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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 24 janvier 2020 | deutsche harmonia mundi

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Cet album, enregistré à Rome sur les lieux même de la musique qu’il évoque, tente de recréer un hypothétique office de Vêpres célébré par l’Ordre des Carmélites à l’église du Monte Santo, à l’époque où le jeune Handel y travaillait, c’est-à-dire vers 1707. À la tête de l’ensemble Musica Antiqua Latina et du Coro da Camera Italiano, Giordano Antonelli propose ainsi un office ponctué de psaumes de divers compositeurs italiens entourant le Dixit Dominus d'Handel, ainsi que de nombreuses séquences grégoriennes en alternance avec des musiques contemporaines de Giovanni Paolo Colonna, Antonio Maria Bononcini, Alessandro Scarlatti et des pièces purement instrumentales de Corelli et de Frescobaldi. Une évocation où la piété se partage entre théâtralité et virtuosité pour retracer le plus fidèlement possible la musique que l’on pouvait entendre dans la ville papale au début du XVIIIe siècle, avec des pièces vocales et instrumentales d’une volupté correspondant aux formes tourmentées de l’art baroque et de l’omniprésence des anges et des démons virevoltant joyeusement dans toutes les églises romaines. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 26 septembre 2014 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 27 janvier 2017 | deutsche harmonia mundi

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« Bologna 1666 » ? Que s’est-il donc passé de si important à Bologne en 1666 pour que cela donne le titre à un album ? Simple : en cette année fut fondée l’Académie Philharmonique de Bologne, l’une des plus anciennes institutions musicales d’Italie (et toujours en pleine activité), et dont les membres se sont appelés Corelli, Torelli ou Farinelli et tant d’autres noms fameux. L’un des fondateurs fut Giovanni Paolo Colonna (1637-1695) dont cet album de l’Orchestre de chambre de Bâle, dirigé du violon par Julia Schröder, présente quelques œuvres ; ainsi que d’autres musiciens issus de l’Académie, dont Torelli, mais aussi quelques-uns moins célèbres tels que Lorenzo Zavateri, Giacomo Perti, Giuseppe Alberti ou Girolamo Laurenti. Des noms quelque peu oubliés de nos jours, mais dont les œuvres représentent très exactement la foisonnante activité dans une ville qui fut longtemps l’un des centres névralgiques de la création musicale baroque. Les parties solistes des divers concertos pour violon sont tenues par Julia Schröder elle-même. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 octobre 2019 | deutsche harmonia mundi

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Fondé à Weimar en 2001, l’ensemble The Playfords s’inspire du recueil The English Dancing Master publié en 1651 en Angleterre par John et Henry Playford. On y trouvait une notation de pas de danse pour des mélodies à la mode, l’harmonie et la basse devant être improvisées selon la fantaisie et le talent des musiciens. C’est ce postulat qui sert de viatique à cet ensemble qui cherche à retrouver une certaine authenticité à travers une improvisation spontanée en coopération avec des experts de danses et de musiques de la Renaissance. Sous le titre Dark Cloud Songs, (“chants de nuages sombres”) cet album évoque la Guerre de Trente ans qui mit l’Europe à feu et à sang au XVIIe siècle. À travers des ballades allemandes, des chansons folkloriques, des hymnes aux héros, des lamentations mélancoliques, c’est un cortège de souffrances marquées par la faim et la mort qui est évoqué ici. On y entend des arrangements les plus divers avec une panoplie d’instruments à cordes pincées et frottées, des instruments à vent et de la percussion. De la musique avant toute chose, mais aussi des textes qui reflètent tous l’humeur et le sentiment d’une époque troublée qui prendra fin avec le Traité de Westphalie en 1648. Il faudra toutefois près de trois cents ans pour que l’Europe trouve enfin la paix. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 18 octobre 2019 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 22 avril 2016 | deutsche harmonia mundi

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Le Corelli Bolognese n’est pas une hypothétique variété de pâtes (les Corellini ?) mitonnées aux tomates, aux oignons et au bœuf, mais une référence aux années que passa le compositeur Archangelo Corelli en cette bonne ville de Bologne entre 1666 et 1671, autrement dit ses années formatrices auprès de l’Accademia Filarmonica. « On dit » que Giovanni Battista Bassani fut l’un de ses professeurs : vrai ou pas, le présent album propose une de ses sonates en premier ouvrage, en guise de référence si l’on veut. Giovanni Bononcini, par contre, ne fut pas son professeur – il est plus bien jeune que Corelli ! – ni même un condisciple, mais il enseigna lui-même à la célèbre académie à partir de 1686, dès l’âge de 16 ans, une belle prouesse : la deuxième œuvre est de lui. Suit une sonate du pivot de l’album, le génial Corelli lui-même. Le relais est ensuite passé à Giuseppe Torelli, qui fut lui aussi professeur à l’Accademia, puis à Domenico Gabrielli qui fut carrément Président de la digne institution pendant quelques temps, toujours pendant ces années 1680. Le programme s’achève par un retour à Corelli puis, petit pied-de-nez à la musicologie, avec une sonate anonyme sans doute de la même période. Tous ces petits bijoux nous sont servis par l’ensemble Musica Antiqua Latina, basé à Rome et dont l’ambition est d’explorer le répertoire baroque italien. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 mars 2018 | deutsche harmonia mundi

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Quel singulier mélange, vous direz-vous, et vous n’aurez sans doute pas tort. La musique sérieuse, baroque et spirituelle de Heinrich Biber – et encore, son œuvre la plus profonde : les Sonates du Rosaire ! – entrecoupée de pièces quand même assez terre-à-terre (voire rue-à-rue-de-Buenos-Aires) de Piazzola, il fallait l’oser. La Lautten Compagney l’a osé… et pas qu’un peu, puisque Piazzola est ici joué au clavecin, au luth, au violon et au violoncelle baroques, dans des relectures qui ne manquent ni de piquant ni de convaincant. Biber comme Piazzola savaient que leurs interprètes ne manqueraient pas de faire preuve d’imagination, en laissant place à une bonne dose d’improvisation possible (mais jamais obligatoire) dans le domaine des ornementations, des tempos, des sonorités etc. Alors laissez-vous dérouter, laissez-vous prendre par la main entre le Rosaire et Rosario, entre les instruments accordés « normalement » et ceux dont les sonorités sont heurtées par la « scordattura » de Biber, qui consiste à désaccorder les instruments à cordes de manière à obtenir des notes à vide – et donc des couleurs harmoniques – tout à fait inhabituelles, voire choquantes. Mais si belles ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 mars 2018 | deutsche harmonia mundi

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« Caught in Italian Virtuosity », autrement dit : pieds et poings liés par la virtuosité italienne, voilà la phrase maîtresse de ce tout premier album de l’ensemble 4 Times Baroque (« Quatre fois baroque »), un début en grande fanfare pour une carrière déjà exemplaire. Car il est vrai que souvent une frénétique virtuosité se saisit des interprètes autant que des auditeurs lorsqu’il s’agit de la musique italienne des XVIIe et XVIIIe siècles. Cela dit, la « musique baroque » est bien plus qu’acrobatiques accords brisés, traits délirants, trilles ébouriffants. Il n’est d’ailleurs pas facile de cerner ce qui peut bien se ranger sous cette catégorie de musique ; il est peu d’époques de l’Histoire culturelle européenne aussi contradictoires, tiraillées d’extrêmes et de contrastes, alors que tout est rangé pêle-mêle sous l’unique vocable « baroque ». À la base, le terme ne désignait absolument pas une époque, mais – dans un sens plutôt péjoratif – une forme de perle bizarre et irrégulière, les rhétoriciens l’utilisaient pour des idées mal énoncées, et certains observateurs de ce temps le gardaient pour décrire ce qui était extrêmement ridicule et tordu. L’ensemble 4 Times Baroque a été fondé en 2013 par quatre instrumentistes : Jan Nigges (flûte à bec), Jonas Zschenderlein (violon), Karl Simko (violoncelle) et Alexander von Heißen (clavecin). Basé à Francfort, le quatuor s’est rapidement taillé une place de premier rang parmi les ensembles spécialisés dans la musique ancienne (on n’ose plus dire « baroque » !), et les invitations aux salles et dans les festivals de premier plan s’enchaînent sans cesse. Le Frankfurter Allgemeine les a loués avec des termes tels que « énergiques, nouveaux et excitants », la Schwäbische Post y voyait même des « popstars ». La majorité des œuvres ici présentées appartient effectivement à deux compositeurs italiens pur jus, Corelli et Vivaldi ; quant à Haendel, il est certes né en Saxe et vécut sa carrière en Angleterre, mais l’influence de l’Italie fut fondamentale au cours de ses années de formation. Pierre Prowo, lui, semble resté hambourgeois toute sa vie, mais comme tant de ses contemporains, il emprunta une part considérable de son écriture à la nouveauté italienne. Enfin, Giuseppe Sammartini est certes né à Milan, passa certes le plus clair de son temps à Londres, mais l’Italie ne quitta jamais son langage ni ses préférences musicales. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 novembre 2019 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | deutsche harmonia mundi

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Voici un album qui mérite bien des noms d’oiseau ! Car le flûtiste à bec Stefan Temmingh et son ensemble The Gentleman’s Band ont rassemblé ici une belle poignée de pièces baroques tournant autour de tout une collection de volatiles : poule, rossignols allemands et italiens, coucous italiens et français, chardonneret… Autrement dit, nul besoin d’attendre Messiaen pour voir intégrer les chants d’oiseaux dans la musique, entre douceur pastorale, tendresse printanière et humour imitatif. La majorité des pièces ici présentées furent écrites d’emblée pour (ou avec) flûte à bec, tels que le merveilleux Il Giardinello de Vivaldi, quelques autres ont été adaptées à partir d’évidents parallélismes tels que Le Coucou de Daquin ou La Poule de Rameau, des morceaux initialement conçus pour clavecin seul. Laissez-vous donc entraîner par le charme infini de ces appels venus du fond des temps et des bois. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 juin 2017 | deutsche harmonia mundi

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De nos jours, Heinrich Schütz – aux côtés de ses deux amis et collègues du « trio des SCH », puisque les patronymes des trois commencent par ces trois lettres – est considéré comme l’un des compositeurs du premier baroque allemand les plus importants et influents, même si cette renommée lui échut déjà de son vivant. Pendant les quelque cinquante-cinq années où il servit comme maître de chapelle à la cour de Dresde, il fut un professeur vénéré et recherché, dont un grand nombre d’élèves poursuivirent ensuite de brillantes carrières. Chose plus rare encore, Schütz se préoccupait personnellement de « placer » ses élèves, ne ménageant ni son temps ni sa peine pour écrire des recommandations bienveillantes. Ainsi son influence sur la musique allemande du XVIIe siècle est des plus fondamentales, directement par ses élèves ou même par les disciples de ses disciples. Hélas, la majorité de ces disciples ne sont plus vraiment reconnus de nos jours : qui se souvient de Clemens Thieme (recommandé par Schütz au poste de maître de musique puis Kapellmeister de la nouvelle chapelle fondée par Moritz de Saxe), Johann Furchheim, Johann Vierdank (nommé organiste à la Marienkirche de Stralsund), David Pohle ou Johann Jacob Löwe (pourtant maître de chapelle à la cour de Wolfenbüttel en 1655) ? L’ensemble L’Arma festante, fondé en 1983 et grand spécialiste de la musique ancienne, s’est donc attelé à redécouvrir ces perles rares de compositeurs magnifiquement doués, et dont on ne peut que souhaiter que d’autres œuvres arriveront bientôt à nos oreilles. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 novembre 2014 | deutsche harmonia mundi

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« Prodigieux mystère » en effet que cette histoire du Christ, personnage historique bien réel selon les uns, fils de Dieu selon d’autres, création de toutes pièces par les premiers Chrétiens d’après d’aucuns, et depuis des siècles on s’entretue allègrement à ces sujets. De son côté, la musique, qui adoucit notoirement les mœurs, a chanté la naissance du Christ pour la période de Noël, et depuis qu’existe la notation musicale existent aussi maintes œuvres de la Nativité. Le prodigieux Huelgas Ensemble – ce n’est pas là un mystère prodigieux mais le fruit d’un intense travail musicologique et musical ! – nous propose un éventail de pièces célébrant Noël, en commençant au bas Moyen Âge des années 1350 jusqu’au début de la Renaissance, avec des œuvres soit anonymes, soit signées Jean Mouton. On poursuit avec un large choix de pièces de la Renaissance elle-même, qu’elle soit flamande, française ou espagnole : Sweelinck, Lésbio, Manchicourt, de Weert. A titre quasi-anecdotique, l’Ensemble Huelgas nous offre aussi quelques incursions néo-médiévales, en l’occurrence du côté de l’organiste et musicien d’église britannique Bertram Luard-Selby et, plus singulier encore, de Peter Cornelius, l’auteur de l’opéra comique Le Barbier de Bagdad et d’incroyables quantités de Lieder, mais aussi d’un recueil de chants de Noël, duquel est tiré le présent Trois rois, là aussi écrit dans un style néo-ancien. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 16 octobre 2015 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 19 octobre 2018 | deutsche harmonia mundi

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Du début de l’effroyable Guerre de Trente Ans qui dépeupla l’Europe à partir de 1618, jusqu’à la fin de la non moins effroyable Der des Ders (dont on sait combien elle ne fut pas la dernière, loin s’en faut hélas) en 1918, l’ensemble Lautten Compagney explore les diverses musiques qui ont pu la déplorer, la chanter, la fuir ou tenter de lui donner un soupçon de gaieté. Certes, le pari est hardi de mêler Heinrich Schütz, Samuel Scheidt, Johann Hildebrand ou Heinrich Isaac d’une part (qui tous, d’une manière ou d’une autre, souffrirent de la Guerre de Trente Ans), Friedrich Holländer (qui signa la musique de L’Ange bleu, entre autres), Hanns Eisler d’autre part avec ses accents parfois dodécaphoniques – surtout si, dans le cas des compositeurs du XXe siècle, l’accompagnement est confié à des instruments baroques ! On tire même la couverture un peu plus loin avec une très efficace instrumentation d’une Gnossienne de Satie pour instruments anciens, qui soulignent à la fois l’intemporalité de cette musique et son aspect résolument archaïsant. Et ça marche, ça marche même très bien ; sans doute l’exquise qualité des musiciens et des chanteurs n’y est-elle pas pour rien, mais le concept lui-même est très sain, quand bien iconoclaste. Il faut dire que l’aspect sombre de la grande majorité de ces œuvres enjambe les siècles, d’un massacre à l’autre, et les Misères de la guerre de Callot pourraient tout aussi bien avoir été dessinées en 1915 au lieu de 1633, en changeant les hallebardes par des fusils de baïonnettes. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 11 novembre 2016 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 13 mars 2015 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 25 mai 2018 | deutsche harmonia mundi

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Les compositeurs présentés dans cet enregistrement, Aniello Santangelo, Gennaro Manna et Ferdinando Lizio, furent formés et travaillèrent toute leur vie à Naples, à la fois comme enseignants dans ces fantastiques « forges musicales » qu’étaient les quatre conservatoires de la ville, et comme instrumentistes auprès des cinq théâtres (rien moins !) qu’elle comptait. Entre 1732 et 1737, par exemple, Santangelo fut violoniste du Teatro de Fiorentini, au Teatro Nuovo et au Teatro San Carlo. Puis de 1759 à 1771, il fut professeur de violon, alto, violoncelle et contrebasse au Conservatoire de la Pietà dei Turchini avec son collègue Ferdinando Lizio, professeur de hautbois, flûte traversière, flûte à bec et basson. Il est probable que Santangelo écrivit de nombreuses compositions à des fins didactiques, dont ce Trio inédit pour deux violons et basse continue, composé sur le modèle de la classique « Sonata da Chiesa » (Sonate d’église) : lent, rapide fugué, puis deux danses, l’une lente et l’autre enjouée. Cette sonate offre des moments de grand lyrisme et d’émotion réalisés avec des gestes musicaux simples, des plus dramatiques aux plus frivoles, si typiquement napolitains. L’album se poursuit avec deux pièces avec basson obligé : le motet sacré O mundi infelix vita!, pour basse solo et basson de Manna, superbement exigeant pour les deux solistes, et un concerto de Lizio. Ce concerto semble avoir été, vers les années 1760, une pièce obligée à usage didactique, voire utilisée pour l’examen de passage, des élèves bassonistes de Lizio lui-même au Conservatoire de la Pietá. L’album de l’Ensemble Abchordis s’ouvre avec l’ample Dies Irae de Manna, écrit vers le milieu du XVIIIe siècle, mais dont on trouve déjà des accents très, très, très ressemblants avec un ouvrage antérieur de Francesco Feo – dans lequel cas la contribution de Manna serait assez réduite en vérité, suffisamment pour que l’on n’y voie qu’une copie à laquelle il aurait rajouté une partie de cors (très originale, il est vrai, dans le Tuba mirum, le Oro supplex et le Rex tremendae) et modifié quelques attributions vocales. Mais comme c’est ici le manuscrit autographe de Manna qui est joué, les interprètes lui ont accordé la paternité, tout en mentionnant aussi celle de Feo. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 13 mars 2015 | deutsche harmonia mundi

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Classique - Paru le 18 novembre 2016 | deutsche harmonia mundi

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