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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique symphonique - Paru le 1 novembre 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] L'imagination toujours en éveil du compositeur, son instrumentation d'une fantaisie constante suscitent une nouvelle fois l'adhésion. [...] Comme chez Prokofiev, l'activisme rythmique n'efface jamais l'inspiration lyrique : Antheil est aussi un mélodiste, avec cette propension si américaine à ne pas craindre la candeur immédiate, presque naïve, du sentiment (Nocturne in Skyrockets) [...]. L'œuvre la plus surprenante demeure la Symphonie n° 1 (1920/23), créée dans sa version complète en 2000. [...] Dans le troisième mouvement, Antheil atteint ce qui s'apparente à une communion spirituelle, quasi chamanique, avec les éléments. On tient là la plage la plus hypnotique de tout le CD, avant que l'œuvre se referme sur un moto perpetuo constamment contrarié, aux bois fugitivement bartokiens. Acceuillons donc avec joie ce nouvel opus [...].» (Diapason, février 2020 / Rémy Louis)
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Musique symphonique - Paru le 30 août 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] partitions anglaises rares que celles qui forment ce bouquet de poèmes symphoniques composés entre 1903 et 1929. Comment a-t-on pu oublier Dorothy Howell (1898-1982) ? Lamia, œuvre d'une artiste d'à peine vingt ans, témoigne d'une maîtrise exceptionnelle à tous égards. Vaughan Williams est, certes, mieux connu, mais son Harnam Down ? Cette "impression" inspirée par la campagne du Wiltshire, que l'auteur retrancha de son catalogue après la première audition (1907), montre le talent des troupes de la BBC pour les peintures de paysages en tous genres. [...] Un disque qui en met plein les yeux.» (Diapason, décembre 2019 / Nicolas Derny)
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Musique symphonique - Paru le 30 août 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Ressuscitée par Rudolf Kempe qui l'a enregistrée à Munich au début des années 1970 sous la supervision du fils du compositeur et qui en a accentué particulièrement le caractère noir, violent et blême (publication Varèse Sarabande), la grande Symphonie en fa dièse majeur de Erich Wolfgang Korngold demeure l'une des symphonies les plus étonnantes composées dans les années 1940-1950. Fin connaisseur des musiques américaines (il propose parallèlement chez Chandos une intégrale de l'orchestre de Aaron Copland), le Britannique John Wilson, qui ressuscite ici l'idée du Sinfonia of London (orchestre de circonstance très actif dans la deuxième moitié des années 1950, il s'agissait souvent du LSO dont le nom ne pouvait être utilisé tel quel pour des raisons juridiques et contractuelles), imagine ici un très beau programme, qui couple donc la Symphonie de Korngold à deux partitions bien plus rares, le Theme & Variations, Op. 42 et Straussiana, paraphrase orchestrale sur de célèbres motifs de Johann Strauss fils. Evidemment, la Symphonie ne cache pas ses liens avec le "cinéma", on croirait entendre dans le Scherzo une mélodie, aux cuivres, directement issue d'un film avec Erroll Flynn, qui n'est pas sans préfigurer un thème très célèbre de John Williams (Star Wars). Mais le premier mouvement (Moderato ma energico) est dans la plus pure tradition symphonique du XIXe siècle. Au centre, un Adagio singulier, bouleversant. Déconcertant, et beau. Voilà que Korngold, partagé dans son cœur "entre" deux cultures, celle de son pays natal, l'Autriche, et l'Amérique, semble assumer parfaitement ici cette dualité. Le choral initial ne fait aucun doute, il vient directement de Bruckner. Dans son ensemble, l'orchestration assez torturée se souvient de Mahler, et un peu de Strauss tout de même. Mais Korngold attache à ces diverses influences son expérience en tant que compositeur à Hollywood, savoir évoquer et raconter en un temps limité : le dessin de ses mélodies est plus net, l'évolution du discours bien plus tranchante (développement). D'esprit plus straussien, le Finale est en son début une petite bourrasque de légèreté, et de générosité, contrastant sans mal avec le mouvement précédent. Le Theme & Variations, Op. 42 et Straussiana sont des pages de pur plaisir, mais remarquablement écrites, comme toujours avec Korngold. Espérons maintenant que Chandos s'intéresse également à une autre œuvre magistrale de l'autre grand compositeur "hollywoodien", la Symphonie (1941) de Bernard Herrmann, inexplicablement oubliée : à quand une gravure moderne qui puisse compléter la gravure Unikorn du compositeur ?, messieurs Gardner, A. Davis, please... © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Ballets - Paru le 1 mars 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Fidèle à la musique française qu’il aime et il connait parfaitement, fidèle aussi à sa véritable boulimie d’enregistrements, Neeme Järvi propose ici trois partitions de ballet à la tête de l’Orchestre Symphonique National d’Estonie. L’occasion est trop belle de retrouver sous sa baguette Les Forains d’Henri Sauguet, partition étincelante écrite en 1945 dans le souvenir de Parade d’Erik Satie qui avait marqué le jeune Bordelais arrivé à Paris. Créé d’abord en version de concert sous la direction d’André Cluytens, ce ballet connaîtra son heure de gloire lorsqu’il sera dansé, la même année, dans une chorégraphie de Roland Petit et des décors de Christian Bérard. Il est assez étonnant que personne, à part le compositeur et cet éternel défenseur de la musique française qu’est Michel Plasson, ne songe à enregistrer une partition aussi habile, qui n’a pas à rien à envier aux œuvres contemporaines de Poulenc ou du jeune Dutilleux. Jacques Ibert écrivit Les Amours de Jupiter en cette même année 1945, juste après la fin de la guerre. C’est une allégorie mettant en scène les personnages d’Europe, Léda, Danaé, Ganymède et Junon. On découvre ici une musique à l’orchestration raffinée, utilisant des instruments rares et un grand effectif symphonique. Venant trois ans après l’enregistrement de Jacques Mercier et de l’Orchestre National de Lorraine, cette nouvelle version répare un peu l’injustice subie par certains compositeurs dont le « métier » est complété par une véritable inspiration. Jules Massenet avait quant à lui sacrifié au rite du ballet obligatoire pour tout spectacle donné à l’Opéra de Paris. Les séquences dansées d’Hérodiade s’insèrent dans chacun des quatre actes de cet opéra créé à Bruxelles en 1881 d’après un conte de Gustave Flaubert. Il sera monté à l’Opéra de Paris en 1921 seulement, dans une nouvelle version en quatre actes et ballet. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 1 février 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Si l’on croit que Mozart, Mendelssohn ou Schubert sont morts jeunes, que dire de Juan Crisóstomo Arriaga, disparu avant même d’avoir atteint son vingtième anniversaire ! Dans ces tristes conditions, on ne peut que se réjouir du relativement fort nombre de ses compositions qui nous sont parvenues, et qui lui ont valu le sobriquet de « Mozart espagnol » ou, pour les plus nationalistes, « Mozart basque » puisqu’il est né et a grandi à Bilbao avant de poursuivre ses études à Paris. La remarque n’a pas pour seule raison le fait qu’il soit né, jour pour jour, un demi-siècle avant le divin Wolfgang Amadeus, ou qu’il porte le même prénom (Juan Crisóstomo = Johannes Chrysostomus, les deux premiers prénoms de Mozart), mais aussi l’élégance et l’apparente simplicité de son langage qui cache une étonnante complexité de conception et d’architecture. On découvre ici sa géniale Symphonie pour grand orchestre, de 1824 – seize ans… qui ne penserait pas aux chefs-d’œuvre de Schubert de la même tranche d’âge, en particulier dans le traitement très spectaculaire des tonalités et des modulations ! –, ainsi que sa cantate Herminie et quelques airs de soprano isolés, de toute beauté. Arriaga travailla avec Cherubini dont il fut d’ailleurs le protégé, et l’influence du strict et rigoureux Italien ne peut qu’avoir été bénéfique au jeune prodige. La juxtaposition de l’ouverture des Esclaves heureux, œuvre de la prime jeunesse, et de la Symphonie, laisse comprendre la stupéfiante évolution d’Arriaga dont on se demande avec un brin de tristesse jusqu’où il serait allé s’il avait vécu aussi longtemps que, disons, Schubert… C’est ici l’Orchestre Philharmonique de la BBC de Manchester qui officie sous Juanjo Mena, avec la soprano Berit Norbakken Solset pour les arias et la cantate. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 4 janvier 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Comme chez tant de compositeurs états-uniens arrivés à maturité au milieu du XXe siècle, la tentation hymnique – façon grands espaces orchestraux – existe aussi chez Antheil. La netteté du rythme et une pulsation volontaire sont des qualités cardinales dans cet univers en perpétuel mouvement. John Storgards et le BBC Philharmonic s’en acquittent avec brio [...] L’ensemble du disque transmet sans s’essouffler la vivacité contagieuse de cette musique. [...] » (Diapason, mars 2019 / Rémy Louis)
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Musique symphonique - Paru le 2 novembre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
Cet album présente les deux ultimes grandes œuvres chorales-orchestrales d’Elgar : The Music Makers de 1912 et The Spirit of England de 1917. Quel parcours depuis son premier grand ouvrage choral qu’était The Dream of Gerontius de 1899, qui est pourtant un immense chef-d’œuvre ! Mais entre-temps, il avait écrit ses deux symphonies, la plupart de ses marches Pomp and Circumstance, son Concerto pour violon, un richissime terreau d’expérimentation orchestrale qui lui donnerait encore bien des outils pour ces deux ouvrages. Des outils et du matériau, car Elgar n’hésite pas à se citer lui-même, certes de manière très détournée et subtile. The Music Makers fait la part belle au chœur, véritable soliste, au même plan que la mezzo-soprano – ici la somptueuse Sarah Connolly. Plus tardif encore, The Spirit of England boucle la boucle avec Gerontius puisque là encore, le compositeur se cite lui-même à certains moments. L’ouvrage est clairement conçu comme un monument aux morts de la Guerre, les morts déjà tombés et hélas ceux qui allaient tomber encore. Bien sûr, l’aspect patriotique et un peu solennel de l’ouvrage n’échappera à personne, mais c’est malgré tout une œuvre de la grande maturité du compositeur, qui sait doser ses effets et colorer son orchestration de mille facettes. Ici encore, le chœur est l’égal du ténor solo – Andrew Staples, pour cet enregistrement. Ces deux œuvres, rarement données en dehors de la sphère britannique, mériteraient cent fois d’être aussi jouées de ce côté de la Manche. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 5 octobre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Pauvre Holst ! Rester à jamais célèbre dans l’esprit des mélomanes de la postérité pour une seule et unique œuvre, Les Planètes, alors qu’on a à son actif huit opéras, autant de musiques de scène, des dizaines de pièces orchestrales – surtout des suites –, autant d’œuvres pour piano et de musique de chambre, encore plus de mélodies et un déluge de pièces chorales… De cette intégrale des œuvres orchestrales, voici le quatrième volume, dont la pièce maîtresse est sans doute la Symphonie « The Cotswolds » de 1900, son unique incursion dans cette forme – si l’on exclut une symphonie chorale sous forme de suite. Il s’était bien lancé dans une seconde symphonie à la toute fin de sa vie, mais n’en écrivit jamais que le Scherzo, que l’on entend aussi dans ce volume ; un mouvement d’une extraordinaire verdeur, insolent et vif, mais il est vrai que Holst n’avait alors que cinquante-huit ans et aucun plan particulier pour s’éteindre l’année suivante. La merveilleuse Moorside Suite, originellement pour orchestre de vents, 1928, le montre en pleine possession de ses moyens et débordant d’imagination. À découvrir aussi, Indra de 1903, écrit à Berlin sous influence de Wagner sans doute, de l’orientalisme ambiant bien évidemment. D’ailleurs, Holst sera très attiré par la musique et les cultures indiennes, au point d’écrire un opéra Sita d’après des sources sanskrites. L’Orchestre Philharmonique de la BBC est placé sous la direction de Sir Andrew Davis. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 5 octobre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
S’il est un compositeur britannique que l’on oublie trop souvent, c’est bien Hubert Parry. Est-ce parce qu’il est de mise de considérer que le XIXe siècle anglais (étiré jusqu’à 1918 dans le cas de Parry) n’a produit aucun compositeur de renom ? Dommage. Sans compter même que Parry fut le maître de Vaughan Williams, Gustav Holst ou Frank Bridge, ce pour quoi il mérite toutes les attentions. Sa Quatrième symphonie, créée en 1889 par rien moins que Hans Richter ; elle est jetée en quatre amples mouvements, ainsi qu’un court et adorable Intermezzo. Notez que c’est ici la version originale de 1899 que nous donne l’Orchestre de la BBC du Pays de Galles, version qui est restée inédite et in-jouée pendant des décennies alors qu’on donnait volontiers une version totalement remaniée par le compositeur en 1909. Les esprits curieux pourront être tentés d’écouter les deux versions en parallèle, l’autre étant disponible sur le label Chandos. Proserpine suit, œuvre de l’ultime maturité puisqu’écrite en 1912 ; il n’est pas interdit d’y voir certaines inclinations liszto-wagnériennes, toutefois très tempérées par une évidente légèreté à la française qui pourrait avoir été inspirée par Massenet ou Saint-Saëns. L’aimable lecteur l’aura compris, Parry fut une sorte de creuset anglais de tout ce qui se faisait alors sur le continent, et qu’il léguerait à la génération suivante de compositeurs britanniques. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 7 septembre 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
À une époque où l’avant-gardisme effréné et le tout-sériel-obligatoire ravageaient la scène musicale européenne, il fallait un sacré culot pour oser écrire des symphonies tonales – et oser les faire jouer ! –, encore plus de culot pour avoir le cran de s’opposer à cette dictature, le faire savoir haut et fort, et le culot suprême de quitter son poste de professeur de composition au prestigieux Royal College of Music de Londres en 1977 quand celui-ci commençait à céder à la pression sérielle… Et quand on est une femme, la chose confine au scandale ! C’est pourtant bien là le parcours de Ruth Gipps (1921-1999), tout aussi connue en son temps comme compositrice, pianiste virtuose et hautbois/cor anglais de l’Orchestre de Birmingham. Bien sûr, elle dût batailler ferme pour faire donner ses œuvres, quand bien même elle avait comme champions de sa musique rien moins que Henry Wood, Arthur Bliss ou John Pritchard. Voici donc quelques-unes de ses œuvres orchestrales les plus emblématiques : la magnifique et énergique Quatrième Symphonie de 1972 (en effet, à mille lieues du moindre sérialisme !), la non moins enthousiasmante Deuxième de 1945, et le très scénique – cinématographique même ! – Knight in Armour (« Chevalier en armure ») d’après le célèbre tableau de Rembrandt L’Homme en armure, créé avec un éclatant succès par Henry Wood aux Proms de Londres, cuvée 1942. Sans l’ombre d’un doute, voilà une compositrice qu’il convient de découvrir : digne disciple de son maître Vaughan Williams, elle représente un chaînon manquant dans la production britannique de l’après-guerre. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 6 avril 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
On ne va pas raconter pour la n-ième fois la création tumultueuse du Concerto pour alto du jeune Walton, que devait donner Lionel Tertis avant de se rétracter – et d’être remplacé par Hindemith en personne : l’histoire fait désormais partie de la mythologie waltonienne. Voici ce chef-d’œuvre sous les doigts de l’altiste James Ehnes. L’album se poursuit avec des œuvres du même Walton que l’on n’entend hélas pas bien souvent : la Partita pour orchestre de 1955, ouvrage de la grande maturité, fut créée par l’Orchestre de Cleveland sous la direction de George Szell (1958). Le compositeur ne cherche en rien à surclasser le modernisme ambiant, encore moins à suivre la dictature dodécaphonique, et écrit à la place une partition truculente, vivante en diable, assez « visuelle » quand bien même sans aucun programme. On croirait assister à l’une de ces comédies brillantes et enlevées de la grande époque du cinéma britannique ! Plus rare encore est la Sonate pour orchestre à cordes, écrite en 1970 pour Neville Marriner en se basant sur le quatuor à cordes des années 1945. La réécriture est de la plume de Walton – même s’il semble avoir été aidé par Malcolm Arnold – et emprunte au passage le format d’une sorte de concerto grosso, avec dialogue entre solistes et orchestre. La Partita et cette Sonate pour orchestre à cordes méritent vraiment d’être découvertes de ce côté de la Manche, où Walton reste très peu joué. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 2 février 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de Son d'Exception
Ah non, on n’ira jamais affirmer que la musique du compositeur suédois Dag Wirén (1905-1986) procède de la moindre avant-garde. Bien au contraire, il a toujours cherché à écrire de la musique certes nouvelle, mais toujours plaisante à écouter, sans dogme ni pédagogie ni mode d’emploi. Son œuvre, plus considérable en qualité qu’en quantité, comporte quand même cinq symphonies dont voici la
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Musique symphonique - Paru le 5 janvier 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de Son d'Exception
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Musique symphonique - Paru le 3 novembre 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Qobuzissime - 5 étoiles de Classica
Outre le fascinant et indispensable Falstaff d’Elgar composé en 1913, une « Étude symphonique » selon la partition, en réalité un poème symphonique dans la grande tradition de Strauss – auquel Elgar a sans nul doute pensé alors qu’il écrivait son chef-d’œuvre, et le violoncelle solo assez présent ne peut pas ne pas faire penser au Don Quichotte de Strauss, composé seize ans plus tôt – l’album se singularise par quelques mélodies avec orchestre du même Elgar, un répertoire hélas bien trop négligé et pourtant d’une beauté saisissante (on entend, à la rigueur, les Sea Pictures données de temps à autre). Et lorsque l’on sait que c’est le désormais très célèbre baryton Roderick Williams qui officie, on ne peut que se féliciter de l’initiative d’Andrew Davis et le BBC Philharmonic de remettre ces splendeurs en avant. Elgar nous prouve ici que, loin d’être seulement un grand maître des grandes fresques vocales-symphoniques sous forme d’oratorio (on pense bien sûr à The Dream of Gerontius, à The Apostles ou The Music Makers), il manie la miniature avec génie. Roderick Williams, l’une des plus belles voix de la scène britannique d’aujourd’hui, se saisit de ces raretés avec un bonheur non moins rare. L’album se referme sur un hilarant clin d’œil, la Smoking Cantata, une cantate à l’orchestration énormissime mais d’une durée de… quarante-neuf secondes, et dont le texte se borne à : « Kindly, Kindly, kindly do not smoke in the hall or staircase », autrement dit : « S’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît, veuillez ne pas fumer dans la salle ni dans l’escalier ». The best British humor ! © SM/QobuzCommentaire technique de Qobuz sur la prise de son Une prise de son raffinée pour une orchestration imposante et une retranscription des rapports de niveaux et de distances entre les pupitres très justement rendue par ce mixage aéré donnent une lisibilité exceptionnelle des lignes. La réverbération, claire et enveloppante, ne masque jamais le discours et il en résulte une homogénéité rare entre les différentes familles de l’orchestre. Les tutti ne manquent certainement pas de verve grâce à la dynamique remarquablement assumée, et lorsque les percussions se mettent en branle, on découvre une salle de belle dimension qui laisse tout le loisir au son de se développer sans contrainte. On ne tombe pas ici dans le piège de l’ultra-proximité, très (trop ?) en vogue aujourd’hui et, puisque l’acoustique le permet, Chandos signe un mixage très respectueux de la partition, de l’interprétation, de la scène sonore… On respire !
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Musique symphonique - Paru le 6 octobre 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La Septième Symphonie (1951) de Vaughan Williams, Sinfonia Antartica, reprend d’amples matériaux de la somptueuse musique que le compositeur avait écrite en 1948 pour le film Scott of the Antarctic. On ne s’étonnera donc pas de l’aspect extraordinairement imagé de l’orchestration et de la thématique, que n’importe quel auditeur – quand bien même il ne saurait rien ni du titre ni de la base cinématographique – assignerait volontiers à d’amples plaines déchirées par le vent, à des scintillements de lumière glacée, bref, à l’Antarctique dans toute sa splendeur – et tous ses dangers, puisque l’expédition de Scott finit fort mal, c’est le moins que l’on puisse dire. En complément de programme, l’Orchestre Symphonique de Bergen (un coin qui a l’habitude des grands froids !) et Sir Andrew Davis nous proposent le Concerto pour deux pianos du même Vaughan Williams : initialement conçu en 1933 pour un seul piano, l’ouvrage fut remanié pour deux pianos en 1946, eu égard à la trop grande difficulté de la partie de piano, et le compositeur modifia aussi quelques passages au passage. Ce sont ici deux Canadiens, Louis Lortie et Hélène Mercier, qui officient. Enfin, on découvrira les Quatre derniers chants chantés par Roderick Williams, une sorte de pendant vaughanowilliamsien des Quatre derniers Lieder de Strauss si l’on veut, même si les quatre chants de Vaughan Williams ne furent orchestrés qu’après-coup, en l’occurrence par Anthony Payne en 2013 – mais en observant scrupuleusement les habitudes orchestrales du compositeur. Un beau testament musical, conçu au cours des derniers mois de sa vie. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 6 octobre 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Au début du XXe siècle, la « musique hongroise » était encore héritée des magyareries de Brahms et Liszt, qui s’approchent bien plus d’un mélange de salon viennois et de thèmes tziganes. Il fallut attendre les recherches ethnomusicologiques de Bartók et Kodály pour que la « vraie Hongrie » folklorique fasse son entrée dans les partitions savantes. On ne s’étonnera donc pas que la Sérénade Op. 3 de Leó Weiner, de 1906, comporte encore bien des aspects brahmso-liszto-viennois, alors que plus on avance dans le temps, plus son langage hongrois (et roumain, puisqu’il s’agit de la Hongrie historique, dont une large partie orientale fut perdue à la Roumanie après la Première Guerre) se porte vers la réelle sonorité folklorique. Cela dit, à la différence de Bartók et Kodály, Leó Weiner maintient dans ses harmonisations, ses transcriptions, un esprit symphonique post-romantique (le même qui régit les explorations folkloriques d’un Enescu, par exemple), sans les recherches harmoniques des deux collègues hongrois qui, eux, se saisissaient du même fonds populaire pour en faire une musique toujours plus savante, plus avant-gardiste, plus moderne. Jusque dans les Quatrième et Cinquième (et dernier) Divertimentos de 1951, le ton reste romantique. Et ô combien délicieux ! C’est Neeme Järvi et l’Orchestre national d’Estonie qui officient. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 19 mai 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
Le BBC Philharmonic lance une nouvelle série des plus intéressantes, consacrées aux œuvres symphoniques de George Antheil, un pan totalement négligé du répertoire de ce compositeur dont la carrière avait explosé dès ses débuts en Europe. Il s’était immédiatement taillé un costume d’enfant terrible avec ses pièces d’un avant-gardisme échevelé, en particulier son Ballet mécanique de 1925, dans lequel le « Bad Boy of Musix » (le titre de son autobiographie !) acceptait l’influence du pan le plus féroce de Stravinski ; et pourtant, à son retour aux États-Unis en 1933, Antheil changea totalement de costume, s’orientant désormais vers un langage fondamentalement tonal et mélodique, une surprise considérable pour quiconque connaissait ses premières explosions européennes. En vérité, il se rangeait désormais dans la classe des symphonistes états-uniens néoclassiques et néoromantiques. Lui-même considérait sa Quatrième Symphonie, commencée en 1942, comme une méditation sur plusieurs aspects de la guerre qui faisait alors rage : le second mouvement cherche à évoquer le massacre de Lidice, le troisième – un scherzo – représentait une « farce brutale, la farce de la guerre ». La prémonition du triomphe final des Alliés était l’objet du dernier mouvement. L’œuvre connut un succès considérable, autant auprès du public que des critiques, et Time Magazine estimait que la création présentait un phénomène quasiment inédit : une « nouvelle symphonie américaine qui n’ennuyait pas les mélomanes ». Toutefois, le critique de Time suggérait une forte influence en provenance de Chostakovitch, en particulier dans les accents quelque peu pompiers de la Septième Symphonie, « Léningrad », créée aux États-Unis en juillet 1942. Dans son autobiographie, Antheil réagit avec force contre ces allégations : le passage incriminé de sa Quatrième Symphonie, celui qui semblait être copié de Chostakovitch, reprenait en fait plus ou moins note à note un passage de son propre opéra Transatlantic publié en… 1928 ! Le lecteur peut d’ailleurs vérifier la chose sur la vingtième piste de l’album. Le compositeur ne manquait pas de souligner que cette musique était née peu avant que Chostakovitch écrivît ne serait-ce que sa Première Symphonie. En 1947, Antheil avait commencé une Cinquième Symphonie dont il mit le manuscrit de côté (l’œuvre finirait sous le titre de « Symphonie tragique », non-numérotée) et s’attela à une tout nouvelle cinquième, radicalement différente, d’une nature bien plus festive ainsi qu’en atteste son nom « Joyeuse ». Le compositeur voyait son œuvre comme la rupture définitive avec le modernisme « désormais passé », selon ses propres termes, du début du XXe siècle. Dans sa critique de la représentation donnée à Carnegie Hall, Virgil Thomson – dont on connaît la légendaire dureté de la dent – estimait que c’était le meilleur ouvrage d’Antheil à ce jour. L’album débute avec le court Over the Plains de 1945, ici donné en première discographique, un souvenir musical des émotions qu’avait ressenties Antheil lors d’un voyage à travers le Texas dix ans auparavant, et où il avait conçu qu’un jour il écrirait une pièce célébrant non seulement l’esprit optimiste des pionniers, mais aussi la joie des habitants de cette région. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 13 novembre 2015 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Quatrième volume de l’excellente, vraiment excellente, série d’enregistrements dédiée à Alfredo Casella par le BBC Philharmonic et son aventureux chef titulaire Gianandrea Noseda – un de ces chefs qui ne cherchent pas mordicus à nous imposer une n-ième version des Symphonies de Mahler ou de Bruckner, ouf ! Dans ce quatrième volet, on pourra découvrir diverses partitions aussi rares que magiques, à commencer par les Cinq fragments tirés du ballet Le Couvent sur l’eau, une « comédie chorégraphique » de 1912 qui est certes sensée se dérouler à Venise, mais on y chercherait en vain la moindre allusion folklorique ou populaire – Casella, en cette fin de son long séjour parisien, avait plutôt suivi les influences franco-russes alors en vogue dans la capitale française. Une partition rutilante, foisonnante, dans laquelle il démontre toute sa science de l’orchestre et des équilibres sonores. De retour à Rome au début de la Première Guerre, Casella rendit hommage aux morts sur le champ de bataille avec l’Élégie héroïque ; plus qu’une marche funèbre débordante d’honneur militaire, son Élégie crie avec horreur et tristesse sa détresse devant le massacre qui ne faisait que commencer. Là encore, il déploie une stupéfiante connaissance de la sonorité orchestrale ; on entendra, à un moment, un passage qu’aurait pu écrire Charles Ives… très étonnant. Enfin, Noseda nous propose la Première Symphonie de 1906, qu’il considérait lui-même comme légèrement « juvénile » ; erreur, monsieur le compositeur : oui, l’influence à la russe (Rachmaninov plutôt que Stravinski, d’ailleurs) s’y fait entendre, ainsi sans doute que la griffe de Franck, mais déjà dans un langage purement casellien. © SM/Qobuz« [...] Moins romantique que l'excellent Francesco La Vecchia (Naxos), Gianandrea Noseda délivre un alliage soigneusement distillé de rigoureuse précision et de passion contenue qui convient admirablement à ces musiques équivoques et sur le fil du rasoir.» (Classica, décembre 2015 / Michel Fleury)
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Musique symphonique - Paru le 26 mai 2015 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
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Symphonies - Paru le 31 mars 2015 | Chandos

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