Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Symphonies - Paru le 18 janvier 2019 | Sony Music Labels Inc.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Divine surprise pour cette première intégrale des sept symphonies jamais enregistrée par un orchestre français (!). [...] Capté, sur une période de cinq ans, en concert salle Pleyel (Symphonies nos 1, 6, 7) et à la Philharmonie de Paris (nos 2, 3, 4, 5), ce cycle offre de nombreux atouts. [...] dans l’ensemble une belle réussite pour l’orchestre et celui qui a tenu ses rênes de 2010 à 2016. » (Diapason, mars 2019 / Patrick Szersnovicz)
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Quintettes - Paru le 16 novembre 2018 | Accentus Music

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason
Si les quatuors de Mozart dévoilent le plus intime de sa personne dans le plus « nu » des formats, celui du quatuor à cordes, que dire de ses quintettes, du moins des cinq écrits pendant la plus grande maturité, de 1787 à 1790… Tous sont conçus pour la formation rassemblant deux violons, deux altos et violoncelle, le premier alto se voyant souvent confier une sorte de rôle en duo avec le premier violon. Les mouvements lents sont tous de déchirantes déclarations, les menuets de facétieux contrepoids, les premiers mouvements des monuments d’architecture de dimension et de portée symphonique, les finales de pétillantes explosions – même si celui du Quatrième Quintette commence comme une sorte de terrible Requiem. Certes, Mozart ne s’adressait pas aux amateurs habituels, mais à des musiciens de haut vol capables de saisir toutes les beautés, tous les détails harmoniques d’une hardiesse folle, toutes les phrases cachées ; c’est ce que fait ici avec amour le Quatuor Klenke, auquel s’est joint l’altiste Harald Schoneweg. Chose singulière, le Deuxième Quintette est une transcription pour cordes réalisée par Mozart lui-même à partir de la sombre Sérénade pour vents ; le passage d’une sonorité à l’autre semble changer la musique du tout au tout, le sombre se métamorphosant quasiment en tragique. © SM/Qobuz
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Musique concertante - Paru le 28 septembre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Contrairement à celle de son élève Toshio Hosokawa, la musique d'Isang Yun trouve assez peu d'écho en France. Coréen, naturalisé allemand en 1971, il a pourtant réalisé une synthèse musicale extrêmement féconde entre Asie et Occident, qui n'a rien à envier à celle de Takemitsu et n'a aucun autre équivalent dans sa génération. Difficile de rester de marbre devant le Concerto pour violoncelle (1976), habité avec une vitalité et une présence électrisantes par Matt Haimovitz. [...] Plus copieux encore – une quarantaine de minutes –, le Concerto pour violon n° 1 (1981) [...] Yumi Hwang-Williams, enregistré live, se joue avec une aisance confondante des difficultés techniques si bien que, là encore, on décolle, happé par le magnétisme du discours. Piloté par Dennis Russell Davies, le Bruckner Orchester fait des prouesses en matière de clarté et de réactivité. [...] » (Diapason, avril 2019 / Pierre Rigaudière)
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Symphonies - Paru le 6 juillet 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - Grammy Awards
Avec leurs durées de plus d’une heure pour la Quatrième, presque une heure pour la Onzième, dite « 1905 », ce sont là deux des plus longues et amples symphonies de Chostakovitch. Chose singulière, la Quatrième, pourtant achevée en 1936, ne fut créée qu’en 1961 – quatre ans après la création de la Onzième en 1957 ! C’est qu’en 1936, le pauvre compositeur avait senti le vent du boulet passer très près de lui, à la suite du tristement célèbre article de la Pravda dicté par Staline « Le chaos au lieu de musique » qui venait de descendre en flammes l’opéra Lady Macbeth de Mtsensk : la Quatrième, qui devait être créée dans la foulée, retourna soigneusement dans un tiroir fermé à clef en n’en sortit qu’une fois le dictateur mort, enterré et définitivement décomposé. Et on peut comprendre le compositeur ! Car le ton de cette Quatrième n’a rien, mais alors rien, d’optimiste ; on y entend de sombres accents mahleriens, des fuites désespérées, des harmonies torturées plutôt que les lendemains qui chantent. La Onzième, construite selon un programme « politique » célébrant les révolutionnaires de 1905 et les tristes événements du Dimanche rouge – au cours duquel l’armée russe tira sur la foule, faisant entre 96 morts officiellement et plusieurs milliers, selon les sources –, avec un ton certes plus optimiste, même si l’on sait ce qu’optimisme veut dire dans la vie de Chostakovitch. Les deux symphonies ont été enregistrées en concert public, respectivement à l’automne 2017 et au printemps 2018 par l’Orchestre Symphonique de Boston et son directeur musical Andris Nelsons. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 juin 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Eh oui, il est encore possible de découvrir une partition de Bernstein, ou plutôt la version de chambre de A Quiet Place, adaptée par Garth Edwin Sunderland et pour la première fois dirigée et enregistrée par le chef d’orchestre Kent Nagano, à la Maison Symphonique de Montréal. Ultime partition scénique du compositeur américain créée au Houston Grand Opera, en 1983, elle fut révisée par le librettiste Stephen Wadsworth et le compositeur qui y ajouta plusieurs fragments de l’ouvrage en un acte Trouble in Tahiti, de 1951, donnant lieu à deux nouvelles créations (Scala de Milan et Washington). Une nouvelle mouture – définitive – fut créée à l’Opéra de Vienne, sous la direction du compositeur en 1986. Fascinante à plus d’un titre, sorte d’Intermezzo de Strauss contemporain, l’œuvre dépeint la société américaine à travers la solitude et la crise existentielle d’un couple (Trouble in Tahiti) puis d’une famille. Bernstein citait Mahler pour la structure, avec un mouvement final d’une « noblesse grave » rappelant ceux des Troisième et Neuvième Symphonies de son modèle vénéré. Comme souvent chez lui, le mélange des styles (jazz, chœur antique, Broadway, Mahler, Berg, Britten, Copland…) provoque un cocktail détonant, qui lorgne du côté d’une conversation en musique plutôt que du grand opéra – ce qui paradoxalement rend cet ouvrage si particulier… et attachant. À redécouvrir, sous la baguette de l’ancien élève et fidèle Kent Nagano, à la tête de chanteurs solistes de haut vol, pour comprendre quel est cet « endroit tranquille » où « l’amour nous enseignera l’harmonie et la grâce ». © Franck Mallet / Qobuz« [...] Le projet initial a été profondément retaillé. La suppression de Trouble in Tahiti — décision lourde s'il en est, mais qui instaure une unité de temps —, l'allègement de l'orchestration resserrent sans conteste la tension dramatique, mettant à nu les caractères. Et le travail de réduction est viscéralement bernsteinien. Kent Nagano, lui, avait assisté le compositeur lors de la production viennoise de 1986. Enregistré en public, il entretient sans effort la tension interne, et maintient une nostalgie amère en accord étroit avec une distribution vocale très cohérente. [...] A Quiet Place est un chef-d'œuvre américain, tout simplement. Souhaitons que cette nouvelle mouture très réussie lui ouvre les portes d'une nouvelle carrière.» (Diapason, septembre 2018 / Rémy Louis)
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Classique - Paru le 30 mars 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Le titre d’une œuvre peut-il influer sur la manière dont l’approche l’interprète ? Les deux plus grands chefs-d’œuvre pianistiques de Messiaen, en tous cas, portent des titres qui suggèrent des expériences musicales très différentes : Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus (1944) est plongé dans la ferveur religieuse et la contemplation, tandis que le Catalogue d’oiseaux (1956–1958) rappelle davantage un ouvrage de référence ornithologique. Voire… Le compositeur lui-même déclarait à Claude Samuel : « J’ai tenté de rendre avec exactitude le chant de l’oiseau type d’une région, entouré de ses voisins d’habitat, ainsi que les manifestations du chant aux différentes heures du jour et de la nuit ». Toutefois, il poursuivait en décrivant une dimension plus expressive et poétique de l’œuvre. Les chants d’oiseaux sont en effet « accompagnés dans le matériel harmonique et rythmique des parfums et couleurs du paysage où vit l’oiseau », d’autant qu’en effet, il n’est guère possible de transcrire « exactement » à quelque instrument humain que ce soit l’invraisemblable rapidité des chants d’oiseaux ; on a pu imaginer que l’idée de « reproduction sonore » était au centre de la conception de Catalogue d’oiseaux, mais dans l’œuvre achevée, c’est bel et bien un grand compositeur que nous entendons, un maître des structures innovantes trouvant une gamme étonnante de sonorités de piano. En d’autres termes, malgré son titre, Catalogue d’oiseaux n’est en aucun cas un simple documentaire musical, mais bien plus une série de poèmes musicaux explorant les oiseaux et les autres merveilles naturelles – en l’occurrence de la France, puisque tous ces délicieux volatiles ont été notés à travers l’Hexagone. Pierre-Laurent Aimard en donne une lecture à la fois hyper-précise et rigoureuse vis à vis de la (diabolique) partition, et pourtant si poétique et inspirée, qu’on a l’impression qu’il joue sous la dictée ornithologique. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 16 mars 2018 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Initiative de deux anciens du label Philips – dont Tom Deacon, le concepteur de la phénoménale édition "The Great Pianists of the 20th Century" dans les années 1990 –, la réédition de l'intégralité des enregistrements Debussy de Hans Henkemans réalisée pour le label néerlandais entre 1951 et 1957 demeurera l'un des plus beaux événements de cette année centenaire. Non intégralement rééditées jusqu’à ce jour, ces gravures historiques, réalisées à peu près dans les mêmes années que celles de Marcelle Meyer (Les Discophiles Français), Albert Ferber (Ducretet-Thomson), Walter Gieseking (La Voix de son maître), Menahem Pressler (MGM Records) ou Reine Gianoli (Westminster), s’écartent de ses contemporaines par un souci de précision des textes et surtout une absence totale d’impressionnisme. Ce qui intéresse prioritairement Hans Henkemans, compositeur né en 1913 et figure importante de la vie musicale néerlandaise entre les années 1930 et 1960, est la variété du vocabulaire rythmique du compositeur français. Très souvent, et notamment dans les cycles modernes (Estampes, Images, Children’s Corner), le rythme semble prévaloir sur l’aspect purement sonore ou harmonique, même si le pianisme naturellement clair et limpide de Hans Henkemans n’édulcore en rien ces caractéristiques de l’univers debussyste. Reflets dans l’eau pourra étonner par son tempo rapide, son expressivité un rien lapidaire, mais aussi par ses élans fugaces, ses accentuations pleines de poigne dans les passages les plus fortissimos : il y a aussi une liberté, un grand souffle, dans le piano de Henkemans, toujours accordé à un respect presque austère de la carrure rythmique générale. De même, Cloches à travers les feuilles, la plus grande et aussi la plus difficile des Images pour piano, surprendra à la fois par ses variations très fugaces de tempo comme par une volonté extrême de clarté dans l’articulation. Pour beaucoup, cependant, le meilleur du legs de Henkemans chez Debussy, reste les 12 Etudes, où naturellement son pianisme à la fois strict et profondément fantasque ne pouvait qu’idéalement se déployer dans ce cycle tardif et extrême. Peu de musiciens ont mis cette vélocité à Pour les degrés chromatiques ou cette rage à Pour les agréments. Étonnant ! Comme l’écrit justement Tom Deacon dans le livret, « ces interprétations peuvent et doivent être considérées comme les précurseurs de la vision moderne de Debussy représentée par Charles Rosen, Arturo Benedetti Michelangeli, et même le jeune Michel Béroff ou le chef d’orchestre Pierre Boulez qui ont tous contribué à ôter à la musique de Debussy les marques qui sont simplement le résultat de l’usure normale produite par des générations successives de mésinterprétations ». Cette réédition remet sérieusement les pendules à l’heure ! © PYL/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 10 novembre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« [...] le pianiste suisse Oliver Schnyder joue un merveilleux instrument historique, un Bechstein de 1921 ayant appartenu à Wilhelm Backhaus, entouré de l'Orchestre symphonique de Lucerne et du chef américain James Gaffigan. [...] Un enregistrement qui a parfaitement digéré les acquis de la révolution baroque, avec un orchestre affûté et une sonorité pianistique cristalline (le mouvement lent de "L'Empereur"), une approche vive aux excellents tempi, qui fait merveille dans le Concerto n° 1 [...] (Classica, mars 2018 / Yannick Millon)
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Musique de chambre - Paru le 8 septembre 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
La collaboration fructueuse entre le label Alpha, la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et le Palazzetto Bru Zane se poursuit avec ce coffret consacré à la musique de chambre d’Anton Reicha, interprétée par les musiciens de la Chapelle, des jeunes talents de très haut niveau, prêts à relever le défi. Personnalité incontournable du début du XIXe siècle, le compositeur tchèque naturalisé français ne laissa pas ses contemporains indifférents. Sa musique, comme ses écrits théoriques, opposèrent partisans zélés et farouches détracteurs. Ce triple disque, regroupant des pièces de genres et d’époques variés, donne un aperçu de la richesse de l’oeuvre du compositeur, très prolifique dans la musique de chambre, dont l’originalité fascine encore près de deux siècles après sa disparition : ces enregistrements illustrent la diversité des genres instrumentaux abordés (sonates, fugues, études et variations pour piano, trio, quatuor ou encore quintette à deux altos), ainsi qu’un art de la composition marqué à la fois par une parfaite maîtrise − dans la lignée de l’enseignement reçu de Haydn à Vienne entre 1802 et 1808 − et la plus grande originalité. En partenariat avec le Palazzetto Bru Zane. © Alpha Classics
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Musique symphonique - Paru le 1 septembre 2017 | LPO

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
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Classique - Paru le 23 juin 2017 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
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Symphonies - Paru le 16 juin 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Record of the Month - 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, le Chamber Orchestra of Europe propose ici l’intégrale des cinq symphonies de Mendelssohn, composées entre 1824 et 1842. Considéré par certains comme “le meilleur orchestre de chambre au monde” (BBC2 Television), le Chamber Orchestra of Europe (Orchestre de Chambre d’Europe) est né il y a une trentaine d’années d’un désir de plusieurs jeunes musiciens de l’ancien Orchestre des Jeunes de la Communauté Européenne (EUYO) de poursuivre ensemble une aventure en orchestre. Après quelques changements – inévitables – en ses rangs, cet ensemble basé – pour le moment – à Londres, garde aujourd’hui le même esprit qui a présidé à sa création, fait de complicité, de générosité et de liberté. Sans directeur musical ni chef attitré, il retrouve donc Yannick Nézet-Séguin, à qui le lie, comme le confie ce dernier, « une connexion tout à fait unique ». Les plus récentes publications communes, notamment dans les opéras de Mozart, ont pu montrer cette complicité partagée. Et, après une intégrale Schumann, il était normal que le chef et ces musiciens explorent la lyrique effusive, le versant plus « classique » du romantisme allemand, avec les cinq symphonies de Felix Mendelssohn-Bartholdy. Mais il s'agit de défendre en réalité avec ces cinq symphonies des univers très différents : la très romantique Symphonie n° 3, « Écossaise », où Wagner entendait « un paysagiste de premier ordre » ; la Symphonie n° 4, « Italienne », est presque un grand poème symphonique, comme pourront l'illustrer nombres de compositeurs après 1834 ; la Symphonie n° 2, « Lobgesang », elle, s’achève sur une immense cantate de louange dont la démarche s’inspire de la Neuvième de Beethoven ; la Symphonie n° 5, est fortement reliée à la religion protestante, dans la mesure où son finale, fugué, cite l'un des chorals luthériens notamment utilisés par Johann Sebastian Bach, « Eine feste Burg ist unser Gott » (cf. Cantate BWV 80). © Qobuz, d'après un argumentaire de la Philharmonie de Paris pour les concerts parisiens de février 2016.
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Classique - Paru le 9 juin 2017 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Il ne faut surtout pas s’imaginer qu’à l’époque de Haendel, un opéra était un produit fini, immuable, gravé dans le marbre, et dont la partition était un Sacré Graal qui ne souffrait d’aucun arrangement, aussi minimal fût-il. Ottone de Haendel, à cet égard, est des plus symptomatiques. Certains ajustements considérables résultèrent de la houleuse collaboration entre Haendel et la « prima donna » Francesca Cuzzoni, qui arriva à Londres quinze jours seulement avant la création (qui eut lieu le 12 janvier 1723) et commença immédiatement à mettre le bazar. Elle rejeta plusieurs airs et exigea qu’ils fussent remplacés par d’autres, entièrement différents. D’après les Memoirs of the Life of the Late George Frederic Haendel (1760) de John Mainwaring, il y eut des tensions entre le compositeur et sa nouvelle diva au sujet de son premier air à chanter sur la scène londonienne : « Oh ! Madame, [dit Haendel, en français dans le texte] je sçais bien que Vous êtes une veritable Diablesse : mais je Vous ferai sçavoir, moi, que je suis Beelzebub le Chéf des Diables » et sur ce, rapporte le chroniqueur, il la prit par la taille et jura, si elle prononçait encore un mot, qu’il la jetterait par la fenêtre. Cela dit, les nombreuses modifications que le compositeur fit pendant les préparatifs de l’opéra ne se limitaient nullement au rôle de Cuzzoni : au total, onze airs et un duo parfaitement achevés furent ensuite abandonnés et remplacés avant la création, et plusieurs autres airs considérablement révisés. Il est impossible de déterminer si c’est pour des raisons artistiques qu’il introduisit tel ou tel changement, ou pour trouver un compromis avec les egos surgonflés des chanteurs. Outre les suppressions, les refontes de certaines scènes et les substitutions complètes faites pendant la composition et les répétitions, d’autres modifications intervinrent pendant même la première série de représentations. En outre, le compositeur remplaça et ajouta également plusieurs airs supplémentaires pour la douzième représentation, qui eut lieu le 26 mars 1723 après une interruption de plusieurs semaines en raison du Carême. Autrement dit… quelle est « la vraie » version de Ottone ? Le présent enregistrement, pour l’essentiel, présente une reconstitution de la version intégrale donnée lors de la création, mais incorpore aussi les développements de deux scènes retravaillées spécialement pour la représentation de mars 1723. On trouvera en guise de bonus trois nouveaux airs composés pour le rôle-titre lors de la reprise de 1726. Et tout cela nous permettra de plus encore goûter les voix des solistes, le contre-ténor Max Emanuel Cencic en tête, mais aussi la soprano Lauren Snouffer – qui chante le rôle initialement tenu par la vilaine Cuzzoni –, le tout accompagné sur instruments d’époque par l’ensemble Il pomo d’oro que mène George Petrou. © SM/Qobuz« [...] Si ce nouvel enregistrement s'impose désormais, c'est d'abord grâce au chef et au primo uomo. Petrou lâche le grain de l'émotion dans la mécanique impeccable du Pomo d'Oro, sans brider sa débordante énergie — ni tout à fait, hélas, sa tendance à l'automatisme. [...] Cencic, lui, campe le premier Ottone capable d'évoquer Senesino en route vers César. L'héroïsme dont Minter (chez McGegan) et Bowman (chez King) étaient privés, le voici : vocalises imbattables, émission conquérante, presque trop pour les moments de pure humanité [...] » (Diapason, septembre 2017 / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 1 septembre 1963 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
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Musique de chambre - Paru le 25 février 2017 | J. S. Bach-Stiftung

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Malgré une présence limitée à la direction des chanteurs, Rudolf Lutz (dont on pourrait rêver qu’il enregistrât lui aussi la Clavier Übung !) semble imprimer de sa patte une réalisation remarquable. Le plan de l’album retient d’abord l’attention : non seulement les chorals pour orgue sont précédés de leurs versions vocales à quatre voix ou une seule et continuo, mais ils sont en plus rangés en deux séries distinctes (grandes versions, petites versions), ce qui ouvre une perspective d’écoute inattendue sur l’ensemble de ces pièces. C’est pourtant à Johannes Lang que reviennent les plus hautes louanges. Bien que touchant un orgue récent et un peu froid, qui plus est flouté par une acoustique trop généreuse, le jeune interprète se livre à un coup de maître. Plasticité des phrasés, clarté des intentions, technique souveraine et, surtout, un pédalier robuste et d’un dynamisme infatigable placent cette version au premier rang des plus récentes (par exempleBerben chez Ramée). Sous les doigts de Lang, l’instrument lointain se transforme en orchestre à la fois chatoyant et précis [...] » (Diapason, novembre 2017 / Xavier Bisaro)
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Classique - Paru le 25 novembre 2016 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pauvre Salieri… peu avant sa mort, des rumeurs vinrent alimenter la fable selon laquelle il aurait empoisonné Mozart, puis la rumeur devint une pièce de théâtre de Pouchkine, un opéra de Rimski-Korsakov avant de terminer sous forme de film. Alors que Salieri, aîné de son illustre contemporain, ne ménagea jamais sa peine pour l’aider et le soutenir, de son vivant comme après 1791. De sorte que Salieri tomba rapidement dans l’opprobre et sa musique dans l’oubli, pendant des décennies. Ce n’est qu’assez récemment que l’on s’est penché sur son riche répertoire, et que voici ? Un chef-d’œuvre dont le livret est signé Da Ponte (tiens, tiens), écrit en 1778 pour Venise et remanié en 1783 pour Vienne, et dont le titre La scuola de' gelosi rappelle furieusement le titre alternatif de Cosi (de 1790, rappelons-le) qui est La scuola degli amanti, un évident pont de Da Ponte entre les deux sujets. Pour cet enregistrement, Werner Ehrhardt et son ensemble L’Arte del mondo ont puisé dans les deux versions, offrant à la fois ce qui avait été supprimé dans celle de 1778 et ce qui avait été ajouté dans celle de 1783 : une sorte de version totale, en quelque sorte. L’auditeur ne pourra que laisser éclater sa surprise en découvrant, dans cette École des jaloux, bien des tournures et des facéties que Mozart réutilisa sans se gêner dans ses propres opéras Da Ponte, preuve qu’il tenait Salieri en très, très haute estime. Il est vraiment grand temps de réhabiliter cet infortuné compositeur, du haut de sa quarantaine d’opéras, sa demi-douzaine de symphonies et de concertos, et ses centaines d’œuvres sacrées. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 novembre 2016 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month
Troisième et dernier volume de l’intégrale des Sonates de Beethoven par Jean-Efflam Bavouzet. On notera que le pianiste a choisi de les présenter chronologiquement, de sorte que cet ultime opus discographique contient les ultimes opus pianistiques du compositeur. Des chefs-d’œuvre conçus entre 1804 pour la 22e et 1822 pour la 32e, "l’Opus 111" dont il n’est pas même besoin de dire qu’il est de Beethoven… Bavouzet déploie à la fois un lyrisme de tous les instants et un éventail de sonorités qui rend justice à l’ampleur de la tâche, tout en évitant la démonstration de virtuosité digitale – qui n’est pas du tout le propos de Beethoven, et il l’a magistralement compris. Voilà une intégrale qui fera sans nul doute date dans les annales des « trente-deux », et la critique internationale ne s’est pas retenue de la saluer à sa juste valeur, dès le premier volume d’ailleurs. © SM/Qobuz« [...] Par ses phrasés équilibrés, son sens de l'architecture, sa légèreté d'accent et d'articulation, son usage parcimonieux de la pédale, son extrême précision dans les nuances dynamiques, sa transparence un rien "abstraite" et aiguisée dans l'éclairage de la texture, le jeu de Bavouzet rayonne de probité et de connivence : il nous tend la main et laisse parler le compositeur. [...] Classicisme et romantisme, ombre et lumière, action et contemplation trouvent, au terme de l'odyssée, leur vrai rapport beethovénien dans une Sonate op. 111 personnelle et remarquable de limpidité.» (Diapason, juin 2017 / Patrick Szersnowicz)
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Piano solo - Paru le 30 septembre 2016 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année - Prise de son d'exception
« [...] Bien enregistré, dans la salle du Mozarteum de Salzbourg et sur un instrument chantant, le pianiste-compositeur est revenu à Wolfgang Amadeus dix-huit ans après lui avoir consacré son tout premier disque. Il n’avait alors pas fait l’unanimité, tant il rompait avec un Mozart propre sur lui, tiré au cordeau, lisse [...] Fazil Say ne s’est pas assagi avec les années. Tant mieux ! [...] l’artiste choisit la voie du théâtre, de la surprise, de la fantaisie en même temps que du drame, quand il surligne les modulations. Improvisateur aussi facétieux que fort en thème, Fazil Say empoigne ces sonates moins pour les réinventer que pour les projeter dans notre imaginaire. [...] Presque partout ailleurs, ce Mozart théâtral, vivant, dominé par une faconde irrésistible, d’un coup, sans prévenir, baisse le ton et plonge en une fraction de seconde au cœur même de quelque mystère. Les mouvements lents sont d’une finesse, d’une sensibilité, d’une candeur rarement entendues.» (Diapason, octobre 2016 / Alain Lompech)« Un Mozart nullement classique et inclassable. Fazil Say propose sa vision personnelle des Sonates mozartiennes avec un piano dynamique, subtil, éclatant. Une des plus grandes versions modernes. [...] L'écoute est une surprise de taille. La variété des climats, la mobilité de jeu si particulière chez Fazil Say fonctionnent ici admirablement. Il ne joue pas "à l'épate", ni n'ajoute d'effets incongrus. Son Mozart est personnel, simple et évident à la fois. [...] Le son est direct, "vertical" et plein de subtilités, mais aussi d'éclats, de contrastes saisissants dans une même ligne de chant. [...] Fazil Say voue une passion à l'opéra mozartien. De fait, il ne commet aucune erreur de goût, jouant des rôles distribués d'une main à l'autre, tout en repoussant les limites expressives du Steinway admirablement préparé et enregistré dans l'acoustique du Mozarteum de Salzbourg [...].» (Classica, octobre 2016 / Stéphane Frédérich)  
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Classique - Paru le 16 septembre 2016 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Pianiste Maestro - Choc de Classica - Qobuzissime
Voilà revenu sur le label DG — mais en deux disques (27 pistes) au lieu de trois (42) — l’album "Minimalist Dream House" sorti en février 2013 sur le label KML Recordings des sœurs Labèque. Enormément Qobuzissime, totalement crossover dans le meilleur sens du terme, le triple album devenu double est un pur bonheur hypnotique ! L’idée est née en 2011, lorsque le Kings Place Festival de Londres a invité Katia et Marielle à fêter cinquante ans de minimalisme (un demi-siècle en effet, depuis 1961, année de composition du Mescaline Mix de Terry Riley comme point de repère), de ses racines à ses influences plus récentes dans le rock comme dans l’electro (Brian Eno, Radiohead). Reconnaissant avoir zappé cet influent courant durant les années 60 et 70, les célèbres sœurs plongent leurs quatre mains dans un matériau dense, alternant entre les styles et les textures musicales. Un minimalisme revisité qu’elles jouent entourées de musiciens venant du rock alternatif et de la musique expérimentale (Nicola Tescari aux claviers, ainsi que David Chalmin à la guitare électrique et Raphaël Séguinier aux percussions, tous deux membres du Triple Sun et dont des œuvres post-minimalistes figurent dans ce programme, dans l'esprit des expériences Dream House des années soixante de La Monte Young (connues comme les "Concerts Dream House"). © Qobuz
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Classique - Paru le 18 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
La grande particularité de cette intégrale des œuvres concertantes d’Edouard Lalo – dont on tend à ne connaître que la Symphonie espagnole – est que, outre qu’elle propose précisément l’intégrale des œuvres concertantes d’Edouard Lalo, en particulier des ouvrages rares comme les Concertos pour piano, pour violon et pour violoncelle, mais aussi et surtout qu’elle fait appel à toute une brochette de jeunes talents issus de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. L’origine de cette chapelle repose sur les épaules de ladite Reine Elisabeth, mais aussi d’Eugène Ysaÿe, qui souhaitaient promouvoir les nouveaux talents non seulement grâce à un concours – le célébrissime Concours Reine Elisabeth – mais aussi aux travers d’une académie dédiée, la Chapelle Musicale. Inaugurée en 1939, elle fut décrite par Emile Vuillermoz comme une sorte de « Villa Médicis moderne ». Les grands professeurs actuels sont rien moins que Augustin Dumay, Maria João Pires, Miguel da Silva, Gary Hoffman, José van Dam et le Quatuor Artemis, pour une soixantaine de grands étudiants annuels, le tout dans un bâtiment dédié, une immense pépinière musicale. Les solistes choisis pour cette intégrale, dont on rappelle qu’elle est dirigée par la baguette experte, transparente et attentive de Jean-Jacques Kantorow, sont tous issus de ladite Chapelle depuis peu, et il s’ouvre devant eux une belle carrière que l’album ne saura que favoriser, surtout pour le remarquable violoniste Lorenzo Gatto. Enregistré en janvier et juillet 2015 à la Philharmonie de Liège. © SM/Qobuz« [...] Du haut de ses trente ans, Lorenzo Gatto y confirme une technique suprême, un panache impressionnant et une maturité expressive digne de ses plus glorieux aînés. Sous la baguette savante et complice de Jean-Jacques Kantorow. [...] Autre page d’envergure, le Concerto pour violoncelle inspire le très jeune Israélien Ori Epstein. Si sa sonorité dans l’introduction tout empreinte de gravité manque un peu de projection, on apprécie la belle intériorité d’un discours sensible, concentré et tout en subtilité. C’est dans l’Andante central en forme de rêverie, que cette approche quasi chambriste trouve son expression la plus touchante et la plus équilibrée avec l’orchestre [...] Le pianiste français Nathanaël Gouin, formé par Michel Béroff, Denis Pascal puis Maria João Pires, défend avec conviction et sensibilité cette page virtuose encore mal aimée.» (Diapason, avril 2016)