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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Mélodies (France) - Paru le 18 mars 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le catalogue complet de l’œuvre de Benjamin Godard compte quelque 150 numéros d’opus et couvre tous les genres : opéras (dont Jocelyn duquel est tiré l’unique pièce de Godard encore vaguement diffusée de nos jours, la « Berceuse »), symphonies, concertos, musique de chambre, pièces pour piano, et mélodies. Ces mélodies sont tombées dans l’oubli de nos jours alors que le compositeur fut l’un des plus prolifiques – et inventifs – en la matière, en particulier aux alentours des années 1870, puisqu’au-delà de cette décennie il se consacra bien plus au grandiose de la scène qu’à l’intimité de la forme mélodique. Cela dit, son ultime partition éditée, quelques semaines avant sa mort tragiquement prématurée, est aussi une mélodie, Les Larmes. Mais dès l’âge de quinze ans, alors qu’il avait déjà écrit deux symphonies et un quatuor à cordes, Godard se lança dans l’écriture de trente mélodies publiées en 1867 sous le titre de « Trente morceaux de chant » - il préféra toujours éviter le terme de « mélodie », ce qui lui permettait alors d’aborder le genre sous toutes ses formes, de la romance jusqu’à la véritable scène lyrique. Il publierait plus tard des « recueils de fables », « chansons », « pastorales », « Lieder » (oui !), « Villanelles », qui connurent toujours un succès des plus éclatants au point qu’il parut en 1880 une grande compilation chez un célèbre éditeur d’alors. Les chois opérés ici par Tassis Christoyannis et Jeff Cohen permettent de saisir la sensibilité littéraire de Godard, qui s’aventure tout autant du côté de La Fontaine, de Florian, que de celui de Victor Hugo dont il fut l’un des compositeurs les plus féconds. À partir des années 1880, Godard a décidé de ne pas trop suivre les nouvelles tendances musicales alors en vogue en France préférant rester dans un style et dans des genres plus ancrés dans le corps du XIXe siècle ; est-ce un crime qui justifie que sa musique soit à ce point négligée de nos jours ? Tassis Christoyannis nous prouve, avec ô combien de panache, que la postérité s’est lourdement trompée. Découvrez ici tout l’art de la mélodie de Benjamin Godard. © SM/Qobuz« [...] La révélation ? Sans aucun doute, les Six fables de La Fontaine et en premier lieu La Laitière et le Pot au lait : tout porte, rien ne pèse. On voit la scène ; et de même Le Coche et la Mouche. Faut-il avouer, pour La Cigale et la Fourmi, Le Renard et le Corbeau, qu’entre l’extrême sophistication des chefs-d’œuvre de Caplet et l’élégance toute simple de Godard on hésite à trancher ? L’impeccable diction de Tassis Christoyannis, la justesse de ses intentions et de ses intonations trouvent partout à s’employer et la complicité proverbiale de Jeff Cohen fait chanter le clavier. » (Diapason, mai 2016 / Gérard Condé)
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Classique - Paru le 26 juin 2015 | Timpani

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Il est de bon ton de railler Benjamin Godard, ce compositeur hélas trop célèbre par la seule Berceuse extraite de son opéra Jocelyn – fort réussie au demeurant, mais bien esseulée sans l’opéra entier –, un trio de substitution longtemps inséré dans Les Pêcheurs de perles de Bizet mais qui a fini par être évincé des productions modernes, et aussi quelques bluettes de salon, des pages qui ne reflètent en rien la véritable nature profonde qui était sienne dès lors qu’il s’aventurait dans des répertoires plus « sérieux » comme la musique concertante, la symphonie ou le quatuor à cordes. Tiens, justement, voici ses trois quatuors, écrits respectivement en 1876, 1877 et 1892 – trois ans avant sa disparition hélas bien prématurée. Ce sont là de très dignes œuvres, plutôt schumanniennes dans les sources d’inspiration, mais avec ce je-ne-sais-quoi typiquement français hérité de la verve de Bizet, et une écriture polyphonique tirée à quatre épingles qui n’est pas sans évoquer le futur Fauré. L’on aurait bien tort de se priver de ces trois petits bijoux oubliés du répertoire français, qui n’ont pas forcément à pâlir devant des pièces similaires de tant de ses contemporains plus célèbres. Aux commandes, l’excellent Quatuor Elysée, un bel ensemble de l’école française. © SM/Qobuz