Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Intégrales d'opéra - Paru le 5 avril 2019 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Avec Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau, György Vashegyi – à la tête de ses Orfeo Orchestra et Purcell Choir – réalise une nouvelle incursion flamboyante dans l’opéra baroque français, en compagnie d’un luxueux plateau de solistes vocaux. La version de ce « ballet héroïque » – sur un livret de Louis Fuzelier, ayant un contenu anti-colonial et anti-clérical – choisie par Vashegyi est la révision de 1761, une dizaine d’années avant l’irruption de Gluck et de Grétry sur la scène musicale parisienne... La partition de Rameau avait connu nombre de modifications et améliorations depuis sa création un quart de siècle auparavant et l’édition utilisée ici, préparée pour l’opera omnia de Rameau par Sylvie Bouissou (l’auteur de l’essai inclus dans le livret), offre une vision de l’oeuvre plus théâtrale, fluide et concise. En eux-mêmes, les noms de Chantal Santon-Jeffery, Katherine Watson, Véronique Gens, Reinoud Van Mechelen, Jean-Sébastien Bou et Thomas Dolié (qui interprètent la douzaine de rôles solistes) augurent une brillante façon d’aborder le Prologue et les trois Entrées qui nous attendent. Ils ont travaillé, dans ce cas concret, en étroite collaboration avec le Centre de Musique Baroque de Versailles, notamment sur les questions de tempo et la façon d’interpréter les séquences en suivant les intentions du compositeur. Il est particulièrement enthousiasmant de retrouver les hautes qualités et la profonde compréhension du style galant de Rameau que György Vashegyi avait révélées dans les deux précédents volets, Naïs et Les Fêtes de Polymnie (également chez Glossa) de l’un des plus grands musiciens français. © Glossa« [...] Les Indes [...] mais sans Amour au prologue (Rameau l'en avait évincé dès 1735) et réduites à trois actes. Car en vertu de la géométrie variable de l'œuvre au gré de ses représentations, celle de l'été 1761 supprimait soit Le Turc généreux, soit (comme ici) Les Fleurs en commençant par Les Incas. Lequel acte inca renoue superbement avec les usages de l'époque : la princesse du sang y était confiée de préférence à une tragédienne et non à l'un de ces sopranos clairets qui sont la plaie de tant de versions récentes. On entend alors pour la première fois l'affrontement de Phani avec le prêtre Huascar pour ce qu'il est : une clef de ce drame de l'imposture, digne de Voltaire. Véronique Gens, avec le coloris de sa maturité magnifique, trouve à la fois l'inquiétude du personnage, sa royale indignation, l'érotisme profond d'un "Viens, Hymen, enchaîne-moi" arraché à une esthétique de vignette. [...] geste ferme, altier, d'un György Vashegyi soucieux de grandeur et de continuité, sachant aussi accorder rythmes de danse et tensions harmoniques. [...] » (Diapason, avril 2019 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Extraits d'opéra - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra Magazine - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Avec son ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon a conçu le programme de cet album sous la forme d’une messe des morts « pastiche », tel un Requiem à la fois sacré et profane. Loin d’en avoir tous les traits rigoureux, il en possède pourtant les contours : Introït, Kyrie, Graduel, Séquence, Offertoire, In Paradisum... L’idée est née après la découverte récente à la Bibliothèque Nationale d’une messe de requiem anonyme du XVIIIe siècle, dans laquelle le rédacteur échafaudait une « parodie » sur des musiques extraites de Castor et Pollux et des Fêtes de Paphos de Jean-Philippe Rameau. Pour mémoire, le terme « parodie » n’implique ni satire ni moquerie : c’est un procédé consistant à reprendre des musiques antérieures et leur donner un nouveau texte. Cette fusion entre musique sacrée (la messe) et musique profane (la tragédie lyrique), chose courante à l’époque des Lumières, était un procédé qu’a souhaité suivre Pichon. Dans une société française où la religion catholique est alors la norme, où le système politique est une monarchie de droit divin, la représentation des Enfers païens antiques sur les scènes de théâtre semble trahir une fascination pour les croyances des Anciens. Ce programme mêle donc le fabuleux païen à l’imaginaire sacré, où les Enfers se parent ainsi de divers visages. Ils sont le lieu de l’injuste malheur éternel, lieu de privation qui a séparé un couple et qui garde en son sein l’une de ses moitiés. Mais, dans la tragédie lyrique, les Enfers sont également représentés comme lieu de perdition : les forces obscures se déchaînent en des rituels sabbatiques, un imaginaire satanique qui révèle les tréfonds les plus noirs de l’âme humaine… Stéphane Degout fait ici office de tragédien, rassemblant autour de lui divers personnages tels que Phèdre, Pluton, les Parques. Les compositeurs mis à contribution sont Rameau et Gluck, avec un seul et unique emprunt à Rebel dont il aurait été dommage, en effet, de ne pas citer le si singulier Chaos (tiré des Éléments) qui commence avec un accord dissonant comportant les sept notes de la gamme de ré mineur. © SM/Qobuz« [...] Conçu comme un requiem imaginaire, Enfers suit l’organisation liturgique de la messe des morts, mais se montre très peu catholique dans sa façon de faire coexister le profane et le sacré autour de la figure d’un Tragédien, incarné au plein sens du terme par le baryton Stéphane Degout. On ne saurait rêver meilleur guide pour cette descente en outre-monde : la voix possède autant de puissance que de relief, le timbre mêle ténèbres et lumière, la diction et la prononciation frôlent la perfection. Son engagement musical et dramatique n’a d’égal que celui de l’orchestre et du chœur de Pygmalion, homogènes et très investis dans l’évocation des brumes méphitiques, brasiers menaçants, créatures impitoyables (superbe Danse des Furies gluckienne) et autres traits charmants qui font des Enfers un lieu aussi infréquentable que fascinant.» (Télérama, mars 2018 / Sophie Bourdais)« [...] Comment trouver des mots pour qualifier les musiques choisies, venues de Rameau et de Gluck ? Pichon et ses complices confèrent à chaque air ses contrastes et ses couleurs, à chaque phrasé ses tensions, des angoisses et terreurs du début — évoquées, entre autres, par le « Chaos » des Élémens, de Jean-Féry Rebel — à l’apaisement final, apporté par le « Ballet des Ombres heureuses » d’Orphée et Eurydice et l’« Entrée de Polymnie » des Boréades. Des pages sombres, dramatiques, magnifiées par une vision théâtrale qui empoigne l’auditeur pour ne plus le lâcher (le chœur est un modèle de finesse et d’homogénéité). Faut-il encore vanter les qualités de Stéphane Degout ? La beauté de la voix, le métal somptueux du timbre, la souplesse de l’élocution, la clarté de la diction, la noblesse de la déclamation, la musicalité qui illumine chaque mot : n’est-on pas là près de la perfection ? [...] (Opéra Magazine, mars 2018 / Michel Parouty)
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Intégrales d'opéra - Paru le 27 avril 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Castor et Pollux n’est certes « que » le troisième opéra de Rameau, du moins dans la version originale de 1737. Mais dix-sept ans après sa création à l’Académie royale de musique, le compositeur remet l’ouvrage sur le métier et le « modernise » considérablement : suppression de certaines sous-trames, contraction de l’action et de la musique, réécriture orchestrale bien plus éclatante. Car en 1754, les modes ont changé, la Querelle des bouffons est passée par là et Rameau cherche à réaffirmer le caractère intimement français de sa musique dramatique, en opposition aux légèretés importées d’Italie et soutenues par Rousseau. Rousseau qui, par ailleurs, estime que la langue française ne se prête en rien au traitement musical : « …il n'y a ni mesure ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n'en est pas susceptible ; que le chant français n'est qu'un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l'harmonie en est brute, sans expression et sentant uniquement son remplissage d'écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n'est point du récitatif. D'où je conclus que les Français n'ont point de musique et n'en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux », écrit-il dans sa Lettre sur la musique française de 1753. Erreur, mon cher Jean-Jacques, et Jean-Philippe le prouve avec éclat dès son Castor et Pollux - tandis que la postérité renverra l’affirmation rousseauiste aux oubliettes de l’Histoire hormis pour l’aspect anecdotique. C’est bien la version remaniée de 1754, dont un manuscrit fort convaincant a récemment été redécouvert, que nous donne ici Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion. Du beau grand opéra français de l’époque baroque tardive, et une réponse cinglante aux idioties du promeneur solitaire ! © SM/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 8 septembre 2014 | Paradizo

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
La mort de Jean-Philippe Rameau, âgé de presque 81 ans et jouissant jusqu'à la fin d'une bonne santé, fut célébrée avec pompe à Paris et dans plusieurs villes de province. Dans la capitale, le premier des trois services fut célébré chez les Oratoriens de la rue Saint-Honoré le 27 septembre 1764. 1600 invitations furent envoyées au nom de sa veuve. On exécuta le célèbre Requiem de Jean Gilles, entrelardé de passages d'extraits d'opéras de Rameau. C'est cette cérémonie fastueuse que Skip Sempé reconstitue dans cet enregistrement absolument splendide, encore rehaussé par une prise de son particulièrement somptueuse. FH
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Cantates (profanes) - Paru le 1 septembre 2014 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les Pièces de clavecin en concerts représentent l'unique contribution de Rameau en musique de chambre. C'est le prolongement direct de ses pièces de clavecin. Il fait éclater la forme traditionnelle de la pièce de clavecin, en doublant le clavier de deux instruments mélodiques : un violon (ou flûte ou, comme ici, hautbois) et une viole (ou un second violon). Il ne s'agit donc pas de Sonate en trio, mais bien d'un accompagnement pour le clavecin qui peut d'ailleurs fort bien les jouer seul. Le reste du programme est consacré à deux Cantates françaises écrites antérieurement et qui se démarquent des premières influences italiennes du compositeur dijonnais en annonçant les opéras à venir. FH
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Classique - Paru le 21 octobre 2013 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
C'est la rare version de Dardanus revue en 1744 par Rameau que Raphaël Pichon nous propose ici. Enregistrée en concert à l'Opéra Royal de Versailles, après avoir été présentée au Festival de Beaune, elle est animée de bout en bout par la direction vigoureuse du jeune chef avec un plateau aux mérites divers. La belle voix de ténor de Bernard Richter, assorti d'une impeccable diction, fait ici merveille, même si le style passionné de son chant est quelquefois un peu trop romantique. Alain Buet, Gaëlle Arquez, Sabine Devieilhe complètent cette distribution. La partition de Rameau regorge de pages admirables, dans une instrumentation pleine d'heureuses trouvailles (le basson de "Lieux funestes" ou les flûtes gazouillant dans l'ariette "Amour, Amour" au IVe acte) qui sont soigneusement mises en valeur par l'Ensemble Pygmalion sous la direction de Raphaël Pichon. Le moment éphémère du concert est ainsi heureusement prolongé par le disque. FH