Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

78 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Classique, harmonia mundi et 24 bits / 44.1 kHz - Stereo
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Symphonies - Paru le 10 mai 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte
Retour aux sources. Les Siècles ont travaillé sur les manuscrits de Budapest, Hambourg et Weimar, en étroite collaboration avec les Éditions Universal, la musicologue Anna Stoll Knecht et Benjamin Garzia, pour nous offrir, sur les instruments de la création de l’œuvre et de manière inédite, la seconde version (Hambourg/Weimar 1893-94) de la Première Symphonie de Mahler. Présenté comme un poème symphonique en deux parties et cinq mouvements, cette Titan ne cessera d’essuyer de sévères critiques au fil de ses évolutions. Cette reconstitution passionnante à bien des égards témoigne du génie de l’un des plus grands symphonistes de l’époque moderne ! © harmonia mundi« L'éveil aux sens et à la nature, remis au cœur de la symphonie par François-Xavier Roth et les coloristes des Siècles, fera se soulever de leur siège les mahlériens les plus blasés. » (Diapason, juin 2019)
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Musique symphonique - Paru le 18 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
De nouvelles formes pour une nouvelle esthétique, c’est tout l’enjeu des deux œuvres proposées ici. Dans Les Nuits d’été, Berlioz invente, bien avant Mahler ou Ravel, la mélodie avec orchestre, dans l’autre, il expérimente le genre du poème symphonique pour grand orchestre avec soliste. Deux interprétations sur instruments anciens que proposent Les Siècles, Tabea Zimmermann et François-Xavier Roth avec le choix, plus rare, du timbre masculin de Stéphane Degout dans les mélodies. Rien de commun. © harmonia mundi
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Classique - Paru le 18 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Musique symphonique - Paru le 7 décembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
L’originalité de cet enregistrement, qui présente quand même des œuvres plus qu’archi-présentes au disque, est que l’orchestre Les Siècles joue sur instruments de l’époque, en l’occurrence l’époque à laquelle Debussy écrivit ces chefs-d’œuvre. La remarque est plus particulièrement pertinente pour les bois et les cuivres, dont les mécanismes et les sonorités aux alentours des années 1900 étaient réellement différentes, plus incisives peut-être, plus différentiées en tous les cas, ce qui pour une musique boisée comme celle de Debussy offre un véritable plus dans l’équilibre orchestral. Par ailleurs, le nombre de cordes reste raisonnable, de manière à ne jamais engouffrer les vents comme c’est hélas assez souvent le cas pour de grands orchestres internationaux. L’auditeur pourra ici entendre cette musique comme Debussy l’entendait, ou du moins aurait sans doute souhaité l’entendre car en son temps, les orchestres et les chefs n’avaient pas toujours la compréhension de son langage ou de l’infinie palette de ses couleurs. © SM/Qobuz
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Récitals vocaux - Paru le 14 septembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
"Trouver du plaisir dans la méditation même de ce qui cause ses peines" : ainsi pourrait se définir la thématique de cet album à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Madrigaux italiens et anglais y côtoient motets ou répons des Ténèbres… Dans l’ancienne théorie des passions, l’humeur mélancolique présidait à la spéculation intellectuelle et à la création artistique. Cette poésie mélancolique a nourri inlassablement la création musicale de la fin de la Renaissance, que Geoffroy Jourdain nous livre à la faveur de ce premier enregistrement pour harmonia mundi. © harmonia mundi« [...] Les Cris de Paris sont répartis au fil des plages en différents groupes de madrigalistes, alternant parfois avec un petit ensemble de violes. [...] Passionnante, l’anthologie mêle des compositions polyphoniques de la fin de la Renaissance, tant profanes que sacrées, italiennes qu’anglaises, sur des poèmes d’inspiration atrabilaire et au langage musical hardi. [...] Jourdain sait assortir harmonieusement, dans la trame contrapuntique, des voix aux couleurs très différenciées, cristallines ou plus ténébreuses, au vibrato plus ou mois marqué. Et toujours il imprime une forte direction au discours et aux mots [...]. Le programme est malicieusement ponctué par des interludes instrumentaux aux sonorités mystérieuses, mêlant violes, cornet et serpent : une séduisante diversité sonore intelligemment mise au service d’un répertoire aussi exigeant que fascinant. » (Diapason, novembre 2018 / Denis Morrier)
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Classique - Paru le 29 juin 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Au revoir... ou Berlin à jamais ? Au cours des années 1920, tous les regards se tournent vers Berlin. Dans une énergie commune, des artistes de tous bords (écrivains, peintres, architectes, cinéastes, compositeurs...) y fondent les principes de cette “nouvelle objectivité” qui font d’elle l’essence même de la modernité, mais aussi l’écho des grandes villes du monde – New York en particulier, d’où provient le jazz. Pourtant la vie des berlinois n’est pas un roman : grève, misère, émigration, répression, montée du nazisme ; un contexte social d’après-guerre qui contribue à un engouement tout azimuts pour le cabaret, soupape vitale où mœurs et critique sociale se libèrent. C’est cet univers éphémère et souterrain du Grand Berlin de l’Ange bleu, que Marion Rampal et le Quatuor Manfred nous invitent ici à redécouvrir, avec la complicité du saxophoniste Raphaël Imbert : un généreux souffle de liberté et d’humanité transmis avec passion ! © harmonia mundi
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Musique vocale profane - Paru le 27 avril 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Prise de son d'exception
Disons que les compositeurs ici choisis par Sébastien Daucé et l’Ensemble Correspondances couvrent environ l’Angleterre de 1600 à 1700, de la génération de Coprario (en fait ; Cooper, mais italianisé pour être à la mode !), Johnson et Lanier, tous nés avant le tournant du XVIIe siècle, jusqu’à Hart et Blow disparus juste après le tournant du suivant. On y suit pas à pas la diffusion et l’incorporation de l’art nouveau importé d’Italie, même si les récitatifs accompagnés typiquement italiens restent toujours teintés du « chant déclamatoire » typique de la musique anglaise. Autre pivot évident, c’est le hiatus musical de quelque vingt ans entre le début de la Guerre Civile en 1642 et la Restauration lors du retour au trône de Charles II, en passant par la dictature religieuse puritaine de Cromwell qui entendait interdire plus ou moins toute forme de réjouissance, y compris la musique. Nombre d’artistes anglais choisirent d’ailleurs de s’exiler à la campagne pour y servir comme précepteurs musicaux, ou même à l’étranger. Cet éventail fort complet de tout un siècle permet à l’ensemble Correspondances, son ample groupe de chanteurs et d’instrumentistes, de faire montre de leur profonde connaissance de toute cette époque, richissime malgré des conditions de vie ou même de survie parfois des plus précaires. © SM/Qobuz« [...] ni musique française, ni musique italienne, ou plutôt les deux, dans une enveloppe anglaise. Voici donc un panorama de l'Angleterre du XVIIe siècle, glissement progressif de la musique de cour à la musique de théâtre et de ville [...] Le grain et la longueur de voix de Lucile Richardot font merveille dans la noirceur, mais sa présence nous magnétise dans bien d'autres registres. L'airain va de pair avec une clarté exceptionnelle d'élocution et l'absence de tout engorgement, une lumière dorée nimbe les aigus. [...] Sébastien Daucé sertit les reflets de cette perle rare avec une économie de moyens admirable [...] » (Diapason, juin 2018 / Sophie Roughol)
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Musique symphonique - Paru le 13 avril 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Enregistrer les œuvres de Ravel sur instruments d’époque pourrait prêter à sourire si la facture instrumentale n’avait pas autant évolué en moins de cent ans : c’est le retour des cordes en boyau, timbales et percussions en peau, bassons français (et non fagott allemand aujourd’hui dans tous les orchestres du monde), tailles des anches, trompettes et trombones de facture française. À la tête de son orchestre Les Siècles, François-Xavier Roth donne une nouvelle version historiquement renseignée, selon le terme orthodoxe, de Ma Mère l’oye (ballet intégral), du Tombeau de Couperin et de Shéhérazade, cette « ouverture de féérie » longtemps négligée et qui est déjà du pur Ravel. Ce retour aux sources est évidemment plus aisé et plus sûrement authentique pour cette période de l’histoire de la musique puisque, contrairement aux œuvres des époques précédentes, nous en possédons des enregistrements datant des années 1920, et même avant, pour nous renseigner sur le style, les couleurs, les phrasés et les tempi. Il ne suffit pourtant pas d’avoir en mains toutes ces données historiques pour être intéressant. Ce qui rend cet enregistrement passionnant c’est d’abord parce que tous les musiciens des Siècles sont excellents et que François-Xavier Roth est lui-même un interprète de talent, connaissant parfaitement cette musique. À cet égard, son enregistrement intégral de L’Oiseau de feu de Stravinski nous avait déjà frappés par sa qualité. Ce Ravel retrouvé sonne avec clarté et finesse, c’est un régal de timbres bien définis qui tranchent avec le côté « beau son international » qui prévaut aujourd’hui dans les orchestres du monde entier. © François Hudry/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 9 mars 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Ce nouvel enregistrement très attendu de la Messe en si mineur par Les Arts Florissants de William Christie chez harmonia mundi a été enregistré sur le vif à la Philharmonie de Paris en septembre 2016, avant de partir à Versailles, Londres, Barcelone jusqu’à Leipzig dans la fameuse église Saint-Thomas dont Bach fut le Cantor de 1723 à sa mort en 1750. Fruit d’un assemblage d’œuvres éparses puisées dans ses propres compositions (comme Monteverdi l’avait fait pour sa Selva Morale e spirituale), mais dont la cohérence nous semble aujourd’hui friser la perfection, Bach ne l’a toutefois jamais entendue sous cette nouvelle forme de son vivant. L’intégralité n’a d’ailleurs été publiée qu’en 1845 et sa création date probablement de 1859, quelque part en Allemagne. Si l’on excepte l’Oratorio de Noël et la Passion selon Saint Jean et quelques cantates, Les Arts Florissants ont peu abordé la musique de Johann Sebastian Bach. Ici, des solistes issus pour la plupart du Jardin des Voix – l’Académie de Christie pour jeunes chanteurs – rejoignent les forces instrumentales et chorales des Arts florissants. © François Hudry/QOBUZ/mars. 2018
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Musique concertante - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Entente détonnante. C'est à l'initiative d'Antoine Tamestit et grâce à une complicité musicale de longue date entre l'interprète et le compositeur Jörg Widmann (connu aussi comme clarinettiste) que ce programme a pu voir le jour. L'itinérance du soliste au cœur de l'orchestre, comme son jeu envoûtant dans les œuvres plus intimes, libèrent des processus créatifs et des combinaisons sonores inédites : entre humour et sérieux, férocité et délicatesse, l'univers de de Widmann se distingue autant par son sens dramaturgique que par sa poésie singulière. © harmonia mundi« [...] équilibre remarquable entre l'orchestre et l'alto d'Antoine Tamestit, superbe de couleurs, de virtuosité, de plénitude et d'ardeur. [...] » (Diapason, juin 2018 / Gérard Condé)
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Classique - Paru le 15 décembre 2017 | harmonia mundi

Hi-Res
L’organiste et claveciniste Benjamin Alard a décidé de se consacrer à une intégrale de l’œuvre pour clavier de Jean-Sébastien Bach. C’est d’ailleurs là qu’il convient de préciser tout de suite que l’indication « l’œuvre pour clavecin et orgue » qui orne, en anglais, la couverture de l’album, peut prêter à confusion, car il faut bien y lire « l’œuvre pour clavecin et pour orgue »… En effet Bach n’a jamais rien écrit pour orgue et clavecin jouant ensemble… Bref. Ce projet de très grande envergure, d'une trentaine d’heures de musique, s'articulera en quatorze chapitres qui suivront les étapes marquantes de la vie du Cantor de Leipzig ; et il semble que c’est la première intégrale de toute l’œuvre pour clavier seul – toute la musique pour orgue, toute la musique pour clavecin solo, donc – de Bach telle qu’exécutée par un seul et même musicien. Alard entend présenter ces albums en respectant la chronologie de sa vie, tout en suivant ses influences, ses voyages, ses choix professionnels. Les quatorze chapitres, clin d’œil numérologique, représentent la somme des lettres de son nom. » L’enregistrement a été commencé sur l’orgue André Silbermann (1718) de Sainte-Aurélie à Strasbourg, et sur un clavecin fait par Émile Jobin, inspiré d’un Ruckers de 1612 et d’un Dulcken de 1747. Le premier volet de cette intégrale regroupera les œuvres composées entre 1695 à 1705. Que l’on ne s’étonne pas que des œuvres de la première jeunesse puissent porter des numéros de BWV si élevés : l’agencement du Bach Werke Verzeichnis n’est en aucun cas chronologique, et les œuvres pour orgue vont de BWV 525 à 771, celles pour clavier de 772 à 994… © SM/Qobuz

Symphonies - Paru le 24 novembre 2017 | harmonia mundi

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Un chef-d’œuvre revient au lieu qui l’a vu naître. On ne présente plus la cinquième symphonie de Mahler, immortalisée (s’il en était besoin) par son Adagietto qui saisissait le spectateur dans Mort à Venise de Visconti. Mais c’est bel et bien à Cologne que l’œuvre a vu le jour, grâce aux talents des musiciens de l'Orchestre du Gürzenich placés sous la direction du compositeur lui-même. Réunir leurs successeurs cent treize ans plus tard, autour du nouveau Generalmusikdirektor de la Ville de Cologne, François-Xavier Roth, présente évidemment une saveur particulière… © harmonia mundi
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Classique - Paru le 25 août 2017 | harmonia mundi

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Marc-Antoine Charpentier a toujours entretenu avec l’opéra des rapports ambigus. Au cours du voyage qu’il fit à Rome vers 1660, il put se familiariser avec le genre lyrique alors en plein essor. À son retour à Paris, vers 1670, il assista à la création en 1672 de l’Académie Royale de Musique, puis à la naissance de la tragédie en musique, genre lyrique typiquement français longuement mûri par Lully. Si ses fonctions auprès de ses nouveaux protecteurs, en particulier les Jésuites et le Grand Dauphin, l’orientèrent davantage vers la musique religieuse, Charpentier fut à plusieurs reprises tenté par le théâtre lyrique. Hélas, comme tous ses contemporains, il se heurta néanmoins à l’emprise de Lully, qui verrouilla les portes de l’Opéra. Ce n’est qu’en 1693, six ans après la mort du jaloux Lully, qu’il eut enfin accès à l’institution : pourtant, Médée, son unique tragédie en musique, fut un échec, jugée trop dense, trop savant. L’attrait de Charpentier pour le théâtre lyrique transparaît néanmoins tout au long de sa production, au travers de nombreuses musiques de scène, de deux tragédies bibliques destinées aux collèges jésuites, et surtout de divertissements. Ces opéras de chambre, en marge de la grande tragédie en musique cultivée par Lully, occupent une place singulière dans le paysage musical de la fin du XVIIe siècle. De petites proportions (quelques scènes, ou des actes courts), conçus pour des effectifs réduits, d’inspiration mythologique, allégorique ou héroïque, ses divertissements qui entremêlent éléments légers et dramatiques, doivent beaucoup au genre de la pastorale en musique dont les premiers exemples participèrent à l’essor du théâtre lyrique français. La plupart des divertissements de Charpentier furent conçus pour les plaisirs de Mademoiselle de Guise, au service de laquelle il resta une vingtaine d’années. Parallèlement à ses motets et ses histoires sacrées en latin destinés aux dévotions de la princesse, il inventa pour ses récréations plus profanes de petites formes lyriques en français, véritables opéras miniatures taillés sur mesure pour la petite troupe de musiciens qu’elle entretenait en son hôtel parisien. Le dernier petit opéra que Charpentier conçut pour la princesse, La Descente d’Orphée aux Enfers (fin 1686-début 1687), constitue par son ampleur et sa densité dramatique un petit bijou de l’art lyrique français de son temps. Dans la France littéraire d’alors, les références au mythe du berger musicien restent peu nombreuses et avant le petit opéra de Charpentier, seul deux tragédies éponymes avaient vu le jour. Dans le domaine musical, les Français quant à eux ne retinrent généralement d’Orphée que la figure du joueur de lyre, que l’on retrouve dans plusieurs ballets de cour. Charpentier fut donc l’un des premiers compositeurs français à s’emparer pleinement du mythe. Vers 1683, il en avait déjà donné une lecture dans un petit divertissement intitulé Orphée descendant aux Enfers, que l’on peut considérer comme le premier exemple de cantate française, autre genre lyrique miniature qui devait fleurir dans les foyers aristocratiques du début du XVIIIe siècle. De plus grande ampleur, La Descente d’Orphée aux Enfers se déploie en deux actes. Le premier installe l’auditeur dans l’univers bucolique pastoral, peuplé de nymphes venues célébrer dans une joie insouciante les noces d’Eurydice avec le berger Orphée. Mortellement blessée par un serpent, Eurydice voit rapidement ses forces disparaître. Fulgurante, sa mort laisse ses compagnes et Orphée éplorés, lorsqu’Apollon convainc son fils d’aller implorer Pluton, et de tenter de le fléchir par la force de ses chants. Plus développé, l’acte II retrace la difficile quête d’Orphée aux Enfers, séduisant tour à tour les âmes damnées, dans l’espoir de ramener Eurydice. Le manuscrit de Charpentier s’arrête au moment où Orphée amorce son retour vers la lumière, laissant les Enfers désespérés de son départ. On peut donc penser que l’œuvre, qui donne une lecture partielle du mythe, nous est parvenue de manière incomplète, ou que Charpentier l’a laissée inachevée. Le manuscrit autographe ne comporte en effet aucun des signes conclusifs qu’il utilise souvent. On peut, à l’inverse, envisager qu’il a délibérément voulu cette fin, qui laisse le mythe comme en suspension, sans la résolution morale et édifiante pourtant si chère aux littérateurs de l’époque. De fait, l’œuvre possède bien une conclusion musicale, avec cette nostalgique Sarabande légère dansée par les Fantômes déplorant le départ d’Orphée, qui ne leur laisse de ses chants qu’un « souvenir si doux ». Symbole de la fragilité de l’humanité mais aussi de sa capacité à se surpasser pour défier les lois inéluctables de la nature, l’Orphée de Charpentier incarne ainsi toute la force créatrice que peut susciter la puissance de l’amour, symbolisant enfin, dans un idéal humaniste, la perfection que peut atteindre, par l’art, l’âme humaine. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 juin 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
"Le début du XXIe siècle peut véritablement être qualifié de nouvel âge d’or de la musique chorale. Afin de refléter cette tendance et pour mettre en valeur les compositeurs contemporains, j’ai souhaité réaliser une série d’enregistrements qui juxtaposerait leur inspiration et les chefs-d’œuvre du passé. Pour ce deuxième volet de notre série “Joyaux de la Renaissance et d’aujourd’hui”, consacré à Thomas Tallis, nous avons demandé à plusieurs compositeurs de talent de nous proposer leurs réflexions musicales sur les œuvres de ce grand musicien. J’espère que ce nouveau répertoire, à l’instar des compositions originales qui l’ont inspiré, trouvera sa place dans les programmes d’autres ensembles vocaux pour enchanter les publics d’aujourd’hui et de demain." Suzi Digby OBE © harmonia mundi
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Classique - Paru le 4 novembre 2016 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 4 novembre 2016 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 4 novembre 2016 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 26 août 2016 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 17 juin 2016 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 17 juin 2016 | harmonia mundi

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