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Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Classique - Paru le 7 janvier 2016 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est bien le lointain, l’éloignement, la nostalgie – et un peu la peur, aussi ? – que nous fait ressentir ici David Kadouch dans son intrigant choix de programme pour ce nouvel enregistrement. Bach d’abord, mais pas le Bach habituel, celui des certitudes harmoniques, rythmiques et thématiques ; pour une fois, le Cantor se laisse aller à sa propre errance avec le Caprice sur le départ de son frère bien-aimé, écrit vers 1704 après le départ de son frère aîné. C’est là la seule véritable musique à programme de Bach : « pressions affectueuses de ses amis pour le dissuader d’entreprendre son voyage », « présentation des différentes mésaventures qui peuvent lui arriver à l'étranger », « Lamento général de ses amis », « De partout viennent ses amis – qui voient bien que le sort en est jeté – pour lui dire adieu »), « Air du postillon », « Fugue imitant le cor du postillon ». Schumann ensuite, celui des inquiétantes Scènes de la forêt, où les fleurs et les oiseaux n’ont rien de la gentille bluette pastorale. Suit Dans les brumes de Janáček, quatre sombre pièces de la grande maturité, 1912 : on est encore dans l’errance. Errances enfin et toujours avec la suite En plein air de Bartók, dont la pièce la plus troublante est naturellement « Musiques nocturnes » et son cortège d’accords et de cellules mélodiques parcellaires, inachevées… Kadouch a construit là un programme tout à la fois éclectique et d’une remarquable cohérence. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 14 janvier 2014 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
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Piano solo - Paru le 14 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
« [...] Claire Désert a souvent montré une affinité particulière pour l’œuvre de Robert Schumann. Ceux qui ont été sensibles à la subtilité de ses Davidsbündlertänze ou de ses Bunte Blätter (Mirare) apprécieront ici la même narration contenue. [...] La sonorité chaleureuse, la transparence des plans superposés et le soin apporté aux phrasés contribuent à la réussite d’une interprétation qui, dès que c’est pertinent, recherche le ton de la confidence. [...] Même si aucune angoisse ne vient les nuancer, Claire Désert rend toutefois justice à l’onirisme de ces pages. » (Diapason, octobre 2018 / Jérôme Bastianelli)
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Musique de chambre - Paru le 3 février 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Les Sonates en trio de Buxtehude pour violon, viole de gambe et basse continue sont une œuvre de la maturité, dont bon nombre ont été éditées à Hambourg à partir de 1694. La renommée du premier opus semble avoir vite franchi les frontières, à telle enseigne que Sébastien de Brossard en possédait lui-même un exemplaire. Il mentionne ces sonates dans son Catalogue des livres de musique, théorique et prattique, vocalle et instrumentalle de 1724, les qualifiant « d’excellentes pièces mais dont l’exécution me paraît fort difficile. » En effet, ces sonates, d’une grande virtuosité, exigent des musiciens accomplis. Buxtehude semble pourtant les avoir destinées au public amateur de Lübeck et non à des musiciens professionnels particuliers et dans l’Allemagne de Buxtehude, la musique occupe une place non négligeable dans la vie de tous les jours et dans tous les milieux. Le présent album rassemble en majorité des sonates qui n’ont pas été éditées, justement, et dont les manuscrits sont conservés à la bibliothèque municipale d’Uppsala en Suède ; pourquoi Uppsala ? Tout simplement parce que Buxtehude entretenait une correspondance assidue avec le maître de chapelle de Stockholm à qui il envoyait des partitions en quantité ! Sachons donc gré aux postes de la seconde moitié du XVIIe siècle d’avoir bien fait leur travail, car ces œuvres sont d’indispensables échelons dans la grande échelle baroque nord-allemande. Le violoniste Stephan Dudermel et la gambiste Florence Bolton sont accompagnées par divers instruments pour le continuo : orgue, clavecin, théorbe, pour une plus grande diversité de sonorités. © SM/Qobuz« D’une manière générale, La Rêveuse a le chic pour concilier détail de la prononciation et conscience de la grande forme. C’est une marque de fabrique de l’ensemble. La passacaille de la Sonate en sol mineur, illuminée de l’intérieur par une pulsation très large, est un grand moment de ce disque. Sans faire oublier la vie frémissante et l’insolente intelligence de Goebel (d’une invention et d’une énergie inouïes dans la Sonate BuxWV 273), la nouvelle proposition nous comble par des qualités rares, à contre courant d’un baroque consensuel et décoratif. » (Diapason, mars 2017 / Philippe Ramin)« On admirera tout autant la splendeur instrumentale (le violon de Stéphan Dudermel, la viole de Florence Bolton) que la liberté du geste, l’intensité de l’expression, l’équilibre sonore entre des instruments aux timbres si distincts et la mobilité du continuo. » (Classica, novembre 2017)
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Piano solo - Paru le 5 octobre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Les racines en question sont celles, ethnomusicologiques, que Béla Bartók explora frénétiquement de 1904 à 1917, non seulement sur le terrain national hongrois mais aussi auprès des folklores roumain, slovaque et même arabe. Pour partie, il en distillera quelques œuvres s’inspirant directement des thèmes populaires, pour une autre partie bien plus considérable il développera un folklore imaginaire, inventé, dont les tournures évoqueront bien évidemment ces racines mais sans jamais y emprunter directement. Cet album signé Florent Boffard illustre parfaitement ce second visage du compositeur. Le folklore créé de toutes pièces se retrouve dans les Deux danses roumaines (contrairement aux célèbres Danses populaires roumaines qui, elles, sont directement en prise avec le terrain villageois), et de manière encore plus stylisée dans les magnifiques Bagatelles dont la concision alliée à la puissance du langage n’a rien à envier à celles de Beethoven. En plein air dépasse totalement tous ces cahiers des charges, et si on croit y entendre les accents râpeux de quelque paysan fantaisiste, c’est du pur Bartók. Le point culminant de ce cycle est la stupéfiante Musique nocturne, un des moments les plus magiques et inquiétants du compositeur, qui pourtant n’en manque pas. Florent Boffard, qui fut soliste à l’Ensemble Intercontemporain de 1988 à 1999, a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni ou Ligeti, tout en s’intéressant à tous les répertoires – il est vrai avec un soupçon de penchant pour les compositeurs du XXe siècle, quand bien même ce n’est en rien une spécialisation. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 8 septembre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Cet album du pianiste Luis Fernando Pérez, un disciple de Dimitri Bashkirov, d’Alicia de Larrocha et de Pierre-Laurent Aimard, comprend l’intégralité des Cançons i Danses, du moins celles conçues pour piano. En effet, Mompou en composa quinze, dont la treizième est pour guitare et la quinzième pour orgue. La composition de ces œuvres s’étend de 1921 à 1961 pour les douze premières, qui forment ainsi un bloc, tandis que la quatorzième date de 1978, créée au Lincoln Center de New York à l’occasion du 85e anniversaire du compositeur. Les Scènes d’enfants, l’un des joyaux de son catalogue, et qui compte parmi ses œuvres les plus connues, furent composées entre 1915 et 1918, autrement dit le début de ses années créatrices. Bien qu’ « ibérisant », si l’on veut bien nous passer le terme, Mompou n’appréciait pas être considéré comme un compositeur nationaliste, préférant le qualificatif de régionaliste. « Méconnaissant le véritable style de ma musique », disait-il, « on m’a classé comme compositeur exclusivement folklorique, ce contre quoi j’ai dû exprimer ma désapprobation à maintes reprises. Mon unique prétention est de croire que j’ai réussi à créer une musique d’atmosphère ethnique, sans être tombé dans le piège et l’abus des thèmes populaires. » © SM/Qobuz« [...] Luis Fernando Perez se consacre pour l’essentiel aux treize Chansons et danses, pièces dans lequel le folklore catalan inspire à Mompou quelques-unes de ses plus délicieuses mélodies. Son interprétation exacerbe les spécificités de chaque pièce : les rubatos sont particulièrement appuyés, les traits virtuoses très brillants, les passages contemplatifs pleins de douceur. On navigue sans cesse entre tendresse et surexcitation, entre rêverie et bondissement. Cette approche subjective, qui enflamme aussi les charmantes Scènes d’enfants et les impressionnistes Paysages, met remarquablement en lumière la poésie singulière du compositeur, ses harmonisations personnelles, ses contrepoints inattendus. Certains choix interprétatifs pourront paraître un peu extrêmes, mais la vision lyrique de Luis Fernando Perez, portée par des sonorités d’une grande beauté, captive même lorsqu’elle surprend. [...] » (Diapason, novembre 2017 / Jérôme Bastianelli)
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Classique - Paru le 6 octobre 2014 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica - Prise de son d'exception
On pense souvent que la musique baroque européenne utilisait des codes bien précis, qui la rendait internationale d'un bout à l'autre de territoires bien plus morcelés qu'aujourd'hui. Une sorte de langue commune à toutes les nations en quelque sorte. Pierre Hantaï vient nous montrer avec éloquence combien ces langages sont différents, même lorsqu'ils sont unifiés par le génie d'un Johann Sebastian Bach. FH
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Piano solo - Paru le 29 juin 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Voilà un programme des plus éclectiques, mais dont la logique architecturale est implacable : Lux, « Lumière », de l’aube à la nuit, un arc partant du chant grégorien – la misa in aurora – jusqu’au clair de lune de la fameuse sonate de Beethoven, en passant par la fulgurante lumière méridienne de la Quatrième Sonate de Scriabine, suivie du prélude postprandial du faune que l’on sait (une réécriture pour piano seul signée du pianiste Matan Porat lui-même), et bien d’autres pièces de Dowland à Thomas Adès évoquant tel ou tel moment du jour. Matan Porat réalise là un assemblage hautement original – la marque de fabrique de ce pianiste, il faut le préciser –, que d’aucuns considéreront peut-être comme trop hardi, que d’autres applaudiront : à chacun de se faire sa religion. On se demande bien où le mènera un éventuel nouvel opus discographique ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 avril 2013 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles de Classica - Hi-Res Audio
Une belle et rare anthologie de l'oeuvre pour piano d'Arnold Schoenberg. Petit, mais essentiel dans le répertoire pianistique du XXème siècle, ce corpus écrit par un compositeur non pianiste lui-même est à la fois une source d'expérimentation de son propre langage pour son auteur, en même temps qu'un champ unique d'investigations pour l'interprète. L'itinéraire est passionnant pour le mélomane qui glissera progressivement du chromatisme vers l'atonalité, dans une subtile recherche de l'aphorisme et de la clarté. FH
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Piano solo - Paru le 29 septembre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
« Pour son premier disque, Nathanäel Gouin, vingt-huit ans, plonge au cœur du mysticisme lisztien. Son « Liszt Macabre » se signale autant par la pertinence du programme que la perfection de sa réalisation. Le jeune homme possède une écoute harmonique qui lui permet de bâtir un édifice solidement ancré sur ses piliers : on entend distinctement chaque note grave sonner, chaque accord s’élever de l’instrument pour fusionner avec le chant. Nathanäel Gouin sait plier son jeu aux exigences contradictoires des pages réunies. [...] C’est magnifique.» (Diapason, novembre 2017 / Alain Lompech)
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Musique symphonique - Paru le 20 novembre 2012 | Mirare

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Musique symphonique - Paru le 20 novembre 2012 | Mirare

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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 14 avril 2011 | Mirare

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Sébastien de Brossard, collectionneur de musique passionné, pédagogue et auteur du premier dictionnaire de musique était également un compositeur très talentueux. Champion de la musique italienne, et grand connaisseur de la musique de Carissimi, Brossard s’est vraisemblablement inspiré du maître romain pour ses deux oratorios. Leandro, oeuvre dramatique en italien, est un petit chef-d’oeuvre et l’une des premières cantates composées par un Français. Une surprise de l'ensemble La Rêveuse.
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Oratorios sacrés - Paru le 29 mars 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Composé par Dietrich Buxtehude en 1680 pour l’église de Lübeck où il était en poste depuis plus de dix ans, ce Membra Jesu Nostri, d’après un texte latin écrit par un des proches de Saint-Bernard, décrit les affres de la Passion du Christ au cours d’un cycle de sept cantates. Typique du piétisme de cette fin de XVIIe siècle dans l’Allemagne luthérienne, cette musique nous plonge dans des abîmes de souffrance et dans l’espoir de la consolation. La musique de Buxtehude, fondée sur la rhétorique, reprend les concepts de toute une génération de compositeurs novateurs qui l’ont précédée. Elle inspirera à son tour, comme on le sait, celle de Johann Sebastian Bach venu tout exprès à Lübeck pour rencontrer Buxtehude. Ecrite pour un ensemble vocal à cinq voix, Membra Jesus Nostri requiert des solistes groupés en trois voix graves et deux voix de dessus, avec un accompagnement instrumental assez sobre, constitué de deux violons, de cinq violes de gambes et d’un continuo choisi par les interprètes selon les possibilités du moment. Certains auteurs voient dans cette disposition l’influence du « Motet versaillais » que Buxtehude connaissait bien. L’influence mélodique italienne, en particulier celle de Monteverdi qu’il avait pu connaître à travers la musique de Schütz, est également perceptible dans ces pages. C’est surtout l’extraordinaire puissance expressive qui frappe à l’écoute d’un chef-d’œuvre se plaçant au niveau des grandes créations spirituelles du genre, comme le Musikalische Exequien de Schütz, les Passions de Bach ou, sur un plan purement instrumental, les Sonates du Rosaire de Biber. Selon Philippe Pierlot, l’interprète de cet album, « Buxtehude veut s’adresser directement aux sens et nous fait plonger dans les souffrances du Christ : on croit littéralement ressentir soi-même les plaies, les coups de marteau, le cœur qui s’arrête de battre. Par le génie de sa musique, le compositeur parvient à émouvoir l’auditeur, à l’éclairer et l’instruire ainsi sur le sens profond du texte magnifiquement mis en musique. » © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 11 janvier 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
La mort de Cromwell, au milieu du XVIIe siècle, marque le départ du formidable essor de la musique en Angleterre, en particulier de la musique instrumentale qui se répand autour de la figure d'Henry Purcell, qui introduit peu à peu le violon dans les consorts anglais jusque-là rétifs à cet instrument venu d’Italie. C’est ce récit que l’ensemble La Rêveuse commence à nous conter ici, avec ce premier volume consacré à l’histoire de la musique de chambre londonienne. Fondé par Benjamin Perrot et Florence Bolton, La Rêveuse est un ensemble composé de musiciens solistes, qui travaillent sur les patrimoines artistiques des XVIIe et XVIIIe siècles, périodes foisonnantes d’expériences et d’inventions artistiques de toutes sortes. Dans ce premier volume, Purcell encadre la musique de Finger, Draghi, Blow, Croft et de son propre frère, Daniel Purcell. On découvre ainsi comment ce violon mal aimé s’introduit dans les cours britanniques sous les doigts agiles de musiciens étrangers apportant une virtuosité nouvelle dans le style de Corelli. Le génie de Purcell est de n’avoir pas copié le modèle italien, mais d’avoir su l’adapter à la musique anglaise comme l’avait fait François Couperin en France. Comme l’écrit la gambiste Florence Bolton dans la pochette accompagnant cet album, c’est « un beau mariage entre l’Angleterre et l’Italie, en gardant le meilleur des deux ». © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 12 janvier 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Marin Marais, « joueur de viole de la Chambre chez le Roi » et compositeur talentueux est l’auteur d’une œuvre riche et contrastée, qui fait le lien, dans l’histoire de l’école française de viole, entre la génération des pionniers (en tête desquels Sainte-Colombe), et celle des derniers violistes français (tels que Forqueray ou Caix d’Hervelois). Le présent choix de pièces propose un aperçu de l’art de Marais – reconnu en son temps pour être extrêmement technique et brillant – au travers de ses deux derniers Livres de Pièces de viole, publiés respectivement en 1717 et en 1725. C’est dans cette période, certes particulièrement féconde artistiquement mais instable et soumise aux tourments politiques, économiques et sociaux de tous ordres que Marais publie ses deux derniers opus. Le présent album rassemble bon nombre de pièces d’une originalité folle, en particulier celles de la Suite d’un goût étranger, un véritable voyage initiatique dans l’univers des tonalités. La viole répond en effet de manière très différente aux divers tons de la gamme et chaque tonalité revêt un sens particulier dans la rhétorique musicale : la Paraza en ré mineur sonne opulente et pleine, le Badinage en fa dièse mineur sonne fragile et incertaine. On note également une rare et étonnante pièce, Le Tact, dans laquelle il exige une curieuse sorte de pizzicato de la main gauche sans aide de la droite (qu’il appelle « le tact », ancêtre de techniques très modernes. C’est là que Marais montre un génie particulier, car il aime ces zones sensibles et vulnérables de l’instrument, qu’il explore en en tirant des instants d’une grande poésie. Fondé par le théorbiste/guitariste Benjamin Perrot et la violiste Florence Bolton, La Rêveuse (qui adopte le nom de l’ultime pièce de cet album) est un ensemble spécialisé dans les patrimoines artistiques des XVIIe et XVIIIe siècles, périodes foisonnantes d’expériences et d’inventions artistiques de toutes sortes. © SM/Qobuz
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Quatuors - Paru le 11 janvier 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Avec des portraits intérieurs qui ressemblent aux photographies des années 1940, les musiciens du Quatuor Modigliani abandonnent délibérément l’image de « jeunes musiciens dans le vent » soulignée jusque-là par leur éditeur. Symbole voulu sans aucun doute pour mieux afficher la maturité venue d’un ensemble qui fête ses quinze ans d’existence avec ce nouvel album, consacré à des miniatures pour quatuor et non à une compilation de disques antérieurs comme un premier coup d’œil peu attentif pourrait le faire croire. Treize plages présentant une collection hétéroclite passant par Mendelssohn, Rachmaninov, Puccini, Korngold, Kreisler, Barber, Mozart, Schubert, Chostakovitch et quelques autres. Treize façons aussi d’exprimer la diversité d’un quatuor devenu peu à peu un des meilleurs de France.Conçu comme « une respiration dans leur parcours discographique », cet album propose aussi une galerie de portraits à travers des compositeurs très différents mais dans une démarche logique et cohérente, des pages célèbres étant associées à des œuvres peu connues, voire inconnues du public. Ce sont les « Tableaux d’une exposition » imaginaires, pour quatuor à cordes. Ce disque anniversaire se termine par Plink, Plank, Plunk !, un clin d’œil signé Leroy Anderson, qui fut l’élève de Georges Enesco, une pièce qui a servi de générique à un célèbre « show » de la télévision américaine. © François Hudry/Qobuz
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Duos - Paru le 26 avril 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Cet album propose quatre sonates pour piano avec « accompagnement de violon » comme c’était d’usage à l’époque, bien que Mozart, violoniste lui-même, établisse ici un véritable équilibre entre les deux instruments. On y trouve des œuvres issues de deux cahiers différents. C’est au cours de son triste séjour parisien de 1778 que Mozart termine un cycle de six sonates pour violon et piano connues aujourd’hui sous le titre générique de « Sonates Palatines ». Wolfgang, qui n’aime ni la France ni les Français, voit toutes les portes de la capitale se fermer devant lui alors qu’il a le malheur de perdre sa mère venue l’accompagner. Faut-il voir dans le premier mouvement poignant de la Sonate en mi mineur K. 304 un écho de ces désillusions et de cette solitude ? C’est en tout cas la mélancolie qui perce ici sous le sourire de ce jeune homme de vingt-deux ans qui croit en lui mais qui se sent rejeté. Les Sonates K. 379 et K. 380 ont été composées trois ans plus tard à l’époque où Mozart dit un adieu définitif à Salzbourg et au terrible archevêque Colloredo. Il va s’installer à Vienne et fait publier alors un nouveau recueil destiné aux nombreux musiciens amateurs qui peuplent la ville impériale. © François Hudry/Qobuz
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Chœurs sacrés - Paru le 21 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Excellente idée que voilà : présenter des œuvres chorales sacrées du XXe siècle français, précédées des antiennes ou répons grégoriens qui leur ont servi de base, de près ou de loin. Duruflé et Poulenc, tous deux profondément impliqués dans la vie et/ou la musique religieuse à divers titres, ont confié quelques-unes de leurs pièces les plus émouvantes au chœur a capella ; on entendra donc les Quatre motets sur des thèmes grégoriens (1960) de Duruflé, un ouvrage qui ne peut que faire regretter que le compositeur nous ait légué si peu d’œuvres. Ce sont ensuite les Quatre motets pour un temps de pénitence de Poulenc (1939), datant du début de sa veine religieuse et sacrée – après les Litanies de la vierge noire et la Messe, un retour au « sérieux » pour ce compositeur longtemps plongé dans les orgies (sonores, s’entend) de la frénésie de l’entre-deux-guerres et qui, comme tout un chacun, sentait sans doute les noirs et bruns nuages s’amonceler sur l’Europe. L’alternance entre grégorien et XXe siècle français offre à chaque fois une sorte de « remise à zéro » de l’oreille, tout à fait bienvenue. L’album se referme avec Messiaen, en l’occurrence O sacrul convivium de 1937, une des trop rares œuvres chorales a capella du compositeur qui, après 1950, ne recourut plus jamais au format de chœur sans accompagnement. Dommage… L’ensemble estonien Vox Clamantis, formé initialement au chant grégorien, évolue désormais dans toutes les sphères chorales, avec une excellence qui se confirme d’album en album. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 septembre 2016 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
Seul neuf petites années séparent la Sonate en si bémol majeur de Schubert et les Davidsbündlertänze de Schumann : 1828 et 1837. C’est là le seul point de proximité de ces deux ouvrages qui, par ailleurs, diffèrent en tout, tout et encore tout. La technique pianistique, bien sûr, mais en premier lieu la conception du temps et du geste. Schubert, dans les quasiment quarante-cinq minutes que durent les quatre mouvements de sa Sonate, y déploie ce qu’il est convenu de décrire comme les « divines longueurs » qui sont autant de suspensions du temps au bord du gouffre final, comme si le compositeur voulait encore créer du temps musical avant de s’éteindre. Alors que les Davidsbündlertänze (en hommage à la confrérie des Compagnons de David, porte-drapeau musical et littéraire de la lutte contre les Philistins) en moins d’une demi-heure, déroulent pas moins de dix-huit miniatures d’aspect improvisé, spontané, alternant entre Florestan et Eusebius et des pensées à fleur de peau, quasiment déclamatoires. Le pianiste Adam Laloum, vainqueur du Prix Clara Haskil cuvée 2009, réinvente ces deux mondes opposés, Schubert et Schumann, avec délicatesse et dans un magnifique déploiement de sonorités. © SM/Qobuz« Maître de ses émotions mais capable de dispenser des trésors d'imagination et de mettre en valeur la couleur orchestrale d'un piano tout en nuances, Adam Laloum capte immédiatement l'attention. Musicien hors pair, il communique aux dix-huit pièces du cycle schummanien [...] une liberté de ton assujettie à un art fluide des transitions. [...] La même concentration prévaut dans une interprétation très réussie de la Sonate D.960 de Schubert où la qualité de respiration, la beauté et la sensibilité du toucher, la pulsation frémissante, la poésie à fleur de peau plongent au tréfonds de l'âme. » (Classica, octobre 2016 / Michel Le Naour)