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Oratorios sacrés - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Record of the Month - Choc de Classica
Le visuel de la pochette est explicite. On y voit le titre de l’album s’inscrivant dans l’ouverture béante du plafond en caissons du Panthéon de Rome. On ne saurait mieux dire, ou décrire, puisque Charpentier a puisé l’inspiration de ses « Histoires sacrées » lors de son séjour dans la Ville Éternelle. Après celle de Lully, c’est à nouveau l’expérience italienne qui va séduire la Cour de France avec ce genre d’oratorio latin que Charpentier rapportera à Paris. Le goût de la théâtralité si fortement ancré dans l’esprit de Charpentier va trouver son point culminant avec ces « histoires » dont le récit est confié à un narrateur (Historicus), à des chanteurs solistes et à un grand chœur avec quelques instruments solistes. Le corpus si original de Charpentier rend aussi hommage à trois femmes vierges et martyres, Judith la veuve héroïque, Madeleine la pénitente et Cécile la convertie. Trois femmes qui, « hier comme aujourd’hui sont soumises au regard d’une société qui les loue ou les condamne, mais qui les juge, toujours », ainsi que l’écrit Vincent Huguet dans le texte accompagnant cet album. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 16 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Le fameux Ballet Royal de la Nuit, dansé par Louis XIV âgé de quinze ans, fut donné lors de sept soirées en 1653, au Louvre. Le succès fut général ; c’est que Mazarin, de retour d’exil après la Fronde, comptait marquer les esprits avec ce ballet qu’il avait commandé lui-même : il s’agissait d’imposer le respect à l’aristocratie, d’impressionner les Parisiens, et de diffuser ce royal message par l’intermédiaire des ambassadeurs. Sans doute le Ballet Royal de la Nuit fut-il l’un des spectacles les plus marquants du règne de Louis XIV, sur de nombreux plans : politique, institutionnel, esthétique et musical. Pour la première fois, un livret s’articule en quatre veilles et un ballet final. Tout tend vers un même objectif : mettre en scène le lever du Soleil. Le roi lui-même danse, ainsi que son frère et plusieurs ducs. Personnages, scènes, décors et costumes représentent brillamment ce Grand Siècle foisonnant. Les vers jouent tour à tour sur le fantasque, le sérieux, le comique le burlesque, le mythologique et le romanesque. Il s’agit d’imposer la figure royale au-dessus de toutes, tout en créant une proximité inédite entre le monarque et ses sujets. Au fil des veilles, on voit ainsi coexister des coquettes, des chasseurs, des divinités, des bandits, des estropiés, des soldats, des Égyptiens, etc. L’argument montre tout ce qui se passe durant la nuit, quand les bonnes gens dorment. Le message est clair : « Le Soleil qui me suit c’est le jeune Louis ! » ; pourtant, après 1653, le Ballet Royal de la Nuit n’est jamais redonné, la partition des ballets – signée de plusieurs compositeurs, c’est une œuvre collective – désormais perdue, hormis la partie de premier violon copiée par Philidor quelques décennies plus tard. Par contre, la musique vocale a été retrouvée, ainsi que le livret. Il a donc fallu reconstituer l’œuvre, un travail de titan ; certes, c’est là un « pastiche » dans le sens historique du terme, mais fantastiquement convaincant. L’excellent livret qui accompagne ce somptueux enregistrement de Sébastien Daucé à la tête de l’Ensemble Correspondances cite toutes les sources ayant servi à la reconstitution. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 14 septembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Un petit théâtre du monde. Ce coffret inaugure une intégrale de l’œuvre pour clavecin de François Couperin d’un genre nouveau : seront en effet rassemblées autour de ce riche corpus un vaste choix de pièces vocales, d’œuvres de musique de chambre et les Messes d’orgue qui, chacune à sa manière, apporteront un éclairage supplémentaire à la musique pour clavier. Dans ce premier volume, Bertrand Cuiller dessine le portrait d'un mystérieux alchimiste : les Ordres choisis ici se jouent de la couleur des sons, des allitérations, des jeux de sens et des parodies, librement inspirés par l'univers du théâtre. Un monde énigmatique dont Bertrand Cuiller possède indubitablement la clé. © harmonia mundi« [...] un traducteur aussi à l’aise dans la virtuosité teintée d’esprit [...] que dans la confidence la plus touchante [...]. Exempt de clichés comme de maniérismes, le discours rend compte d’une mélancolie sous-jacente que seuls quelques interprètes élus parviennent à suggérer. [...] Toujours admirable, son toucher sert la flexibilité du phrasé, et creuse le timbre exceptionnel de la copie de Philippe Humeau déjà entendue dans l’intégrale Rameau de Cuiller. » (Diapason, octobre 2018 / Philippe Ramin)
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Classique - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Semblable au long voyage à pied qui fit cheminer Bach d’Arnstadt à Lübeck, soit quatre cents kilomètres, pour y rencontrer Buxtehude en 1705, la route est encore longue pour le claveciniste-organiste Benjamin Alard qui a entrepris pour harmonia mundi l’enregistrement intégral des œuvres de Johann Sebastian Bach pour claviers. Organiste de l’Église Saint-Louis-en-l’Ile, à Paris, le jeune musicien s’est rapidement imposé comme l’un des plus passionnants interprètes de Bach à l’heure actuelle. Dans ce deuxième volume thématique intitulé « Vers le Nord », il démontre avec une belle éloquence combien l'expérience nord-allemande du jeune Bach s'est révélée inestimable ; le regard attentif sur les œuvres des grands maîtres de l'orgue et l'appétence pour tous genres de musique ont alors su élargir les fondements stylistiques de son écriture pour le clavier. Le large éventail des œuvres présentées, augmenté de pièces de Buxtehude, Reincken et Pachelbel illustre de façon exemplaire la maîtrise d'un maître en devenir. Benjamin Alard est un remarquable interprète de la musique française pour clavier, mais il demeure totalement fasciné par celle de Bach auquel il revient sans cesse. Son projet extraordinaire englobera donc toutes les œuvres pour orgue et celles pour clavecin de Johann Sebastian Bach, accompagnées d’une vaste série de pièces de ses contemporains dans le but de mieux cerner l’évolution et le contexte historique du compositeur. Présentée de manière didactique, cette intégrale raconte aussi la vie de Bach tel une docu-fiction musicale. Ce deuxième volume confirme le sérieux et la haute qualité de cet interprète qui se hisse sans peine aux côtés de ses glorieux aînés. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
Semblable au long voyage à pied qui fit cheminer Bach d’Arnstadt à Lübeck, soit quatre cents kilomètres, pour y rencontrer Buxtehude en 1705, la route est encore longue pour le claveciniste-organiste Benjamin Alard qui a entrepris pour harmonia mundi l’enregistrement intégral des œuvres de Johann Sebastian Bach pour claviers. Organiste de l’Église Saint-Louis-en-l’Ile, à Paris, le jeune musicien s’est rapidement imposé comme l’un des plus passionnants interprètes de Bach à l’heure actuelle. Dans ce deuxième volume thématique intitulé « Vers le Nord », il démontre avec une belle éloquence combien l'expérience nord-allemande du jeune Bach s'est révélée inestimable ; le regard attentif sur les œuvres des grands maîtres de l'orgue et l'appétence pour tous genres de musique ont alors su élargir les fondements stylistiques de son écriture pour le clavier. Le large éventail des œuvres présentées, augmenté de pièces de Buxtehude, Reincken et Pachelbel illustre de façon exemplaire la maîtrise d'un maître en devenir. Un mot sur le choix original du claviorganum Blumenroeder (2009-2010) joué par l'interprète : il s'agit d'un instrument hybride qui joint un clavecin italien François Ciocca (Riccia, 2003) d'après Grimaldi (Messina, 1697) à trois jeux d'orgue Quentin Blumenroeder (Haguenau, 2010). Remarquable interprète de la musique française pour clavier, Benjamin Alard n'en demeure pas moins fasciné par celle de Bach à laquelle il revient sans cesse. Son projet extraordinaire englobera donc toutes les œuvres pour orgue et celles pour clavecin de Johann Sebastian Bach, accompagnées d’une vaste série de pièces de ses contemporains dans le but de mieux cerner l’évolution et le contexte historique du compositeur. Présentée de manière didactique, cette intégrale raconte aussi la vie de Bach tel une docu-fiction musicale. Ce deuxième volume confirme le sérieux et la haute qualité de cet interprète qui se hisse sans peine aux côtés de ses glorieux aînés. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 8 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La création de la Troisième Symphonie de Mahler eut lieu en juin 1902 à Krefeld (non loin de Düsseldorf), mais c’est bel et bien l’orchestre du Gürzenich de Cologne qui en assura la première exécution… avec succès, ce qui ne sera pas souvent le cas pour les autres chefs-d’oeuvre de Gustav Mahler. Conçue initialement comme une sorte d’hymne à la nature progressivement arraché au chaos minéral que représente le mouvement initial, l’ouvrage fait de nouveau appel à des effectifs exceptionnels (grand orchestre, choeurs de femmes, d’enfants, contralto) et chacune de ses exécutions constitue un moment inoubliable pour ses auditeurs. C’était le cas en octobre 2018, lorsque François-Xavier Roth a réuni les dignes héritiers des musiciens de la première heure pour cette nouvelle aventure mahlérienne. © harmonia mundi
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Concertos pour violon - Paru le 15 mars 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après un double album de sonates en duo avec Kristian Bezuidenhout, la violoniste Isabelle Faust poursuit une aventure discographique dédiée à Bach, commencée il y a neuf ans par une intégrale des Sonates et Partitas, devenue aujourd’hui référence. Isabelle Faust, Bernhard Forck et ses partenaires de l’Akademie für Alte Musik Berlin ont patiemment exploré une multitude d’autres œuvres de Bach : concertos pour clavecin, sonates en trio pour orgue, séquences instrumentales de cantates sacrées… Toutes s’avèrent parentes directes ou indirectes de ces trois monuments que sont les Concertos BWV 1041-43. Cette réalisation passionnante à tous égards nous rappelle à point nommé que l'auteur du Clavier bien tempéré était aussi un virtuose du violon ! © harmonia mundi
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Classique - Paru le 26 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Des dîners très ... virtuoses à Londres, dans les années (17)30. La vie musicale autour de Haendel est florissante. Le compositeur saxon est aussi metteur en scène ; au sommet de sa gloire, il a su s’entourer des meilleurs musiciens londoniens auxquelles se joignent nombre de compositeurs étrangers pour occuper les longues pauses entre les actes de ses oratorios. Leurs intermèdes musicaux accompagneront les dîners plantureux durant lesquels Monsieur Haendel s’échappe de la fosse pour faire bonne chère. Tout un programme ! © harmonia mundi
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Classique - Paru le 19 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Longtemps, longtemps, la péninsule ibérique resta en dehors des grands courants musicaux européens, et la majorité des instrumentistes et compositeurs actifs en Espagne et au Portugal au XVIIIe siècle venait d’Italie ou d’autres pays. Certes, la nouvelle famille royale espagnole – les Bourbon d’Espagne, installés par Louis XIV qui avait placé son petit-fils Philippe duc d’Anjou – avait tété le lait des fastes versaillais, mais il fallait quand même compter avec la tradition aristocratique espagnole des Grands, ses privilèges, sa morgue, ses préséances, son austérité glaçante, sa religiosité extrême, de sorte qu’une fois terminée la guerre de succession, les arts se trouvaient quelque peu négligés. Ce seraient donc l’Italie en Espagne et, pour des raisons plutôt commerciales, l’Angleterre en Espagne, qui mèneraient la danse musicale quelques temps. Scarlatti bien sûr, Boccherini bien évidemment, sont les noms les plus représentatifs de cette influence, il est donc normal que cet album, « Á Portuguesa » (étendu à l’Espagne, il est vrai), leur fasse la part belle. L’ouvrage majeur est et reste l’extraordinaire Nuit de garde à Madrid de Boccherini, initialement conçu comme quintette à cordes, ici redistribué à l’orchestre à cordes avec clavecin par Andreas Staier. Le même Staier reste au clavier pour deux concertos de José António Carlos Vaz de Seixas (1704-1742), compositeur portugais à la tête d’un impressionnant corpus de quelque sept cents toccatas, mais aussi une belle poignée de concertos d’une belle facture. L’Angleterre, elle, nous a fourni quelques ibériades dont l’amusant concerto Alla Portuguesa de William Corbett tiré de son recueil Les bizarreries universelles, preuve que la péninsule ibérique était encore considérée comme le bout du monde bizarre. Quant à Charles Avison, il transcrivit des sonates de Scarlatti pour en faire des concertos grossos, dont voici l’un des exemples les plus éclatants. Staier est accompagné par l’excellent Orchestre baroque de Porto. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 1 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est avec Joseph Haydn que le pianofortiste sud-africain poursuit sa discographie chez harmonia mundi, après son intégrale des Sonates de Mozart et son partenariat musical avec le chanteur Mark Padmore (Beethoven, Schubert, Schumann). Kristian Bezuidenhout met ici le doigt sur les aspects fantasques et fantaisistes de certaines œuvres de Haydn sous l’influence de Carl Philipp Emanuel Bach dont il disait, avec une certaine tendresse, tout devoir. Ainsi la Sonate en ut majeur (Hob. XVI:48) qui ne doit plus grand-chose à la forme sonate pourtant imposée par Haydn. Nous sommes ici à mi-chemin entre une forme à variations et une fantaisie totalement libre. Quant à la Sonate en ut mineur (Hob.XVI:20), elle exploite tout le potentiel dramatique que peut revêtir la musique pour clavier. Les œuvres tardives présentées sur ce disque sont mises en regard avec des compositions de jeunesse, telle cette Sonate en sol majeur (XVI:6) qui pétille de charme et d’esprit. Deux suites de variations complètent un programme soulignant l’inépuisable force créatrice de Haydn avec cette faculté de se réinventer à chaque œuvre. Une fantaisie dont semble se délecter l’interprète jouant ici un fortepiano de Paul McNulty d’après un instrument viennois d’Anton Walter datant de 1805. © François Hudry/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 26 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Dire que le concerto constituerait l’une des formes d’expression favorites de Haydn serait sans doute excessif, voire ridicule. Lui qui a écrit une forte centaine de symphonies, des dizaines de quatuors, de trios, de sonates pour piano, une quinzaine de messes et autant d’opéras, les oratorios que l’on sait… Or, on lui connaît trois concertos pour violon (les autres sont perdus ou apocryphes), deux pour violoncelle (les autres… idem), un pour cor (les autres…), un pour trompette (il n’y a point d’autres) et au mieux une petite dizaine pour piano. Des ouvrages musicalement fascinants, mais dont l’exigence virtuose va du modéré au plutôt difficile. Si, quand même, le Premier Concerto pour violoncelle ne manque pas de grandes difficultés, y compris le jeu rapide dans l’extrême aigu du dernier mouvement, un vrai feu d’artifice. On notera également que la majorité des concertos furent écrits pour Esterházy, en l’occurrence pour les premiers solistes de l’orchestre maison de la cour qu’étaient le Konzertmeister Luigi Tomasini et le premier violoncelle Joseph Weigl. Les accompagnements orchestraux offrent aux solistes de beaux tapis : on pense au délicieux deuxième mouvement du Concerto pour violon en ut majeur, une sorte de jeu de luth des cordes de l’orchestre accompagnant le violon solo, qui devient une sorte de sérénade à la Don Giovanni. Au violon pour cet enregistrement, Amandine Beyer, tandis que le solo de violoncelle est tenu par Marco Ceccato – tous deux membres de l’ensemble Gli Incogniti (Les Inconnus), une phalange à géométrie variable qui joue sans chef. De sorte que tout le monde s’écoute, une manière bien belle – et pas si fréquente à l’orchestre, hélas – de faire la musique. © SM/Qobuz« Taillés sur mesure pour un violoniste italien friand d'agilités dans l'aigu, les deux concertos trouvent enfin un(e) interprète sensible à leur fantaisie autant qu'à leurs raffinements. » (Diapason, décembre 2018)
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Duos - Paru le 8 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Malgré, ou à cause, du fait d’avoir composé vingt-sept symphonies, Nikolai Myaskovsky (1881-1950) est à peu près tombé dans l’oubli. Il fut l’élève de Liadov et de Rimsky-Korsakov sans avoir pu échapper à une manière d’écrire largement tributaire d’un style romantique finissant. Ami de Prokofiev, c’est avant tout un auteur de musique instrumentale comme en témoigne cette Première Sonate composée en 1911, puis remaniée à plusieurs reprises. Son lyrisme à fleur de peau convient parfaitement à la sonorité généreuse du violoncelle, si proche de la voix humaine. Finaliste du Concours Reine Elisabeth de Belgique, Prix spécial au Concours Tchaïkovski de Moscou, Révélation Classique de l’ADAMI à Paris, Bruno Philippe collectionne les prix et les récompenses diverses, qui n’entament en rien son désir de servir la musique sans effets ni excentricités. Après un premier projet consacré aux deux Sonates de Brahms, il entre dans l’écurie harmonia mundi avec un album consacré à Beethoven et à Schubert. Il partage ici sa découverte de Myaskovsky avec le pianiste Jérôme Ducros qui est également compositeur. Toutefois, l’essentiel de ce nouvel enregistrement est consacré à Rachmaninov, avec deux pièces de jeunesse, Prélude et Danse orientale et la célèbre Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur. En bonus, Jérôme Ducros se fait plaisir – et nous avec – dans le Prélude en ut dièse mineur qui a beaucoup contribué à la gloire mondiale de son auteur qui n’en demandait pas tant, lui qui aurait tant aimé avoir la reconnaissance du public et de la critique pour ses symphonies… © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 19 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Poète et médecin fasciné par l’occultisme, le somnambulisme et le magnétisme, Justinus Kerner a inspiré le jeune Schumann qui met en musique les vers de ce singulier poète dès ses dix-sept ans. Il y reviendra en 1840 avec un cycle étrange, « chef-d’œuvre de déréliction » (selon Brigitte François-Sappey) qu’il écrit comme un exorcisme à sa maladie mentale : c’est à travers cette suite de douze poèmes (Zwölf Geidchte Op. 35, plus connu sous le titre de « Kerner-Lieder ») que Schumann projette son propre destin en s’interrogeant et en essayant de comprendre pourquoi la tristesse envahit son âme alors qu’il est jeune marié et amoureux. Ce mal de vivre a produit une succession de chefs-d’œuvre dont nous admirons toujours la haute portée musicale et philosophique. Le Liederkreis Op. 24 date de cette même année 1840 étonnamment prolifique durant laquelle Schumann compose comme un enragé ; c’est son premier cycle de lieder qui chante, sur des poèmes de Heinrich Heine, l’amour avec ses inévitables corollaires : l’attente, l’espoir, la désillusion et les adieux. Fruit de longues années de collaboration entre Matthias Goerne et Leif Ove Andsnes, cet album, enregistré à Berlin en 2018, fera certainement date dans l’interprétation schumanienne. Avec la maturité, la voix du baryton allemand s’est assombrie au point de donner une profondeur unique dans le doute et la désolation, une expression renforcée par la force et l’intensité du jeu du pianiste norvégien. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 18 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
De nouvelles formes pour une nouvelle esthétique, c’est tout l’enjeu des deux œuvres proposées ici. Dans Les Nuits d’été, Berlioz invente, bien avant Mahler ou Ravel, la mélodie avec orchestre, dans l’autre, il expérimente le genre du poème symphonique pour grand orchestre avec soliste. Deux interprétations sur instruments anciens que proposent Les Siècles, Tabea Zimmermann et François-Xavier Roth avec le choix, plus rare, du timbre masculin de Stéphane Degout dans les mélodies. Rien de commun. © harmonia mundi
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Musique vocale sacrée - Paru le 26 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Ce bel opus discographique de la Capella Amsterdam menée par Daniel Reuss commence et finit avec un tombeau : celui d’Ockeghem signé Josquin vers 1497, celui de Josquin signé Gombert en 1521. Entre les deux déplorations, on pourra découvrir un impressionnant éventail de motets sacrés de Josquin, plus particulièrement des motets funèbres, mêlant textes latins et français, citations sacrées et invocations des nymphes des forêts, des arbres, des eaux, des muses. « Nymphes des bois, déesses des fontaines », écrit Jean Molinet pour l’épitaphe de Maître Jean Ockgam, « changez vos vois cleres et haultaines / En cris trenchantz et lamentations ; Acoutrez vous d’abitz de deuil : Josquin, Pierchon, Brumel, Compere, Et plorez grosses larmes d’œil : Perdu avez vostre bon Pere, » et l’on voit que Josquin ne manqua pas de se saisir de ce texte dans son motet. L’auditeur attentif percevra que le compositeur, souvent, introduit le cantus firmus grégorien (donné en latin) au milieu de la texture chantée, tout en brodant son riche tissu harmonique et mélodique libre de toute contrainte, en français ! Le grand motet de la Renaissance est ici en train de naître sous nos oreilles. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 7 décembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
L’originalité de cet enregistrement, qui présente quand même des œuvres plus qu’archi-présentes au disque, est que l’orchestre Les Siècles joue sur instruments de l’époque, en l’occurrence l’époque à laquelle Debussy écrivit ces chefs-d’œuvre. La remarque est plus particulièrement pertinente pour les bois et les cuivres, dont les mécanismes et les sonorités aux alentours des années 1900 étaient réellement différentes, plus incisives peut-être, plus différentiées en tous les cas, ce qui pour une musique boisée comme celle de Debussy offre un véritable plus dans l’équilibre orchestral. Par ailleurs, le nombre de cordes reste raisonnable, de manière à ne jamais engouffrer les vents comme c’est hélas assez souvent le cas pour de grands orchestres internationaux. L’auditeur pourra ici entendre cette musique comme Debussy l’entendait, ou du moins aurait sans doute souhaité l’entendre car en son temps, les orchestres et les chefs n’avaient pas toujours la compréhension de son langage ou de l’infinie palette de ses couleurs. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 11 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Sous le règne de la reine Elisabeth Ire, les fidèles de l’ancienne religion catholique étaient durement traités. Déchirés entre obéissance et conscience, quelques-uns des plus grands compositeurs anglais (Philips, Dering, Dowland) choisirent l’exil. D’autres restèrent en Angleterre dans un isolement spirituel, se comparant aux Israélites en exil à Babylone. Parmi eux se trouvaient Robert White, dont les Lamentations s’inscrivent parmi les plus grands chefs-d’œuvre de la musique anglaise, et William Byrd dont la musique des plus tourmentées se prolonge en quelque sorte dans l’énigmatique Phénix et la colombe de Shakespeare, mis spécialement en musique par Huw Watkins pour stile antico. © harmonia mundi
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Trios - Paru le 3 mai 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La production de musique de chambre de Rachmaninov est rare mais ô combien précieuse ! En témoignent deux perles absolues, ces Trios pour piano, qui furent l’œuvre d’un compositeur jeune, incontestablement marqué par l'influence de Tchaïkovski. Mais tout Rachmaninov est déjà là, qui atteint ici des sommets d’émotion et d’expressivité. Les pièces de Suk et de Grieg complètent avantageusement ce tableau construit à l’aide d’une palette exceptionnelle : la geste du toujours très intéressant Trio Wanderer ! © harmonia mundi
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Musique de chambre - Paru le 22 mars 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livrets Distinctions Diapason d'or
Au lendemain d’un album consacré aux concertos pour violoncelle et symphonies de C. P. E. Bach (Diapason d’Or, ffff Télérama, etc.), les musiciens de l’Ensemble Resonanz poursuivent leur exploration très personnelle de la musique orchestrale du XVIIIe siècle. Personnelle ? Parce que depuis plusieurs années, sous la direction d’un chef aussi inspiré que le maestro Riccardo Minasi, l’ensemble a relevé le défi de jouer avec toute la maîtrise du geste baroque des instruments “montés" à la moderne (violons, altos et basses sur cordes métal). Quarante ans après ce qu’on a appelé “la révolution baroque”, quel plaisir de redécouvrir ces neuf mouvements d’orchestre littéralement habités par la divine parole du Christ en croix — une science de la rhétorique pour laquelle Joseph Haydn n’avait pas d’égal ! © harmonia mundi
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Récitals vocaux - Paru le 14 septembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
"Trouver du plaisir dans la méditation même de ce qui cause ses peines" : ainsi pourrait se définir la thématique de cet album à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Madrigaux italiens et anglais y côtoient motets ou répons des Ténèbres… Dans l’ancienne théorie des passions, l’humeur mélancolique présidait à la spéculation intellectuelle et à la création artistique. Cette poésie mélancolique a nourri inlassablement la création musicale de la fin de la Renaissance, que Geoffroy Jourdain nous livre à la faveur de ce premier enregistrement pour harmonia mundi. © harmonia mundi« [...] Les Cris de Paris sont répartis au fil des plages en différents groupes de madrigalistes, alternant parfois avec un petit ensemble de violes. [...] Passionnante, l’anthologie mêle des compositions polyphoniques de la fin de la Renaissance, tant profanes que sacrées, italiennes qu’anglaises, sur des poèmes d’inspiration atrabilaire et au langage musical hardi. [...] Jourdain sait assortir harmonieusement, dans la trame contrapuntique, des voix aux couleurs très différenciées, cristallines ou plus ténébreuses, au vibrato plus ou mois marqué. Et toujours il imprime une forte direction au discours et aux mots [...]. Le programme est malicieusement ponctué par des interludes instrumentaux aux sonorités mystérieuses, mêlant violes, cornet et serpent : une séduisante diversité sonore intelligemment mise au service d’un répertoire aussi exigeant que fascinant. » (Diapason, novembre 2018 / Denis Morrier)