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Classique - Paru le 23 septembre 2019 | Ligia

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Intégrales d'opéra - Paru le 5 avril 2019 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Avec Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau, György Vashegyi – à la tête de ses Orfeo Orchestra et Purcell Choir – réalise une nouvelle incursion flamboyante dans l’opéra baroque français, en compagnie d’un luxueux plateau de solistes vocaux. La version de ce « ballet héroïque » – sur un livret de Louis Fuzelier, ayant un contenu anti-colonial et anti-clérical – choisie par Vashegyi est la révision de 1761, une dizaine d’années avant l’irruption de Gluck et de Grétry sur la scène musicale parisienne... La partition de Rameau avait connu nombre de modifications et améliorations depuis sa création un quart de siècle auparavant et l’édition utilisée ici, préparée pour l’opera omnia de Rameau par Sylvie Bouissou (l’auteur de l’essai inclus dans le livret), offre une vision de l’oeuvre plus théâtrale, fluide et concise. En eux-mêmes, les noms de Chantal Santon-Jeffery, Katherine Watson, Véronique Gens, Reinoud Van Mechelen, Jean-Sébastien Bou et Thomas Dolié (qui interprètent la douzaine de rôles solistes) augurent une brillante façon d’aborder le Prologue et les trois Entrées qui nous attendent. Ils ont travaillé, dans ce cas concret, en étroite collaboration avec le Centre de Musique Baroque de Versailles, notamment sur les questions de tempo et la façon d’interpréter les séquences en suivant les intentions du compositeur. Il est particulièrement enthousiasmant de retrouver les hautes qualités et la profonde compréhension du style galant de Rameau que György Vashegyi avait révélées dans les deux précédents volets, Naïs et Les Fêtes de Polymnie (également chez Glossa) de l’un des plus grands musiciens français. © Glossa« [...] Les Indes [...] mais sans Amour au prologue (Rameau l'en avait évincé dès 1735) et réduites à trois actes. Car en vertu de la géométrie variable de l'œuvre au gré de ses représentations, celle de l'été 1761 supprimait soit Le Turc généreux, soit (comme ici) Les Fleurs en commençant par Les Incas. Lequel acte inca renoue superbement avec les usages de l'époque : la princesse du sang y était confiée de préférence à une tragédienne et non à l'un de ces sopranos clairets qui sont la plaie de tant de versions récentes. On entend alors pour la première fois l'affrontement de Phani avec le prêtre Huascar pour ce qu'il est : une clef de ce drame de l'imposture, digne de Voltaire. Véronique Gens, avec le coloris de sa maturité magnifique, trouve à la fois l'inquiétude du personnage, sa royale indignation, l'érotisme profond d'un "Viens, Hymen, enchaîne-moi" arraché à une esthétique de vignette. [...] geste ferme, altier, d'un György Vashegyi soucieux de grandeur et de continuité, sachant aussi accorder rythmes de danse et tensions harmoniques. [...] » (Diapason, avril 2019 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Opéra - Paru le 13 juillet 2018 | Philharmonia Baroque Productions

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Enregistré en spectacle public à Berkeley en avril, cet opéra-ballet Temple de la gloire de Rameau, sur un livret de rien moins que Voltaire en personne, paraît ici en première discographique mondiale, du moins dans cette version. Créé le 25 novembre 1745 à Versailles au Théâtre de la Grande-Écurie pour célébrer la victoire de Fontenoy, l’œuvre fut ensuite redonnée à l’Opéra de Paris, mais dans une réécriture qui était jusqu’ici la seule partition connue. Jusqu’à ce que la version versaillaise originale, que l'on croyait perdue, refit surface à la Bibliothèque musicale de l’Université de Berkeley, flanquée d’un exemplaire du livret édité pour les représentations données à Versailles. On a donc ici la reconstruction fidèle de ce spectacle réunissant deux des plus grands hommes de leur temps, Voltaire et Rameau, à la gloire de Louis XV – présent lui aussi, mais dont il apparaît qu’il n’apprécia guère l’hommage. En effet, Voltaire, toujours aussi diablotin et agitateur, n’hésita pas à tourner le divertissement en avertissement : certes, le grand roi triomphe le glaive à la main, mais plutôt que d’aller guerroyer, il ferait mieux de se préoccuper du bien de son peuple. Cette somptueuse production, co-produite par le Philharmonia Baroque Ensemble (basé en Californie) et le Centre de Musique Baroque de Versailles, sous la direction éclairée de Nicholas McGegan, rassemble un superbe plateau majoritairement français, ce dont on peut que se féliciter. Voilà donc un tout nouveau Rameau, bourré d’invention mélodique et de hardiesse harmonique, à découvrir sans hésiter. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 1 juin 2018 | Resonus Classics

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Classique - Paru le 1 juin 2018 | Resonus Classics

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Opéra - Paru le 6 avril 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Créée en 1749 pour saluer le Traité d’Aix-la-Chapelle signé entre George II et Louis XV qui met fin à la guerre de Succession d’Autriche, la pastorale héroïque Naïs de Rameau consacre le triomphe de la virtuosité sur la scène de l’Académie Royale de Musique, alors qu’en Angleterre, Haendel écrit sa célèbre Musique pour les feux d’artifice royaux pour la même occasion. Lassé des sombres tragédies et de leur lot de passions noires et oppressantes, le public accueille avec enthousiasme les ouvrages plus légers – ballets et pastorales – dans lesquels la soprano Marie Fel et le ténor Pierre Jélyotte se font applaudir pour leurs tours de gosier prodigieux. Avec Naïs, Rameau signe certaines de ses pages les plus impressionnantes, parmi lesquelles l’ouverture et le prologue descriptif, retraçant le combat entre les Titans et la cour céleste pour gouverner l’Olympe. Échanges galants, évolution d’athlètes, prophétie, fête pastorale, combat naval et noces sous-marines ponctuent l’ouvrage et accompagnent l’éclosion des sentiments tendres qui unissent Naïs et Neptune. Cette coproduction entre le Centre de Musique Baroque de Versailles (CMBV) et le Müpa Budapest Early Music Festival vient confirmer la place prise désormais par György Vashegyi dans le domaine de la musique baroque et de la musique française en particulier. Après le succès des Fêtes de Polymnie du même Rameau en 2015 ou encore la révélation d’Isbé de Mondonville, voilà que le chef hongrois récidive à la tête d’excellents chanteurs et de ses deux ensembles, le Budapest Orfeo Orchestra et le Purcell Chorus qu’il a fondé à Budapest, à la fin de ses études à l’Académie Franz Liszt complétées par des masterclasses avec Sir John Eliot Gardiner et Helmut Rilling. Cette production franco-hongroise autour de Rameau va se prolonger avec la parution prochaine des Indes Galantes. © François Hudry/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Avec son ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon a conçu le programme de cet album sous la forme d’une messe des morts « pastiche », tel un Requiem à la fois sacré et profane. Loin d’en avoir tous les traits rigoureux, il en possède pourtant les contours : Introït, Kyrie, Graduel, Séquence, Offertoire, In Paradisum... L’idée est née après la découverte récente à la Bibliothèque Nationale d’une messe de requiem anonyme du XVIIIe siècle, dans laquelle le rédacteur échafaudait une « parodie » sur des musiques extraites de Castor et Pollux et des Fêtes de Paphos de Jean-Philippe Rameau. Pour mémoire, le terme « parodie » n’implique ni satire ni moquerie : c’est un procédé consistant à reprendre des musiques antérieures et leur donner un nouveau texte. Cette fusion entre musique sacrée (la messe) et musique profane (la tragédie lyrique), chose courante à l’époque des Lumières, était un procédé qu’a souhaité suivre Pichon. Dans une société française où la religion catholique est alors la norme, où le système politique est une monarchie de droit divin, la représentation des Enfers païens antiques sur les scènes de théâtre semble trahir une fascination pour les croyances des Anciens. Ce programme mêle donc le fabuleux païen à l’imaginaire sacré, où les Enfers se parent ainsi de divers visages. Ils sont le lieu de l’injuste malheur éternel, lieu de privation qui a séparé un couple et qui garde en son sein l’une de ses moitiés. Mais, dans la tragédie lyrique, les Enfers sont également représentés comme lieu de perdition : les forces obscures se déchaînent en des rituels sabbatiques, un imaginaire satanique qui révèle les tréfonds les plus noirs de l’âme humaine… Stéphane Degout fait ici office de tragédien, rassemblant autour de lui divers personnages tels que Phèdre, Pluton, les Parques. Les compositeurs mis à contribution sont Rameau et Gluck, avec un seul et unique emprunt à Rebel dont il aurait été dommage, en effet, de ne pas citer le si singulier Chaos (tiré des Éléments) qui commence avec un accord dissonant comportant les sept notes de la gamme de ré mineur. © SM/Qobuz« [...] Conçu comme un requiem imaginaire, Enfers suit l’organisation liturgique de la messe des morts, mais se montre très peu catholique dans sa façon de faire coexister le profane et le sacré autour de la figure d’un Tragédien, incarné au plein sens du terme par le baryton Stéphane Degout. On ne saurait rêver meilleur guide pour cette descente en outre-monde : la voix possède autant de puissance que de relief, le timbre mêle ténèbres et lumière, la diction et la prononciation frôlent la perfection. Son engagement musical et dramatique n’a d’égal que celui de l’orchestre et du chœur de Pygmalion, homogènes et très investis dans l’évocation des brumes méphitiques, brasiers menaçants, créatures impitoyables (superbe Danse des Furies gluckienne) et autres traits charmants qui font des Enfers un lieu aussi infréquentable que fascinant.» (Télérama, mars 2018 / Sophie Bourdais)« [...] Comment trouver des mots pour qualifier les musiques choisies, venues de Rameau et de Gluck ? Pichon et ses complices confèrent à chaque air ses contrastes et ses couleurs, à chaque phrasé ses tensions, des angoisses et terreurs du début — évoquées, entre autres, par le « Chaos » des Élémens, de Jean-Féry Rebel — à l’apaisement final, apporté par le « Ballet des Ombres heureuses » d’Orphée et Eurydice et l’« Entrée de Polymnie » des Boréades. Des pages sombres, dramatiques, magnifiées par une vision théâtrale qui empoigne l’auditeur pour ne plus le lâcher (le chœur est un modèle de finesse et d’homogénéité). Faut-il encore vanter les qualités de Stéphane Degout ? La beauté de la voix, le métal somptueux du timbre, la souplesse de l’élocution, la clarté de la diction, la noblesse de la déclamation, la musicalité qui illumine chaque mot : n’est-on pas là près de la perfection ? [...] (Opéra Magazine, mars 2018 / Michel Parouty)
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Classique - Paru le 15 juillet 2016 | Sony Classical

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Classique - Paru le 30 octobre 2015 | Ricercar

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Mais oui, Voltaire et Rameau ont collaboré sur plusieurs ouvrages lyriques ! Un – mille fois hélas – perdu Samson et Dalila, une comédie-ballet La Princesse de Navarre, ainsi que le présent Temple de la Gloire, représenté lors de deux fêtes royales à Versailles fin 1745, puis repris à l’Opéra de Paris dans la foulée. À la différence de la Cour, le public parisien fit un mauvais accueil à l’ouvrage (trop allégorique et moral, semble-t-il !), de sorte que Rameau le remania très largement pour une reprise en 1746. C’est cette version définitive, plus ou moins jamais entendue depuis le XVIIIe siècle, qu’a décidé d’enregistrer l’ensemble Les Agrémens dirigé par Guy van Waas. On y découvre un Rameau royal, très « français », plus aristocratique sans doute que dans ses œuvres lyriques plus connues de nos jours. Voilà une superbe réalisation qui souligne l’importance de la coopération entre deux des plus grands esprits de leur temps, Rameau et Voltaire.
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Classique - Paru le 2 octobre 2015 | OnClassical

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Opéra - Paru le 18 septembre 2015 | Signum Records

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Comment ça, « Anacréon 1754 » ? Rameau aurait-il précédé tant de compositeurs modernes qui rajoutent des chiffres dans leurs titres ? Mais non, cher qobuzonaute : c’est qu’il existe de Rameau deux ouvrages portant le titre d’Anacréon. Un acte de ballet créé en 1757 sur un livret de Gentil-Bernard, qui fut ajouté comme troisième entrée aux Surprises de l'Amour ; et le présent acte de ballet héroïque de 1754 (donné dans le cadre des spectacles montés lors du traditionnel séjour automnal de Louis XV au château de Fontainebleau), et dont l'intrigue est différente – Chloé et Bathylle s'aiment à l'insu du vieux poète Anacréon qui les a élevés tous deux, celui-ci prépare une fête et annonce qu'il va s'unir à Chloé, au grand dépit des deux amants ; c’est une farce du vieux facétieux, mais les deux jeunes gens le croient, benêts qu’ils sont ; Anacréon les unit à la fin de la fête, ouf. Un acte de ballet, précisons-le, est un ouvrage en un acte donné de manière indépendante – sinon, il s’inscrit dans un opéra-ballet sous forme d’entrée –, un divertissement combinant chant, musique et danse, dans le cadre d’une intrigue amoureuse plutôt gentillette et souvent tirée de la mythologie. Anacréon de 1754 ne nous est parvenu que sous forme de divers manuscrits disséminés dans diverses bibliothèques, l’autographe est perdu, il a donc fallu reconstituer la partition à partir de tous ces documents ; et miracle, voici la première discographique mondiale de l’ouvrage. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 3 septembre 2015 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
En 1745, le roi accorde à Jean-Philippe Rameau la charge de « Compositeur de la musique du Cabinet », charge assortie d’une pension. Cette nouvelle période sera celle de productions au caractère plus léger, en collaboration avec le librettiste Louis de Cahusac, comptant parmi les immenses chefs-d’œuvre du musicien bourguignon. Zaïs a été représentée en 1748 sur la scène de l’Académie Royale de Musique. Ce ballet-héroïque offre à la musique française parmi ses plus belles pages, tant vocales qu’instrumentales ; l’œuvre entière est à l’image de sa célèbre ouverture organisant le chaos, surprenant par des effets de timbres théâtraux et l’audace de l’écriture. Si l’intrigue est des plus ténues – un amant (Zaïs) éprouvant sa bien-aimée (Zélidie) pour mieux la chérir –, elle est prétexte à d’innombrables divertissements et danses de fort caractère féérique. À ce jour, il demeure étonnant qu'un ouvrage aussi somptueux que Zaïs de Rameau soit systématiquement négligé au profit des Indes Galantes ou d’Hippolyte et Aricie. C'est paradoxalement Gustav Leonhardt, que l’on associe peu à la musique française qu’il appréciait pourtant beaucoup, qui avait contribué au cours des années 1970 à réévaluer les beautés de cet ouvrage, en signant un enregistrement passionnant avec La Petite Bande de Sigiswald Kuijken (STIL), devenu véritable rareté aujourd’hui, et en dépit de chanteurs parfois à la peine. Heureusement, Christophe Rousset, qui se souvient du travail de son aîné, s’y consacre enfin aujourd’hui, et nous offre aujourd’hui cette intégrale somptueusement captée, avec chanteurs francophones, et sous sa direction affutée et pleine d’esprit. Bien plus vivace que dans le cadre du récital d’ouvertures que Les Talens Lyriques avaient réalisé il y a plus de vingt ans pour L’Oiseau-Lyre, l’Ouverture annonce d’emblée la couleur : Rousset saisit tout l’éclat de la partition, et son imagination, qui semble ici insatiable, libère totalement ses chanteurs, investis dans un seul élan, comme si tout le monde avait définitivement compris l’enjeu de cette nouvelle résurrection. Un enchantement ? Non. Un tourbillon, plutôt. © Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 1 janvier 1959 | BnF Collection

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Classique - Paru le 1 août 2015 | Passacaille

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Rameau écrivit ses Pièces de clavecin en concert en 1741 et les publia dans la foulée. Elles sont l’œuvre – le chef-d’œuvre – d’un musicien âgé de cinquante-huit ans, célèbre et à la fois adulé et décrié. Peu auparavant, ses détracteurs avaient critiqué le surcroît d’éléments italiens dans sa musique, mais il faut dire que l’on trouve de tout chez Rameau : des tournures italianisantes et d’autres très françaises, des moments de grande complication alternant avec d’autres bien plis limpides. L’esprit de Rameau était tout bonnement trop brillant pour se mouler uniquement sur un style. Ses Pièces de clavecin donnent une excellente idée de son envergure ; certes, on pourrait se demander pourquoi un célèbre compositeur d’opéra s’adonnait encore à la « simple » musique de chambre, mais en vérité ladite musique de chambre de Rameau n’est pas aussi simpliste qu’elle n’y paraît ; elle est même d’un niveau très nettement supérieur à celle de ses contemporains français. Dans sa préface, le compositeur précise qu’il a été inspiré par une nouvelle forme de musique de chambre très à la mode, celle pour clavecin accompagné d’un instrument mélodique. Le clavecin y est certes le vrai soliste, alors que l’instrument mélodique (flûte ou violon, au choix) reste dans un certain second plan, mais son absence détruirait tout le matériau musical. Les cinq « concerts » du recueil comportent, pour certaines, trois mouvements (comme les sonates italiennes), d’autres quatre ou cinq mouvements (à la française), mais dans tous les cas, Rameau s’amuse à explorer mille matériaux différents, qu’ils soient des hommages à ses contemporains – Marais (le fils Roland du célèbre Marin mère), Forqueray, Livry, Laborde – ou des allusions à des personnages romanesques comme Khouli Khan, roi de Perse devenu Coulicam dans la partition, ou des caractères comme L’Agaçante ou La Timide. Tout un monde à la fois musical et humain, que nous dévoilent les musiciens Jan de Winne au traverso, Ryo Terakado au violon baroque, Kaori Uemura à la viole de gambe et Sungyun Cho en « vedette » au clavecin, un instrument copie d’un Ruckers alsacien. Enregistré à l’Augustinuskerk d’Anvers en janvier 2014. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 27 avril 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Castor et Pollux n’est certes « que » le troisième opéra de Rameau, du moins dans la version originale de 1737. Mais dix-sept ans après sa création à l’Académie royale de musique, le compositeur remet l’ouvrage sur le métier et le « modernise » considérablement : suppression de certaines sous-trames, contraction de l’action et de la musique, réécriture orchestrale bien plus éclatante. Car en 1754, les modes ont changé, la Querelle des bouffons est passée par là et Rameau cherche à réaffirmer le caractère intimement français de sa musique dramatique, en opposition aux légèretés importées d’Italie et soutenues par Rousseau. Rousseau qui, par ailleurs, estime que la langue française ne se prête en rien au traitement musical : « …il n'y a ni mesure ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n'en est pas susceptible ; que le chant français n'est qu'un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l'harmonie en est brute, sans expression et sentant uniquement son remplissage d'écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n'est point du récitatif. D'où je conclus que les Français n'ont point de musique et n'en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux », écrit-il dans sa Lettre sur la musique française de 1753. Erreur, mon cher Jean-Jacques, et Jean-Philippe le prouve avec éclat dès son Castor et Pollux - tandis que la postérité renverra l’affirmation rousseauiste aux oubliettes de l’Histoire hormis pour l’aspect anecdotique. C’est bien la version remaniée de 1754, dont un manuscrit fort convaincant a récemment été redécouvert, que nous donne ici Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion. Du beau grand opéra français de l’époque baroque tardive, et une réponse cinglante aux idioties du promeneur solitaire ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 8 mars 2015 | Solstice

Hi-Res Livret Distinctions Hi-Res Audio
Cet enregistrement ne se propose rien d‘autre que prouver la justesse de la recommandation maintes fois répétée par Cuthbert Girdlestone, l’un des plus éminents ramistes contemporains :”Je suis de l’avis de ceux qui disent que la musique pour clavecin de Rameau gagne à être transférée au piano. […] Il n’est pas nécessaire de s’imaginer qu’en prophète nostalgique, il rêvait de jours meilleurs où il y aurait des instruments plus beaux et plus gros. Mais je crois qu’il entendait sa musique moins exclusivement avec le timbre du clavecin dans l’oreille. Il l’entendait certes comme musique de clavier, mais il devait la percevoir plus abstraitement que Couperin. Tous ses effets sont naturellement possibles sur l’instrument ancien, mais ce sont des effets qui, comme au clavecin et au piano, sont plus dynamiques sur ce dernier, alors que ceux de Couperin sont souvent d’un ordre que le piano a perdu la capacité de rendre”.
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Musique de chambre - Paru le 23 février 2015 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception
"... Bertrand Cuiller restitue avec son intensité lyrique et sa finesse coutumière les pièces de clavecin de Jean-Philippe Rameau. [...] Eblouissant quand il met en perspective des épisodes d'un rondeau (La Triomphante) ou fait montre d'un humour pince-sans-rire (La Poule), Bertrand Cuiller sait aussi dévoiler l'âme qui se cache derrière les rubans et les soieries (La Livri) ou la virtuosité (Les Tricotets). Si l'année Rameau 2014 laisse un bilan discographique désespérément maigre, elle peut compter cet enregistrement parmi ses trésors." (Classica, avril 2015 / Philippe Venturini) " Un claveciniste sous tensions. Du chant partout, intarissable. Mais aussi une imagination, un art du tableau expressif qui nous valent, sous les doigts de Bertrand Cuiller, l'intégrale la plus diverse et colorée des quatre Livres de Rameau. " (Diapason, avril 2015 / Ivan A. Alexandre)
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Classique - Paru le 1 janvier 1957 | BnF Collection

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Ballets - Paru le 27 janvier 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
De la propagande, voilà très précisément ce qu’est cet opéra-ballet Les Fêtes de Polymnie. Propagande à la gloire de Louis XV, encore considéré comme « le bien-aimé » en cette année 1745, alors qu’à la fin de sa vie trente ans plus tard il était devenu « le bien-haï ». La France venant de remporter la bataille de Fontenoy, il convient de célébrer l’événement en grande pompe. La musique de Rameau se laisse emporter dans d’impressionnants tourbillons orchestraux, et des déclamations chantées d’une grande vigueur. Les allégories et personnages antiques sont sensés chanter la royauté française, ainsi revêtue d’un vernis d’immuable ancienneté, tandis que les parties dansées sont le prétexte à de magnifiques développements quasi-symphoniques. Polymnie ne fut plus guère représenté après le milieu du XVIIIe siècle, sans doute le sujet n’a-t-il pas grand intérêt en termes scéniques, tandis que les personnages ne développent aucun argument dramatique qui se tienne. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas écouter cette splendide partition, un peu comme une sorte d’oratorio glorieux ! Exemplaire interprétation de l’Orchestre Orfeo et le Chœur Purcell qui, comme leurs noms ne l’indiquent pas, sont hongrois pur-sang. Parmi les solistes, saluons la présence de l’impeccable Véronique Gens. Voilà une co-production bienvenue entre le Centre de musique baroque de Versailles, le Palais des Arts de Budapest et le Festival de Printemps de Budapest. © SM/Qobuz