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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Rap - Paru le 21 juin 2019 | Universal Music Division Polydor

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Nekfeu la joue mélancolique sur ce troisième album. Désabusé par le succès, au bord de la dépression en France (suite à des problèmes de labels et d’amour) et bloqué sur une feuille blanche, il s’est envolé pour le Japon, les Etats-Unis et la Grèce (son pays d’origine), dans le cadre du tournage de son film documentaire racontant l’histoire du nouvel album, diffusé juste avant sa sortie. A la fin du dernier morceau de son précédent disque Cyborg, on entendait une voix japonaise nous invitant à Tokyo. Elle est reprise le long de ce nouvel opus et installe un fil rouge narratif. Il invite d’ailleurs en featuring la chanteuse japonaise Cristal Kay sur le morceau Pixels et même Vanessa Paradis sur le plus pop Dans l’univers. Parmi les autres guests, on trouve un morceau aérien avec Damso sur Tricheur, ou un titre plus technique avec Alpha Wann sur Compte les hommes, à la sauce de leur ancien groupe en commun 1995. Touche originale, dans Voyage léger, il convie la star du rap français Niska, connu pour ses gimmicks délirants, non pas pour un couplet mais uniquement pour les backs, ce qui a fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Au final, Nekfeu sort un solide 18 titres, qui se révèle assez varié entre rap dur (Étoiles vagabondes, Ciel noir) et morceaux plus chantés (Dans l’univers, Alunissons), pour un public toujours plus brassé. © Armand Dupont/Qobuz
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Bandes originales de films - Paru le 5 octobre 2018 | A Star is Born OST

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Après Janet Gaynor en 1937, Judy Garland en 1954 et Barbra Streisand en 1976, voici Lady Gaga dans le rôle-titre de cette success story typiquement américaine. Un peu à la manière d’un conte qui se transmettrait de génération en génération, A Star Is Born refait régulièrement surface dans la culture des Etats-Unis, tournant à chaque fois le projecteur vers une star féminine charismatique. Mais si tous les regards sont braqués sur Lady Gaga – dont c’est ici le premier vrai grand rôle au cinéma – il faut également noter l’implication exceptionnelle de Bradley Cooper dans le projet. Non seulement ce dernier réalise le film et donne la réplique à la chanteuse, mais il est aussi l’auteur, arrangeur et interprète de nombreuses chansons de l’album.A quoi ressemblent les morceaux d'A Star Is Born version 2018 ? A un savant mélange de country et de pop. Pour la partie country, c’est Lukas Nelson (le fils de la légende Willie Nelson) qui est chargé d’apporter son grain de sel dans les chansons de la star sur le déclin incarnée par Cooper, tandis que pour les chansons les plus pop, on a fait appel à DJ White Shadow. Le producteur Mark Ronson et la songwriter Hillary Lindsey font aussi partie du générique de cette BO de grande ampleur, dont la force vient avant tout de la sincérité qui se dégage des chansons. Dans la manière dont elles ont été conçues tout d’abord (dans des conditions live, à la demande de Lady Gaga), mais aussi parce qu’elles reflètent les états d’âme les plus profonds des personnages. Parmi ces 19 tubes potentiels, citons Shallow, I’ll Never Fall in Love, mais aussi la reprise de La Vie en rose, en français (approximatif) dans le texte. Les amateurs de performances vocales et de mélodies poignantes seront ravis. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Électronique - Paru le 27 juin 2019 | XL Recordings

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Après Tomorrow's Modern Boxes, en 2014, distribué en torrent sans crier gare, Thom Yorke revient à des circuits plus traditionnels pour son troisième album solo en studio – si l’on excepte la BO du film Suspiria de Luca Guadagnino en 2018 – pour un nouveau volume de “Radiohead électronique” chez XL. Dès 2006, son premier album The Eraser (mais surtout OK Computer quasi dix ans plus tôt ainsi que la multitude de remix plus ou moins sauvages du groupe) avait fini de persuader tout le monde que Thom Yorke était électro-compatible. Ses complaintes font merveille sur des beats technoïdes et il a l’esprit assez ouvert pour réduire sa voix parfois à un sample, qu’on peut couper, recoller, décalquer, superposer, comme sur Traffic, qui ouvre cet Anima. De l’âme, il y en a partout sur cet album produit par le fidèle Nigel Godrich qui sublime Last I Heard (…He Was Circling the Drain), avec cet orgue céleste accompagné d’un drone et des vocals dédoublés, sans beat, avec juste une basse qui bat, un petit chef-d’œuvre. Du drone encore sur Dawn Chorus, et la voix claire, sans filtre ou presque, de Thom Yorke, une ballade dont il faudra se souvenir aux premiers frimas. A noter aussi, I Am a Very Rude Person, petit bout de funk rigolo avec ce beat qui se foire et les niveaux qui changent au milieu de la chanson. Pour ce troisième effort solo, Thom Yorke se montre plus sûr de lui, et de sa singularité, avec des sons à classer entre Four Tet, James Holden, Burial ou Caribou – des gens avec qui il travaille. Le minimalisme de la production fait aussi plaisir à voir dans un monde qui empile parfois trop de couches, mais ce qu’on entend surtout, c’est le travail d’un songwriter qui repousse ses limites. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 7 juin 2019 | Razdaz

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« Cette musique que je vous donne ici vient directement de mon cœur, j'espère qu'elle vous émouvra et élèvera votre âme. » Avec Arvoles, les intentions d’Avishai Cohen sont assez claires. Le contrebassiste israélien les écrit même dans le livret de son album. Après plusieurs enregistrements – parfois pop – mettant en avant sa voix, il revient en terres purement jazz. Avec le pianiste Elchin Shirinov et le batteur Noam David, fidèle trio étoffé sur quatre titres par le tromboniste Björn Samuelsson et le flûtiste Anders Hagberg, Avishai Cohen déroule avec la virtuosité poétique qu’on lui connaît des compositions lyriques au possible. Des thèmes mélodiquement très solides, laissant un espace infini à l’improvisation et jouant brillamment à cache-cache avec les grooves et les rythmes.Une musique, comme toujours avec lui, traversée d’influences venues aussi bien de la musique classique, que du be-bop ou des rythmes afro-caribéens… Avec sa belle pochette signée par sa mère Ora Cohen, Arvoles semble être le disque d’une vie. Celui d’un artiste âgé de 49 ans, désireux de regarder aussi bien derrière que devant lui. En cela, les thèmes avec vents offrent des cambrures de nostalgie de toute beauté. Tout l’album est d’ailleurs empreint de nostalgie comme les titres Childhood, New York 90’s ou carrément Nostalgia le prouvent… Enfin, Arvoles est une énième preuve de ses dons de compositeur. Car encore plus qu’à son habitude, la plume d’Avishai Cohen avait rarement été aussi inspirée. © Marc Zisman/Qobuz
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Blues - Paru le 14 juin 2019 | Concord Records

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Fidèle. En vingt-cinq ans de carrière, Kevin Roosevelt Moore alias Keb' Mo' a toujours été viscéralement fidèle au blues. Une droiture qui ne l’a jamais empêché d’apporter sa petite pierre singulière à un édifice devant lequel se bousculent de très nombreux bâtisseurs… Avec Oklahoma, le Californien se lance dans un projet original. Aucun lien entre lui, son histoire et cet état bordé au nord par le Colorado et le Kansas, à l'est par le Missouri et l'Arkansas, à l'ouest par le Nouveau-Mexique et au sud par le Texas… En 2013, Keb’ Mo’ s’y rend avec Kenny Wayne Shepherd pour un concert de soutien aux victimes d’une tornade mortelle. Des rencontres suivent. Et une envie surtout de construire une œuvre ancrée dans cette région. Le blues de Keb’ Mo’ se retrouve ainsi mêlé à des influences country, amérindiennes et folk. Robert Randolph et sa guitare lap steel impressionniste ont fait le déplacement tout comme Rosanne Cash ou encore Taj Mahal, avec qui il cosigna l’album TajMo en 2017. Enfin, comme toujours avec lui, les textes engagés scrutent aussi bien les maux de l’Amérique éternelle que ceux de l’époque troublée. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Soul - Paru le 10 mai 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
A quoi je sers vraiment ? Que faire de l’héritage de ceux qui m’ont influencé ? Et que laisserai-je derrière moi ? Ces belles questions métaphysiques, Jamila Woods se les est posées au moment d’attaquer son deuxième album logiquement baptisé Legacy! Legacy!. Un disque Qobuzissime ! Trois ans après Heavn, la soul sister de Chicago aligne douze chansons portant toutes le nom d’un artiste l’ayant marquée. Musiciens, peintres, écrivains, activistes, poètes, tout y passe ! Et les heureux élus sont Betty Davis, Zora Neale Hurston, Nikki Giovanni, Sonia Sanchez, Frida Kahlo, Eartha Kitt, Miles Davis, Muddy Waters, Jean-Michel Basquiat, Sun Ra, Octavia Butler et James Baldwin. Rien de lourdingue ou de didactique ici car la jeune Afro-Américaine attachée à sa Chicago natale ne fait jamais d’hommages frontaux mais plutôt des « à la manière de » assez subtils. Elle conserve surtout son style propre. Celui d’une poétesse les jours pairs (elle est directrice artistique du YCA, un centre dédié aux jeunes poètes), musiciennes les jours impairs et prof les jours fériés ! Et en digne héritière d’Erykah Badu et Lauryn Hill, elle enrobe tous ses mots d’un groove ultraraffiné, aux cambrures nu soul modernisées. Côté featurings, Jamila Woods favorise l’économie locale et solidaire en conviant des amis venant essentiellement de l’underground de la Windy City : le trompettiste Nico Segal, les MC's Saba et Nitty Scott, theMIND, Jasminfire… À l’arrivée, la protégée de Chance The Rapper aura mêlé en 49 minutes, avec intelligence et classe, l’engagement et l’entertainment, le combat et le groove. Parfait. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 19 juillet 2019 | Good Soldier Records - Capitol Records

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Soul/Funk/R&B - Paru le 7 juin 2019 | Rhino - Warner Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Après les compositions au piano Piano & A Microphone 1983, sorties en 2018, voici un second album posthume princier. Concentré sur la période 1981-1991, décennie prolifique pour Prince, et donc conservant une belle unité dans la production, Originals compile majoritairement des enregistrements écrits pours d’autres. Roger Nelson était avant tout un artiste caméléon, ultra-complet, qui savait autant jouer tous les instruments de Purple Rain que performer sur scène comme son idole James Brown ou écrire des tonnes de compositions pour lui comme pour « la galaxie Prince », faite d’interprètes hors pair. Parmi ses 15 titres, on retrouve The Glamourous Life pour Sheila E, le Manic Monday des Bangles. Love Thy Will Be Done de Martika ou encore You’re My Love du crooner country Kenny Rogers. Inédits précieux simplement restaurés, Originals permet de se faufiler en coulisses, lorsque le maître mettait au point dans son laboratoire les meilleures mélodies et les interprétait sans encore trop savoir ce qu’elles allaient devenir, avec brio. A l’instar de Nothing Compares 2 U, véritable pic émotionnel de l’opus. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Classique - Paru le 5 juillet 2019 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Personnalité musicale majeure de l’Allemagne romantique, Clara Schumann est longtemps restée cantonnée à son rôle de mère et de pianiste virtuose à l’ombre de son mari. Compositrice à part entière, elle n’a jamais été obligée, comme Fanny Mendelssohn ou Alma Mahler, de renier ses velléités de créatrice, même si son mari pensait que les tâches d’une femme au foyer ne se conciliaient guère avec la composition. Il était temps qu’une « major » consacre un disque entier à cette femme remarquable grâce à l’intérêt que lui porte la jeune pianiste anglaise Isata Kanneh-Mason. Sous le titre de Romance, elle a enregistré le Concerto pour piano, Op. 7 que Clara Schumann joua à l’âge de seize ans sous la direction de Felix Mendelssohn. Si, selon Isata Kanneh-Mason, l’orchestration sommaire traduit l’inexpérience de la jeune compositrice, ses idées musicales sont fortes et originales de même que l’exceptionnelle difficulté de la partie soliste qui permet de comprendre la grande virtuosité qui devait être celle de Clara Schumann.Outre ce concerto de jeunesse, cet album permet de suivre la carrière créatrice de Clara avec ses trois admirables Romances, Op. 11, celles pour violon et piano (opus 22) écrites pour Joseph Joachim (ici jouées avec la violoniste Elena Urioste), des transcriptions de deux Lieder de son époux, et sa grande Sonate en sol mineur de 1841. © François Hudry/Qobuz
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Ambient - Paru le 18 janvier 2019 | Intuitive Records

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Tout le monde dehors ! Les musiciens électroniques français n’en peuvent plus d’être enfermés en studio et ils sont de plus en plus nombreux à partir à l’aventure pour composer leur musique : Molécule au Groenland, NSDOS en Alaska, et donc Thylacine, pour le successeur de Transsiberian en 2015, composé comme son nom l’indique dans le train qui relie Moscou à Vladivostok. Pour ce nouvel album, William Rezé est reparti en excursion avec une caravane qu’il a retapée et transformée en studio nomade, alimenté par des panneaux solaires, cette fois en Argentine sur les routes de la Cordillère des Andes.Un disque sur lequel on retrouve logiquement les cordes pincées du charango, la petite guitare caractéristique des sonorités andines (sur Murga notamment) mais surtout les productions aériennes typiques de Thylacine, qui n’aime rien tant que façonner des visuels pour l’oreille. Si El Alba prend des accents trip hop avec la voix de Clara Trucco, le producteur français convoque l’esprit “mental” des hymnes de Laurent Garnier sur The Road, avec cette basse qui vrombit sans agresser, ce beat moelleux et un piano éthéré, parfait bande-son d’un coucher de soleil, tandis que Volver évoque plus Paul Kalkbrenner avec cette mélodie hypnotique doublée d’un saxophone (son instrument d’enfance) étouffé par les filtres, pour un Autobahn version Amérique latine. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Électronique - Paru le 21 juin 2019 | Universal Music Distribution Deal

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Forcément, avec l’annonce de l’accident fatal de Philippe Zdar deux jours avant sa sortie, ce disque a une saveur amère. Et pourtant, Zdar et Boom Bass l’ont conçu sucré. Très sucré même. Paru le jour du solstice, Dreems est calibré pour tourner dans tous les festivals d’été et les pool parties d’Ibiza, l’île chérie de Zdar. Trois ans après Ibifornia, qui faisait le lien entre l’île blanche et la Californie, les Cassius refont le coup du disque solaire, avec cette fois moins de pop et plus de groove. Le duo parisien a aussi mis la pédale douce sur les featurings, moins prestigieux que sur le précédent (où l’on retrouvait Cat Power, Pharrell ou Mike D), transférant l’énergie vers la production, toujours aussi propre et surtout ultra-funky.On retrouve bien Matthieu Chedid à la guitare sur Nothing About You, avec la voix de John Gourley de Portugal. The Man, un trip aux frontières de l’electro-funk avec voix et guitares filtrées, mais c’est la chanteuse française Owlle qui vole la vedette sur Don’t Let Me Be, ballade italo disco/synth pop gorgée de soul. Mike D est de retour sur Cause Oui!, sorte de tourbillon de toutes les influences du duo, avec la voix du légendaire MC des Beastie Boys sur un beat breaké et autour d’une boucle de synthé d’early house. Cassius lâche ensuite deux tubes pour DJ’s, Calliope et W18, qui revisite I’m A Woman (sur l’album Au Rêve, paru en 2002) avec la légende du R&B américain Jocelyn Brown, un titre rempli d’amour. Enfin, il ne faudra pas manquer le clip de Rock Non Stop, qui rassemble des images des premières années de Cassius, à Ibiza, Paris et ailleurs, un hymne au soleil doté d’une production au groove impeccable en guise de testament. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Blues - Paru le 7 juin 2019 | Universal Music Enterprises

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Folk - Paru le 19 juillet 2019 | Decca (UMO)

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Qu’est-ce que donnent toutes les musiques du monde passées à travers le kaléidoscope harmonique du jeune Jacob Collier ? Sa vision prismatique – empilant les arrangements à la façon d’une pyramide de verre – lui a déjà valu un Grammy en 2017 pour You and I, tiré de son premier album. Puis est arrivé le premier Djesse, un tourbillon stylistique entre jazz et world où le multi-instrumentiste londonien a pu étendre sa maîtrise théorique et technique à un spectre musical encore plus vaste. Tellement vaste, que celui-ci ne serait que le premier parmi 4 tomes. Si nous avions encore besoin de confirmer qu’il est prodige sans limite, Djesse Vol. 2 fournit d’amples preuves. Le cadre y est encore très vaste, d’abord à travers l’instrumentation hétéroclite si typique de Collier, qui par exemple n’hésite pas à mélanger la cornemuse avec de la slap bass funky et des guitares acoustiques dans le premier titre Sky Above. Mais les horizons s’élargissent aussi via les collaborations : Pino Palladino et Lianne La Havas sur la transe romantique-soul de Feel, Steve Vai et son shredding imparable sur le funk polyrythmique démentiel de Do You Feel Love, ou encore Chris Thile et sa mandoline, qui tisse l’air tendre de I Heard You Singing. Ce titre est d’ailleurs assez représentatif de la direction artistique du deuxième volume de Djesse : on y retrouve davantage de références à la tradition anglo-saxonne, grâce aux instrumentations (cornemuse, mandoline, harpe). De plus, Collier semble s’être distancé de ses racines jazz : les explosions harmoniques qui lui étaient si propres, notamment à travers les passages a capella qui mettaient à contribution son incroyable agilité vocale, sont moins nombreuses. Le sentiment de proximité à l’artiste en bénéficie : s’il ne défraîchit pas du terrain sur le plan théorique, ce disque exprime une vraie maturation émotionnelle – Jacob Collier n’a depuis longtemps plus besoin de faire ses preuves en tant que musicien, arrangeur et producteur ; c’est en termes artistiques, en termes de pouvoir évocateur qu’il amorce une nouvelle aventure. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Soul - Paru le 1 mars 2019 | Saint Records - Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Qu’est-ce qu’elle fait quand elle rentre chez elle ? Qu’elle ouvre la porte de son appart ? Elle s’enfile direct deux tubes de Pringles ? Elle plonge dans un bain moussant ? Elle ouvre ses factures EDF amassées depuis des semaines ? Solange ne répond pas précisément à cette interrogation métaphysique en baptisant son quatrième album When I Get Home. D'autant plus qu’ici, Home fait davantage référence à son Texas natal – Houston plus précisément – qu’à son nid douillet. Une cité pour laquelle When I Get Home a des allures de lettre d’amour. Comme sur chacun de ses précédents disques, la sœur de Beyonce donne son humeur générale. Et l’ambiance est souvent mélancolique. Parfois proche de l’onirisme, ce qui la rapproche davantage d’une Erykah Badu – texane elle aussi – que de son illustre grande sœur... En glissant les voix de deux rappeurs emblématiques du coin, Scarface et Devin the Dude, Solange érige un peu plus sa fierté texane.D’autres invités 5 étoiles, ce bel album envoûtant en regorge : Pharrell Williams (deux productions épurées au scalpel avec Almeda et Sound of Rain), Raphael Saadiq, Earl Sweatshirt, Panda Bear, Tyler The Creator, Dev Hynes alias Blood Orange, Sampha, Metro Boomin, Playboi Carti, Cassie, Steve Lacy de The Internet ou encore le Frenchie Christophe Chassol ! Des présences, souvent discrètes, qui ne l’empêchent jamais de garder le contrôle artistique total de ses chansons. Des pièces majoritairement en apesanteur. Comme lorsqu’elle recouvre des sonorités funk/jazz-fusion 70's d’un léger voile électro (la sensation est enivrante sur Way to the Show) ou qu’elle déroule un R&B rappé au ralenti (exquis My Skin My Lego avec Gucci Mane). Solange Knowles joue parfois la carte de l’esquisse. Du jet avant-gardiste plus que de l’œuvre finalisée. L’idée est sans doute de goûter When I Get Home d’une seule traite. Comme une unique composition de 39 minutes. Le résultat reste un puissant trip atmosphérique et sensuel qui risque de figurer parmi les meilleurs albums de soul et de R&B de 2019. © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 21 juin 2019 | Domino Recording Co

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Pop/Rock - Paru le 31 mai 2019 | Play It Again Sam

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Cet enregistrement d’un concert donné au National Concert Hall de Dublin en octobre 2018 débute par deux titres de son troisième album, At Swim (2016), sorte de rêve musical éveillé dans lequel elle exprimait (un peu) ses joies et (surtout) ses peines. Avec ce live, la chanteuse renforce encore l’onirisme de ses chansons grâce non seulement à la magie intrinsèque au concert, mais aussi à des arrangements subtilement irisés. C’est l'orchestre classique contemporain s t a r g a z e, dirigé par le chef d'orchestre allemand Andre de Ridder, qui l’accompagne sur cette route nacrée et hypnotique. Les deux autres albums studio de Lisa Hannigan sont également bien représentés, en particulier par le rayon de soleil Lille et la valse poignante Nowhere to Go, respectivement tirés de Sea Sew en 2008 et Passenger en 2011.Certes, la saveur folk de Lisa Hannigan est toujours bel et bien présente dans cette relecture de ses grandes chansons, mais l’apport de s t a r g a z e crée une couleur qui universalise profondément le style et le propos de l’ancienne comparse de Damien Rice. Ce Live in Dublin se départ rarement de l’ambiance éthérée créée par cette orchestration originale (et surtout par la voix douce et vibrante de la chanteuse), même si le rythme particulier de l’album est parfois cassé par certains morceaux plus énergiques dans lesquelles la rythmique joue un rôle important (Swan, A Sail, Lo). On notera également une sorte de palimpseste étonnant de Only You des Platters (Prayer for the Dying), ainsi qu’un titre inédit (Bookmark), dont la mélodie à la fois mélancolique et majestueuse atteint des sommets d’émotion. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Électronique - Paru le 2 novembre 2018 | BMG Rights Management (UK) Limited

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“Changer ? Jamais. Tu peux évoluer, ajouter des choses, mais pourquoi tu voudrais changer ? Ça servirait à quoi ?” Liam Howlett, le cerveau de Prodigy, avait été clair en 2015, au moment de la sortie de The Day Is My Enemy, le dernier album du groupe britannique inventeur au début des 90's du big beat, ce mélange fiévreux entre techno, jungle, punk, hip-hop. Et cette nouvelle livraison confirme que le trio ne compte pas dévier de sa ligne directrice, à savoir faire un boucan infernal et composer des morceaux avec l’objectif de tout faire péter sur scène.Gimmicks de synthés mutants, bruits de moteur, basses qui saignent, intros coup de poing, guitares rentre-dedans : l’écoute d’un album de Prodigy ressemble toujours à une course à travers un zone bombardée. Composé à la do-it-yourself dans des chambres d’hôtel, No Tourists comprend aussi une collaboration avec le duo de rappeurs punk du New Jersey Ho99o9, sur lequel Howlett part au plus profond du hardcore avec un titre en forme d’appel à l’émeute, Fight Fire with Fire. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 24 mai 2019 | A&M - Interscope Records

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« Voici ma vie en chansons. Qu'elles soient reconstruites, rapiécées ou même ornées d'un nouveau cadre, elles restent très actuelles », peut-on lire dans le descriptif de ce disque qui est, par conséquent, davantage qu’une simple compilation des tubes de Sting (en solo ou avec Police). C’est en particulier la rythmique que le chanteur a voulu travailler dans cet album, afin de faire oublier l’aspect « daté » (dixit Sting lui-même) de certains morceaux. Plus percutantes qu’à l’origine, les batteries de Demolition Man, If You Love Somebody Set Them Free, Desert Rose, et même Englishman in New York surprendront plus d’un auditeur. Concernant ce célèbre hommage à l’icône gay Quentin Crisp, on retrouvera tout de même les pizzicati et le solo de sax soprano qui faisaient tout le sel de cette chanson sortie en 1988.  Quant aux autres ballades, c’est davantage au niveau des textures et des prouesses vocales du chanteur que la réinvention est la plus flagrante. Moins pure mais plus charpentée qu’auparavant, la voix de Sting apporte une nouvelle dimension à Fields of Gold et Fragile, deux chansons qui prouvent par ailleurs que le talent de mélodiste de l'Anglais n’a pas pris une ride. Même remarque pour les morceaux tirés de la période Police, en particulier Message in a Bottle et Walking on the Moon, ainsi que l’incontournable Roxanne (présentée ici dans une version live). © Nicolas Magenham/Qobuz    
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Rap - Paru le 7 décembre 2018 | Pineale Prod - Grand Musique Management

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Le Flip n’a pas fait flop. Un an et demi après avoir sorti l’album qui l’a fait roi, et ce bien au-delà de la raposphère, Antoine Valentinelli alias Lomepal convoque Jeannine. Baptisée du prénom de sa grand-mère disparue en 2000, cette suite attendue au tournant pour le MC skateur parisien conjugue à tous les temps la singularité de sa plume et de ses punchlines. Une fois de plus, Lomepal chante plus qu’il ne rappe, prouvant la porosité entre les genres ; ou simplement la mutation d’un certain hip-hop contemporain. Dans ce no man’s land qui définit son style, il ne ressemble à aucun de ses collègues. En cela, Lomepal est à nouveau spécial, original et impérial. Comme sur Flip, l’essentiel Pierrick Devin est toujours aux manettes de nombreux sons et à la production, où l’on croise aussi Stwo, VM The Don, Mohave et Superpoze. Côté featurings, JeanJass, Roméo Elvis, Orelsan et même Philippe Katerine ont fait le déplacement.Lomepal chahute le rap français. Encore plus introspectif que sur Flip et un brin moins azimuté, il peaufine son univers à 360°. Contrairement à d'autres, jongler avec la quincaillerie bling bling ne l’intéresse pas vraiment. Lomepal est un mélancolique. Une sorte de rêveur capable de briller en étant aussi bien cynique que romantique. Il balance même des séquences incroyablement intimes sur Beau la folie ou proches de l’ovni en baptisant un titre Dave Grohl… Un autre temps fort de Jeannine ne s’écoute pas mais se lit : le texte qu’il a rédigé pour le livret. Un témoignage aussi touchant qu’essentiel sur la genèse de ce second album. Souvenirs familiaux et réflexions sur son rapport avec son public s’y croisent. On s’en doutait en sortant de Flip et Jeannine le confirme : Lomepal est là pour durer. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 22 mars 2019 | Rec. 118 - Mal Luné Music

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Publié en 2019 et succédant à Comme prévu (2017) et à la mixtape M.I.L.S 2.0 (2018), Destin constitue le deuxième album officiel du rappeur francilien William Nzobazola alias Ninho. Proposant une collection de 18 nouveaux titres produits par une large palette de beatmakers parmi lesquels Hood Star ou Kozbeatz et bénéficiant de featurings signés Koba LaD ("La Vivance"), Niska ("Maman ne le sait pas") ou Jul ("Jusqu'à minuit"), Destin s'offre à son tour une entrée en tête des charts hexagonaux, fort du succès de son prédécesseur resté plus de 80 semaines dans le classement.