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Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique concertante - Paru le 11 mai 2018 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Les concertos pour viole d’amour représentent un corpus plutôt hors norme dans l’œuvre de Vivaldi, et il fut probablement le premier compositeur à inscrire pour cet instrument dans le panorama du concerto soliste. La viole d’amour était certes appréciée pour sa sonorité douce, suggestive, évocatrice d’effets et de climats orientalisants, grâce, en particulier, aux cordes sympathiques qui vibrent avec celles que frotte l’archet ; mais il était peu utilisé à cause de la complexité de l’accordage et des difficultés objectives liées à son jeu. En effet, selon la tonalité de l’œuvre jouée, l’instrument était accordé différemment – la fameuse scordatura, si épineuse pour les instrumentistes – et l’on pense que Vivaldi les écrivit spécifiquement pour l’une des musiciennes de la Pietá de Venise, la fameuse Anna-Maria. Autre particularité de ces concertos pour viole d’amour, les mouvements rapides en sont autrement plus amples et longs que ce que Vivaldi écrivait souvent, comme par exemple dans les sept concertos pour cordes présentés en première partie de programme – autant de miniatures destinées à faire démonstration du talent du plus grand nombre de solistes lors des concerts publics de la Pietá. Curiosité, le très original concerto La conca RV163 dont les accents thématiques miment à merveille le son de la « conca », sorte de grand coquillage – la conque marine – utilisé comme instrument de musique dès la Préhistoire ; l’enregistrement le fait d’ailleurs entendre en début du premier mouvement pour expliquer le pourquoi du comment. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 février 2019 | Ramée

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or
Nous connaissons au moins cinq concertos pour orgue solo de Johann Sebastian Bach, mais nous n’avons conservé aucun concerto pour orgue avec accompagnement orchestral qu’il ait réellement composé lui-même. Parmi les plus de 200 cantates qu’il a écrites, 18 présentent un orgue obligé, qui est utilisé en soliste dans certains airs, mouvements de chœur et sinfonias. Les plus remarquables datent de 1726 : entre mai et novembre de cette année, Bach composa six cantates où l’orgue tient une partie soliste importante. Il s’agit pour la plupart d’arrangements de mouvements de concertos perdus pour hautbois ou pour violon, composés à Weimar ou à Köthen. Nous ne savons pas précisément pourquoi Bach composa tant de cantates avec orgue obligé sur une si courte période. Il est possible que leur origine doive être cherchée à Dresde, où Bach donna un concert d’orgue en 1725, sur le nouvel instrument Silbermann de l’église Sainte-Sophie. Certains musicologues pensent qu’il joua notamment des concertos pour orgue ou au moins quelques versions antérieures des sinfonias avec orgue obligé des cantates de 1726, pour faire la démonstration des possibilités de l’instrument. Sur la base des cantates et des concertos pour violon et pour clavecin précités, il est tout à fait possible de reconstruire des concertos en trois mouvements pour orgue et cordes. Nous espérons ainsi faire revivre la musique que Bach interpréta peut-être à Dresde en 1725 ! © Ramée/Outhere Music« [...] L'exubérance du tableau repose ici sur un travail extrêmement cadré des timbres, des accents, du profil de chaque mouvement. Alors tout tombe dans les plis, malgré l'alliance notoirement délicate d'un orgue et d'un orchestre. Une telle qualité d'échange serait impossible avec un instrument de tribune : celui de la manufacture Thomas pour l'église de Bornem, en Belgique, est placé au sol mais d'une richesse de timbres et d'une ampleur bien en situation. Le toucher de Bart Jacobs y fait des merveilles, le seize pieds donne au tutti une assise épatante. [...] Prodiges de toucher et modèle de retouches, on en redemande. » (Diapason, avril 2019 / Gaëtan Naulleau)
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Musique symphonique - Paru le 22 février 2019 | Alpha

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Concertos pour violon - Paru le 28 septembre 2018 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Vivaldi a laissé près de 250 concertos pour 1, 2,3 et 4 violons. Du pain pour la planche pour pouvoir en réaliser une intégrale vraiment complète. Ce volume VI, avec Fabio Biondi, propose un groupe de 6 œuvres écrites à Prague et en Bohème au cours du séjour qu’il fit entre 1730 et 1731. La musicologie est devenue scientifique aujourd’hui où il est possible de dater les manuscrits en fonction de l’analyse précise des papiers utilisés par le compositeur, lorsque la musique ne parle pas d’elle-même comme c’est le cas ici. Aimé de toute l’Europe, Antonio Vivaldi conservait le style qu’on attendait de lui. Fabio Biondi note qu’il y a peu de traces de musique bohémienne dans ces concertos qui ressemblent à ce que Vivaldi a produit depuis sa jeunesse, ce qui laisse a penser que le compositeur a pu écrire à l’étranger des œuvres certes nouvelles, mais, finalement, destinées à ses chères élèves de la Pietà. Les chroniques vénitiennes du temps ont souvent décrit le jeu du violoniste virtuose qu’était Vivaldi, en admirant à la fois l’inventivité qu’il déployait dans les cadences de ses concertos (moment de liberté créative laissé à l’interprète juste avant la conclusion d’un mouvement) et la fantaisie qu’il mettait dans ses improvisations. Si rien ne prouve que Vivaldi ait été le soliste de ses œuvres durant son séjour bohémien, c’est une leçon que Fabio Biondi, parfaitement au fait du style vivaldien, s’entend à reproduire dans ses enregistrements et dans ce dernier tout particulièrement. © François Hudry/QOBUZ
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Concertos pour violoncelle - Paru le 4 octobre 2019 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Christophe Coin poursuit son intégrale des concertos pour violoncelle de Vivaldi. Dans ce nouvel album, on découvre des œuvres dans lesquelles l’instrument est plus intégré à l’ensemble que véritablement soliste. Partant du postulat selon lequel c’est la vocalité du violoncelle qui plaisait avant tout à Vivaldi, Christophe Coin envisage son interprétation en privilégiant le chant dans ces partitions. Utilisant un petit violoncelle à cinq cordes dont il joue debout sur une petite table en bois pour en augmenter la puissance et la résonance, ainsi qu’on peut le voir sur certains tableaux, le violoncelliste souligne combien Vivaldi était attentif à varier son langage simple et répétitif par des moyens très simples, mais qui suffisent à émouvoir l’auditeur comme l’instrumentiste : « Une dissonance tendue, un ornement bien placé, un intervalle bien choisi, comme des petits évènements, souligne-t-il, qui pimentent la routine de notre vie. » L’Onda Armonica utilise ici un continuo riche avec trois instruments utilisés simultanément ou en alternance, l’orgue, le clavecin et le théorbe avec aussi une mandoline (instrument très prisé par Vivaldi) pour colorer le Concerto en ut majeur, RV 400. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 mars 2019 | Alia Vox

Hi-Res Livret
Jordi Savall et son équipe, un ensemble de musiciens et narrateurs extraordinairement cosmopolite venus d’Afrique, de Chine, d’Espagne bien sûr, du Proche et du Moyen Orient, nous invitent ici à suivre en musique les péripéties de l’écrivain berbère Ibn Battuta, considéré comme l’un des plus grands voyageurs de tous les temps. Né au Maroc en 1304 où il s’éteignit en 1377, il se lança sur les routes dès 1325 et visita le monde connu pendant quelque trente ans, de son Maroc natal jusqu’au fin fond de la Chine en passant par l’Afrique noire, l’Inde, les steppes d’Asie centrale, l’Iran, l’Indonésie, le Bengale, l’Europe du Sud, la Mecque pour un long séjour, et tout ce qui se trouvait entre ces divers points puisqu’il les reliait à pied, à dos de chameau ou en bateau... Son impressionnant périple – véridique ou, peut-être, partiellement embelli et augmenté par ses propres soins ou ceux des scribes de son temps, puisqu’on trouve dans le récit des recyclages de textes plus anciens – en a fait le prototype du globe-trotter et surtout le maître du récit de voyage. Cet album est donc lui-même un voyage musical à travers une bonne partie de l’itinéraire d’Ibn Battuta, axé autour d’un ensemble récurrent de narrations en diverses langues et de « taqsim », cette sorte de prélude joué par un instrument solo dans la tradition arabe et turque. Mais on découvrira aussi de nombreux accents africains, chinois, indiens, ibériques, russes etc. traditionnels hérités de ce XIVe siècle planétaire, que Savall et son équipe sont allés découvrir dans le fonds folklorique le plus ancien qui soit, avant même qu’il n’existât la moindre notation pour ce genre de musique. La part improvisée, on s’en doute, est des plus considérables, mais l’on peut gager que nos musiciens, aguerris en la matière, nous offrent le plus approchant de ce qu’Ibn Battuta avait pu entendre à l’époque. Fascinant ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 novembre 2019 | Alia Vox

Hi-Res Livret
Inlassable chercheur de musique ancienne et baroque sur tous les continents, Jordi Savall n’avait jamais abordé Le Messie de Haendel avant une série de cinq concerts donnés à Dôle, Besançon, Paris, Barcelone et Versailles en décembre 2017. C’est ce dernier qui est présenté sur ce nouvel album. On y retrouve bien sûr Le Concert des Nations avec Manfredo Kraemer en concertmeister et le noyau de quelques fidèles instrumentistes et de La Capella Reial de Catalunya. Savall a réuni une équipe de solistes avec Rachel Redmond, soprano, Damien Guillon, contre-ténor (qui chante les parties écrites pourtant originellement pour une voix de femme), Nicholas Mulroy, ténor et Matthias Winckler, basse. Ce projet a été rendu possible grâce à une coproduction entre la France et l’Espagne. C’est dans le beau cadre historique et patrimonial de la saline royale d’Arc-et-Senans que le projet a mûri avant de s’étendre pour une tournée dans les deux pays et d’être présenté en guise de cadeau de Noël aux nombreux admirateurs du musicien catalan. © François Hudry/Qobuz
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Piano solo - Paru le 6 octobre 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Coloriste sophistiqué, virtuose cérébral, Nelson Goerner met pourtant à nu les failles, les flottements, les foudres des passions dans le labyrinthe de Chopin » écrivait Diapason à l’occasion de la sortie des Préludes en 2015 (Diapason d’Or & Choc de Classica). Sérénité, équilibre, clarté, respiration jalonnent les chroniques des disques et des concerts du pianiste argentin qui signe ici son cinquième enregistrement solo chez Alpha. Il embarque pour une intégrale des Nocturnes, sommet de la poésie chopinienne. Ces 21 miniatures accompagnent Chopin pendant une bonne partie de sa vie puisqu’il les compose entre 1827 et 1848. Hommages au Belcanto italien, les Nocturnes expriment la rêverie mais aussi la complexité des sentiments et une profondeur qui va bien au-delà de la simplicité apparente de ces pièces. Le sens de la mélodie et du tempo de Nelson Goerner fait merveille dans ces pages qu’il a enregistrées dans le cadre idéal de la Salle de Musique de La Chaux de Fonds en Suisse. © Alpha« [...] Version d’esthète, sans aucun doute, sculptée dans les résonances autant que chantée. Mais dans cette catégorie, Nelson Goerner s’incline devant Claudio Arrau au zénith [...] (Diapason, novembre 2017 / Bertrand Boissard)
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Classique - Paru le 5 avril 2019 | Alia Vox

Hi-Res Livret
La Passion selon Saint-Marc de Johann Sebastian Bach figure bel et bien au catalogue établi par son fils Carl Philip Emanuel. Elle a même été créée le 23 mars 1731 à Saint-Thomas de Leipzig, deux ans après la Saint-Matthieu. Tout cela est avéré et historique, sauf que si le livret de Picander pour une audition ultérieure en 1744 a été conservé, la musique, elle, a complètement disparu. Il appartient donc aux interprètes, en l’occurrence Jordi Savall qui s’est penché au plus près de l’Evangile de Marc, de l’inventer du début à la fin en reprenant des œuvres antérieures, procédé de « pasticcio » que Bach a abondamment utilisé durant toute sa vie, ce qui nous a valu des chefs-d’œuvre comme l’Oratorio de Noël ou la Messe en si mineur, sauf que Bach réalisait souvent des coutures et des transformations pour ces remplois utilisés à d’autres fins. Plusieurs reconstitutions ont été tentées et enregistrées avec plus ou moins de bonheur et d’authenticité historique, car, et quelle que soit la qualité du travail musicologique, le résultat ne sera jamais qu’une hypothèse. Ce que l’on sait, c’est que Bach a voulu donner un caractère différent des autres Passions à cette nouvelle œuvre, avec beaucoup moins de chœurs et d’airs et un nombre accru de chorals qui étaient familiers de l’assistance. Pour son travail, Jordi Savall s’est appuyé sur le livret de 1744. Pour ce faire, il a puisé dans l’Ode funèbre, les Passions selon Jean et Matthieu, et dans diverses cantates. C’est donc à la fois une nouvelle approche et un nouvel éclairage que Jordi Savall propose pour la reconstitution de cette oeuvre perdue. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 14 octobre 2013 | ARTALINNA

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - Prise de Son d'Exception - Hi-Res Audio
Après s'être consacré à l'œuvre pour piano d'Albéric Magnard qui reste scandaleusement méconnu (Hortus), ce pianiste curieux d'autres répertoires réalise un deuxième disque pour le jeune label Artalinna. Sa vision de Schubert est à la fois scrupuleuse et poétique. Elle fait la part belle au mystère, aux silences et aux interrogations dans une expression pudique, un rien bridée, mais qui entrouvre la porte à un imaginaire riche de promesses. La sonorité du piano utilisé (un Steingraeber & Söhne) semble contribuer pour beaucoup à l'atmosphère crépusculaire de cet enregistrement à savourer dans l'intimité et la solitude. FH
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Classique - Paru le 10 mai 2019 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En 2019 sera commémoré le 500e anniversaire de la mort d’un des plus grands génies de l’humanité, Leonard de Vinci, scientifique, inventeur, peintre… et musicien. Doulce Mémoire, qui se consacre depuis trente ans aux répertoires de la Renaissance, a décidé de lui rendre hommage. Son directeur et fondateur, Denis Raisin Dadre, éminent spécialiste de la musique de cette époque et grand amateur d’art, a conçu un programme original : « plutôt que faire de la musique au temps de Leonard, je suis parti des tableaux eux-mêmes. J’ai travaillé sur ce que pouvait être la musique secrète des peintures, quelles musiques pouvaient suggérer ces tableaux… ». Il a choisi une quinzaine de tableaux, dont beaucoup sont au Louvre : Le Baptême du Christ, L’Annonciation, La Vierge aux rochers, Portrait d’Isabelle d’Este, La Belle ferronnière, Sainte Anne, Saint Jean-Baptiste… et bien sûr La Joconde - qu’il a mis en correspondance avec des musiques de Jacob Obrecht (1457-1505), de Josquin Desprez (1450-1521), des laudes consacrées à l’Annonciation, des frotolle, des chants sur des textes de Pétrarque, accompagnés par la lira da braccio, instrument pratiqué par Vinci… Un riche livret accompagne cet enregistrement, avec la reproduction des tableaux de Vinci et des détails qui permettent d’entrer dans leur intimité et un texte de Denis Raisin Dadre expliquant ses choix. © Alpha Classics
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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | naïve classique

Hi-Res Livret
Antonio Vivaldi a eu une sacrée chance avec la postérité puisque la quasi-totalité de sa propre collection de manuscrits a traversé le temps, nous parvenant intacte. Déposé à la Bibliothèque nationale de Turin, ce fonds est peu à peu dépouillé et édité par le musicologue italien Alfredo Basso. Ce nouvel album présente six concertos pour violon de l’époque tardive de Vivaldi, marquée par une très haute qualité d’écriture et d’inspiration. « Les concertos de la période tardive sont caractérisés par une écriture soliste d’un raffinement extrême, allant même jusqu’à une certaine préciosité dans la diversification figurale, dans la variété des articulations et des phrasés, dans la richesse de l’ornementation, dans la somptueuse inventivité d’une virtuosité lyrique et cantabile, marquée d’un bout à l’autre par des inflexions galantes », écrit le musicographe Cesare Fertonani. On ne sait rien du dernier voyage à Vienne où Vivaldi partit s’installer pour mourir seul et oublié. Cette série tronquée de concertos (huit sont perdus) est la dernière trace écrite de Vivaldi, laquelle atteste d’ailleurs de sa présence dans la capitale autrichienne un mois avant sa mort. Il s’agit d’une quittance pour une livraison de musique au comte Collalto, représentant d’une illustre famille de la noblesse vénitienne alors en charge diplomatique à Vienne. On a tout lieu de penser que les six concertos joués ici par le violoniste Alessandro Tampieri devaient en faire partie. © François Hudry/Qobuz
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Oratorios sacrés - Paru le 25 octobre 2019 | Alia Vox

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Longtemps on a vécu avec une belle version enregistrée en concert à Berlin, en 1974, par Vittorio Negri pour le défunt label Philips. On y trouvait une direction très vivante et de grands solistes parmi lesquelles Elly Ameling (magnifique Vaghaus), Birgit Finilä et Julia Hamari. Le souvenir de cette Juditha Triumphans est encore renforcé par le visuel de cet album Alia Vox qui reprend le fameux tableau de Cristofani Allori, visible au Palazzo Pitti de Florence. Créé à Venise en 1716 à l’occasion de la victoire de la Sérénissime sur les Turcs, ce véritable opéra sacré écrit pour les orphelines de l’Ospedale della Pietà est donc exclusivement féminin. Seul oratorio de Vivaldi qui nous soit parvenu, il annonce par sa force dramatique et sa puissance expressive les grands oratorios de Georg Friedrich Haendel. Capté à la Philharmonie de Paris lors d’un concert donné en octobre 2018, c’est l’un des derniers projets de Jordi Savall – jamais à court d’idées. C’est d’ailleurs ce dernier qui nous captive en priorité dans cet enregistrement, grâce au soin apporté aux détails d’un orchestre aux instruments très variés et qui étaient utilisés dans la fameuse institution vénitienne : des flûtes droites, un chalumeau, des clarinettes, une viole et une mandoline. Parmi les solistes de cet enregistrement, signalons avant tout la vaillance vocale de Rachel Redmond qui campe un serviteur d’Holopherne très convaincant et dont l’agilité culmine dans l’air « Armatae face ». Jordi Savall donne un éclairage nouveau à cette partition, lui insufflant une énergie conjuguant idéalement charme et dramatisme. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 11 octobre 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Royalement ouverte par Jordi Savall, la connaissance de la musique de Marin Marais est désormais au répertoire de tous les violistes. Avec elle, c’est toute la mélancolie du XVIIe siècle finissant qui est représentée par les très nombreuses pièces composées par Marais pour la Chambre du roi, dont il avait la charge. Le Deuxième Livre de pièces de viole présenté dans ce nouvel album, enregistré entre 2015 et 2018, date de 1701, période largement postérieure à la mort du surintendant Lully et correspondant aux tristes années de fin du règne de Louis XIV, devenu alors austère et bigot. Dans ce Deuxième Livre, Marin Marais dresse tout un catalogue de l’âme humaine et rend un émouvant hommage à ses maîtres disparus, Lully et Jean de Sainte-Colombe. Très volumineux, ce Deuxième Livre comporte pas moins de 142 pièces ordonnées par tonalité, permettant aux musiciens de constituer des suites à leur gré. L’esprit général est à la grandeur et au monumental avec des harmonies quelquefois très osées, comme si Marin Marais voulait en imposer à ses jeunes concurrents dans le petit monde parisien de la viole de gambe. François Joubert-Caillet à la viole règne sur l’ensemble belge L’Achéron, constitué d’une basse de viole et d’un riche continuo formé par une harpe, un théorbe, une guitare et un clavecin. © François Hudry/Qobuz
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Oratorios sacrés - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Record of the Month - Choc de Classica
Le visuel de la pochette est explicite. On y voit le titre de l’album s’inscrivant dans l’ouverture béante du plafond en caissons du Panthéon de Rome. On ne saurait mieux dire, ou décrire, puisque Charpentier a puisé l’inspiration de ses « Histoires sacrées » lors de son séjour dans la Ville Éternelle. Après celle de Lully, c’est à nouveau l’expérience italienne qui va séduire la Cour de France avec ce genre d’oratorio latin que Charpentier rapportera à Paris. Le goût de la théâtralité si fortement ancré dans l’esprit de Charpentier va trouver son point culminant avec ces « histoires » dont le récit est confié à un narrateur (Historicus), à des chanteurs solistes et à un grand chœur avec quelques instruments solistes. Le corpus si original de Charpentier rend aussi hommage à trois femmes vierges et martyres, Judith la veuve héroïque, Madeleine la pénitente et Cécile la convertie. Trois femmes qui, « hier comme aujourd’hui sont soumises au regard d’une société qui les loue ou les condamne, mais qui les juge, toujours », ainsi que l’écrit Vincent Huguet dans le texte accompagnant cet album. © François Hudry/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 23 septembre 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - Le Choix de France Musique
Le double concerto ressemble chez Vivaldi à une joute : "les étendards sont dressés, les badauds commentent, analysent, comparent, spéculent, le guichet des paris est ouvert », écrit Olivier Fourés. Mais il précise que la joute reste factice. "C’est une scène de théâtre où deux solitudes, au sein d’un groupe, se rencontrent, puis se toisent et se confortent à la fois. » Il y aura forcément comparaison entre les deux protagonistes, mais en fin de compte, le triomphe sera collectif. C’est peu dire qu’Amandine Beyer et son illustre invité Giuliano Carmignola ont su redonner vie à cette forme de théâtre musical totalement étourdissant !« [...] Jamais le dialogue concertant n'aura paru moins formel, plus vivant qu'ici, dicté par un instinct poétique sans pose ni calcul. Le violon canaille, imprévisible de Carmignola invite d'un clin d'œil celui de Beyer, racé et complice, dans des aventures instrumentales plus vraies qu'au théâtre. La fièvre et les langueurs de Venise s'expriment en une infinité d'évocations, chaque idée mélodique découvrant une nouvelle scène, un nouveau rêve, dont les Incogniti plantent et changent le décor avec la même volubilité enchanteresse. » (Diapason / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 1 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est avec Joseph Haydn que le pianofortiste sud-africain poursuit sa discographie chez harmonia mundi, après son intégrale des Sonates de Mozart et son partenariat musical avec le chanteur Mark Padmore (Beethoven, Schubert, Schumann). Kristian Bezuidenhout met ici le doigt sur les aspects fantasques et fantaisistes de certaines œuvres de Haydn sous l’influence de Carl Philipp Emanuel Bach dont il disait, avec une certaine tendresse, tout devoir. Ainsi la Sonate en ut majeur (Hob. XVI:48) qui ne doit plus grand-chose à la forme sonate pourtant imposée par Haydn. Nous sommes ici à mi-chemin entre une forme à variations et une fantaisie totalement libre. Quant à la Sonate en ut mineur (Hob.XVI:20), elle exploite tout le potentiel dramatique que peut revêtir la musique pour clavier. Les œuvres tardives présentées sur ce disque sont mises en regard avec des compositions de jeunesse, telle cette Sonate en sol majeur (XVI:6) qui pétille de charme et d’esprit. Deux suites de variations complètent un programme soulignant l’inépuisable force créatrice de Haydn avec cette faculté de se réinventer à chaque œuvre. Une fantaisie dont semble se délecter l’interprète jouant ici un fortepiano de Paul McNulty d’après un instrument viennois d’Anton Walter datant de 1805. © François Hudry/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 26 octobre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour son premier album en tant que soliste, le contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński a choisi d’explorer des répertoires parmi les plus rares, à telle enseigne que plusieurs des pièces ici présentées le sont en première discographique mondiale. C’est ainsi qu’on pourra faire connaissance de compositeurs quasiment inconnus de nos jours : Gaetano Schiassi (1698-1754), Domènec Terradellas (1711-1751), Nicola Fago (1677-1745), épaulés par quelques autres toujours célèbres aujourd’hui comme Hasse, Zelenka ou Durante. Comme on le voit, Orliński (aidé par le musicologue Yannis François) ratisse large, de la fin du XVIIe siècle au dernier tiers du XVIIIe, mais exclusivement dans le domaine spirituel, que ce soient des messes, des Dixit Dominus ou des oratorios sacrés. Cela dit, l’écriture vocale et instrumentale emprunte au monde lyrique baroque, avec ses vocalises, ses fioritures, ses éclats ; et l’ensemble il pomo d’oro se prête au jeu avec grande conviction. © SM/Qobuz
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Violon solo - Paru le 5 octobre 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month
La violoniste américaine avait dix-sept ans lorsqu’elle enregistra un album solo d’œuvres de Johann Sebastian Bach pour le label Sony Classical, qui fit sensation. Elle avait alors choisi la Troisième Sonate et les Deuxième et Troisième Partitas. On a attendu vainement la suite de cette intégrale. Vingt ans après, Hilary Hahn, qui ne passe pas un jour sans jouer Bach, termine ce cycle pour Decca en enregistrant les deux premières Sonates et la Première Partita de ce même recueil. La boucle est ainsi bouclée, à moins qu’il ne s’agisse de l’amorce d’une nouvelle intégrale pour son nouvel éditeur, ce qu’elle semble nier : « Ce que vous entendez dans cet achèvement de mon cycle solo de Bach », dit-elle, « est le meilleur enregistrement que je pense pouvoir offrir à ce moment de ma vie. J’envisageais cet enregistrement comme mon maillon à une longue chaîne de traditions. Maintenant que cet album est terminé, j’espère que ces œuvres apporteront à votre vie la profondeur, l’émotion, l’humour et la rêverie qu’elles procurent à la mienne. » Curieusement, les vingt ans d’intervalle pendant lesquelles la jeune femme est passée de l’adolescence à l’âge adulte en devenant une violoniste adulée dans le monde entier ne semble pas avoir modifié sa conception de la musique de Bach de manière cruciale. On y retrouve la même lumière, la même fermeté du discours, la même liberté radieuse. La différence viendrait plutôt d’une perspective sonore légèrement différente entre une prise de son un peu réverbérée du premier enregistrement et un son plus chambriste dans le second. Un choix entre l’église et la salle de concert en quelque sorte. On retrouve dans cet album ce qui pouvait passer pour la spontanéité et la fraîcheur de la jeunesse en 1997 et qui est confirmé dans ce nouvel enregistrement. On peut aussi admettre l’inverse et trouver que la jeune fille de dix-sept ans avait un jeu prémonitoire de ce qui adviendrait d’elle vingt ans plus tard… C’est la démonstration évidente qu’on ne devient pas un(e) grand(e) artiste avec le temps, mais que le génie d’un(e) interprète éclate dès ses jeunes années… © François Hudry/Qobuz
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Trios - Paru le 20 juillet 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique - 5 étoiles de Classica
Un « Gassenhauer » est, à proprement parler, une scie, un tube, une rengaine, qui se chante dans les ruelles – en allemand : Gasse –, tant que possible en pleine nuit pour mieux embêter le brave bourgeois. L’un des trios de Beethoven porte le surnom de « Gassenhauer Trio » car le troisième mouvement est une série de variations sur un de ces thèmes, tiré en l’occurrence d’un opéra de Weigl alors très, très populaire. Écrit pour violon ou clarinette, violoncelle et piano, il nous est ici donné dans la formation la plus fréquemment jouée, avec clarinette donc, puisque les clarinettistes n’ont pas tant de musique de chambre de cette époque à se mettre sous la dent, du moins pas autant que les violonistes. Et lorsqu’il s’agit d’un clarinettiste de la trempe de Paul Meyer, on ne peut que s’en réjouir. Rappelons que l’ouvrage, de 1797, appartient à la première grande période du compositeur, mais on l’y reconnaît déjà dès les premières notes, et ce jusqu’à l’accord final de la série de variations qui a donné son appellation à l’ouvrage. Pour compléter ce programme, Paul Meyer, Eric Le Sage et Claudio Bohórquez nous proposent la propre réécriture pour trio qu’a réalisée Beethoven en 1802 de son Septuor de 1799-1800, réécriture sans doute destinée au florissant marché des instrumentistes amateurs – plus aisément réunis en trio qu’en septuor, il faut le dire ! L’œuvrer se présente un peu comme une sérénade, avec ses sept mouvements. © SM/Qobuz