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Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 1 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Créé devant la Cour au château de Saint-Germain-en-Laye le 1 er janvier 1677, Isis a valu deux ans de bannissement à son librettiste Philippe Quinault pour avoir osé mettre en scène la jalousie de Madame de Montespan (Junon), que le roi Louis XIV (Jupiter) aurait délaissée au profit de la jeune et attrayante Mademoiselle de Ludres (Junon). Si Les Métamorphoses d’Ovide ont officiellement inspiré Lully et Quinault, personne n’était vraiment dupe et les ragots allèrent bon train à la suite de cette création qui suscita aussi le renvoi de l’infortunée Mademoiselle de Ludres, obligée de quitter la Cour l’année suivante. La présentation fut sans lendemain et l’opéra oublié aussitôt pendant trois siècles. Il survécut dans une certaine mesure à travers l’air du froid (« Cold Song ») que Purcell écrivit pour son semi-opéra King Arthur sous l’influence du malicieux Chœur des trembleurs, au IVe acte d’Isis.Spécialiste de Lully, Christophe Rousset s’est attelé avec bonheur à cet opéra qui regorge de merveilles instrumentales (machine à imiter le vent) et vocales qui lui ont valu tout de même l’attribution « d’opéra des musiciens », tant cette partition est riche de musique et de nouveautés. Ce grand divertissement a été présenté par Christophe Rousset et son équipe de chanteurs et d’instrumentistes au cours de l’été 2019, notamment au Festival de Beaune, et enregistré dans la foulée à la Salle Gaveau à Paris. Il poursuivra sa vie de concerts au cours de la saison 2019-2020. Mené avec une tension permanente et beaucoup d’imagination par Christophe Rousset à la tête de l’Orchestre des Talens Lyriques, du Chœur de chambre de Namur et d’une équipe de solistes soudés dans une parfaite cohérence, cet enregistrement est un des points forts de la rentrée musicale automnale. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 21 mai 2012 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Pianiste Maestro - Choc de Classica - Qobuzissime - Hi-Res Audio
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Classique - À paraître le 20 mars 2020 | Aparté

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Intégrales d'opéra - Paru le 7 juin 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Alors que Mozart était boudé par la capitale française, Antonio Salieri eut droit à des commandes de l’Académie Royale de Musique (Opéra de Paris), collaboration fructueuse qui fut tranchée nette par la Révolution. Après le succès de son ouvrage Les Danaïdes, composé pour Paris en 1784, Salieri travaille d’arrache-pied avec Beaumarchais, tout auréolé du succès et du scandale de son Figaro, à un nouveau projet qui deviendra Tarare. Beaumarchais se met sans vergogne en vedette, organisant habilement son autopromotion et suivant les répétitions pour s’assurer que l’orchestre joue pianissimo afin que ses vers aient la primauté sur le spectacle. Il trouve d’ailleurs que la musique est envahissante alors qu’elle ne devrait être là que pour « embellir la parole ». Créé un an après Les Noces de Figaro de Mozart, modérément appréciées à Vienne avant qu’elles ne triomphent à Prague, Tarare fut un immense succès parisien qui a réussi à se maintenir au répertoire en dépit des remous politiques, avant que l’ouvrage ne sombre dans l’oubli vers 1826 – on cesse ensuite de le présenter. Le livret de Beaumarchais fut aussitôt adapté en italien par… Lorenzo Da Ponte, pour être présenté avec un égal succès à Vienne. Mi tragédie-lyrique, mi opéra-comique, Tarare est pimenté par un certain orientalisme. Après avoir ressuscité Les Danaïdes et Les Horaces, Christophe Rousset achève le cycle de ses enregistrements dédiés aux opéras écrits en français par Salieri pour le public parisien. Tarare est bien de son siècle, celui des Lumières, utilisant le pouvoir des arts pour combattre le despotisme sous toutes ses formes. Grâce à son excellente distribution et à la vivacité de la direction de Christophe Rousset, cet enregistrement permet de juger sur pièces et d’évaluer pleinement l’abîme qui sépare un honnête musicien de talent d’un génie solitaire et solaire comme Mozart. © François Hudry/Qobuz
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Piano solo - Paru le 27 septembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Quarante ans ! C’est le temps qui sépare le premier enregistrement par Bruno Rigutto des Nocturnes de Chopin (EMI) de ce nouvel enregistrement, longuement mûri. Le pianiste français a fréquenté ce corpus toute sa vie, conférant à ce nouvel enregistrement un caractère fascinant, et une patine que seul le temps du travail intérieur de l’imagination peut offrir. Pour Bruno Rigutto, jouer la musique de Chopin tient du mystère sympathique des résonances entre la sensibilité de l’interprète et les affects à fleur de partition du compositeur. L’alchimie est complète, l’interprète puisant en lui les atmosphères au moyen de choix inspirés et de dosages subtils de nuances et de phrasés. Enfin, tous deux se confondent puisque le programme suit ici l’ordre chronologique de composition des Nocturnes, faisant défiler le film sonore de la vie intérieure de Chopin. © Aparté
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Concertos pour violoncelle - Paru le 22 février 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après avoir exploré la musique des XIXe et XXe siècles, Ophélie Gaillard revient avec son ensemble Pulcinella aux sources baroques pour mettre en lumière Luigi Boccherini, compositeur italien et premier virtuose du violoncelle de l’histoire. Tout comme les Suites de Johann Sebastian Bach, les partitions de Boccherini donnent à l’instrument ses lettres de noblesse. Il est au violoncelle ce que Vivaldi fut, une génération avant lui, au violon. De sa Toscane natale à la Cour du Roi de Prusse, la carrière de ce musicien génial est jalonnée de voyages à travers l’Europe, jusqu’à l’Espagne. Des rythmes de danse endiablés de l’Andalousie à l’atmosphère nocturne des rues de Madrid, Boccherini « croque » en musique ce pays d’adoption. Cet album-portrait en deux volumes explore tous les genres (concertos, sonate, symphonies) et invite l’incontournable soprano Sandrine Piau pour interpréter les pages poignantes de son chef-d’oeuvre vocal, le Stabat Mater. © Aparté/Little Tribeca
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Lieder - Paru le 4 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Transcripteur des lieder de Schubert, pianiste virtuose, auteur de puissantes œuvres symphoniques, précurseur de la musique moderne qui va éclore au début du XXe siècle, Franz Liszt est également l’auteur de nombreux lieder et mélodies. Ce grand voyageur européen parlait plusieurs langues, n’hésitant pas à mettre en musique le romantisme allemand à travers les vers de Heine, Schiller, Rellstab ou Goethe, la suavité française de Victor Hugo ou la langue si parfaite des Sonnets de Pétrarque en italien. À 35 ans, le ténor français Cyrille Dubois a déjà une longue carrière derrière lui. Petit chanteur à la Maîtrise de Caen (Normandie), il commence sa carrière de soliste à l’âge de 12 ans, incarnant Miles dans Le Tour d’écrou de Britten à l’Opéra de Lyon, avant d’intégrer l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris en 2010. Dès lors, on le voit sur diverses scènes internationales. Son partenaire Tristan Raës a suivi le cursus du CNSM de Paris, obtenant plusieurs prix dont celui de la classe d’accompagnement d’Anne Le Bozec. Les deux musiciens du Duo Contraste se sont rencontrés il y a plus de dix ans au cours de leurs études. Passionnés par la mélodie qu’ils servent admirablement, ils se consacrent à ce riche répertoire avec un savant mélange de simplicité et de clarté, avec un remarquable sens de la nuance et une expression évitant toute mièvrerie. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 29 mars 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Frescobaldi réunit brillamment improvisation et architecture. Des qualités qui résonnent avec la discographie du claveciniste défricheur Christophe Rousset, dont les choix de répertoire et d’interprétation tiennent autant de l’aventure que de la réflexion la plus savante. Chez Frescobaldi, la science du contrepoint va en effet de pair avec un art consommé du chant, hérité du madrigal italien, et la souplesse du discours met toujours en valeur la virtuosité de ses compositions. Le magnifique clavecin original de la fin du XVIe siècle sur lequel Christophe Rousset a enregistré ces Toccatas et Partitas restitue à la perfection le caractère pionnier de ce Premier Livre de Pièces de clavier le catalogue du compositeur. Si la verdeur de certaines harmonies modales tient de l’ancienne manière, la libre pulsation et la subtilité des mélodies en font un maître incontestable du Baroque, admiré de l’Italie à la France en passant par l’Allemagne : on dit que Bach lui-même possédait une copie de ses Fiori musicali ! Ce nouvel album de Christophe Rousset sonne comme une défense et illustration de l’art du clavecin, servi depuis ses origines par des musiciens dont les audaces expressives rappellent, en peinture, les toiles du Caravage, contemporain de Frescobaldi. © Aparté
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Opéra - Paru le 8 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret
Enregistré à l’église de Selbu (Norvège) les 16 et 17 novembre 2018, à la suite des représentations au Trøndelag Teater, dans le cadre du Barokkfest Early Music Festival à Trondheim, en coproduction avec le Centre de musique baroque de Versailles, Raoul Barbe-Bleue est une double parodie créée in extremis à la veille de la Révolution française, le 2 mars 1789 par les Comédiens italiens ordinaires du roi. André Grétry et son librettiste Michel-Jean Sedaine s’inspirent à la fois du conte de Perrault et d’une légende tombée dans l’oubli, mais très à la mode au XVIIIe siècle, celle de la dame de Fayel, elle-même fusion de deux récits. On retrouve les prénoms des différents protagonistes, mais habilement utilisés par Sedaine, indiquant que nous sommes bien là dans une comédie et non dans une tragédie. Wagner a raconté dans ses mémoires combien cet opéra-comique vu à Dresde à l’âge de 5 ans l’avait fasciné. Redonné pour la première fois depuis 1789 dans une version scénique franco-norvégienne, sous la direction de Martin Wåhlberg, ce Raoul Barbe-Bleue est souvent une franche rigolade dans un style assez hybride qui avait dérouté le public du XVIIIe siècle. C’est une gageure, et une chance, de pouvoir découvrir, sans le recours de l’image, un ouvrage conçu d’abord pour la scène - en créant ainsi son propre théâtre intérieur. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Longtemps considéré comme un second couteau, Georg Philipp Telemann revient en force pour se ranger auprès des meilleurs compositeurs de son temps et en particulier de Johann Sebastian Bach, avec lequel il était très amicalement lié. À l’instar de la production d’un Vivaldi, l’œuvre pléthorique de Telemann a de quoi faire peur par son abondance. Musicien multiple, violoniste, chef d’orchestre, créateur d’ensemble, Gottfried von der Goltz exhume le groupe des six sonates appelées Frankfurt Sonatas, du nom de la ville où elles furent publiées en 1715. Quittant la Cour d’Eisenach (ville natale de Bach), Telemann s’établit à Francfort en 1712 avec le titre de Maître de chapelle de l’église franciscaine, où il devient un des citoyens les plus fortunés de la ville grâce à de confortables émoluments. Ces six sonates sont écrites en « stilo francese » avec leur coupe commune en quatre mouvements : une ouverture solennelle suivie d’un deuxième mouvement rapide, puis d’un cantabile pour s’achever par un final vif et virtuose. À travers ce schéma strict, les sonates sont d’une grande diversité d’écriture et s’écartent résolument de la sonate en trio alors en vigueur par une grande émancipation de l’instrument principal. Elles seront seulement égalées par les sonates pour flûte et pour violon de Bach. © François Hudry/Qobuz« Telemann, trente-quatre ans, est maître de chapelle à Francfort depuis trois ans lorsqu'il publie en 1715 ce recueil de Six Sonates à violon seul accompagné par le clavecin. [...] Leur manuscrit est le plus ancien que l'on conserve de lui. [...] Gottfried von der Goltz étoffe le continuo par un violoncelle et un théorbe. Ce choix, qui n'a rien d'une hérésie, apporte une dimension exubérante à ces œuvres déjà d'une inventivité exceptionnelle. [...] le violoniste donne un souffle éperdu aux mouvements rapides, multiplie les arabesques, les arpèges, les ornements avec une prestance inégalable [...], fait des merveilles avec ses sonorités à la fois épanouies et accrocheuses [...]. Superbe implication des trois continuistes, notamment du clavecin percutant de Torsten Johann. [...] Un recueil indispensable à tous les fans du compositeur pour apprécier la maturité et la pêche de ce trentenaire. » (Diapason, janvier 2020 / Jean-Luc Macia)
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Symphonies - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les premiers essais symphoniques de l’enfant Mozart dépassent la simple curiosité lorsqu’on les regarde de près, comme le fait remarquer le musicologue Henning Bey, auteur des textes accompagnant ce nouvel enregistrement. Il démontre comment le jeune garçon, sans la présence de son père alité, se débrouille pour jeter sur le papier sa toute première symphonie après quelques essais pour le clavier et pour le violon. Le manuscrit porte encore les traces des interrogations du jeune compositeur et des difficultés rencontrées avec l’encre et une plume mal taillée. C’est ainsi que l’on apprend que « la forme se développe à partir du contenu » dès ce premier essai orchestral. C’est par l’écriture de menuets que Mozart est initié à la composition par son père. Et c’est précisément par la danse qu’il terminera son oeuvre, composant les Cinq Contredanses, K. 609 quelques jours avant sa mort pour les bals impériaux à la Redoute. Elles sont présentées ici, comme pour boucler la boucle, entre chacune des cinq symphonies de jeunesse qui forment la substance de cet album. L’excellence de l’interprétation de Gottfried von der Goltz, et des musiciens du Freiburger Barockorchester qu’il dirige de son violon, jette un regard d’adulte sur cette musique d’enfance, avant que le voyageur Mozart ne s’imprègne de tout ce qu’il voit et entend pour élaborer son singulier langage. Le plus troublant est la sûreté d’écriture d’un enfant de 8 à 9 ans, qui semble déjà parfaitement savoir où il va et qui il deviendra. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 21 juin 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le violoniste Thibault Noally a imaginé pour son ensemble Les Accents une nouvelle aventure musicale placée sous la figure tutélaire et inspirante de Johann Sebastian Bach. Sont convoqués tour à tour des contemporains illustres ou plus discrets, tous auteurs de concertos : Telemann, Fasch, Förster… Éclairé par la lumière méridionale qui émane des œuvres du baroque allemand, cet album jubile et vibre du plaisir évident des musiciens à se retrouver dans ce troisième enregistrement pour Aparté. Guidés par les chefs-d’œuvre du Cantor de Leipzig, les musiciens cheminent par les allées du XVIIIe siècle s’orientant au son du violon de Thibault Noally. Dans son élément, ce dernier dialogue avec agilité avec ses complices dans les doubles concertos pour flûte à bec ou hautbois. © Aparté
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Duos - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Nés tous les deux à quelques mois d’intervalle, la même année dans l’Allemagne fragmentée d’alors, Bach et Handel ne se sont pourtant jamais rencontrés. Si le premier connaissait bien la musique du second grâce à sa réputation et aux éditions qui en découlaient, il est probable qu’Handel n’ait pas eu une connaissance étendue de la musique de Bach, cantonné toute sa vie dans de petites villes allemandes et peu édité de son vivant. Malgré leur volonté, les deux hommes ne se virent jamais, ce qui prive à tout jamais l’histoire de la musique d’une rencontre qui n’aurait sans doute pas manqué de saveur. L’imagination du duo formé par les musiciens espagnols, Lina Tur Bonet au violon et Dani Espasa au clavecin, a concrétisé musicalement cette improbable rencontre avec cet album consacré à des sonates des deux compositeurs. Le visuel de la pochette, montrant les deux musiciens en pleine partie d’échecs, décrit bien leur projet comme leur proximité. Tous les deux d’une extrême polyvalence, ils englobent un vaste répertoire qui abolit les frontières. Lina joue du violon baroque, le répertoire romantique et la musique contemporaine. Dani est directeur musical de l’ensemble Vespre d’Arnadí qu’il a fondé en 2005, compositeur, pianiste claveciniste et accordéoniste. Ils jouent tous deux avec les meilleures formations baroques actuelles. La vivacité de leur interprétation tout en virtuosité et en finesse répare un peu les ratés de la grande histoire. © François Hudry/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 25 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les larmes, les plaintes et les tourments d’amour sont, depuis ses débuts, la constante de l’opéra et de ses malheureuses héroïnes. C’est autour de ces thèmes récurrents et si touchants que la soprano Katherine Watson a conçu son premier récital, à travers l’opéra français du Grand Siècle. Largement soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, ce projet dépasse le simple programme discographique par sa conception ambitieuse rejoignant à la fois l’organologie (emploi des instruments, des effectifs et des modes de jeu propres à l’époque baroque) et une musicologie inventive créant une sorte de pasticcio dont ce siècle était friand. Ce magnifique programme mêle subtilement airs d’opéras et pièces instrumentales en présentant les œuvres les plus significatives du règne du Roi Soleil, de Lully (père et fils) à Marin Marais avec la découverte de plusieurs ouvrages oubliés, notamment des morceaux de… Jean-Baptiste Stuck. Contemporain transalpin de Bach né à Livourne, ce virtuose du violoncelle fit partie de « l’ordinaire de la musique du roi » dès 1715, année de la mort de Louis XIV. On apprécie la souplesse et la sensualité de la voix de Katherine Watson, soprano anglaise parfaitement à l’aise dans la langue et le style français, accompagnée avec volupté par l’ensemble Les Ambassadeurs mené avec panache par Alexis Kossenko, épousant les moindres intentions d’une musique basée sur l’affect et les états d'âmes troublées et inquiètes. © François Hudry/QobuzLes fastes de Versailles reprennent vie dans ce programme opératique construit autour de la jeune soprano Katherine Watson et portés par le flûtiste et chef Alexis Kossenko, sous l’égide du Centre de Musique Baroque de Versailles. Combinant airs d’opéra et pièces instrumentales, ce florilège baroque met en avant les œuvres phares du règne du Roi Soleil, d’André Campra à Marin Marais, et redécouvre à l’occasion plusieurs ouvrages oubliés, à l’image d'Orphée de Louis de Lully. Il permet également d’entrevoir la prégnance dramatique des rôles des premières amoureuses, alors reines de la tragédie lyrique, desquelles Katherine Watson se révèle l’interprète idéale. Magnifiés par le velouté de son timbre et la clarté de jeu des Ambassadeurs, ces airs français explorent les tréfonds de l’âme humaine, souvent malmenée par des dieux cupides, tourmentée par les affres amoureuses, mais toujours empreinte de noblesse. © Aparté
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Classique - Paru le 31 janvier 2020 | Aparté

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Chantal Santon Jeffery et l’Orfeo Orchestra, sous la direction de György Vashegyi, nous convoquent pour un voyage musical au cœur des Lumières françaises. Heure de gloire des sopranos légères, dont la tessiture agile permet tous les éclats et bravoures, c’est à cette période que l’opéra français est à son apogée. En effet, si l’on connaît les fastes de la cour sous Louis XIV, ceux de son successeur, Louis XV, les égalent en beauté et en abondance : le public s’y presse pour se délecter des précieuses et vives vocalises des "demoiselles", véritables étoiles de la représentation. Spécialiste du genre, Chantal Santon Jeffery s’associe au Centre de musique baroque de Versailles pour rendre à ce répertoire toute sa gloire. À travers un récital composé de nombreux inédits, Chantal Santon Jeffery fait montre de toute son expérience et de toute l’étendue de son talent pour redonner vie à un spectacle dont les splendeurs rayonnent encore aujourd’hui, et brille, grâce à elle, de tous ses feux. © Aparté
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Classique - Paru le 24 janvier 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Avec cet album, Pierre Génisson honore l'héritage du "King of Swing" et de ses succès planétaires : Benny Goodman. À la fois compositeur et chef d'orchestre, le clarinettiste natif de Chicago et chéri du public partagea toute sa carrière entre jazz et musique classique. C'est lui qui, le premier, ouvrit les portes du monumental Carnegie Hall – temple de la musique classique – au jazz et aux musiciens noirs, à l'occasion d'un concert légendaire en 1938. Si ses interprétations des standards du jazz sont passées à la postérité, son apport à la musique savante de son temps fut tout aussi considérable : il s'illustra ainsi dans le Concerto d'Aaron Copland, le Prelude, Fugue and Riffs de Leonard Bernstein ou encore Contrastes de Bartók. En réunissant sur ce disque ces œuvres emblématiques et des tubes indétrônables tels que Sweet Georgia Brown ou l’irrésistible Sing, sing, sing, Pierre Génisson fait briller la légende de son illustre prédécesseur et offre, aux côtés des musiciens survoltés du BBC Concert Orchestra, une magistrale démonstration de son talent. © Aparté
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Classique - Paru le 21 février 2020 | Aparté

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Après le Clairières du ténor Nicholas Phan et de la pianiste Myra Huang en janvier 2020, un second album consacré aux sœurs Lili et Nadia Boulanger vient donner un autre éclairage de leur talent. Si la musique de Lili Boulanger commence à émerger de l’oubli depuis plusieurs années, celle de sa sœur Nadia reste largement inconnue par la faute même de l’intéressée, qui a posé la plume après la disparition prématurée de sa sœur, dont elle estimait le talent bien supérieur au sien. C’est par la pédagogie et la révélation d’œuvres nouvelles que Nadia Boulanger s’est forgé une réputation mondiale. Ce nouvel enregistrement réalisé en 2018 par le duo Cyrille Dubois et Tristan Raës dans le charmant Palazzetto Bru Zane de Venise, présente un programme très différent, faisant la part belle à Nadia, à l’inverse de la publication antérieure. On y trouve un choix de neuf mélodies de cette dernière, ainsi que le cycle des Heures claires qu’elle écrivit à quatre mains avec le pianiste-compositeur Raoul Pugno, auquel elle était très attachée. Les Quatre Chants de Lili Boulanger reflètent l’infinie tristesse qui parcourt tout son catalogue, concis mais d’une grande intensité expressive. Deux personnalités complémentaires s’inscrivant toutes les deux dans le sillage de Gabriel Fauré. © François Hudry/Qobuz
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Symphonies - Paru le 8 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Beethoven et Reicha, tous deux nés en 1770, se sont côtoyés durant de longues années, notamment dans la fosse d’orchestre de Bonn où ils se rencontrèrent, l’un à l’alto, l’autre à la flûte. À l’occasion de leurs 250 ans, Le Concert de la Loge leur rend conjointement hommage dans un disque qui réunit le Septuor, Op. 20 de Beethoven et la Grande Symphonie de salon n° 1 de Reicha. Œuvres hybrides, car situées à la croisée de la musique de chambre et de la symphonie, elles reflètent le goût de l’expérimentation cher à leurs compositeurs. La sophistication des lignes instrumentales beethoveniennes, sous l’apparente galanterie du divertissement, répond, en diptyque, à la symphonie de salon de Reicha, que Berlioz saluera lors de sa nomination à la section Musique de l’Académie des Beaux-Arts, comme « un véritable révolutionnaire ». Julien Chauvin et les solistes du Concert de la Loge proposent un magnifique disque en forme de double portrait. © Aparté
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Piano solo - Paru le 17 janvier 2020 | Aparté

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Classique - Paru le 21 février 2020 | Aparté

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L’incantation recèle bien des mystères : répétée, scandée, susurrée, elle mène à la transe, charme, envoûte, voire ensorcelle. Le violoniste Virgil Boutellis-Taft se propose ici de lever le voile sur ses pouvoirs secrets, ceux-là mêmes qui résident dans le chant fascinant de son instrument. Tantôt violente et fiévreuse, comme dans la Danse macabre de Camille Saint-Saëns, tantôt caressante et ondoyante, chez Bruch ou Tchaïkovski, l’incantation traverse toute l’histoire, de l’époque baroque (avec la mystérieuse Chaconne de Vitali) au fleuron du cinéma, avec le « Thème de Yumeji », tiré du film In the Mood for Love. Religieuse, vengeresse, magique voire maléfique, elle n’eut de cesse d’inspirer aux compositeurs leurs œuvres les plus magnétiques. Virgil Boutellis-Taft offre une prestation de haut vol, accompagné par le Royal Philharmonic Orchestra sous la baguette de Jac Van Steen, pour un album fou et magique. © Aparté