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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique vocale sacrée - Paru le 3 septembre 2015 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Les « devotional songs » à trois voix d’hommes de Purcell restent nimbés d’un certain mystère. Vraisemblablement composés entre 1680 et 1688, ils sont restés à l’état de manuscrit et il est difficile de savoir s'ils furent écrits pour un établissement religieux ou pour des particuliers. Le régime puritain de Cromwell, pourtant remplacé dès 1661 par le retour du roi exilé Charles II (le « Merry Monarch », ou le « monarque joyeux/fêtard », connu pour ses frasques en tout genre), avait laissé des traces profondes dans la société britannique, en particulier dans le domaine de la dévotion domestique – la pratique religieuse à la maison. Sans doute Purcell connaissait-il les recueils de psaumes et de motets publiés pour ces pratiques, écrits pour un nombre réduit de chanteurs et continuo. Mais les Devotional Songs de Purcell sont autrement exigeants en termes de technique vocale que ces précédentes pièces destinées au salon, et l’on peut donc se demander s’il ne les a pas plutôt destinés aux professionnels de la cour. Deux ténors, une basse, ainsi que le continuo (basse de viole, clavecin, orgue, théorbe), servent ici à merveille cette sombre et ample musique que l’on ne connaît guère, et c’est bien dommage. Afin d’offrir quelque répit dans ce discours de grand recueillement, le présent album propose également quelques pistes de pièces instrumentales signées Geoffrey Finger, un compositeur morave installé en Angleterre, plus ou moins contemporain de Purcell. © SM/Qobuz« [...) D'une page à l'autre, les trois chanteurs, les ténors Jeffrey Thompson et Marc Mauillon et la basse Geoffroy Buffière, n'hésitent pas à souligner les contrastes et à s'engager sans réserve dans ce théâtre sacré, encouragés par un continuo exemplaire et convaincu. Le verbe haut et le ton volontiers déclamatoire, ils ont bien compris que l'intensité des couleurs et la volupté de l'expression pouvaient véhiculer les sentiments les plus intimes. Comme la peinture caravagesque judicieusement choisie pour la couverture. » (Classica, novembre 2015 / Philippe Venturini)
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Oratorios sacrés - Paru le 29 mars 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Composé par Dietrich Buxtehude en 1680 pour l’église de Lübeck où il était en poste depuis plus de dix ans, ce Membra Jesu Nostri, d’après un texte latin écrit par un des proches de Saint-Bernard, décrit les affres de la Passion du Christ au cours d’un cycle de sept cantates. Typique du piétisme de cette fin de XVIIe siècle dans l’Allemagne luthérienne, cette musique nous plonge dans des abîmes de souffrance et dans l’espoir de la consolation. La musique de Buxtehude, fondée sur la rhétorique, reprend les concepts de toute une génération de compositeurs novateurs qui l’ont précédée. Elle inspirera à son tour, comme on le sait, celle de Johann Sebastian Bach venu tout exprès à Lübeck pour rencontrer Buxtehude. Ecrite pour un ensemble vocal à cinq voix, Membra Jesus Nostri requiert des solistes groupés en trois voix graves et deux voix de dessus, avec un accompagnement instrumental assez sobre, constitué de deux violons, de cinq violes de gambes et d’un continuo choisi par les interprètes selon les possibilités du moment. Certains auteurs voient dans cette disposition l’influence du « Motet versaillais » que Buxtehude connaissait bien. L’influence mélodique italienne, en particulier celle de Monteverdi qu’il avait pu connaître à travers la musique de Schütz, est également perceptible dans ces pages. C’est surtout l’extraordinaire puissance expressive qui frappe à l’écoute d’un chef-d’œuvre se plaçant au niveau des grandes créations spirituelles du genre, comme le Musikalische Exequien de Schütz, les Passions de Bach ou, sur un plan purement instrumental, les Sonates du Rosaire de Biber. Selon Philippe Pierlot, l’interprète de cet album, « Buxtehude veut s’adresser directement aux sens et nous fait plonger dans les souffrances du Christ : on croit littéralement ressentir soi-même les plaies, les coups de marteau, le cœur qui s’arrête de battre. Par le génie de sa musique, le compositeur parvient à émouvoir l’auditeur, à l’éclairer et l’instruire ainsi sur le sens profond du texte magnifiquement mis en musique. » © François Hudry/Qobuz
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Cantates sacrées - Paru le 16 février 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Diapason d'or / Arte
La cantate Jesus nahm zu sich die Zwölfe (« Jésus prit avec lui les Douze ») BWV 22 tient une place historique chez Bach. Il l’a en effet composée encore à Coethen, en guise de candidature au poste de Cantor à Leipzig, puis la dirigea le 7 février 1723, peut-être même en chantant lui-même la partie de basse. On sait que le Conseil de la ville, ne pouvant obtenir le concours de ses compositeurs préférés – Telemann, Graupner et deux autres –, se décida à se suffire du « médiocre » Bach… L’évangile du jour rapporte d’abord l’annonce de sa mort et de sa résurrection par le Christ à ses disciples. Effectif modeste : voix, cordes, un hautbois et continuo, mais le contenu musical est – comme dans plus ou moins toutes les cantates de Bach – parmi ce qu’il a écrit de plus somptueux. Pour la même célébration, Bach conçut l’année suivante une nouvelle cantate, Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott (« Seigneur Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu ») BWV 127. Or celle-ci n’a quasiment rien qui la rapproche de la précédente : Bach propose une très impressionnante méditation sur la mort physique. Lui qui au fil de ses cantates en appelle à une mort bienheureuse qui l’arrachera aux vicissitudes de la vie terrestre, le voici révélant combien il peut redouter la mort physique. L’aria « Die Seele ruht » est l’un de ces sublimes moments suspendus chez Bach, une ineffable tintinnabulum dans lequel soprano et hautbois dialoguent sur une thématique déchirante, tandis que les flûtes et les pizzicatos de cordes figurent le temps qui passe dans une indescriptible beauté. Enfin, c’est avec Die Elenden sollen essen (« Les pauvres mangeront ») BWV 75 que Bach entama ses fonctions à Leipzig à l’église Saint-Nicolas cette fois, puisque les cantates étaient exécutées en alternance dans l’une et l’autre des ces deux églises. Sans doute parce qu’il voulait marquer avec éclat son arrivée, il conçut cette cantate dans de vastes proportions : quatorze numéros distribués en deux parties. Bien sûr, Bach ne pourrait pas produire chaque semaine d’aussi vastes et puissantes partitions. Mais il y a là véritable matière à Passion… et c’est avec passion que Philippe Pierlot, son Ricercar Consort et les solistes nous restituent ces chefs-d’œuvre. © SM/Qobuz« [...] L'un des disques de cantates les plus inspirés depuis le "Bach Pilgrimage" de Gardiner. Pour l'intensité du dialogue entre instruments et voix, pour l'une des réalisations les plus colorées du chœur de solistes. Et pour Carlos Mena, toujours bouleversant chez Bach. [...] Philippe Pierlot et son Consort se surpassent. La réussite repose autant, et même un peu plus, sur l'ensemble instrumental somptueux que sur les quatre chanteurs. [...] (Diapason, juin 2018 / Gaëtan Naulleau)
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Cantates sacrées - Paru le 18 novembre 2013 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
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Chœurs sacrés - Paru le 21 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Excellente idée que voilà : présenter des œuvres chorales sacrées du XXe siècle français, précédées des antiennes ou répons grégoriens qui leur ont servi de base, de près ou de loin. Duruflé et Poulenc, tous deux profondément impliqués dans la vie et/ou la musique religieuse à divers titres, ont confié quelques-unes de leurs pièces les plus émouvantes au chœur a capella ; on entendra donc les Quatre motets sur des thèmes grégoriens (1960) de Duruflé, un ouvrage qui ne peut que faire regretter que le compositeur nous ait légué si peu d’œuvres. Ce sont ensuite les Quatre motets pour un temps de pénitence de Poulenc (1939), datant du début de sa veine religieuse et sacrée – après les Litanies de la vierge noire et la Messe, un retour au « sérieux » pour ce compositeur longtemps plongé dans les orgies (sonores, s’entend) de la frénésie de l’entre-deux-guerres et qui, comme tout un chacun, sentait sans doute les noirs et bruns nuages s’amonceler sur l’Europe. L’alternance entre grégorien et XXe siècle français offre à chaque fois une sorte de « remise à zéro » de l’oreille, tout à fait bienvenue. L’album se referme avec Messiaen, en l’occurrence O sacrul convivium de 1937, une des trop rares œuvres chorales a capella du compositeur qui, après 1950, ne recourut plus jamais au format de chœur sans accompagnement. Dommage… L’ensemble estonien Vox Clamantis, formé initialement au chant grégorien, évolue désormais dans toutes les sphères chorales, avec une excellence qui se confirme d’album en album. © SM/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 23 mars 2015 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Pendant les trente premières années de sa carrière, Reinhard Keiser (1674–1732) fut avant tout un célébrissime compositeur d’opéras ; la légende lui en attribue une centaine, la musicologie soixante-dix, la réalité une vingtaine car le reste semble perdu. Sa Passion selon saint Marc de 1713 est donc l’œuvre d’un musicien empreint d’art lyrique et, très franchement, cela s’entend. Les airs, les ensembles, les chœurs débordent de vigueur dramatique, sans oublier la « peinture musicale » chère aux musiciens de ce temps qui se servaient des inflexions pour décrire quasi-graphiquement tel mouvement, telle pensée, telle image, un certain ésotérisme pour l’auditeur d’aujourd’hui mais au XVIIIe siècle, les allusions sautaient aux yeux – aux oreilles, plutôt. On peut gager que Bach lui-même se laissa influencer par ce style très visuel d’oratorio sacré pour ses propres Passions, même si le Kantor utilisa bien plus le chœur que Keiser, plus orienté sur les solistes – l’opéra, encore une fois ! Soit dit en guise de conclusion, Keiser est jusqu’ici considéré comme l’auteur de cette Passion selon saint Marc mais les musicologues émettent quelques doutes quant à la paternité ; il pourrait s’agir en réalité de Keiser – Gottfried, autrement dit le père de Reinhard. Mais à défaut de preuve irréfutable, Reinhard, ne serait-ce que parce qu’il est plus célèbre, garde le dessus. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 28 janvier 2013 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - Hi-Res Audio
Composée en 1923 sur des poèmes d'Henri Ghéon, l'un des fondateurs de la Nouvelle Revue française, Le Miroir de Jésus d'André Caplet demeure l'une des oeuvres les plus oubliées de la musique française du début du XXe siècle. Partition nourrie à l'esthétique debussyste, baignée de lumière et d'intensité pudique. Les effleurements délicats et insaisissables qui animent ce chef-d’œuvre complet sont ravivés par des interprètes fins et inspirés, à commencer par le splendide Quatuor Sine Nomine. Du plaisir, rien que du plaisir !Œuvre mystique, Le Miroir de Jésus écrit en 1923 sur des poèmes d’Henri Ghéon, est une partition tout à fait singulière par sa structure en quinze fragments où le chrétien médite sur les « mystères » vécus par la Vierge Marie face aux événements de la vie de son Fils, comme dans un « miroir » d'elle-même. Par sa formation également : mezzo-soprano, chœur de femmes, harpe et quintette à cordes. Une œuvre rare, raffinée, à méditer autant qu’à écouter.
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 5 novembre 2009 | Mirare

Hi-Res Livrets + Vidéo Distinctions Hi-Res Audio
Ricercar Consort - Philippe Pierlot, direction / Une démonstration flamboyante de l'optique "solistisante" dans l'interprétation des œuvres vocales sacrées de Johann Sebastian Bach
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Musique vocale sacrée - Paru le 31 mars 2011 | Mirare

Hi-Res Livrets Distinctions Hi-Res Audio
Des oeuvres religieuses de Bach, cette Passion est celle qui touche le plus par sa profonde intimité. Bach s’adresse à chacun de nous, reliant l’individu au récit sacré par une expression dramatique intense et par ses réflexions méditatives. En enregistrant ce chef-d’œuvre universel, Philippe Pierlot, à la direction du Ricercar Consort, poursuit son exploration des œuvres vocales de J.S. Bach entouré de grands solistes tels Carlos Mena, Stephan MacLeod ou Jan Kobow.
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Musique vocale sacrée - Paru le 4 mars 2016 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Si l’une des plus grands ères historiques du culte marial est le Moyen Âge – avec son cortège d’églises et de cathédrales Notre-Dame, et la musique qui s’y associe ; sans doute un peu de tendresse maternelle et féminine vient-elle adoucir l’âpreté de ces temps troublés – ce serait faire fi de la seconde moitié du XIXe siècle et de la première du XXe, ainsi qu’en témoigne ce tout récent enregistrement de Chants à la Vierge signé Michel Corboz et son mythique Ensemble vocal de Lausanne. César Franck bien évidemment, mais aussi l’Auxerrois Paul Berthier (fondateur en 1906 des Petits chanteurs à la Croix de bois), le bien trop tôt disparu Jehan Alain, et les deux Bretons pure souche que furent Paul Ladmirault et Joseph-Guy Ropartz. Corboz propose le Panis Angelicus de Franck dans deux versions, l’une chanté par une soprano en guise d’ouverture de l’album, l’autre par un ténor en guise de dernier moment. Entre ces deux moments, il nous est donné de voyager à travers le culte marial mis en musique dans la période qui s’étend de la Première à la Seconde guerre mondiale – des époques, là aussi, où bien des âmes se tournent vers la douceur féminine pour un peu de réconfort ? Chœur a capella, voix solistes, un peu d’orgue de-ci de-là, la harpe pour Franck, voilà qui rend une sonorité des plus pures pour la plus pure des mères… © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 30 mars 2018 | Mirare

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Il nous reste aujourd’hui trois Leçons de ténèbres de François Couperin sur les neuf qu’il aurait vraisemblablement écrites. Composées pour les « Dames religieuses » qui appartenaient à l’ordre des clarisses de l’abbaye de Longchamp, près de Paris, qui fut entièrement détruite lors de la Révolution française, ces Leçons représentent le sommet du piétisme baroque de la fin du règne de Louis XIV, encore tout imprégné du jansénisme du siècle précédent. L’abbaye étant ouverte au public, on prit l’habitude de donner les Leçons de ténèbres non pas la nuit, mais l’après-midi des mercredi, jeudi et vendredi. C’était un évènement mondain que venaient suivre les Parisiens. Très populaires dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les "leçons de ténèbres" devinrent un genre prisé par de nombreux compositeurs, dont Marc-Antoine Charpentier qui en composa au moins une trentaine dont peu nous sont parvenues. Si François Couperin reprend ce genre un peu archaïque au début du XVIIIe siècle, il a su leur insuffler une forme nouvelle en mélangeant l’austérité de mise à une expression de la douleur très italianisante qui donnent à ses pièces une troublante sensualité. La Troisième Leçon, à deux voix, est particulièrement ornée de vocalises riches en affects. Grâce au génie de François Couperin, cette expression exacerbée de la douleur n’est jamais très loin de l’opéra dont les représentations étaient interdites en temps de Carême. On pouvait ainsi suivre le délicieux spectacle des passions humaines les plus fiévreuses et les plus subtiles sous couvert de religion. L’ensemble Les Ombres, co-dirigé par Margaux Blanchard et Sylvain Sartre, nous offre dans ce nouvel album les Leçons de ténèbres et des extraits de messes et motets de Couperin, dans une atmosphère de clair-obscur qui mêle habilement l’esprit de rigueur français à la douce théâtralité italienne. © François Hudry/Qobuz
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Oratorios sacrés - Paru le 3 février 2017 | Mirare

Hi-Res Livret
Précisons-le tout de suite, voici la version originale de 1921 du Roi David d’Honegger, et en aucun cas la réorchestration réalisée quelques années plus tard. Par contre – et heureusement – cet album fait appel aux textes de liaison confiés au narrateur, plutôt que de nous infliger les quelque trois heures de drame biblique original pour tout un ensemble de comédiens, puisqu’en réalité la musique de Honegger n’occupait qu’environ un quart du spectacle total. Ladite version originale est conçue pour dix-sept musiciens : cinq bois, trois cuivres, un violoncelle (ou une contrebasse), un claviériste passant du célesta à l’harmonium ou au piano, et sept percussions – autrement dit, l’idéal prôné quelques années plus tôt par cet extraordinaire visionnaire qu’était Jean Cocteau, qui suggérait dans Le Coq et l’Arlequin de développer un « riche orphéon de bois, de cuivres et de batteries », et dont un avantage supplémentaire (et très prosaïque) est qu’il exige moins de répétitions que des cordes solo, avec moins de risque de jouer faux… Tout en s’adaptant à des salles en tout genre ! Ce sont ici les musiciens de l’Orchestre de la Suisse Romande qui accompagnent l’Ensemble vocal de Lausanne sous la baguette de son nouveau directeur musical Daniel Reuss, successeur de Michel Corboz. © SM/Qobuz