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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique de chambre - Paru le 7 juin 2019 | Orfeo

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Exclusivement féminin, le Skride Piano Quartet (du nom des deux sœurs qui en font partie) a placé son nouvel album sous la double bannière du mode mineur et de Vienne. Avant tout c’est la matière sonore qui attire aussitôt l’attention dès les premières mesures de cet enregistrement. Les cordes sont amples et généreuses, le piano sonne presque charnellement et l’ensemble déborde de générosité et d’une noble expression. Datant de 1785, le Quatuor en sol mineur de Mozart est une œuvre capitale de l’histoire de cette formation et de toute la musique de chambre. Sa tonalité sombre permet de mélanger tragédie et lyrisme et a inspiré par ailleurs au compositeur quelques chefs-d’œuvre comme ses Symphonies n° 25 et 40, ou encore le sublime Quintette à cordes K. 516. C’est la même tonalité que Johannes Brahms choisit ensuite pour le premier de ses trois quatuors avec piano dont le Finale se termine par une « tziganerie » endiablée. C’est une des œuvres majeures de Brahms, par sa complexité d’écriture, son originalité et sa construction aussi impressionnante qu’originale. Mais, comme pour toutes les grandes œuvres artistiques, c’est d’abord la beauté et l’expression que l’auditeur va percevoir immédiatement. Coincé entre ces deux chefs-d’œuvre, le mouvement en la mineur destiné originellement à un quatuor avec piano inachevé (Klavierquartettsatz) et composé en 1876 pendant ses années d’études par Gustav Mahler ne démérite pas. Son effusion romantique nous touche et l’on sent que Mahler semble étouffer dans les limites restreintes offertes par une telle formation. Bientôt il s’essayera à l’orchestre avec le bonheur que l’on sait. La volupté sonore, la puissance de jeu et l’engagement total des interprètes dans ces trois œuvres procurent un bonheur total. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Tous deux fauchés par la mort à moins de quarante ans, l’un par la tuberculose et l’autre par la syphilis, Weber et Schubert ont laissé des sonates pour piano qui ont été longuement oubliées, voire inconnues des pianistes et du public. Le mal est réparé pour Schubert grâce à des pianistes pionniers comme Artur Schnabel ou Wilhelm Kempff, mais il reste encore du travail pour les œuvres pianistiques de Carl Maria von Weber dont l’opéra Der Freischütz occulte presque tout le reste de sa production. Il faut des musiciens exceptionnels pour faire revivre des musiques oubliées et c’est tout l’intérêt de ce disque de Paul Lewis dont on aime tant les interprétations de Beethoven et de Schubert pour son éditeur français harmonia mundi qui lui est fidèle. Weber fut, en même temps que Beethoven, un des premiers virtuoses du piano au début du XIXe siècle. Son éblouissante technique est perceptible dans cette Sonate n° 2 en la bémol majeur qui alterne la virtuosité et une écriture classique qui ouvre la porte au romantisme dans lequel les compositeurs allaient s’engouffrer après lui. La Sonate en si majeur D. 575 consacre les vingt ans de Schubert, l’année où il s’émancipe de la tutelle de ses parents pour devenir un compositeur très productif avec tous les aléas représentés par une carrière d’artiste indépendant à cette époque. Un couplage passionnant et inédit représentant le début du romantisme avec des compositeurs qui s’appréciaient mutuellement, mais dont les styles sont diamétralement opposés. La lumière vive et le panache pour Weber, la mélancolie chevillée à l’âme pour Schubert. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 février 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Tan Dun, désormais un compositeur de renommée mondiale (auprès de tout un chacun puisqu’il a également signé quelques célèbres partitions pour le cinéma dont l’incontournable Tigre et Dragon), a su transcender les frontières de la musique classique occidentale, en combinant non seulement ses propres traditions orientales, tous les langages modernes et anciens qui se peuvent imaginer, mais aussi une conception très personnelle du lien entre musicien et auditeur – comme dans les célèbres pièces Orchestral Theatre où les auditeurs sont souvent requis pour s’inclure dans la texture sonore. De la sorte, il se permet en quelque sorte d’inventer de nouvelles traditions imaginaires, comme le fit en son temps Bartók. En guise d’exemple, les deux mouvements du concerto pour violon Rhapsody and Fantasia se déploient à partir d’un thème ancestral de l’opéra de Pékin, tout en incluant des sonorités empruntées (avec une science infinie) au hip-hop et autres musiques urbaines. Le concerto pour violon Fire Ritual (« un rituel musical pour les victimes de la guerre ») a été composé précisément pour la violoniste norvégienne Eldbjørg Hemsing, qui le joue ici avec Tan Dun en personne à la baguette. L’auditeur ne l’entendra peut-être pas à la première écoute, mais qu’il imagine qu’un ensemble de neuf instrumentistes à vent est disséminé à travers le public, tandis que le reste de l’orchestre reste sur scène ; les deux groupes instrumentaux se livrent à un jeu de questions et de réponses, la violoniste représentant une sorte de maître des cérémonies, de chamane. Sans oublier nombre de sons qui n’appartiennent vraiment pas au monde de l’orchestre habituel ! À découvrir, vraiment. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 16 novembre 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Est-ce du Schubert ? du Chopin ? ou bien du Brahms ? » hasarde le livret d’accompagnement de cet enregistrement d’œuvres de Dussek, mais avouons que la question est un peu osée. Sans doute peut-on se demander si Beethoven n’est pas dans les parages – il l’est ! ô combien –, encore plus Weber mais l’Histoire est inversée, puisque le Concerto pour deux pianos Op. 63 ici présenté date de 1806, le Rondo concertant de 1809, le Quintette de 1799, avant – ou, au mieux, en même temps – que Weber n’ait mis au monde ses grandes œuvres. Et en effet, nombre d’accents évoquent le jeune Chopin, celui des Concertos. Dussek, sous bien des aspects, fut un visionnaire ; son orchestration déborde de hardiesses – c’est plus une symphonie concertante qu’un concerto classique, en vérité –, ses sautes d’humeur harmoniques sont délicieuses et hardies… Le Quintette lui-même présente une singularité : il est conçu pour le même effectif inhabituel que La Truite de Schubert, violon, alto, violoncelle, contrebasse et piano. Vingt ans plus tôt ! D’une écriture libre comme l’air, l’ouvrage ménage bien des surprises que nous laissons à l’auditeur loisir de découvrir de lui-même. L’album s’achève avec le Notturno concertant pour cor, violon et piano. Les fortepianos que jouent Alexei Lubimov et Olga Pashchenko sont des copies d’instruments Walter pour l’un, Longman/Clementi pour l’autre. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ayant traversé deux tiers du XXe siècle, le compositeur estonien Heino Eller (1887-1970) peut être considéré comme l’un des fondateurs de l’école nationale musicale du pays. Son langage reste résolument tonal, en acceptant les influences de l’impressionnisme à la française, l’expressionnisme à l’allemande, bien sûr Edvard Grieg et Jean Sibelius, mais aussi un certain « nationalisme » dans le choix des thèmes. Et ce d’autant plus volontiers qu’au début de sa carrière, les années 20, le pays était libéré du joug de l’Empire russe (qui laissait la plupart des affaires à la noblesse foncière germanophone), avant de retomber en 1940 sous celui de l’URSS ; vingt ans au cours desquels le sentiment d’appartenance nationale culturelle estonienne a pu se développer. Son Concerto pour violon connut des débuts cahoteux : écrit en 1934, révisé trois ans plus tard, il dut attendre sa création mondiale en 1965 – sous la baguette du jeune Neeme Järvi, tandis que la prise de son radiophonique était assurée par un certain Arvo Pärt, disciple d'Eller ! – mais sous une forme tronquée. Le présent enregistrement restitue la partition originale complète. La Légende symphonique de 1923, considérablement remaniée en 1936, est une sorte de carte de visite du compositeur ; on y perçoit toutes les influences qu’il a pu incorporer, de Ravel à Debussy en passant par Sibelius et même Hollywood. Elle est ici donnée en première mondiale discographique. Enfin, la Seconde Symphonie de 1948 est restée inachevée, sans doute à la suite des pressions exercées par l’URSS et l’infâme Jdanov dont le décret força bien des artistes au silence. Il faut dire que le mouvement qui nous est parvenu, inquiet et parfois assez violent, ne décrit pas vraiment un riant réalisme socialiste, et – pire – semble évoquer une conscience nationale balte qui ne pouvait pas plaire aux sicaires de la dictature… © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 2 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Considérant qu’il a écrit quelque 115 opéras (dont au moins 70 nous sont parvenus), quelque 800 cantates en tout genre, des symphonies et des sérénades à la pelle, des dizaines d’œuvres liturgiques diverses et variées, Alessandro Scarlatti reste très peu joué de nos jours : c’est presque un célèbre inconnu, si l’on veut. L’album se penche sur quelques-unes de ces innombrables cantates, presque toutes conservées à l’état de manuscrit, et dont une partie non négligeable appartient au genre arcadien, c’est-à-dire que les sujets touchent cette aimable mythologie bucolique développée à la Renaissance, celle des nymphes et des bergers d’Arcadie – une région du centre du Péloponnèse, en Grèce. Amours, trahisons, retrouvailles sont ici décrits à travers des cantates solo pour les unes – soprano ou baryton – mais aussi quelques cantates en dialogue pour les deux voix. Les accompagnements font appel au seul continuo pour certaines, à deux violons et continuo pour les autres… Tout porte à croire qu’à l’époque de leur composition, ces pièces contemporaines étaient destinées à la récréation de la noblesse qui les jouait dans ses palais, surtout pendant les nombreuses périodes de l’année où l’Eglise interdisait toute sorte de représentation en public. Et sans doute étaient-elles jouées une ou deux fois puis oubliées… Les voici sorties de l’oubli, par la soprano Deborah Cachet et le baryton Nicolas Achten qui, en plus de chanter, mène son ensemble Scherzi Musicali et joue du théorbe, de la harpe triple et de l’orgue. © SM/Qobuz« Fallait-il la personnalité hors normes de Nicolas Achten pour rendre vie de manière convaincante aux cantates d’Alessandro Scarlatti ? Cet album expose avec brio l’intérêt d’avoir les mains dans le cambouis du continuo pour donner tout son sens à cette musique. [...] Son baryton a des lumières de ténor, et des graves peu étoffés. On s’y habitue vite, l’oreille étant saisie par l’animation des mots et la mobilité des notes. » (Diapason, janvier 2019 / Loïc Chahine)  
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Musique de chambre - Paru le 2 novembre 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Fondé en 2005, le Quatuor Chiaroscuro rassemble quatre musiciens venus d’autant de coins d’Europe : la Russe Alina Ibragimova et l’Espagnol Pablo Hernán Benedi aux violons, la Suédoise Emilie Hörlund à l’alto et la Française Claire Thirion au violoncelle. Dès leurs premiers concerts, les Chiaroscuro ont été salués comme de véritables « pionniers dans l’interprétation authentique de la grande musique de chambre » par le très sérieux magazine britannique Gramophone, « un choc du meilleur aloi pour les oreilles » selon The Observer. Et il est vrai que leur interprétation de Schubert ne pourra qu’interpeller l’auditeur, par sa liberté rythmique, son infinie palette de contrastes – du plus murmurant pianissimo sans vibrato jusqu’aux plus éclatants fortissimos à plein archet, en passant par mille et une couleurs que l’on n’a certes pas l’habitude d’entendre de la part de quatuors plus « classiques ». Le discours de La Jeune Fille et la mort y gagne en âpreté, en romantisme pur, et même en modernité car l’aspect un peu pépère viennois de certaines interprétations traditionnelles semble subitement très suranné. Quant au Neuvième Quatuor en sol mineur, il s’agit de l’un de ces miracles schubertiens de la sortie de l’adolescence ; écrit en 1815, il déroule un discours assez tragique certes, mais sans l’insondable profondeur de La Jeune Fille et la mort. Ce qui ne l’empêche pas d’être un chef-d’œuvre. © SM/Qobuz
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Concertos pour violoncelle - Paru le 2 novembre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Prise de son d'exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ce sont de bien singuliers destins croisés que ceux du Concerto pour violoncelle de Lutosławski et Tout un monde lointain (également un concerto pour violoncelle) de Dutilleux. Tous deux furent commandés par Rostropovitch ; tous deux furent commencés en 1967, tous deux créés par le commanditaire en 1970. Tous deux furent créés « à l’Ouest », Londres pour l’un, Aix-en-Provence pour l’autre, et c’est là que les choses se gâtaient pour Rostropovitch, tombé en disgrâce officielle auprès de la dictature soviétique de Brejnev. Lorsque le soliste quitta définitivement l’URSS en 1974, le Concerto de Lutosławski subit d’ailleurs le même sort « à l’Est » et ne fut plus guère donné pendant bien longtemps. Bien que les deux ouvrages soient exactement contemporains, et les deux compositeurs aussi, la différence entre l’un et l’autre ne pourrait pas être plus considérable. Là où le Concerto de Lutosławski semble décrire un certain chaos, avec une partie soliste qui pourrait presque passer pour une sorte de Don Quichotte se battant contre l’orchestre, Tout un monde lointain baigne dans une lumière fantastique où le violoncelle fait figure de « primus inter pares » avec l’orchestre. Deux visions si différentes, ici défendues avec la même ardeur par le violoncelliste Johannes Moser qui les a travaillés et joués maintes et maintes fois, pour en donner cet enregistrement dont chaque inflexion est mûrement réfléchie. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 5 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Nouvelle livraison de cette splendide collection du label harmonia mundi à l’occasion du centenaire de la mort de Claude Debussy commémoré en 2018. Il s’agit là de ses œuvres ultimes écrites en pleine guerre comme pour affirmer sa spécificité française. C’est l’époque où la France redécouvrait ses clavecinistes des XVIIe et XVIIIe siècles et où l’on commençait à éditer les œuvres de Couperin et de Rameau. Debussy avait projeté d’écrire six sonates pour divers instruments comme on le faisait autrefois jusqu’aux six quatuors de l’Opus 18 de Beethoven. La mort ne lui permit pas de terminer son travail interrompu après les trois œuvres réunies sur cet enregistrement. Curieusement, la même chose arrivera à Camille Saint-Saëns, et plus tard dans le XXe siècle, à Francis Poulenc. Comme pour les autres albums de cette collection, la réunion des meilleurs musiciens de l’écurie harmonia mundi nous vaut des interprétations de très haut niveau. Isabelle Faust et Alexandre Melnikov donnent à la Sonate pour violon et piano une vision mystérieuse, rêveuse où l’angoisse n’est jamais loin. C’est la dernière œuvre écrite par un Debussy aux portes de la mort qui n’avait cependant rien perdu d’une ironie grinçante faisant dire à ses proches que cette œuvre « sera intéressante à un point de vue documentaire de ce qu’un homme malade peut écrire durant une guerre ». La Sonate pour flûte, alto et harpe est diaphane, aérienne et poétique à souhait avec Magali Mosnier, Antoine Tamestit et Xavier de Maistre. Quant à la Sonate pour violoncelle et piano, elle trouve ici, sous les doigts de Jean-Guihen Queyras et Javier Perianes le climat vaporeux et élégant des toiles de Watteau qui inspirèrent Debussy à travers la poésie de Verlaine, un de ses poètes préférés et dont l’atmosphère des Fêtes galantes imprègne plusieurs de ses œuvres. Musique parfois à la limite du silence et dont il faut savoir saisir les non-dits et les allusions à la commedia dell’arte comme à une Espagne rêvée. Des goûts réunis à la manière de Debussy en quelque sorte. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 28 septembre 2018 | Ramée

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Oui, oui, le nom d’Alfonso Ferrabosco « le jeune » (1575-1628) est tout ce qu’il y a de plus italien, et pourtant le musicien – fils illégitime d’Alfonso Ferrabosco « l’ancien » (1543-1588) – est né, a vécu et est mort en Angleterre. Sa carrière se développa auprès de la cour pendant trois règnes ; d’Élisabeth I, Jacques I puis Charles I ; il fut sans conteste le compositeur pour consort de violes de gambe le plus novateur de sa génération, probablement de par sa double casquette, italienne – l’influence de la polyphonie paternelle – et anglaise – l’art de l’écriture pour consort. Au cours des trente-six années qu'il passa à la cour, il occupa de nombreux postes, jusqu’à devenir le maître de musique privé des princes royaux. On pense que Ferrabosco écrivit ces Fantaisies et autres pièces pour ensemble à l’adresse du quatuor de violes qu’entretenait l’un des princes, féru de musique : on est donc dans les années 1610. Le Hator Consort – du nom d’une déesse mère de l'Égypte ancienne – a été fondé en 2012, et se consacre principalement à la musique de la Renaissance et baroque pour ensemble de violes. Ce qui ne l’empêche pas de s’intéresser également à la musique ancienne d'autres continents, et aussi à la musique contemporaine ainsi qu’aux musiques du monde. D’ailleurs, Ferrabosco le jeune n’est-il pas, à sa manière, un compositeur transnational ? © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 septembre 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Contemporain de Haendel, Geminiani est l’un des grands compositeurs de cette époque qui ont dominé la scène musicale anglaise, alors que ni l’un ni l’autre ne sont nés dans le pays. Par contre, à la différence de Haendel qui domina la scène lyrique, Geminiani s’est concentré sur le répertoire instrumental, en particulier ses concertos grossos dans lesquels il introduit pour la première fois l’alto dans le « concertino », de sorte qu’en réalité ce sont là des concertos pour quatuor à cordes et orchestre. À la différence encore de Haendel, Geminiani se préoccupe moins de la forme et du développement que de la richesse mélodique et des caprices harmoniques ; d’aucuns lui ont même reproché son écriture quelque peu trop fantasque – une caractéristique qui de nos jours est bel et bien une vertu. L’ensemble Café Zimmermann, mené du violon par Pablo Valetti, nous propose l’Op. 7 publié en 1748, la grande maturité du compositeur donc. Le Troisième Concerto, en ut majeur, présente la singularité d’être conçu en trois mouvements : le premier à la française, le deuxième à l’anglaise, le dernier à l’italienne ; le Premier comporte une fugue d’une épatante complexité ; le dernier se présente comme une immense fantaisie en cinq mouvements, eux-mêmes découpés en sections violemment contrastées. Le lecteur l’aura compris, Geminiani est un compositeur énigmatique : sa musique est surprenante, imprévisible et capricieuse, tout en étant mélodieuse et complètement naturelle à l’écoute. © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 7 septembre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Il est de bon ton aujourd’hui en France de bouder la musique de Camille Saint-Saëns considérée comme le parangon de l’académisme le plus convenu. Souvenons pourtant qu’en écrivant ses deux concertos, Maurice Ravel voulait faire « aussi bien que Monsieur Saint-Saëns ». À l’âge de vingt-trois ans, Saint-Saëns, pianiste ébouriffant et compositeur fécond, donne à la France son premier concerto digne de ce nom. Commençant par un appel de cors de chasse entendu dans la forêt de Fontainebleau par son jeune auteur, le Concerto n° 1 en ré majeur, Op. 17 sottement négligé par tant de pianistes, part à la conquête de son public avec une fraîcheur juvénile joyeusement optimiste. Ce premier volume de l’intégrale des cinq concertos de Saint-Saëns est magistralement servi par le pianiste canadien Louis Lortie dont la virtuosité intrépide n’a jamais caché l’instinct musical le plus fin. Sous ses doigts, le compositeur français devient l’égal de Liszt ou de Grieg, avec un toucher d’une infinie variété qui sait varier les climats avec une grande subtilité. Les Second et Quatrième qui figurent sur ce premier album étaient autrefois les chevaux de bataille de monstres-sacrés comme Arthur Rubinstein ou Alfred Cortot. Le pianiste canadien ne leur cède en rien, tant il renouvèle la vision de ces œuvres classées comme mineures et qui témoignent au contraire d’une inventivité qui n’a rien perdu de sa force ni de son originalité. Louis Lortie trouve en Edward Gardner et l’Orchestre Philharmonique de la BBC des partenaires de choix épousant idéalement les sonorités variées du piano tout en soulignant les qualités d’orchestrateur de Camille Saint-Saëns. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 7 septembre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Air

Musique de chambre - Paru le 7 septembre 2018 | Genuin

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Oratorios sacrés - Paru le 31 août 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les parallèles ne manquent pas entre Caldara et Vivaldi : tous deux Vénitiens, tous deux à la tête d’un impressionnant répertoire de plusieurs centaines d’œuvres en tout genre, tous deux morts à Vienne (dans la même rue et dans la même déchéance !), même si Caldara a composé plus d’opéras et d’oratorios que le Prêtre roux. Voici précisément l’un de ses trente-deux oratorios connus, Maddalena ai piedi di Cristo écrit à Venise vers 1698 ; il s’agit d’un « oratorio volgare », c’est-à-dire récité en italien et non plus en latin. Conçu à l’origine pour inciter aux exercices spirituels, l’oratorio prit la place de l’opéra profane durant les périodes de fermeture des salles de spectacle, en particulier de novembre à Carême. Il en a revêtu les habits, et utilise nombre de ses artifices : nefs et autels (re)décorés, machineries, costumes. En réalité, c’est tout simplement un opéra avec argument sacré… Le texte et l’intrigue de Maddalena ai piedi di Cristo sont parfaitement adaptés à ces mois de pénitence. Il s’agit de rendre sensible la fracture morale torturant la pécheresse qui doit choisir entre l’amour profane et l’amour sacré, entre mener une vie de luxure ou bien devenir la fiancée du Christ. L’ensemble Le Banquet céleste, mené par Damien Guillon (qui chante également la partie d’alto de L’Amour céleste), se saisit de cette rareté avec ferveur et bonheur. © SM/Qobuz
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Lieder (Allemagne) - Paru le 24 août 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Barbara Hannigan nous offre ici, en compagnie du pianiste Reinbert de Leeuw, un florilège de Lieder du tournant du XXe siècle viennois, allant du tout dernier romantisme de Wolf jusqu’aux explorations atonales et pourtant encore bien lyriques de Webern, en passant par le premier Berg encore assez classique et l’obstiné postromantique Zemlinsky, qui resta en marge de tous les modernismes et toutes les avant-gardes de ses collègues viennois. Presque tous les compositeurs de cette génération d’Europe centrale, notamment les présents Zemlinsky, Schönberg, Berg et Webern, ont commencé par écrire presque exclusivement des Lieder. Après le genre développé par Schubert – la mélodie confiée à la voix, l’accompagnement dépouillé échéant au piano –, Schumann offrit déjà plus d’autonomie au piano, Brahms encore plus, Wolf toujours plus ; puis la fin de siècle développa une relation entièrement différente, très intense, entre texte et musique. À ce point de l’évolution du Lied, la fonction de la musique n’est plus d’accompagner une ligne vocale, mais d’exprimer le sens véritable des textes ; la Vienne d’alors nageait dans un foisonnement de sciences, de psychanalyse, d’art, de musique et de politique, tout en étant sur le point de s’effondrer dans une espèce de révolution, avec la Première Guerre mondiale en ultime catastrophe. Le programme de récital présente la période précédant l’effondrement de l’Europe. Hannigan sait parfaitement doser la voix en fonction des exigences textuelles et musicales : décidément, c’est là une artiste complète. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 août 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En quoi les deux concertos pour violoncelle de Haydn – les deux seuls qu’on lui connaît jusqu’ici, même s’il en a sans doute écrit d’autres – procèdent de la « Nuit transfigurée », titre de cet album, on ne le saura pas même à la lecture du livret pourtant très intéressant, historiquement parlant. Par contre, bien sûr, La Nuit transfigurée de Schönberg, une de ses œuvres encore classiques, tonales et post-wagnériennes, voilà qui justifie le titre. Les concertos de Haydn sont joués par la magnifique violoncelliste états-unienne Alisa Weilerstein, elle-même « partenaire privilégiée » des Trondheim Soloists qui l’accompagnent ici (sans chef) et qui nous donnent la version pour orchestre à cordes du Schönberg. Considérant que Trondheim se situe au beau milieu de la Norvège, on peut imaginer que la nuit et le crépuscule – qui y règnent plusieurs mois pendant l’année, pendant la majorité de la journée – donne de belles idées de transfiguration aux musiciens ! On rappellera au passage que cet ensemble, fondé en 1988, a enregistré Les Quatre saisons avec Anne-Sophie Mutter en 1999, un véritable passeport pour la gloire internationale. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 août 2018 | Naxos

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Concertos pour instruments à vent - Paru le 6 juillet 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« […] Compositeur, pianiste, le musicien britannique a trempé sa plume dans l’audace estivale de Darmstadt (1955) et des cours parisiens (1957-1959) de Pierre Boulez avant de se diriger vers des territoires sonores moins escarpés. Installé à New York à partir de la fin des années 1970, il s’est joué des frontières entre le savant et le populaire, écrivant pour le cinéma (Le Crime de l’Orient-Express de Sidney Lumet, 1974), assumant son amour pour le jazz, donnant même de sa voix de crooner, au piano, pour quelques songs…[…] Sur le versant « classique » de sa production, deux volumes enregistrés l’an dernier regroupent des œuvres orchestrales et concertantes couvrant près de trois décennies, et témoignent d’une évolution polarisée, pour le dire vite, entre postsérialisme et néoromantisme, avec des bonheurs divers. La plus incontestable réussite, à nos oreilles : une Symphonie n° 2 d’un seul mouvement, que Leonard Bernstein a créée à New York en 1968 et que Bennett considérait comme « un essai de mise en place d’une structure forte et satisfaisante sur le plan émotionnel ». Il y est parvenu au-delà de ses attentes, bousculant sa syntaxe sérielle par une grande liberté expressive et en faisant le pari de contrastes saisissants […] Le BBC Scottish Symphony a assez de talents, d’énergie et de discipline dans ses rangs pour composer ce bouquet très olfactif tout en le faisant tenir droit. […] Le compositeur a également le don d’offrir de très beaux rôles à des instruments peu courus dans le champ concertant : une aubaine aussi pour le saxophone ténor de Howard McGill tant le Concerto pour Stan Getz (1990), créé après la mort du dédicataire, flatte le potentiel bondissant, fluide et coruscant de l’instrument. À la baguette, John Wilson connaît assez la muse populaire de Broadway et Hollywood comme un répertoire XXe siècle plus savant pour ne réduire Bennett ni à l’un ni à l’autre, et veiller sur la flamme de cette grande liberté qui fait son charme.» (Diapason, octobre 2018 / Benoît Fauchet)
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Classique - Paru le 6 juillet 2018 | Haenssler Classic

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Onzième volume de l’intégrale des œuvres pour piano de Schumann sous les doigts de Florian Uhlig ; ce sont ici les pièces inspirées, de près ou de loin, de E. T. A. Hoffmann, à la fois personnage historique (écrivain bien sûr, musicien aussi même s’il ne brilla jamais vraiment, juriste, dessinateur de grand talent à ses heures perdues…) et personnage de légende – Offenbach lui consacra son ultime chef-d’œuvre ! Bien sûr, la pièce maîtresse de l’album est sans conteste le fantastique cycle Kreisleriana, dont le titre reprend précisément celui d’un recueil signé Hoffmann, ou plutôt signé de Johannes Kreisler, l’alter ego de l’écrivain. Schumann en distille huit pièces, alternant entre fureur (Kreisler est doué d’une humeur très, très orageuse et changeante) et lyrisme hyper-romantique, souvent d’une redoutable complexité pianistique – qui ne cache toutefois jamais le discours purement musical. Les autres œuvres présentées par Uhlig ont un lien sans doute moins direct avec Hoffmann, même si le compositeur reprend des titres de ci, de là. Par ailleurs, tout ce programme présente des œuvres datant de 1837 à 1839 – les années pendant lesquelles Schumann et Clara Wieck entretiennent une liaison de loin en loin, avant de s’enfin pouvoir marier en 1840, pour le meilleur et, hélas, pour le pire après quelques années. Schumann, lui aussi affligé d’un alter ego, nous offre ici les plus grands épanchements qui se puissent imaginer, dans un art du contraste et des contraires tout à fait merveilleux. Uhlig en joue magistralement. © SM/Qobuz