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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 31 octobre 2014 | Berlin Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 4 novembre 2014 | Genuin

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
On ose à nouveau jouer les Concertos pour clavier de Jean-Sébastien Bach sur un piano tout ce qu’il y a de moderne ; c’est ici l’énergique Yorck Kronenberg accompagné de l’Orchestre de chambre de Zurich qui se lance dans l’iconoclasme (selon certains). Iconoclasme, mais il est évident que la musicologie a semé ses petits et l’on ne joue plus Bach au piano comme voici cinquante ans, et les orchestres eux-mêmes, quand bien modernes, ne se complaisent plus dans l’intempestif mégaphilharmonisme berlino-viennois qui a longtemps épaissi le discours. L’Orchestre de chambre de Zurich, fondé dans les années quarante, joue maintenant la musique baroque de manière « informée » (pour reprendre les termes de son site) avec cordes en boyaux, archets baroques, vibrato minimal etc., tandis que Kronenberg est le digne héritier tout à la fois de Gustav Leonhardt, de Sviatoslav Richter et de Glenn Gould. (MT)
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Musique vocale sacrée - Paru le 19 mai 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les motets de Bach, en effet… mais pas de Jean-Sébastien ! Lionel Meunier et Vox Luminis nous proposent ici d’explorer les ancêtres de l’invraisemblable dynastie des Bach : un grand-oncle très éloigné Johann (1604 – 1673) et les deux oncles au deuxième degré que furent Johann Christoph (1642 – 1703) et Johann Michael (1648 – 1694). Le motet, une forme développée au cours du premier baroque, était déjà tombé en désuétude du temps de Johann Sebastian, mais au temps des personnages ici évoqués – l’époque de Schein, Schütz, Scheidt et leurs immédiats successeurs – on en écrivait des constellations, généralement sur des thèmes empruntés à la liturgie protestante mais dans un langage harmonique à la fois allemand – le contrepoint – et italien par les harmonies, la prosodie, l’écriture chorale hérités du style madrigalesque. Ce sont là de superbes exemplaires de la musique nord-allemande de ce temps, de riches petits joyaux chantés avec une joie communicative, alternant avec le recueillement qu’exigent certains motets plus sombres. Une somptueuse réalisation et un choix tout à fait judicieux. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 19 août 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’était en 1987 : un jeune claveciniste, trente-et-un ans, originaire de Göttingen en Allemagne, éblouissait le monde musical par son jeu aussi brillant que raffiné dans le cinquième Concerto brandebourgeois qu’avaient enregistré Reinhard Goebel et les musiciens du Musica Antiqua Köln, pour Archiv Produktion. Depuis cette époque, Andreas Staier revient souvent à la musique de Johann Sebastian Bach. Il y réussit tout ce qu’il tente, des Partitas, Concerto italien, Ouverture à la française, ou Fantaisies fixées au temps de sa jeunesse (Deutsche Harmonia Mundi, 1988, 1993), aux plus récentes et inépuisables Variations Goldberg (harmonia mundi), en passant par un étonnant récital – un rien oublié – de Sonates pour Das Alte Werk (1997). Aujourd’hui, il publie un enregistrement des sept Concertos pour (un seul) clavier. En totale symbiose avec ses comparses du Freiburger Barockorchester, Staier propose ici, une nouvelle fois, une version pas tout à fait comme les autres. Il s’éloigne de l’esprit léger du « divertissement » à la Telemann – fondateur historique du Collegium musicum de Leipzig, dans lequel ces œuvres concertantes furent probablement exécutées. Pour Staier, ces concertos dévoilent une profondeur expressive et une densité contrapuntique et sonore incomparables. Écoutez l’Adagio, du ré mineur : les basses grondent, le chant est teinté d’une très vive tension, voire inquiétude, sous couvert de lyrisme. L’ajout, dans le dernier mouvement du même concerto, d’une cadence relativement torturée, qui rappelle ô combien le jeune Bach fut influencé par le « stylus phantasticus », ou encore les tempos assez retenus du mi majeur, qui encouragent fortement la couleur mélancolique des pages en question, ne laissent plus de doutes. Pour Staier, ces superbes pages sont d'authentiques mini-drames sans paroles. On attendait depuis longtemps une version aussi originale et audacieuse. © Qobuz
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Classique - Paru le 2 octobre 2015 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Quelques années seulement après son premier enregistrement des Suites pour violoncelle de Bach, Matt Haimovitz a eu la tentation de recommencer, mais sans recommencer. Pour ce second enregistrement daté de 2015, il a choisi de « retourner » au manuscrit de la main d’Anna Magdalena Bach – sachant que l’autographe du compositeur a disparu – plutôt qu’aux diverses éditions établies depuis des décennies et qui ont toutes la fâcheuse manie de modifier les données, en particulier en ce qui concerne les articulations, la conduite des « voix », les phrasés. Les auditeurs habitués aux enregistrements les plus fameux du passé entendront sans nul doute la différence ; d’autant que Haimovitz utilise un violoncelle baroque – avec archet baroque, cordes à l’ancienne, chevalet du temps jadis etc. – et même, pour la Sixième Suite, il joue non pas le violoncelle « normal » mais un violoncello piccolo, avec cinq cordes au lieu des quatre habituelles, pour une sonorité bien plus sopranisante dans les aigus. Découvrez l’évangile violoncellistique selon Anna Magdalena ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 octobre 2015 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Déluge de Goldberg ces temps-ci ! Après la réédition remastérisée des divers enregistrements de Gould et la parution de l’enregistrement signé Igor Levit, voici la voix française d’Alexandre Tharaud qui se fait entendre, avec éclat et clarté de propos. Les Variations Goldberg, dont la tradition (sans doute inventée par le premier biographe de Bach, Forkel) affirme qu’elles auraient servi de « Conte des mille et une nuits » pour un aristocrate allemand auquel le jeune et talentueux claveciniste Johann Gottlieb Goldberg – d’où le nom – devait les jouer nuit après nuit pour le soulager de ses insomnies, sont l’un de ces œuvres qui supportent toute sorte de traitements, en particulier le choix de jouer ou pas les reprises, sans parler même des tempi et des articulations. De la sorte l’enregistrement peut durer pratiquement du simple au double… charge à l’interprète de convaincre son auditoire de sa conception. Tharaud y parvient haut la main. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 5 février 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 1 janvier 2016 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 15 avril 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Bach est à l'heure lyrique, décidément. Après un album à la fois extraordinaire et souvent déconcertant de Nelson Freire chez Decca, et quelques mois après le piano soufflant de François Dumont (Artalinna), voici Fabrizio Chiovetta, qui, pour le label Aparté, publie ses interprétations de trois grandes suites pour clavier du Cantor, l'Ouverture à la française, la Suite anglaise en fa majeur et l’inusable Partita en si bémol majeur. Dans la lignée du grand pianiste brésilien, et à dix mille lieux des architectures irrépressibles déployées par son jeune collègue français, Chiovetta décide de chanter, tranquillement, éperdument. Rarement l’introduction lente de l'Ouverture aura sonné aussi royale, et mélancolique. Le Prélude de la Suite en fa majeur, lui, déploie de longues lignes avec une imperturbable fluidité. L’Allemande qui suit prend des atours de gravité, qui donne en définitive le ton général de ce nouvel album Bach, un rien sombre, à l’image de sa belle couverture.
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Classique - Paru le 3 juin 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ce n’est pas sur n’importe quel orgue que l’enfant terrible de l’orgue international Cameron Carpenter joue ce choix d’œuvres de Bach : il s’agit d’un instrument construit sur mesure, pour lui, par la firme Marshall & Ogletree, un instrument « portable » – bon, il faut quand même quelques grands camions pour tout transporter, la console elle-même ne pesant pas moins d’une tonne. Mais quand même, l’instrument est démontable en plusieurs pièces, muni d’un invraisemblable arsenal de haut-parleurs spéciaux, d’amplificateurs dédiés, pour une richesse de sonorité que ne pourrait avoir aucun orgue. Car en plus des innombrables jeux, cet Op. 8 de Marshall & Ogletree permet de jouer dans un grand nombre de tempéraments et de diapasons, une chose impossible pour un orgue normal dont chacun possède son tempérament unique, un point c’est tout. De la sorte, Carpenter peut passer d’un tempérament à un autre au cours d’un seul et même concert, afin de s’adapter à ce qu’il estime être bon pour chaque pièce – ces œuvres ayant été conçues par Bach sur plusieurs instruments différents. Le monstre portable étant démontable, on peut aussi l’installer dans l’acoustique que l’on choisit… Certes, les puristes de la chose baroque risquent d’exploser en vol, au même titre que les faisaient fondre de rage les interprétations à la Gould. Disons que Carpenter nous offre une vision hyper-moderne de toute cette musique, avec des sonorités empruntées à mille palettes différentes, comme une sorte d’orchestre composé d’un nombre infini d’orgues. Extravagant bien sûr, intrigant absolument, et non moins fascinant car on croirait redécouvrir un Bach inouï, dans le sens initial du terme – et c’est d’ailleurs le cas. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 juin 2016 | Genuin

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 26 août 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est sur un vraiment somptueux clavecin à deux claviers (exigés par la partition…), une copie – mieux : une réinterprétation – du magicien Huw Saunders réalisée en 2013 d’après un Johann Heinrich Harraß thuringien de 1710, que Mahan Esfahani s’est lancé dans la grande aventure qu’est, pour tout claveciniste autant que pour tout pianiste, l’ascension de l’Himalaya : les Variations Goldberg de Bach. Esfahani cite ses inspirations, qui ne manqueront pas d’étonner bien des puristes : Wanda Landowska, Ralph Kirkpatrick, Wilhelm Kempff, Rudolf Serkin, Ferrucio Busoni… Silence sur deux autres pôles que bien des observateurs voudraient nous faire prendre pour les absolus dans un sens et dans l’autre, Glenn Gould et Gustav Leonhardt ! Et en effet, Esfahani évite tout autant les excès pianistico-pianistiques de l’un que les excès musicologico-baroqueux de l’autre, pour une lecture à la fois veloutée, sensuelle, clavecinesque certes mais tellement riche en contrastes ! Un véritable plaisir pour toutes les oreilles, y compris celles qui ne jurent habituellement que par le piano – ou celles qui ne jurent que par le clavecin. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 novembre 2016 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
La trompettiste-star britannique Alison Balsom nous offre ici un florilège d’œuvres pour trompette et cordes alternant avec d’autres pour trompette et orgue, en grande majorité des adaptations – hormis le Concerto pour trompette de Fasch – permettant à son instrument de briller dans des parties solistes soigneusement taillées à son art. Dans les Chorals Schübler de Bach, en particulier, écrits pour orgue seul, la trompette se voit confier la partie mélodique du choral, que l’organiste donne habituellement à un registre assez claironnant de l’orgue. Rien que de très organique, donc ! Le Concerto de Noël de Corelli pourra dérouter les mélomanes habitués à la version initiale pour cordes seules – un concertino accompagné par l’orchestre ; ici, la trompette se mêle tantôt au concertino, tantôt au tutti, curieuse adaptation qui sonne tout à fait Noël, rassurez-vous. Balsom alterne entre la trompette naturelle à l’ancienne (en particulier lorsqu’elle est accompagnée par l’Academy of Ancient Music) et la trompette chromatique moderne (lorsqu’elle joue avec orgue). © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 25 novembre 2016 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Piano solo - Paru le 10 février 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Lorsque le 21 octobre 2005, le pianiste polonais Rafał Blechacz rafla tous les cinq prix du Concours Chopin de Varsovie – le premier Polonais depuis Zimerman trente ans plus tôt – le jury estima que les autres finalistes étaient si loin derrière lui que le Deuxième Prix ne fut pas même décerné… vexant pour les autres, il faut bien l’avouer, mais ô combien favorable à Blechacz qui se vit immédiatement offrir un pont en or par les labels et les salles de concert. Ce n’est pourtant pas dans Chopin que le voici, mais dans Bach ; oui, sur piano moderne, avis aux amateurs ou aux détracteurs ! Une lecture hyper-transparente, sans le moindre effet de manche, qui tire tout ce qu’il y a à tirer d’un piano sans jamais chercher à en faire un orchestre symphonique. Blechacz insiste également sur les phrasés, sur le chant, sur les mille plans sonores polyphoniques, jouant sur l’échange permanent entre les voix qu’il s’amuse même à éclairer de manière différente d’une reprise à l’autre, pour souligner la richesse de tous les éléments de l’écriture : une véritable leçon d’architecture. Enregistrements réalisés en 2012 et 2015. © SM/Qobuz« Commencez par le moins attendu de l'album, les quatre Duetti, si ingrats et sinueux, pour prendre la mesure de l'intelligence coloriste de Rafal Blechacz. Imaginez alors ce qu'il fera du Concerto italien ! [...] Il était permis de se demander si le jeune esthète studieux, peu enclin à la spontanéité, sortirait un jour de la gangue du parfait élève. La question ne se pose guère après ce Bach où il impose, l’air de rien, une lecture très personnelle.» (Diapason, mars 2017 / Gaëtan Naulleau)« On peut diviser l’interprétation de Bach en deux camps : celui de la clarté polyphonique, de la lisibilité contrapuntique et de l’énergie rythmique ; et celui du lyrisme, de la couleur et de la souplesse mélodique. L’intelligence souveraine et l’éloquence digi tale avec laquelle Rafal Blechacz appréhende cette musi que devraient les réconcilier durablement.» (Classica, avril 2017)
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Classique - Paru le 24 février 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En fait de dynastie, c’est ici un album consacré au père et trois de ses fils ; le père Jean-Sébastien que l’on ne présente pas, et Johann Christian (1735-1782), Wilhelm Friedemann (1710-1784) et Carl Philipp Emanuel (1714-1788). Chacun des trois fistons connut une carrière musicale honorable, voire assez brillante, mais aucun ne saura jamais atteindre les sommets du père. D’autant que la musique ancienne n’intéressait personne en cette époque, il leur fallut donc écrire selon l’air du temps, mais toujours avec l’ombre tutélaire du papa dans le fond du cerveau sans doute. Le claveciniste Jean Rondeau a choisi en guise de référence deux concertos de Jean Sébastien, un de Johann Christian (qui a longtemps été attribué à Wilhelm Friedemann) et un autre de Carl Philipp, et en guise de contrepoids, une Sonate de Wilhelm Friedemann que Rondeau a lui-même transcrite pour clavecin et orchestre de chambre. Il joue sur un clavecin moderne construit « d’après des modèles allemands », selon le livret d’accompagnement de l’album ; l’accompagnement est confié à un quintette à cordes accompagné d’un basson, un peu comme ce qui devait se faire à l’époque du Café Zimmermann à Leipzig où Bach avait pour habitude d’aller faire le bœuf. Enfin, les cadences du Concerto en fa mineur de Johann Christian sont signées Stéphane Delplace. © SM/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 10 mars 2017 | SDG

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Award - Gramophone Record of the Month - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« [...] En 1988, John Eliot Gardiner gravait la Matthäuspassion en studio, avec un casting de luxe [...] Vingt-huit ans plus tard, [...] plus question de studio, vive la concentration et la continuité du live. Plus de stars mais, à l'exception de l'Evangéliste et de Jésus, des choristes sortant du rang, pour la plupart assez jeunes. Une prise de risque ? Mais assumée au terme d'une longue tournée mondiale (seize villes), qui s'achevait à la cathédrale de Pise. Choristes et instrumentistes ont engrangé non seulement une formidable expérience mais aussi des charges d'émotion qui donnent à cette version, à la fois fervente et intime, une aura très particulière. [...] Le tout donne le sentiment qu'une troupe à la cohésion infaillible, conduite par un chef qui sait questionner et construire son Bach, nous livre une fresque des dernières heures du Christ sans morbidité ni éclats incongrus, mais dans une atmosphère d'une réelle profondeur spirituelle où mille détails sont mis en exergue.» (Diapason, juin 2017 / Jean-Luc Macia)
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Classique - Paru le 24 mars 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Une version à petit effectif, choral comme instrumental puisqu’il est seulement constitué de 9 chanteurs (dont les solistes), une douzaine de cordes, des bois par deux, ainsi que orgue, clavecin, théorbe mais surtout un contrebasson qui vient rehausser la palette sonore. L’interprétation déçoit autant qu’elle peut captiver. On commence par applaudir à la précision de l’exécution. Dès la saisissante marche de l’ouverture de l’œuvre, pour prendre un exemple, l’oreille est captée par la caractérisation de la formation orchestrale lorsque Minkowski souligne avec pertinence le martèlement des basses comme pour mieux annoncer le calvaire et le supplice du Christ tandis que les violons égrènent la longue série des doubles croches. Même les chorals — qui sont avant tout, dans les Passions de Bach, une ponctuation liturgique venant interrompre l’action dramatique pour exprimer la contrition, l'espérance ou la joie du chrétien face au message divin — sont interprétés dans cette même optique dramaturgique : mais celle-ci leur est-elle vraiment nécessaire ? En revanche, la portée spirituelle de la musique de Bach ne se satisfait pas d’une exécution seulement bien maîtrisée et qui en jette. Il y faut un autre souffle, une autre dimension émotionnelle qui soit à la hauteur de la profondeur mystique de la musique. Trop d’extériorisation théâtrale, de tempos rapides ne laissent pas à l'émotion suffisamment de place pour s'exprimer et toucher. On ressent à divers degrés cette absence d'âme chez les chanteurs — que les 9 chantent en chœur ou séparément —, exception faite, dans l'ensemble, pour l’Evangéliste (Lothar Odinius) qui s’immerge avec expressivité dans sa narration biblique, ainsi que Christian Immler (Jésus) et l’alto Delphine Galou dans le fameux « Es ist vollbracht » ; les autres peinent à vivre leur chant avec la gravité qu’impose le texte — particulièrement le contreténor David Hansen qui joue dans un registre plus proche du salon que du divin. Plus intellectuelle qu'habitée, l'interprétation de Marc Minkowski ne les aide pas non plus à y parvenir. © Qobuz (GG) 
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Cantates sacrées - Paru le 21 avril 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les trois cantates de Bach ici présentées appartiennent à l’époque de Weimar (où il restera de 1708 à 1717), en l’occurrence entre 1711 et 1714. Bach est encore un jeune compositeur, mais tout y est et l’on ne peut que secouer la tête d’incompréhension : où donc ce bonhomme a-t-il trouvé les sources de cette intense émotion, de cette hardiesse harmonique ? Le début de Weichet nur, betrübte Schatten (« Dissipez-vous, ombres lugubres ») déroule un tapis d’harmonies qui, l’une par rapport à l’autre, semblent fuir toute tonalité, tout ancrage, c’est d’ailleurs de cette manière que le compositeur décrit en musique les « ombres lugubres » en question. Arias déchirantes ou adorables, invention instrumentale, tout y est déjà. La soprano Carolyn Sampson, accompagnée du Freiburger Barockorchester (auquel s’adjoint le baryton-basse Andreas Wolf pour la cantate Tritt auf die Glaubensbahn), se saisit de ces œuvres avec ferveur, alliant les enseignements de l’exécution à la baroque avec un solide sens de l’émotion, tellement indispensable pour ces chefs-d’œuvre. © SM/Qobuz« Ne vous laissez pas tromper par la beauté blonde en couverture : Carolyn Sampson ose, sans chef, un Bach gourmand de danses comme de mots, en dialogue musclé avec les Freiburger. [...] Nous avons toujours applaudi miss Sampson chantant Bach auprès d'Herreweghe et de Suzuki, mais l'avons-nous jamais entendue si franche dans ses mots, si généreuse dans ses rythmes ? L'absence de chef a parfois ses vertus. L'énergie qui se libère en dialogue présente la BWV 202 sous son vrai jour : une suite de danses exaltées avec voix. [...] Les Freiburger sont encore à la fête dans la BWV 152, où Bach entremêle d'abord la flûte à bec, le hautbois et la viole d'amour dans un "concerto". [...] dans la BWV 199, le geste très actif des Freiburger et de Sampson ne fait plus l'affaire. Le premier air ne manque pas d'expression mais de vision, d'unité (de chef ?). [...] l'accompagnement assez poussif et décousu du deuxième air [...] n'aide pas Sampson à se laisser porter par sa ferveur hymnique. Diapason d'or pour un triptyque en montagnes russes ? L'hésitation s'évanouit quand le disque repart, avec les nappes de cordes, la tenue magique de hautbois, et cet alliage de trouble et de majesté que Sampson et sa bande ont saisi au plus haut degré. » (Diapason, juillet/août 2017 / Gaëtan Naulleau)

Classique - Paru le 19 mai 2017 | Accentus Music

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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