y a à tirer d’un piano sans jamais chercher à en faire un orchestre symphonique. Blechacz insiste également sur les phrasés, sur le chant, sur les mille plans sonores polyphoniques, jouant sur l’échange permanent entre les voix qu’il s’amuse même à éclairer de manière différente d’une reprise à l’autre, pour souligner la richesse de tous les éléments de l’écriture : une véritable leçon d’architecture. Enregistrements réalisés en 2012 et 2015. © SM/Qobuz« Commencez par le moins attendu de l'album, les quatre Duetti, si ingrats et sinueux, pour prendre la mesure de l'intelligence coloriste de Rafal Blechacz. Imaginez alors ce qu'il fera du Concerto italien ! [...] Il était permis de se demander si le jeune esthète studieux, peu enclin à la spontanéité, sortirait un jour de la gangue du parfait élève. La question ne se pose guère après ce Bach où il impose, l’air de rien, une lecture très personnelle.» (Diapason, mars 2017 / Gaëtan Naulleau)« On peut diviser l’interprétation de Bach en deux camps : celui de la clarté polyphonique, de la lisibilité contrapuntique et de l’énergie rythmique ; et celui du lyrisme, de la couleur et de la souplesse mélodique. L’intelligence souveraine et l’éloquence digi tale avec laquelle Rafal Blechacz appréhende cette musi que devraient les réconcilier durablement.» (Classica, avril 2017)
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Classique - Paru le 25 novembre 2016 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik