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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Musique vocale profane - Paru le 10 novembre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Le Choix de France Musique - Victoire de la musique - Choc de Classica - Choc Classica de l'année - 5 Sterne Fono Forum Jazz
À l’origine de ce programme, indique Sabine Devieilhe, il y avait sa volonté d’aborder Lakmé. En effet, Delibes sut composer pour son héroïne quelques-unes des plus mémorables pages qui soient pour soprano colorature, à commencer par le célébrissime « air des clochettes ». Et comme les oreilles occidentales de l’époque sont avides de voyages sonores et poétiques, parfums venus de loin, on retrouve ces mêmes fantasmes d’Orient chez Maurice Delage, qui a lui même entrepris un grand voyage en Inde dont il a rapporté les couleurs modales, mais aussi dans Madame Chrysanthème de Messager ou Le Rossignol de Stravinski, sans parler de l’Égypte de Thaïs filtrée par Anatole France et Massenet. Sabine Devieilhe, désignée « Révélation artiste lyrique » par les Victoires de la Musique classique de 2013 puis consacrée « Artiste lyrique de l’année » par la même cérémonie — une appréciation confirmée par la suite —, a commencé sa carrière discographique avec des enregistrements dédiés à Rameau, Bach et Mozart, avant de se lancer désormais dans le répertoire lyrique plus proche de notre temps. Avec grand bonheur, il faut bien le dire. © SM/Qobuz« [...] Ce disque s'écoute comme un tout, déroulant une envoûtante dramaturgie au cours de laquelle La mort d'Ophélie de Berlioz (avec Tharaud) fait écho à celle de Thomas, nimbée d'un charme liquide évanescent, jusqu'à ce mélisme final qui s'éteint... au fil de l'eau. Et où Lakmé à nouveau nous salue, dans un duo des fleurs partagé avec le sombre mezzo de Marianne Crebassa, telle une gracieuse confidence entre copines. [...] » (Diapason, novembre 2017 / Emmanuel Dupuy)« Des confins de l’Orient à un ailleurs fantasmé, ce parcours original mêle airs brillants, moments d’intériorité et mélodies rares. Sabine Devieilhe livre des héroïnes aussi sensuelles que raffinées, et l’entente avec François-Xavier Roth et Alexandre Tharaud est évidente. Une merveille.» (Classica, novembre 2017)
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Classique - Paru le 19 mai 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Dans quel contexte un chef-d’œuvre tel que L’Orfeo de Monteverdi a-t-il pu naître, paré d’une telle beauté, pourvu d’une expression si profonde et d’une architecture aussi parfaite, alors même que la forme de l’opéra à proprement parler n’en était qu’à ses balbutiements ? C’est précisément cette question qui est à l’origine de ce projet discographique et qui a permis à Raphaël Pichon et ses musiciens de découvrir les étonnantes productions musicales dramatiques qui ont précédé L’Orfeo, notamment celles qui étaient données à la cour des Médicis à Florence, où l’on peut déceler en germe de nombreux éléments contenus dans L’Orfeo. Au tournant du XVIIe siècle, c’est bien dans la cité médicéenne que se déroule l’un des phénomènes les plus fascinants de l’histoire de la musique : la naissance de l’opéra. En se concentrant sur les années reliant la création des intermèdes pour la pièce de théâtre La Pellegrina (1589) à la représentation florentine de la Dafne de Marco da Gagliano (1611), Pichon a réuni dans quatre intermèdes fantasmés – inspirés de la forme de l’« intermedio » en vogue à cette période – certains des plus beaux exemples des prémices de l’opéra, dont les musiques sont signées Lorenzo Allegri, Antonio Brunelli, Giovanni Battista Buonamente, Giulio Caccini, Emilio de’ Cavalieri, Girolamo Fantini, Marco da Gagliano, Cristofano Malvezzi, Luca Marenzio, Alessandro Orologio, Jacopo Peri et Alessandro Striggio. À l’imitation du théâtre antique, les « intermedii » constituaient des divertissements intercalés entre les actes de pièces de théâtre, dans des appareils visuels fastueux, prétextes à des allégories à la gloire de la dynastie régnante. La place de la musique et du merveilleux dans les représentations théâtrales prit un caractère toujours plus grandiose et spectaculaire, grâce notamment au génie des décorateurs et aux progrès de la machinerie théâtrale. Voyant le potentiel artistique et politique de ces « intermedii », les puissantes familles princières de la moitié nord de l’Italie (les Gonzague, les Este, les Médicis, mais aussi la cour pontificale) en favorisèrent l’évolution. Les « intermedii » finirent par occuper tant de place qu’ils devinrent un véritable spectacle dans le spectacle. C’est en 1589 que cette tradition florentine des « intermedii » connut son apogée, avec les six somptueux divertissements imaginés par le comte Bardi pour agrémenter la comédie La Pellegrina qui agrémenta les noces du grand-duc Ferdinando I avec la princesse Christine de Lorraine, petite-fille de Catherine de Médicis. Par leur variété et leur nouveauté, par un mariage équilibré entre la polyphonie et la monodie alors naissante, sans oublier les musiques instrumentales et dansées, les intermedii de 1589 ouvrirent la voie à un théâtre intégralement chanté.C’est en effet encore à Florence que l’on vit les premiers exemples de ce spectacle total, modèle parfait de l’alliance entre la poésie et la musique. Un véritable laboratoire prit forme au tournant des XVIe et XVIIe siècles, qui poussa les compositeurs et les poètes à faire cohabiter plusieurs formes d’expression musicale. Prenant modèle sur les générations précédentes, les compositeurs poursuivent leur recherche sur l’espace sonore, comme on le voit dans la prolifération des échos au sein des premières monodies, ou encore les madrigaux faisant dialoguer sept chœurs indépendants. Mais comment raconter aujourd’hui cette histoire, restaurer cette riche aventure ? La solution retenue pour cet album est de créer de toutes pièces quelques grandes fresques imaginaires, semblables à un parcours initiatique, qui accompliraient la réunion de ces multiples œuvres. © SM/Qobuz« En chemin vers les sources de l'opéra, Raphaël Pichon invente une chimère, la plus séduisante qui soit, mêlant la déclamation nue des prototypes florentins au faste des intermèdes de cour. [...] Notre jeune chef a réuni un plateau de rêve : sept voix solistes parmi les plus prometteuses de la jeune génération, un chœur aussi solide qu'attentif de vingt-quatre chanteurs, en regard de vingt-cinq instrumentistes éblouissants. L'orchestration des intermèdes et la distribution des polyphonies renouvellent sans cesse les tableaux sonores. Les pages admirables se succèdent, entre architectures polychorales et recitar cantando, merveilleuseument chantées et fastueusement accompagnées.» (Diapason, juillet/août 2017 / Denis Morrier)
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Classique - Paru le 29 août 2014 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception
On a de la peine à imaginer le rayonnement extraordinaire qu'eut la ville de Naples pendant près de trois siècles. Capitale européenne au même titre que Paris, la belle Napoli offrait une vie artitique des plus prospères. C'est un hommage à cette étoile qui commença à pâlir au début du 19e siècle que Joyce DiDonato consacre son dernier enregistrement. On y trouve des airs d'opéras créés à Naples dont des inédits, tels que cet extrait de La Stella di Napoli (L'Etoile de Naples) — un opéra de Paccini qui donne son titre à ce disque — ainsi qu'un extrait des Nozze di Lammermoor de Michele Carafa et de Il sonnambulo de Carlo Valentini. La voix de miel de Joyce DiDonato confère à ces pages une aura de rêve éveillé. Son timbre chaud fait merveille dans les mélismes et les vocalises d'une musique sensuelle à souhait. Un pur bonheur. FH
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Classique - Paru le 4 novembre 2016 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« [...] Ecoutez plutôt, dans les tempos modérés, la connivence remarquable entre mezzo et orchestre, qui nourrit aussi bien le rubato que le dialogue entre voix et vents solistes – le hautbois de « Pensieri » (Agrippina). On n’entend pas tous les jours, chez Purcell, une mort de Didon à la pulsation aussi libre dans la lenteur, chargée à la fois d’attente et de gravité ; le chant s’y déploie avec une richesse d’inflexions jamais artificielle, comme arrachée au vécu. [...] S’il ne fallait retenir ou télécharger qu’une seule piste ? « Augelletti checantate », autre aria de Rinaldo, où les vocalises d’Almirena et celles du flautino – exceptionnelle Anna Fusek – prennent vie hors du temps, avec la volubilité et la grâce d’un battement d’ailes. Si tout n’est pas inoubliable dans ce récital abondant, l’inspiration jouissive qui parcourt ses temps forts confirme le rayonnement unique du timbre et du caractère de Joyce DiDonato.» (Diapason, novembre 2016 / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 1 janvier 2014 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Gramophone Record of the Month - Le Choix de France Musique - Prise de Son d'Exception
Publié sous un titre réducteur et racoleur, c'est le genre de disque qui est véritable un casse-tête pour un disquaire ou pour la vente en ligne, à cause de la multiplicité des compositeurs et du manque de cohérence du programme. Et pourtant, le mélomane y trouve largement son compte, car voilà un album qui est à la fois un véritable projet éditorial en même temps qu'une nouvelle preuve du talent original du (très) jeune pianiste britannique. Sa 4e Partita de Bach est finement ciselée et coule avec évidence, son Chopin est chantourné, volubile et intime, son Granados, coloré et populaire et le reste à l'avenant. La sonorité de Grosvenor est claire et lisible, son art est empreint d'une simplicité qui fait du bien. FH
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Duos - Paru le 21 octobre 2016 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception
« Particulièrement inspiré, le disque s’ouvre sur une vision simple et recueillie de l’Opus 38 de Brahms : elle nous évoque celle, légendaire, de Starker et Sebok, c’est tout dire. [...] le dialogue des deux interprètes transpire l’intimité, la spontanéité fusionnelle. [...] Une prise de son extrêmement distincte rend d'autant plus troublant le flux d'humeurs et d'idées qui unit sans cesse le clavier de Laloum à l'archet rêveur de Julien-Laferrière. [...] Totalement maîtres de leurs émotions, qui n’en sonnent que plus sincères, les deux jeunes interprètes confirment la maturité qui leur valait un Diapason d’or chez Brahms, partagé avec le clarinettiste Raphaël Sévère. » (Diapason, janvier 2017 / Jean-Michel Molkhou)« Mariage heureux. La sonorité dense du violoncelle de Victor Julien-Laferrière s'unit au piano intense et dynamique d'Adam Laloum dans un savant équilibre sonore.» (Classica, février 2017 / Michel Le Naour)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 31 mai 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - Choc Classica de l'année - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après un album de mélodies (Néère, Alpha 215) qui s’est vu décerner un "Gramophone Award" en 2016, Véronique Gens présente son nouveau récital, cette fois avec orchestre, qui lui donne l’occasion de mettre en valeur la maturité de son soprano « falcon », tessiture centrale typique de l’opéra romantique français, et qui tire son nom de Cornélie Falcon, créatrice des ouvrages de Meyerbeer et Halévy dans les années 1830. Elle rend hommage à des compositeurs dont elle a été la première à révéler des pages inconnues à l’occasion de projets élaborés par le Palazzetto Bru Zane : David, Godard, Saint-Saëns, Halévy… Le programme proposé alterne tous les genres en vogue à l’époque romantique : l’opéra (Saint-Saëns, Halévy, Godard, Février), l’opéra-comique (David), l’oratorio (Franck, Massenet) et la cantate du Prix de Rome (Bizet, Bruneau). Un clin d’oeil à Wagner et à son Tannhäuser – dans sa traduction française des années 1860 – complète ce programme dirigé par un vieux complice de la soprano et un des meilleurs spécialistes de la musique française, Hervé Niquet. © Alpha Classics« [...] la grande Véronique Gens continue de prêter son élégance et sa sensibilité à une redécouverte du répertoire lyrique du XIXe siècle français. Dans ce récital consacré aux scènes de «visions», élément essentiel de l’arsenal dramatique, on appréciera la finesse et la justesse du travail de l’Orchestre de la Radio de Munich, sous la direction d’Hervé Niquet, tant dans le registre de l’emphase que dans celui du recueillement. La voix de la cantatrice est idéale pour ce répertoire. Le timbre est splendide sur toute l’étendue, la longueur de souffle, impressionnante. [...] » (Classica, novembre 2017)
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Piano solo - Paru le 23 novembre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Toujours un brin provocante, la star mondiale du piano chinois Yuja Wang donnait en juin 2018 un récital à la Philharmonie de Berlin, avec un programme aux trois-quarts russe et pour un quart hongrois, mais quoi qu’il en soit, ancré dans le XXe siècle. Rachmaninov, dont les Préludes de l’Op. 23 ouvraient le siècle en 1901, encore dans les poétiques nuages à la Chopin. Scriabine et sa Dixième Sonate de 1913, dont les nuages s’éloignent du poétique pour s’aventurer dans le mystère, l’impalpable, l’inquiétant ; ce qui permet à Yuja Wang de nous démontrer combien elle sait aussi caresser le piano de la manière la plus douce qui soit. Prokofiev ensuite, dont la Huitième Sonate de 1944 est sans doute la moins violente des trois « sonates de guerre », mais suffisamment pour exiger des doigts d’acier, et Wang en a à revendre. L’album s’achève cent ans après les Préludes de Rachmaninov, avec quelques Études de Ligeti dont la dernière fut terminée en 2001. Le compositeur hongrois y allie toutes les caractéristiques développées par les trois compositeurs précédents : un certain romantisme tardif, le mystère, la férocité léonine. Voilà un programme d’une grande originalité que Yuja Wang a défendu avec ardeur. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 22 septembre 2014 | Warner Classics

Hi-Res Livrets Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Choc Classica de l'année - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les bandes mères EMI de Maria Callas — rapidement numérisées pour les besoins du CD, il y a plus de 25 ans, avec force applications de filtres pour camoufler les défauts sonores (distorsions ou autres) — sont passées dans les mains expertes des ingénieurs du son Allan Ramsey et Simon Gibson d’Abbey Road, pour nous rendre aujourd’hui, sous étiquette Warner Classics, des enregistrements au plus proche de leur son originel. Le gain sonore est indéniable, que ce soit par la suppression des bruits parasites ou le traitement des sons saturés sans pour autant altérer les sons harmoniques naturels. De plus, cette décision de remastériser tout Callas a permis de retrouver des masters qu’on croyait disparus — perte désastreuse ayant entraîné des copies de copies… Mais qui dit plus grande définition et propreté du son dit meilleure perception des détails, en bonne ou mauvaise part. Si l’on discerne plus nettement les nuances, les écarts de dynamique, les plans sonores et que l’on gagne plus de fidélité dans les timbres, on entend davantage tous les défauts ; pour la Callas, si sa voix semble plus dramatique, plus lumineuse, plus présente, et son phrasé plus magnifique encore, elle se dévoile en même temps dans sa vérité, avec son acidité, ses fêlures. Grâce à un son fidèlement rajeuni, des enregistrements comme La Tosca, Madame Butterfly, Le Trouvère, Le Barbier de Séville…, entre autres, apparaissent comme jamais irremplaçables. (GG)
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Musique de chambre - Paru le 10 novembre 2017 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est un bien tendre duel qui « oppose » ici Cecilia Bartoli et la violoncelliste Sol Gabetta, si l’on peut même parler d’opposition. Car les deux stars ont choisi de choisir, dans le répertoire baroque, quelques-uns de ces airs dans lesquels les compositeurs ont inclus une partie obligée de violoncelle, les deux lignes s’entrelaçant amoureusement sur le tapis du continuo ou de l’orchestre. Albinoni, Caldara, Haendel et tant d’autres ont souvent marié la voix grave du violoncelle et celle, aérienne, de la soprano, en jeux de miroirs, de contrastes, de je-t’aime-moi-non-plus… Ce programme hautement original bénéficie ici, outre le talent évident des deux duellistes, de la complicité des témoins que sont la Capella Gabetta menés par le violoniste Andrés Gabetta – certes, il n’était pas d’usage lors des duels du temps passé que les témoins fussent de la famille, mais dans le cas précis, ils sont d’une équité parfaite. Il est vrai qu’il n’y a pas mort d’homme, ni de femme ! Cet album, hautement original, est une des très belles surprises de la rentrée. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 5 octobre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après plusieurs enregistrements consacrés à Bach (Partitas, Variations Goldberg) et Beethoven (dernières sonates et Variations Diabelli), voilà que le pianiste germano-russe sort un nouvel album qui pourrait passer à première vue comme étonnement narcissique si l’on ne creusait pas un peu plus loin ses motivations. Frappé par la mort d’un ami cher il publie, sous le titre : Lifew, un récital en forme de « tombeau » d’autrefois, en hommage à cette cruelle disparition. Le contenu dépasse cet acte amical en proposant une intense réflexion musicale sur la perte, le chagrin, le désespoir et la résignation, débouchant sur le réconfort en compagnie de Bach, revu par de puissants transcripteurs : Liszt, Brahms, Busoni, jusqu’à la Peace Piece de Bill Evans en passant par la Marche solennelle vers le Saint Graal de Parsifal et le Liebestod de Tristan de Richard Wagner. On y trouve aussi une brève pièce extraite des Dreams du compositeur américain Frederic Rzewski, très proche de l’interprète. Pianiste atypique, Igor Levit aime les défis complexes et c’est dans une grandeur sombre et mélancolique qu’il nous invite à le suivre au cours d’un périple personnel qui touche pourtant à l’universel. Des moments contemplatifs mêlés à une sensualité fascinante et assez envoûtante. Un hommage résolument captivant qui abolit les frontières et le temps en nous offrant de nouvelles perspectives. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 16 septembre 2016 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Pianiste Maestro - Choc de Classica - Qobuzissime
Voilà revenu sur le label DG — mais en deux disques (27 pistes) au lieu de trois (42) — l’album "Minimalist Dream House" sorti en février 2013 sur le label KML Recordings des sœurs Labèque. Enormément Qobuzissime, totalement crossover dans le meilleur sens du terme, le triple album devenu double est un pur bonheur hypnotique ! L’idée est née en 2011, lorsque le Kings Place Festival de Londres a invité Katia et Marielle à fêter cinquante ans de minimalisme (un demi-siècle en effet, depuis 1961, année de composition du Mescaline Mix de Terry Riley comme point de repère), de ses racines à ses influences plus récentes dans le rock comme dans l’electro (Brian Eno, Radiohead). Reconnaissant avoir zappé cet influent courant durant les années 60 et 70, les célèbres sœurs plongent leurs quatre mains dans un matériau dense, alternant entre les styles et les textures musicales. Un minimalisme revisité qu’elles jouent entourées de musiciens venant du rock alternatif et de la musique expérimentale (Nicola Tescari aux claviers, ainsi que David Chalmin à la guitare électrique et Raphaël Séguinier aux percussions, tous deux membres du Triple Sun et dont des œuvres post-minimalistes figurent dans ce programme, dans l'esprit des expériences Dream House des années soixante de La Monte Young (connues comme les "Concerts Dream House"). © Qobuz
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Classique - Paru le 2 septembre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or / Arte - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Anna Netrebko se met en quatre – en dix, plus précisément – pour nous interpréter dix héroïnes du grand répertoire vériste italien. Un répertoire qu’elle n’a pas encore beaucoup chanté sur scène, pourtant : jusqu’ici, seul Manon Lescaut fait partie de son impressionnant éventail de rôles, mais l’on peut gager qu’au fur et à mesure que sa voix s’ « élargira » (un phénomène naturel pour la grande majorité des voix lyriques), elle se penchera toujours plus vers des personnages et des ouvrages dramatiques. On pourra entendre ici tout le quatrième acte de Manon Lescaut, avec le superbe ténor Yusif Eyvazov ; ainsi que quelques-uns des airs solos les plus connus de Cilea, Catalani, Giordano, Ponchielli, Leoncavallo et bien sur Puccini, le tout accompagné par l’Orchestre de l’Académie de Sainte-Cécile sous la baguette bienveillante d’Antonio Pappano. Serait-ce là une sorte de lancement d’un nouveau volet de l’impressionnante carrière de Netrebko ? © SM/Qobuz« Avec juste ce qu'il faut de noblesse émue, le soprano monumental d'Anna Netrebko triomphe dans ce florilège vériste, sommet d'hédonisme vocal serti par Pappano et son orchestre somptueux.» (Diapason, décembre 2016)« [...] Partout, c'est la même jouissance d'un timbre à la pulpe d'abricot mûr, moelleux et gorgé de sucs, la même justesse de la note et des intentions. Jamais Netrebko ne succombe aux excès dramatiques auxquels peut être propice ce répertoire. [...] Netrebko assure qu'elle abordera bientôt la plupart de ces rôles en scène. Ça nous promet de ces lendemains qui chantent...» (Diapason, octobre 2016 / Emmanuel Dupuy)
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Quatuors - Paru le 26 janvier 2018 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Deux ans après son enregistrement très remarqué des trois quatuors de Schumann, le Quatuor Hermès – fondé voici une dizaine d’années déjà – se tourne vers les incontournables trois chefs-d’œuvre français que sont les quatuors de Ravel et Debussy (deux monuments de la relative jeunesse, certes couplés discographiquement jusqu’à plus soif mais s’en plaindra-t-on ?) entourant le quatuor Ainsi la nuit de Dutilleux. Trois uniques quatuors, puisque les trois compositeurs n’en ont chacun écrit qu’un seul. Pour mémoire, le Quatuor de Debussy appartient encore au XIXe siècle puisqu’il fut composé en 1893, dans un langage qui emprunte encore à Franck formellement (même si les enchaînements d’accords sont déjà du pur Debussy), alors que celui de Ravel inaugure le XXe siècle en 1903 avec des accents fauréens en diable… Le Quatuor de Dutilleux, par contre, date de sa maturité : 1976. Un incontournable monument du répertoire chambriste français du XXe siècle, joué avec délicatesse et transparence par le Quatuor Hermès qui confirme ainsi sa place au firmament des grands quatuors de notre temps. © SM/Qobuz« Les brillants musiciens d'Hermès éclairent la nuit de Dutilleux et nous mènent avec une légèreté céleste chez Ravel et Debussy. » (Classica, mars 2018 / Jacques Bonnaure)
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Classique - Paru le 7 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Nevermind Conversations », voilà qui pourrait être le titre d’un album de rappeurs en duo, ou encore d’échanges philosophico-j’menfoutistes. Mais non, aimable qobuzonaute, ce nouvel enregistrement de l’ensemble baroque Nevermind (Anna Besson à la flûte, Louis Creac’h au violon, Robin Pharo à la gambe et Jean Rondeau au clavecin) approche l’esprit de conversation entre deux compositeurs baroques français, ladite conversation s’établissant entre les styles français et italiens que tous deux abordent avec fantaisie et invention. Les deux compositeurs : Jean-Baptiste Quentin (ca.1690-ca.1742), violoniste à l’Académie Royale de musique ; et Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770), musicien ordinaire du roi. Daquin évoquait ce dernier dans sa Lettre sur les hommes célèbres : « Lorsqu'on parle d'un homme plein de feu, de génie et de vivacité, il faut nommer M. Guillemain, Ordinaire de la Musique du Roi ; c'est peut-être le violon le plus rapide et le plus extraordinaire qui se puisse entendre. Sa main est pétillante, il n'y a point de difficultés qui puissent l'arrêter, et lui seul en fait naître dans ses savantes productions qui embarrassent quelquefois ses rivaux. Ce fameux artiste est parmi les grands Maîtres un des plus féconds et l'on convient que ses ouvrages sont remplis des beautés les plus piquantes. » Ce qui n’empêcha pas qu’on le retrouva un jour de 1770 lardé de quatorze coups de couteau, rapidement déclarés comme « suicide » ; soit Guillemain avait sérieusement perdu sa main pourtant rapide et extraordinaire, soit il fut suicidé par un facétieux énervé… Toujours fantasques, toujours complexes, Quentin et Guillemain représentent l’absolu summum de ce que la musique instrumentale française de ce XVIIIe siècle a pu développer. On ne les connaissait guère, gageons que cet enregistrement de Nevermind les remettra au goût du jour. © SM/Qobuz« [...] tout est permis aux meilleurs amis du monde. Ils s’écoutent avec confiance, se répondent avec bienveillance, composent avec la résonance du clavecin, rebondissent largement sur ses appuis. Ces quatre-là aiment plus que tout se lover dans les mouvements lents [...]. Leur jeunesse heureuse, qui doit davantage à la Comtesse de Ségur qu’aux Liaisons dangereuses, jouit d’une virtuosité fusionnelle. Chacun s’en voudrait de prendre la parole au détriment du voisin [...] La complicité coloriste des Nevermind se double-t-elle d’un idéal de conversation en musique ? Cet entre-soi luxueux reste imperméable à l’opposition dialectique, la réplique impatiente ou ironique, la tension articulée. Nous voici donc aux antipodes de Reinhard Goebel, un des premiers à défendre brillamment, il y a quatre décennies de cela, les deux compositeurs au programme de ce premier album. Le style et les options marqués du violoniste allemand ont pris le risque de vieillir. La forte séduction de Nevermind prend celui de laisser l’auditeur en béatitude devant le vernis d’un objet somptueux.» (Diapason, juin 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Musique de chambre - Paru le 26 mai 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
« Isabelle Faust et Alexander Melnikov, sur instruments anciens (un violon Stradivarius "Le Vieuxtemps" de 1710, et un piano Erard des années 1885) proposent une version de la sonate très contrastée, grandiose et symphonique mais parfois un peu lourde, dans les passages les plus âpres et tendus, plus introvertie ailleurs. [...] Rejoints par le Quatuor Salagon, ils donnent du Concert de Chausson une lecture très engagée, mais sans excès car la tension y est constamment intériorisée. On sera sensible à la qualité du travail sur le mélange des timbres des deux solistes et du quatuor, qui produit de merveilleuses irisations, des couleurs moirées évocatrices de paysages symbolistes.» (Classica, juin 2017 / Jacques Boonnaure)
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Classique - Paru le 5 janvier 2015 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Gramophone Record of the Month - 4 étoiles Classica
Il est vrai que Agostino Steffani (1654–1728) n’est pas une star de la composition comme certains de ses contemporains ; à tort, peut-on estimer à l’écoute de ce Niobe, reine de Thèbes, opéra créé en 1688 à Munich. Longtemps tombé dans l’oubli, l’ouvrage en sortait en 2013 lors de l'Early Music Festival de Boston, avec la participation d’une vraie star, le contreténor français Philippe Jaroussky pour un superbe résultat discographique, qu’il convient de saluer chapeau bas. On y découvrira que Steffani fut un étonnant creuset de toutes les grandes influences de son temps, le stilo antico de sa jeunesse, puis le flamboyant opéra vénitien, un passage à Paris chez Lully pour le genre à la française, et une écriture orchestrale particulièrement soignée et inventive qui laisse une large part aux instruments solistes – à une époque où il était l’usage de faire accompagner les opéras avec ce dont on disposait, selon les endroits et les habitudes locales. Luxure, ambition, désespoir, rage, vengeance, meurtres, infanticides, tout est décrit avec un luxe de brillantes extravagances qui ont dû causer bien du souci aux musiciens de 1688, tellement Steffani les met à contribution. Les voix elles-mêmes sont sollicités à l’extrême, mais avec Jaroussky aux commandes vocales, on ne peut que s’attendre au meilleur – attente pleinement satisfaite. Voilà un ajout précieux à votre discothèque baroque. © SM/Qobuz« Pressentie par quelques airs distillés dans le récital Steffani de Cecilia Bartoli — Mission (Diapason d'Or) —, la splendeur de Niobe n'avait pas encore été révélée en intégralité au disque. [...] Sa captation soignée (en studio) rend justice à une merveille, jalon essentiel du chemin qui mène à l'opéra vénitien triomphant des années 1640-1660 (Monteverdi-Cavalli) au seria. Inspiré par les Métamorphoses d'Ovide, le livret d'Orlandi narre la chute de Niobe. Fille de Tantale et épouse d'Amphion, roi de Thèbes, elle affirme par orgueil être l'égale des dieux et trahit son époux avec le prétendant Clearte. La vengeance sera terrible, les dieux tueront ses enfants, Amphion se suicidera, Niobe se changera en pierre. [...] Anfione est l'alpha et l'oméga musical qui offre un rôle sur mesure à Philippe Jaroussky. Le contreténor au zénith, rendu à un état de grâce inné et maîtrisé, [...] nous subjugue. Dans une distribution ne montrant aucune faiblesse, Karina Gauvin en grande voix manie le fer et le miel de l'arrogante Niobe [...] Si on ajoute un orchestre affûté et un continuo qui répond au doigt et à l'œil, on tient avec cette Niobe le premier opéra incontournable de l'année 2015.» (Diapason, février 2015 / Sophie Roughol)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 18 mars 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Raphaël Pichon délaisse Rossi, Bach et Rameau pour accoster sur les rives du Rhin au temps du romantisme allemand. [...] une sélection de chœurs féminins (Schubert, Schumann, Brahms) enchaînés avec une parfaite fluidité [...] Quatre cors aux couleurs denses et la harpe superlative d'Emmanuel Ceysson convoquent tout un monde de mystères, de légendes et de beautés liquides, moyennant quelques transcriptions réalisées sans ficelles apparentes par Vincent Manac'h. C'est lui qui permet aux voix de plonger, au début du périple, dans les flots du Prélude de L'Or du Rhin, si mobile dans son accord unique de mi bémol majeur. [...] Sirènes tressant et enroulant admirablement leurs voix dans la Meerfey de Schumann, ces dames offrent aussi une fraîche et subtile réplique au mezzo plus mature de Bernarda Fink dans la Ständchen de Schubert. [...] On prend congé avec les Vier Gesänge de Brahms, un accomplissement dans l'approche gourmande du mot, l'émission vocale généreuse, le relief de l'ensemble. » (Diapason, avril 2016 / Benoît Fauchet)« [...] Brahms, Schubert, Schumann et Wagner puisent leur inspiration à la source des légendes germaniques. [...] Nous sommes ainsi charmés par l'interprétation de l'ensemble Pygmalion, toute en finesse et en précision. La polyphonie est mise en lumière avec une clarté que magnifie la prise de son naturellement réverbérée. La harpe séraphique d'Emmanuel Ceysson mérite également une mention particulière. Elle renforce la magie de certains épisodes comme le rêveur Wiegenlied de Schumann, les quatre Gesänge de Brahms ou même dans le Prélude de l'Or du Rhin confié à vingt-quatre voix de femmes, harpe, quatre cors et deux contrebasses.» (Classica, avril 2016 / Jean-Noël Coucoureux)
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Duos - Paru le 19 janvier 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
On ne peut vraiment pas dire qu’Edgar Moreau et David Kadouch ont fait dans la facilité en sélectionnant le programme de cet album, qui commence avec l’ample et impressionnante Grand sonate dramatique « Titus et Bérénice » de Rita Strohl (1865-1941), pseudonyme de Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette, compositrice française dans la mouvance de Franck ou Saint-Saëns. Rita Strohl est entrée dans l’Histoire comme un étonnant personnage : n’a-t-elle pas caressé l’idée de créer une sorte de petit Bayreuth français, La Grange à… Bièvres ! avec le soutien d’Odilon Redon et de nombre d’artistes de son temps ; il était question d’y jouer les opéras de Rita – des monuments qui n’ont rien à envier aux plus énormes excès de Scriabine : un cycle chrétien, un cycle celtique en cinq journées, un cycle hindou en sept journées. Les projets se heurtèrent à leur propre immensité, sans compter le déclenchement de la Guerre de 14-18 et d’autres soucis personnels de Strohl. Toujours est-il que cette sonate dévoile une personnalité bourrée de talent et d’idées, que Moreau et Kadouch servent avec un dévouement de tous les instants. Suit la Sonate de Poulenc pour violoncelle et piano, que l’on n’entend guère ; un délicieux moment dans la veine « légère », presque salonnière, de Poulenc. L’autre grand moment de l’album est la Sonate de Franck, dans la réécriture qu’en avait fait Jules Delsart encore du vivant du compositeur. On entendra également une petite rareté de Fernand de La Tombelle, l’un des membres fondateurs de la Schola Cantorum, et dont l’écriture s’apparente à celle d’un Reynaldo Hahn. L’ample album se referme sur un inédit discographique de Poulenc (car cela existe encore !), Souvenirs. En fait de souvenir, la partie de piano semble se souvenir (ou préfigurer) les drames des Dialogues alors que le violoncelle, qui n’intervient qu’épisodiquement, chante le Poulenc de salon ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 11 septembre 2015 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
Paris de la fin de la Première guerre jusqu’aux sinistres événements qui annoncent la Seconde, voilà ce qu’a choisi la soprano Julie Fuchs pour son récital d’airs d’opéra, d’opérettes et de comédies musicales françaises – ou, du moins, en français pour quelques moments de Kurt Weill et Léhar (la seule incursion de l’album dans l’avant-Première guerre). On y trouve des choses tout à fait « sérieuses », comme l’air du Feu dans L’Enfant et les sortilèges, l’air de Vilya de La Veuve joyeuse (dans la traduction française de Robert de Flers) ou quelques délicieux moments des Aventures du roi Pausole de Honegger – en compagnie de l’excellent ténor Stanislas de Barbeyrac ; mais aussi des choses provenant de répertoires plus légers, voire du music-hall avec Yes ! de Maurice Yvain ou Tea For Two. C’est que Julie Fuchs ne se limite certes pas au répertoire classique, même étendu à Weill ou Yvain, mais ose s’aventurer dans les territoires du jazz et de la comédie musicale de Broadway. Une artiste lyrique complète, en quelque sorte. © SM/Qobuz« [...] Comment résister au charme du timbre, magnifiquement charnu, à ce sourire gouailleur et chic à la fois (un pied à l'opéra, l'autre au music-hall), à la clarté de sa diction ? [...] Julie Fuchs excelle à jouer les fausses ingénues. [...] Les personnages sont là sans que jamais le chant passe au second plan. [...] Tout cela aussi, grâce à l'excellent soutien que lui apportent partout l'Orchestre national de Lille et Samuel Jean. Alors Diapason d'or ? Yes !» (Diapason, octobre 2015 / François Laurent)