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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Extraits d'opéra - Paru le 13 juin 2014 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra - 4 étoiles Classica
Semiramide- La Signora Regale est un opus riche de musiques rares et peu jouées pour la plupart d’entre elles. Ces mélodies opératiques des XVIIIème et XIXème siècles sont parfaitement servies par la légèreté vocale de la mezzo- soprano italienne à la tessiture large et expressive ; Anna Bonitatibus. De Porpora à Rossini, le chef Frederico Ferri, accompagné de l’orchestre de l’Academia deglia Astrusi et du chœur de la Stagione Armonica n’a guère de difficulté à transporter son auditoire vers un passé baroqueux. © TDB/QOBUZ
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Musique vocale profane - Paru le 24 mai 2019 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Sans renfort de percussion tonitruante ni de castagnettes, Paul van Nevel pétri de culture et de bon goût nous donne à entendre la musique que Christophe Colomb pouvait entendre au cours de ses voyages et de sa vie aventureuse. Ce qui nous vaut une sélection rigoureuse d’œuvres a capella, souvent méconnues, de compositeurs italiens et espagnols de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Débutant avec des souvenirs d’enfance de Christophe Colomb (une chanson de carnaval évoquant une blague érotique sur les ramoneurs), l’album prend fin avec des pièces d’Agricola certainement entendues par le navigateur à la fin de son ultime traversée en 1506. Ce voyage musical virtuel part de la Venise du XVe siècle pour arriver à la cour d’Isabelle et de Ferdinand d’Espagne à Madrid, Séville, Cordoue et Valladolid. Programme passionnant bénéficiant de la qualité exceptionnelle des chanteurs de l’Ensemble Huelgas spécialisé dans la polyphonie médiévale et de la Renaissance, fondé en 1971 par Paul van Nevel. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 18 novembre 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 17 novembre 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 26 mai 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les ouvrages scéniques de Schubert ne sont pas souvent donnés et rarement enregistrés. Saluons donc cette arrivée d’un album consacré à ses ouvertures et airs de concert, provenant de quelques-uns de ses opéras mais aussi de musiques de scène pour des pièces de théâtre avec une partie de mélodrame. Lorsque Schubert compose ses œuvres pour la scène au début du XIXe siècle, le théâtre musical allemand commence tout juste à s’écarter des modèles italien et français pour développer sa propre identité. Rossini est alors la coqueluche de toute l’Europe, mais beaucoup d’artistes allemands estiment que ses opéras ne sont plus que des spectacles vides de sens, simples prétextes à d’époustouflantes mais musicalement ô combien creuses démonstrations d’agilité vocale. Pour l’avant-garde de la première génération romantique, l’objectif est de reconduire le genre de l’opéra à ses origines dans la tragédie grecque. Au lieu de se livrer à des acrobaties qui ralentissent le déroulement de l’action et distraient l’attention de l’auditeur, la musique doit fusionner avec le texte en un drame chanté. Ces idées nourrissent l’esprit du jeune Franz Schubert, dont les musiques pour la scène visent avant tout à une représentation vivante du drame. La plupart des airs qu’il compose naissent donc directement de l’action théâtrale. Dans Die Zauberharfe (La Harpe enchantée), la romance de Palmerin apporte une réponse à la question fondamentale, « Qui anime ce beau monde ? » ; et comme l’une ne va pas sans l’autre, la question est chantée avant que ne commence l’air proprement dit. Dans le récitatif « Ein schlafend Kind », Adrast est tellement bouleversé par l’innocence de l’enfance que son trop-plein d’émotions s’épanche en un air extatique. Fierrabras chante l’arioso « In tiefbewegter Brust » au beau milieu du premier finale de l’opéra, juste avant un rebondissement dramatique de l’action dans lequel il est lui-même impliqué. Schubert, plus tard célèbre pour ses « divines longueurs », s’attache à écrire des préludes et postludes très courts à ses airs, afin de ne pas interrompre le cours de l’action. Le ténor Daniel Behle, un habitué des opéras de Vienne, Hambourg, Munich, Londres, de Bayreuth, de la Staatskapelle de Dresde, des Wiener Symphoniker, du Gewandhausorchester Leipzig et de tant d’autres, est ici accompagné par L’Orfeo Barockorchester qui joue, avec ardeur, sur instruments du temps de Schubert. Des raretés à ne pas rater. © SM/Qobuz
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Mélodies (France) - Paru le 7 juillet 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Si l'univers poétique de l'air de cour se fait toujours aussi rare au disque, il est plus rare encore d'y entendre des Sesto, des Dorabella, des Idamante, des Lazuli, des Marguerite — cinq rôles où Marie-Claude Chappuis a fait valoir sa forte personnalité et son chant discipliné. [...] Marie-Claude Chappuis nuance un mezzo-soprano au timbre mat et plein, au chant très droit, très expressif. Elle s'autorise des passages en voix parlée dans les airs comiques, et prend le parti d'une certaine noblesse, un peu distante. Malgré les inflexions effleurées, les agréments presque indescriptibles, la ligne est toujours admirablement tenue. [...] Seul soutien de la voix, l'archiluth de Luca Pianca offre un accompagnement généreux, "détaillé" et enveloppant [...] » (Diapason, janvier 2018 / Loïc Chahine)
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Classique - Paru le 22 avril 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Firmin Caron (Fl. 1460–1475) ch'étot un compositeu picard et pi un canteu édch Moïen Âche éd l' Arnaissance. Caron il o foait des musiques sacrées et pi profanes. O connoait chonq messes et pi granmin d'canchons profanes. Ouf… Et le présent enregistrement propose divers moments de ces cinq messes, autant que plusieurs canchons profanes, conservées dans des manuscrits au Vatican ; des chansons pourtant, pour certaines, paillardes voire obscènes (« ramboure luy son bas, foullès cul espuisé, coullies de fer et vit de plomb, et con d’acier… », d’autres empreintes d’amour courtois. De Caron l’on ne sait pratiquement rien, ni lieu ni date de naissance et de mort ; en 1469 il était « maître des petites écoles » d’Amiens, l’année suivante Primus musicus à la cathédrale de la ville, puis magister in artibus en 1472. Nombre de ses illustres contemporains le citent, le louent et le « parodient » (c’est-à-dire qu’ils empruntent certaines de ses mélodies pour en faire des cantus firmus ou les retravailler de diverses manières), parmi lesquels rien moins que Agricola, Tinctoris ou Compère. On perd sa trace après 1475, peut-être en Italie à en juger par le grand corpus de manuscrits italiens comportant telle ou telle de ses œuvres. Les voix du Huelgas Ensemble, basé en Belgique malgré le nom à consonance ibérique, prêtent vie à cette musique venue du fond de la fin du Moïen Âche et du début de l’Arnaissance, comme le diraient les Picards, dont Caron fut l’un des plus illustres musiciens de l’époque. © SM/Qobuz« [...] À partir des cinq messes et de la vingtaine de chansons qui composent son œuvre, Van Nevel a bâti un beau panorama, bien qu’un peu court : une section de chacune des messes, puis trois rondeaux, et une chanson combinatoire (au texte particulièrement salé), interprétés dans diverses versions et configurations vocales qui magnifient le détail de ce contrepoint richement orné, aux phrases interminables. La plénitude des extraits de messe, l’incroyable tapis de sons flûtés pianissimo de la chanson Le despourveu, prouvent que le Huelgas n’a rien perdu de son exigence et de son inspiration.» (Diapason, juin 2016 / David Fiala)
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Classique - Paru le 5 avril 2019 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après ses albums thématiques consacrés à la musique à Sanssouci et à Versailles ou ses enregistrements avec Andreas Scholl, voici que la flûtiste à bec Dorothee Oberlinger nous revient avec cette « Night Music », alternant de mystérieuses pièces anonymes pour flûte solo avec des œuvres de Vivaldi et de compositeurs français arrangés pour l’occasion. C’est La Senna festeggiante d’Antonio Vivaldi qui sert de lien programmatique entre l’Italie et la France. On se souvient en effet que le compositeur vénitien avait écrit cette sérénade comme cadeau à Louis XV, pour des raisons autant musicales que diplomatiques. C’est donc tout naturellement que Dorothee Oberlinger et ses complices de l’ensemble I Sonatori de la Gioiosa Marca ont choisi des pièces de Jean-Baptiste Lully (autre lien entre l’Italie et la France), Nicolas Chédeville ou Jacques-Martin Hotteterre. Cette relation entre les deux nations n’est toutefois qu’un prétexte secondaire à cet album avant tout dédié aux sortilèges de la nuit, avec des découvertes et des surprises dont certaines sont malicieuses et signées de Biber ou de… Thelonious Monk, avec ce Round Midnight revisité et baroquisé. Un décalage anachronique qui lui sied ma foi assez bien. © François Hudry/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 27 septembre 2019 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Programme inédit et stimulant. La photo de couverture, qui évoque les Tumulus sur la grève de Caspar David Friedrich annonce la couleur, ou plutôt son absence : nous voici en plein romantisme noir. La brièveté du Stabat Mater de Schubert ne contredit pas son intensité douloureuse, tant Thomas Hengelbrock et son ensemble entremêlent avec habileté apaisement et tourments abyssaux. Il replace l'"Inachevée" dans une perspective pleinement romantique, et non post-romantique : la fin annonce sans pathos la survenue du silence. Elle nous parle différemment, à la façon d'un conte hoffmannien traversé par l'esprit du Freischütz. L'enchaînement fructueux avec la splendide Missa sacra de Schumann — plutôt rare, mais déjà plusieurs fois enregistrée — participe de l'authentique voyage proposé par le chef. [...] » (Diapason, décembre 2019 / Rémy Louis)
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Classique - Paru le 6 avril 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Un « twitter » n’est pas seulement le réseau où les messages se limitèrent un temps durant à cent quarante caractères seulement, c’est aussi – surtout même, à la base – un gazouillis, plus particulièrement aviaire ; et d’innombrables compositeurs, bien avant Messiaen, se sont penchés sur la stylisation des chants d’oiseaux dans leurs œuvres. Bien sûr, la voix de soprano et la flûte à bec sont parmi les moyens le mieux à même d’évoquer le doux cui-cui des rossignols, des oiselets, des hirondelles, tels que mis en musique au cours de la première moitié du XVIIIe siècle par Vivaldi, Albinoni, Dieupart, Vinci (Leonardo tout court, pas Leonardo da), Mancini (Francesco, pas Henry) et collègues. La soprano espagnole Nuria Rial, plutôt spécialisée dans le répertoire de la Renaissance et du baroque – Haendel, Monteverdi, ou encore Telemann qui lui a valu un Opera Recording of the Year en 2012 avec ce même Orchestre de chambre de Bâle qui officie sur cet album – est doublée par le flûtiste à bec Maurice Steger. Toutes les œuvres ici présentes ne sont pas chantées, toutes ne comportent pas de flûte, et certaines bénéficient des deux solistes, en particulier des airs d’opéras : « Bell’augelletto che vai scherzando » de Gasparini, « Usignolo che col volo » de Fioré, d’adorables moments de grâce dans lesquels se mêlent les aigus en tout genre. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 novembre 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Le parfum arcadien de l'écriture vocale des cantates italiennes se conjugue pour certaines d'entre elles avec une virtuose partie de viole de gambe. L'occasion d'apprécier le jeu multiforme de Hille Perl, tantôt fondu à la basse continue, tantôt s'en affranchissant au moyen d'élégants contrechants, jusqu'à le disputer en suprématie mélodique à la soliste. Si Dorothee Mields n'en porte pas ombrage, c'est que son art du chant possède la ductilité requise pour dialoguer avec les instruments sans jamais poser en cantatrice sur son perchoir. La fraîcheur du timbre, la clarté de la prononciation, la fluidité des vocalises évoquent Emma Kirkby. [...] » (Classica, février 2018 / Jérémie Bigorie)
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Classique - Paru le 7 avril 2014 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Hi-Res Audio
Ce nouvel enregistrement du pianiste hollandais, d'origine chinoise, Seesiang Wong propose des Concertos et des oeuvres pour clavier solo des fils de Bach. Programme passionnant, car il suit l'émergence du style concertant à l'époque charnière du baroque finissant et du classicisme naissant. Passionnant aussi de comparer la personnalité et le style des fils d'un des plus grands génies de l'histoire de la musique occidentale. Ayant chacun reçu en partage une éducation musicale semblable et rigoureuse, ils évoluent ensuite au gré de leur propre personnalité, se détachant plus au moins du joug paternel. Il y a Wilhelm Friedemann, instable et fantasque, Carl Philipp Emanuel, sûrement le plus génial, mélancolique, visionnaire, lié aux écrivains et aux philosophes de son temps, Johann Christian, mondain et voyageur, dépositaire du style galant qu'il cultive assidûment. Des particularités remarquablement observées et rendues par Seesiang Wong et les musiciens de l'Orchestre de Chambre de Bâle sous la direction de Yuki Kasai. FH
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Musique vocale sacrée - Paru le 20 avril 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À en croire les archives de l’Inquisition – qui s’y connaissait en réjouissances –, la musique occupait une place bien trop considérable dans nombre de couvents au début de la Renaissance. Certes, le plain-chant faisait partie de la liturgie de tous les jours, mais il semble que les religieuses outrepassaient ces attributions et s’intéressaient à jouer toutes sortes de musiques contemporaines. On ne s’en étonnera guère, sachant que ces filles de bonne famille possédaient une fort large culture d’une part, et que leurs devoirs religieux ne leur prenaient pas tellement de temps, leur laissant loisir de s’adonner à bien d’autres activités moins sacrées. Ces concerts se donnaient dans le cadre des églises des couvents, mais attiraient un public considérable. Une limite à leurs possibilités musicales : l’absence de voix d’hommes, bien sûr, de sorte que les religieuses n’avaient d’autre choix que de donner les parties de ténor et de basse aux instruments plus graves – quelles devaient jouer elles-mêmes, parmi lesquels bassons et trombones. Le présent album fait entendra les mouvements composant la messe ordinaire, puisés pour la plupart chez Tomás Luis de Victoria (1548-1611). Toutefois, il n’a pas été tenté ici de reproduire une messe donnée, la documentation de l’époque n’étant pas assez précise : c’est donc une messe « imaginaire » de la Renaissance espagnole que voilà, avec les répons et plains-chants venant s’intercaler dans des mouvements de riche polyphonie. Naturellement, on n’y entend que des voix de femmes, ainsi que quelques morceaux purement instrumentaux. L’album se referme sur un Adorámoste Señor de Francisco de la Torre (1483-1507), presque un siècle encore plus ancien que les pièces de Victoria – de la Torre dont la Capella a pris le nom. © SM/Qobuz« [...] la réalisation musicale s’avère remarquable : l’association des voix aux instruments à vent ainsi qu’à l’orgue confère une profondeur incomparable à l’édifice polyphonique. Et la variété des timbres est un gage de lisibilité quand un contrepoint dense se déploie à six parties. L’intelligence des choix d’instrumentation – confiant certaines sections à une voix seule accompagnée par l’orgue, d’autres uniquement aux instruments, au tutti, ou bien à différentes configurations vocales et instrumentales – apporte une grande richesse dynamique et expressive à la polyphonie. [...] » (Diapason, novembre 20181 / Guillaume Bunel)
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Classique - Paru le 22 janvier 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Si l’Allemagne du début du XVIIIe siècle a vu éclore Haendel et Bach – qui ont plus ou moins éclipsé leurs prédécesseurs et leurs contemporains de leur génie écrasant, au moins dans le domaine sacré –, l’Italie de la même époque reste majoritairement tournée vers l’opéra et la musique instrumentale, et même sa production sacrée adopte le style théâtral, du moins quand elle n’est pas académique. Les compositeurs abondent et ne se font pas une concurrence effrénée, du moins dans ledit domaine sacré… Dans ce contexte, la ville de Naples occupe une place de premier plan ; l’école lyrique napolitaine influence directement la sphère sacrée, et nombre de commentateurs de l’époque soulignent cette parenté. Martini, par exemple, ne voit pas de différence fondamentale dans le matériau de La serva padrona et du Stabat Mater de Pergolèse – ce qui n’est pas faux, il est vrai. Puis le temps a aidé, et la musique sacrée « théâtrale » à la napolitaine s’est aisément imposée, sobriété et austérité étants reléguées aux temps plus anciens. De nos jours, on se plaît à redécouvrir la musique sacrée napolitaine ; cet album rassemble des œuvres de trois compositeurs de cette école : Gennaro Manna, Aniello Santangelo et Giacomo Sellitto (dont le Stabat Mater présenté ici en première mondiale soutient la comparaison avec la plus belle musique napolitaine), dignes successeurs de Pergolèse dans le domaine sacré, quand bien même leur activité principale les orientait plutôt vers la scène ou la musique instrumentale. Voilà de fort belles choses, virtuoses dans la conception autant que dans l’interprétation des jeunes musiciens, déjà sûrs de leur fait, de l’Ensemble Abchordis. Enregistrement réalisé en octobre 2014 à Solothurn (Suisse). © SM/Qobuz 
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Classique - Paru le 19 octobre 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 17 août 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
L’imprimeur et éditeur français Christophe Plantin (1520-1589), établi à Anvers plus ou moins toute sa vie d’adulte, n’est pas n’importe qui. On lui doit quand même quelque deux mille publications, un chiffre absolument renversant en cette époque où tout était fait à la main, y compris la presse page après page, et pourtant il réussissait à publier un nouveau livre plus ou moins chaque semaine pendant une carrière de trente-quatre ans, avec plus de mille exemplaires pour chaque – jusqu’à huit mille exemplaires pour sa Bible hébraïque. Son atelier comptait seize presses à bras, servies par trente-deux imprimeurs, vingt typographes, trois relecteurs et nombre de servants en tout genre : une véritable entreprise. Son opus magnum est une Bible en cinq langues, latin, grec, hébreu, araméen et syriaque. On lui doit aussi des ouvrages de médecine, de botanique, de cartographie, d’anatomie, de mathématique, de religion bien sûr… Ah oui : et de musique ! Car il publia plusieurs très importantes partitions, rassemblant des œuvres sacrées contemporaines de Jacobus De Kerle, Palestrina, Philippus De Monte, ainsi que plusieurs chansonniers rassemblant des pièces de Andries Pervenage, Claude Le Jeune et collègues. C’est dans ce fonds extraordinaire qu’a puisé le magnifique Ensemble Huelgas, alternant profane et sacré, choral et soliste, une sorte de concentré de la Renaissance musicale oscillant entre catholiques féroces (Anvers était alors sous domination espagnole, et Philippe II était très chatouilleux au sujet de la religion) et protestants frondeurs. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 avril 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
L’inépuisable source de surprises que sont les quarante-et-un trios avec piano de Haydn, un répertoire hélas fort négligé de nos jours, car sans doute pas assez virtuose pour les instrumentistes qui souhaitent faire étalage de capacités digitales plutôt que d’inspiration musicale… Écrits entre 1760 et 1797, ils couvrent la majeure partie de la vie créatrice du compositeur ; si les premiers sont plutôt des pièces pour clavier avec accompagnement de violon et de violoncelle (ce dernier se bornant à doubler la ligne de basse), les ouvrages plus tardifs représentent le véritable acte de naissance du grand trio avec piano tel que le développera Beethoven. Le violon (ou la flûte, dans le cas de trois d’entre eux) se libère totalement, le violoncelle se voit attribuer de plus en plus d’autonomie ; tandis que le discours se fait de plus en plus hardi, surtout dans la conduite harmonique qui n’hésite pas à rompre avec tous les standards de l’époque. Riccardo Minasi au violon, Maxime Emelyanychev au fortepiano, Federico Toffano au violoncelle, ont choisi un éventail de quatre trios couvrant eux aussi toute la période créatrice de Haydn, du Hob. XV:1 des années 1765, en passant par le très mozartien Hob. XV:13 de 1789 dans un sombre ut mineur, au Hob. XV:25 de 1795 avec son finale Rondo a l’Ongarese qui lui a valu le surnom de « Tzigane » car, en effet, on y trouve maintes tournures que ne renierait pas un Brahms trois quarts de siècle plus tard. Le plus grand Haydn ! © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 5 mai 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« [...] nous voici dans un univers de plaisanterie musicale (Schabernack), de fantaisie illustrative (essentiellement oiseaux et traditionnels coucous), d’intermèdes comiques et guerriers. [...] la technique des violonistes et altistes [...] est toujours éblouissante, le rapport entre liberté et rigueur idéalement dosé. Les Passions de l’Âme parlent couramment cette langue qui mêle traits populaires et musique savante ; les modes de jeu propres à l’un et l’autre styles fusionnent dans un épanouissement sonore. [...] L’ensemble de Meret Lüthi parvient une nouvelle fois à convaincre dans une esthétique qui aurait pu basculer vers le cross-over ou alimenter un disque-test pour chaîne hi-fi. Remercions-le pour tant d’esprit, de générosité, de talent [...] » (Diapason, novembre 2017 / Philippe Ramin)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 18 novembre 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Le principe de cet album de l’excellent Ensemble Huelgas est de présenter les cinq numéros de la Missa in illo tempore à six voix de Monteverdi encadrant quatre œuvres plus anciennes de quatre autres compositeurs – Vicentino, Tudino, de Wert et Marenzio –, plus anciennes et pourtant plus « progressistes » ! Cela dit, il ne faut pas forcément s’étonner que la Messe de Monteverdi, publiée en 1610, sonne plus « ancienne » puisque le compositeur lui-même l’avait délibérément conçue dans le style polyphonique du XVIe siècle d’après Gombert, dans une écriture en partie parodique (parodique dans le sens musicologique du terme : il ne s’agit donc pas de se moquer de quiconque, mais d’user d’emprunts et de citations, para-odia qui, par contraction, devient parodie). Les quatre motets des collègues, tous plus anciens au moins d’une génération, repoussent toutes les frontières harmoniques et mélodiques avec usage de hardis chromatismes que n’aurait pas reniés un Gesualdo, ce qui n’est pas peu dire. Précisons que l’Ensemble Huelgas, malgré son nom, n’est pas du tout espagnol mais tout simplement belge ; le nom, d’ailleurs, ne signifie pas « grève » ou « protestation » selon le mot espagnol, mais reprend le titre du codex Las Huelgas, un manuscrit médiéval cistercien contenant quelque deux cents œuvres musicales fondamentales pour la compréhension de l’art de cette époque. © SM/Qobuz« Messe-parodie sur le motet In illo tempore de Nicholas Gombert, la Missa fut choisie par Monteverdi pour ouvrir le recueil dont la seconde partie n'est autre que Les Vêpres. [...] L'interprétation bénéficie d'une belle lisibilité dès le Kyrie et ses mélismes brodés autour du cantus firmus, avec un souci constant du texte. [...] Pas de couleurs expressionnistes avec Las Huelgas : la lumière semble toujours filtrée par un vitrail : elle illumine sans éblouir. [...] L'hiératisme byzantin de Tudino, le chromatisme digne de Vicentino, la supplique de Marenzio rythment ce parcours spirituel culminant dans un Agnus Dei d'une suffocante beauté. Aux côtés d'Herreweghe, voilà la nouvelle référence de l'œuvre.» (Classica, février 2017 / Jérémie Bigorie)