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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique symphonique - Paru le 9 août 2019 | Naxos

Hi-Res Livret
La célébrité du compositeur russe Sergueï Taneïev pâtit de celle de son contemporain Tchaïkovski, dont il fut l’élève en classe de composition au conservatoire de Moscou, et de celle du Groupe des cinq. Sa musique n’est pas programmée dans nos salles de concert. Heureusement, quelques enregistrements permettent de compenser ce manque, comme celui que voilà avec le chef Dmitry Yablonsky à la tête de l’orchestre symphonique des Kiev Virtuosi. La Suite de concert pour violon et orchestre de Taneïev campe un décor aussi familier qu’étonnant. Cette partition romantique déploie un dramatisme propre au concerto (le Prélude, Grave en est une parfaite illustration) mais le genre est ici subverti par le découpage revisité de la suite. Inspiré et d’un tempérament musical bien trempé, le compositeur exploite la variété des timbres de l’orchestre pour tisser une trame dense autour du violon. Leur dialogue convoque des images qui annoncent davantage l’épopée don quichottesque de Strauss plutôt qu’elles ne rappellent les contes traditionnels de la Russie pluriséculaire. Il manque peut-être un peu de ce tempérament à la soliste Annelle K. Gregory. L’intonation est parfaite et son jeu, non sans couleurs ni expression, recherche moins l’âpreté du discours qu’une certaine élégance. La direction charismatique de Dmitry Yablonsky parvient toutefois à entraîner la soliste sur des sentiers engagés, dans les pas de David Oistrakh. La musique de Taneïev se dévoile donc progressivement, apparentant l’écoute à une initiation. La Tarentelle, Presto donne enfin toute la mesure de cette Suite de concert. La Fantaisie sur des thèmes russes pour violon et orchestre de Rimski-Korsakov est judicieusement placée, une fois n’est pas coutume, après l’œuvre de Taneïev. Cet agencement l’éclaire d’une manière originale et évite l’approche trop souvent pittoresque de ce répertoire. L’écoute se fait ici sans reprendre haleine car les mouvements n’ont pas été découpés en des pistes distinctes. Il faut dire qu’Annelle K. Gregory a choisi un tempo enlevé et le Lento central nous laisse tout juste le temps de respirer ! © Elsa Siffert/Qobuz
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Symphonies - Paru le 12 juillet 2019 | Naxos

Hi-Res Livret
C’est en entendant à l’âge de quinze ans la Symphonie « Pathétique » de Tchaïkovski dirigée par Arthur Nikisch, que le jeune Nikolaï Miaskovski se détourna de ses études d’ingénieur, alors qu’il faisait partie d’un bataillon de sapeurs à Moscou. Élève, comme son grand ami Prokofiev, de Reinhold Glière, il étudia ensuite la composition avec Rimski-Korsakov et Liadov. Compositeur prolixe, Miaskovski laisse, entre autres, vingt-sept symphonies qui sont peu à peu enregistrées. Il dirigea le Conservatoire de Moscou pendant une grande partie de sa vie. Récipiendaire à cinq reprises du Prix Staline, Miaskovski fut un des compositeurs de premier plan du régime soviétique, réussissant habilement à louvoyer avec les autorités sans devoir s’engager ouvertement dans une confrontation idéologique. Mais, en 1947, il est désigné avec Chostakovitch, Khatchaturian et Prokofiev, comme l'un des principaux auteurs de la création de musique à tendance anti-soviétique, anti-prolétarienne et formaliste. Il ne fut réhabilité qu’après sa mort d’un cancer en 1950. Sa Première Symphonie, composée pendant ses études en 1908, puis révisée en 1921, est encore toute empreinte des compositeurs russes de sa jeunesse, en particulier Tchaïkovski, Glazounov et Taneïev. Datée de 1933, sa Symphonie n° 13 n’a été créée qu’en 1994 lors d’un concert avec l’Orchestre de la BBC du Pays de Galles. Elle fait partie des années expérimentales de Miaskovski qui abandonnera ensuite les dissonances que l’on peut entendre ici. Moins connu que ses contemporains Prokofiev et Chostakovitch, Miaskovski reste à découvrir. Homme introverti comme sa musique, il ignore le sarcasme ou l’humour grinçant au profit d’une musique austère et sans concession. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 8 février 2019 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Certes, la figure tutélaire la plus indéboulonnable de la musique classique brésilienne restera toujours Villa-Lobos. Mais c’est sans compter avec le véritable fondateur de l’école musicale nationale du pays que fut Alberto Nepomuceno – qui fut d’ailleurs un infatigable mentor et ami de l’indéboulonnable en question ! Dès les années 1890, sous l’impulsion de Grieg, il se mit à explorer le monde infini de la musique traditionnelle et populaire de son pays, qu’il intégra ensuite dans son langage – timidement d’abord, puis de manière toujours plus hardie : Villa-Lobos, en quelque sorte, n’eut plus qu’à cueillir les fruits des arbres plantés par son illustre prédécesseur. Considérez également que rien moins que Richard Strauss avait dirigé à l’Opéra de Rio, lors de sa première tournée en Amérique du Sud, l’ouverture d’O Garatuja – présentée sur cet album –, quelques jours avant la disparition prématurée du compositeur. Sa Série Brasileira de 1897 ouvre la voie à bien des brasilianismes que l’on retrouvera par la suite, par exemple chez Milhaud, avec l’utilisation de thématiques directement reprises de la musique des rues d’alors, y compris l’instrumentarium de percussions le plus populaire qui soit. Le tout dans une écriture orchestrale tirée à quatre épingles, évident témoignage de l’excellent enseignement que reçut Nepomuceno lors de son long séjour en Europe – Allemagne où il dirigea même le Philharmonique de Berlin avec deux de ses œuvres, Autriche (une fameuse rencontre avec Mahler !), France (il était ami avec Debussy, Saint-Saëns ou d’Indy), Norvège, Suisse ou Belgique. C’est ici l’Orchestre Philharmonique de l’Etat du Minas Gerais qui officie, un tout à fait excellent orchestre basé à Belo Horizonte. © SM/Qobuz