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Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Sony Classical

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Pour un fan du film de Jacques Demy mettant en vedette Catherine Deneuve, Delphine Seyrig et Jean Marais, l’un des intérêts de cette adaptation pour la scène du Théâtre Marigny est de s’adonner à un « jeu des différences » réservant quelques surprises. Dirigée par Michel Legrand au Studio Guillaume Tell, la partition est globalement la même que celle de la version originale, tant au niveau des mélodies que des arrangements. Quant aux paroles écrites par Demy, elles sont en tout point identiques. Cependant, les interprétations vocales sont plus lyriques, même si les timbres des chanteurs sont proches de ceux qui avaient participé à l’aventure du long-métrage. Même pour les plus petits rôles, nous nous retrouvons face à des quasi-« clones » des interprètes – parmi lesquels se trouvaient d’ailleurs Michel Legrand et Jacques Demy eux-mêmes dans Les Insultes. Même remarque pour le surréaliste Massage des doigts. Peau d’âne est interprétée par Marie Oppert, dont la voix est aussi pure que celle d’Anne Germain (doublure de Catherine Deneuve), mais beaucoup plus sensuelle, rendant ainsi plus intéressante la thématique incestueuse du conte de Charles Perrault. Quant à l’accent anglais de la Fée des Lilas (interprétée par Seyrig dans le film), c’est sans doute la plus grande audace de cette adaptation, et c’est une habituée des scènes londoniennes (Emma Kate Nelson) qui s’y colle. Michel Legrand joue lui-même de l’orgue dans le morceau Amour Amour, et il se permet quelques petites variations, notamment dans l’introduction. Certaines plages ne figuraient pas sur le disque original, comme Le prince découvre son amour, comprenant de délicieux solos de sax et de violon. Enfin, la rythmique de morceaux tels que le flamboyant Peau d’âne s’enfuit ou le coquin Les Rêves secrets d’un prince et d’une princesse possède une couleur beaucoup plus discrète que celle – diablement pop – de 1970. Certes, cette version comprend de minuscules changements, et certes, les années ont passé, mais l’émotion de la musique du film culte de Jacques Demy reste intacte, tel un diamant à la pureté éternelle. Une « féerie musicale » en effet. © Nicolas Magenham/Qobuz  
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Classique - Paru le 17 mai 2019 | Sony Classical

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Après un premier album consacré à de rares musiques de scène composées par Gabriel Fauré, voilà qu’Ivor Bolton et son Orchestre Symphonique de Bâle poursuivent l’exploration de la musique de Fauré qui n’aura désormais plus guère de secrets pour eux. On retrouve dans cet enregistrement la luminosité de l’orchestre helvétique dans quelques pages concertantes du compositeur français, sa Berceuse et la Romance pour violon et orchestre, la célèbre Elégie pour violoncelle et la Ballade pour piano et orchestre. Respectivement premier violon et premier violoncelle solos de l’orchestre bâlois, Axel Schacher et Antoine Lederlin sont également membres du Quatuor Belcea. Quant au pianiste suisse Oliver Schnyder, il poursuit une carrière internationale en tant que soliste et chambriste, en particulier avec le Oliver Schnyder Trio qu’il a fondé en 2012 à Zurich. Le reste de l’album est consacré à la limpide suite d’orchestre Masques et bergamasques et à la célèbre Pavane Op. 50 dans sa version purement instrumentale. La véritable découverte de cet enregistrement est l’extrait d’une Symphonie en fa majeur que Fauré n’a pas désiré faire figurer dans son catalogue. Longtemps connu dans une transcription pour piano à quatre mains, cet « allegro » a été enregistré grâce à la nouvelle édition des œuvres de Fauré par l’éditeur allemand Bärenreiter, comme d’ailleurs l’ensemble du disque, réalisé d’après les dernières recherches musicologiques. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 février 2019 | Sony Classical

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La concurrence entre compositeurs était rude et impitoyable dans les grandes et petites cours princières de l’Europe du XVIIIe siècle, et Mozart n’était qu’un compositeur parmi d’autres. C’est ce que souligne fort bien ce nouvel album de la soprano russe Olga Peretyatko consacré à des airs célèbres de Mozart (L’Enlèvement au sérail, Les Noces de Figaro, Don Giovanni, La Clémence de Titus) présentés à côté de ceux de Traetta, Martín y Soler ou Paisiello, qui ne font pas pâle figure. Si ses contemporains ont été durs avec Mozart, la postérité l’a rattrapé d’une telle manière qu’il a évincé tous les bons compositeurs travaillant en même temps que lui. Les trois extraits de l’Antigone de Tommaso Traetta, écrit pour la cour de Catherine II de Russie, montrent combien l’emprise des passions a été le moteur de tous les compositeurs de cette époque. Issues de l’opéra napolitain, ses formules mélodiques pleines de tendresse et d’affliction n’auront sûrement pas échappé à la vigilance du jeune Mozart. Paisiello et Martín y Soler ont tous deux remporté de brillants succès à leur époque, éclipsant complètement Les Noces de Figaro, un opéra presque uniquement apprécié à Prague, ce qui a d’ailleurs valu à Mozart la commande de Don Giovanni par la capitale tchèque. C’est avec le temps que le génie unique de Mozart a été perçu et ce disque offre une mise en miroir passionnante, qui trouve en Olga Peretyatko une interprète de grande classe, efficacement secondée par l’Orchestre Symphonique de Bâle sous la direction attentive d’Ivor Bolton. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 février 2019 | Sony Classical

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En arrangeant pour piano seul des Lieder de Beethoven, Schubert ou Chopin, Franz Liszt a, en quelque sorte, inventé le lied sans voix. Ce grand « IN » de l’histoire de la musique a tout réduit à son instrument pour le plus grand bonheur des pianistes virtuoses ou amateurs qui peuvent ainsi jouer des symphonies, des opéras ou des œuvres vocales seuls devant leur clavier. Les transcriptions de Liszt sont souvent si habiles et si réinventées, qu’elles sont devenues des œuvres à part entière. C’est le grand cycle de Beethoven À la Bien-aimée lointaine (An die ferne Geliebte) qui donne son titre à cet album imaginé par le pianiste allemand Alexander Krichel, né à Hambourg en 1989. Dans sa transcription de 1849, rarement jouée, du cycle vocal de Beethoven, Liszt ne s’est permis que de très rares libertés et suit au contraire avec fidélité l’original, se contentant de valoriser l’accompagnement par endroits. Transcriptions encore avec deux pièces virtuoses de Kreisler revues par Rachmaninov et la Mort d’Isolde de Wagner par son ami Liszt. C’est une autre bien-aimée, Clara, qu’on retrouve bien sûr en filigrane dans les Études symphoniques, Op. 13 de Schumann qu’Alexander Krichel a enregistrées ici avec les cinq variations posthumes rétablies par Brahms dans son édition de 1873. Laissées à la convenance des pianistes quant à leur position dans l’œuvre, ces variations sont ici insérées entre les Études VII et VIII. Un choix qu’explique le jeune pianiste allemand : « la 7e Etude est une pièce très sauvage et après cela, je disparais en jouant les cinq Variations. Après ces dernières qui vous aspirent loin de la réalité, c’est la 8e Etude qui vous ramène à la réalité avec une incroyable gravité. C’est exactement le sens de ces pièces faites de brusques changements de direction semblables à ce qui peut vous arriver en art, en musique et dans la vie. » © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 14 juin 2019 | Sony Classical

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Classique - Paru le 3 mai 2019 | Sony Classical

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Voilà un enregistrement admirable présentant un aspect encore méconnu du génie de Brahms, sa musique chorale sacrée. Chef de chœur lui-même à Detmold, Hambourg et Vienne, il laisse une énorme quantité d’œuvres chorales tant profanes que sacrées. Composé sur des extraits du fameux roman épistolaire Hyperion de Hölderlin, le Chant du destin (Schicksalslied) ouvre cet album splendide dans une ambiance très proche d’Un Requiem allemand. Les deux premières strophes choisies par Brahms évoquent le monde insouciant et paisible des Dieux antiques, alors que le troisième s’achève sur l’illustration dramatique de la destinée humaine. Ce contraste est d’ailleurs récurrent dans les choix littéraires de Brahms et forme la trame du programme de cet enregistrement. Dirigées avec souplesse et intériorité par Gijs Leenaars, les œuvres de ce bel album évoquent donc la Grèce antique, « leitmotiv » du romantisme allemand, mais aussi l’inquiétude devant la vie avec des questions aussi existentielles que la question sans réponse de la souffrance et de la mort infligées par un Dieu tout-puissant. Ce programme alterne les pièces pour choeur a capella (excellent Chœur de la Radio de Berlin, d’une exceptionnelle variété de nuances) et celles avec accompagnement d’orchestre (Deutsches Symphonie-Orchester Berlin). © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Sony Classical

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Il s’agit là d’un triple hommage rendu à Rossini : celui de la violoncelliste Raphaela Gromes qui joue toutes les pièces de l’album, celui de Martinů dans ses Variations sur un thème de Rossini, pour violoncelle et piano, celui d’Offenbach qui concocta une Fantaisie sur des thèmes de Rossini, pour violoncelle et orchestre. Les autres numéros de l’album sont des réécritures d’airs célèbres d’opéras, de quelques Péchés de vieillesse, et d’un mouvement du Stabat Mater, tous offerts au violoncelle qu’accompagne qui le piano, qui l’orchestre. La violoncelliste munichoise Raphaela Gromes, qui remporta en 2011 le Prix Richard Strauss, s’est lancée dans une éblouissante carrière internationale qui l’a menée aux festivals du Schleswig-Holstein, d’Edimbourg, d’Interlaken, avec bon nombre d’orchestres de renom, et autant de partenaires de musique de chambre tels que Mischa Maisky, Alexander Lubimov ou le présent pianiste Julian Riem. Les pièces avec orchestre sont accompagnées par l’Orchestre de la WDR de Cologne. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 mai 2019 | Sony Classical

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Classique - Paru le 14 juin 2019 | Sony Classical

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Classique - Paru le 21 septembre 2018 | Sony Classical

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Et si c’est Heinz Holliger qui avait raison ? La Neuvième Symphonie de Schubert (ici cataloguée sous le numéro 8), « La Grande », a toujours posé d’énormes problèmes d’interprétation par sa longueur démesurée, son côté décousu, ses fulgurances côtoyant de nombreuses redites et un côté monumental dont chaque chef croit bon de l’affubler. Avant d’être le chef d’orchestre dont tout le monde s’applique avec raison à souligner le talent exceptionnel, Heinz Holliger fut probablement le plus grand hautboïste de son époque et demeure un des principaux compositeurs d’aujourd’hui (Gesänge der Frühe, Scardanelli-Zyklus). Après s’être investi à fond (Holliger ne fait rien à moitié) dans les œuvres de Charles Koechlin et de Robert Schumann, le voici à l’orée d’une intégrale Schubert qui commence par la fin. Sa vision de la Symphonie en ut majeur est chambriste, légère, shakespearienne, rêveuse, poétique, aux antipodes du romantisme hautain qui lui a longtemps taillé un costume trop grand pour elle. Sous la baguette ailée d’Holliger à la tête de l’excellent Orchestre de Chambre de Bâle (ah, ces clarinettes joyeusement canailles dans le Scherzo !), cette symphonie est juste la suivante de celles qui précèdent, sans aucune rupture de style avec un regard rétrospectif visant Haydn et Mozart plutôt que Beethoven, mais aussi avec une ingénuité et une tendresse parfois presque naïve qui est le propre du compositeur viennois. Ce traitement, résigné plus que révolté, loin d’amenuiser le propos schubertien, inscrit au contraire cette œuvre de manière logique et organique dans sa chronologie comme dans le style d’un compositeur proche du lied et d’un sentiment modeste et fraternel. Voilà qui dissipe tout malentendu et qui remet l’œuvre à sa (grande) place, sans vouloir la tirer vers une monumentalité qu’elle n’a jamais eu la prétention d’avoir. Une version déchirante de simplicité et qui semble sonner comme l’aveu d’une certaine difficulté d’être au monde même si, comme pour mieux l’affirmer, elle déborde parfois de joie. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 mars 2019 | Sony Classical

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Classique - Paru le 10 mai 2019 | Sony Classical

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Classique - Paru le 22 février 2019 | Sony Classical

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Tout le monde connaît le phénoménal pianiste turc Fazil Say ; mais sait-on aussi que c’est un compositeur de grand talent, capable d’allier l’héritage populaire de la Méditerranée orientale, du jazz, de la rigueur architecturale de Haydn et Mozart, de l’orchestration d’un Stravinski ou d’un Ravel, dans des œuvres puissamment originales ? Il est quand même à la tête d’un répertoire de quelque soixante-dix œuvres, allant du symphonique au piano solo, de la musique de chambre au concerto, du cinéma au jazz « classique ». Voici un album comportant entre autres deux créations discographique mondiales, le truculent Grand Bazaar pour orchestre de 2015 et la China Rhapsody pour piano et orchestre de 2016, preuve que Say ne s’interdit d’explorer aucune source, aussi éloignée soit-elle. En première partie de programme, on redécouvre le Concerto pour violon « 1001 nuits au harem » de 2007, tout un programme resplendissant à la fois des dorures des palais arabes, des parfums orchestraux dignes de Ravel, et des moiteurs sensuelles que l’on imagine au cours des mille et unes nuits en question… Howard Griffith, un chef d’orchestre habitué aussi aux principaux compositeurs turcs dont il a créé nombre d’ouvrages, est ici comme un poisson dans l’eau à la tête de l’Orchestre de la Radio autrichienne ; au violon pour le concerto, Iskandar Widjaja, à la fois Allemand et Indonésien, considéré à juste titre comme le croisement d’une pop-star et d’un soliste international de haut vol – digne successeur, disons, d’un Nigel Kennedy. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 5 avril 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | Sony Classical

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Oui-da, vous entendrez bien ici le cor des alpes et le yodel traditionnel de toute cette belle région de la planète ! Mais dans un cadre musical et technique qui n’a rien d’improvisé : la mezzo Marie-Claude Chappuis s’est adjointe un bel éventail de musiciens allant des cordes jusqu’à l’accordéon, de la mandoline au luth, sans oublier une demi-douzaine de solistes vocaux pour certains morceaux, et un chœur tout ce qu’il y a de suisse puisqu’il s’agit du Choeur des Armaillis de la Gruyère. On alterne du français au suisse alémanique et à l’italien, du chant quasi-baroque pour certaines pièces du folklore ancien, au yodel le plus effréné, pour un beau moment de douceur et de nostalgie, qui prouve que la Suisse n’est pas qu’un pays de banques, de réfugiés fiscaux et de coucous, mais aussi de musique et de tradition. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 21 septembre 2018 | Sony Classical

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Classique - Paru le 2 novembre 2018 | Sony Classical

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Symphonies - Paru le 19 octobre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 19 octobre 2018 | Sony Classical

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Le pianiste coréen William Youn s’est depuis quelques temps taillé une place de choix dans le concert des nations pianistiques, se produisant avec le Philharmonique de Munich, l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre National de Belgique, l’Orchestre du Mariinsky, le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin et tant d’autres du même acabit. Après son apprentissage auprès de Bashkirov puis Menahem Pressler, il a partagé ses activités entre le piano solo et la musique de chambre, en particulier en duo avec le fameux altiste Nils Mönkemeyer. Déjà à la tête d’une belle discographie – dont une intégrale des Sonates de Mozart unanimement saluée par la presse et le public –, Youn nous propose ici un croisement entre l’Humoreske de Schumann, une sélection parmi les merveilleuses et si rares Valses sentimentales de Schubert (qui inspirèrent Ravel pour ses propres valses, nobles et sentimentales celles-là), quelque Lieder (un brin valsants, pour la plupart) de Schubert tels que vus à travers le prisme de Liszt, d’autres – bien plus rares encore, toujours valsés – signés Clara Schumann dans l’adaptation de Liszt, et pour finir une facétie valseuse signée Zemlinsky. Youn, comme on le voit, navigue entre simplicité et virtuosité, et l’auditeur comprendra aisément qu’il a affaire à un pianiste possédant d’innombrables cordes à son arc. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Sony Classical

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C’est au pluriel que l’on devrait parler de ce célèbre quatuor fondé à New York en 1946. Constitué exclusivement de professeurs de la célèbre Juilliard School, cet ensemble mythique a vu en effet défiler plus de quinze musiciens depuis sa création tout en gardant le même esprit. Le Quatuor Juilliard est réputé pour sa précision, son style parfois contesté, car sans aucune complaisance et toujours au service des compositeurs. On lui a parfois reproché une certaine rudesse qui est pourtant celle des derniers quatuors de Beethoven et de ceux de Bartók dont il laisse des enregistrements de référence. Son approche musicale est nourrie des très nombreux compositeurs qui constituent la base de son travail. Joseph Lin, premier violon de 2011 à 2018, a expliqué comment les nouveaux venus apprennent au contact des plus anciens au sein du quatuor, tout en ayant une approche ouverte, mais toujours centrée sur le respect absolu du compositeur. Depuis 2016, le quatuor s’est féminisé avec l’arrivée de la violoncelliste afro-américaine Astrid Schween et de la violoniste grecque Areta Shulla, ancienne élève d’Itzkak Perlman, qui assume la fonction de premier violon depuis septembre 2018. Réalisé en 2017 à New York, ce nouvel enregistrement est donc le dernier avec Joseph Lin qui a décidé de se consacrer désormais à l’éducation de ses quatre jeunes enfants tout en restant professeur à la Juilliard School. On retrouve dans le programme de cet album la base même du travail historique des Juilliard avec un quatuor de Beethoven et un de Bartók encadrant une œuvre nouvelle, en l’occurrence celle du compositeur américano-argentin Mario Davidovsky. Cet élève d’Aaron Copland s’est ensuite intéressé à la musique électroacoustique. Installé depuis 1960 à New York, il a été directeur associé du Centre de Musique électronique Columbia-Princeton. Né en 1934, Mario Davidovsky est toujours un compositeur très actif. Au sujet de Fragments, son sixième quatuor composé en 2016 qui figure sur ce nouvel enregistrement, le compositeur définit son travail comme « intensément pointilliste et pensé pour un grand instrument imaginaire à seize cordes » sans aucun recours à l’électronique. C’est à la fin de ce bref quatuor que les instruments retrouvent la singularité de leur timbre propre. © François Hudry/Qobuz