Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Pop/Rock - Paru le 24 mai 2019 | A&M - Interscope Records

Hi-Res Livret
« Voici ma vie en chansons. Qu'elles soient reconstruites, rapiécées ou même ornées d'un nouveau cadre, elles restent très actuelles », peut-on lire dans le descriptif de ce disque qui est, par conséquent, davantage qu’une simple compilation des tubes de Sting (en solo ou avec Police). C’est en particulier la rythmique que le chanteur a voulu travailler dans cet album, afin de faire oublier l’aspect « daté » (dixit Sting lui-même) de certains morceaux. Plus percutantes qu’à l’origine, les batteries de Demolition Man, If You Love Somebody Set Them Free, Desert Rose, et même Englishman in New York surprendront plus d’un auditeur. Concernant ce célèbre hommage à l’icône gay Quentin Crisp, on retrouvera tout de même les pizzicati et le solo de sax soprano qui faisaient tout le sel de cette chanson sortie en 1988.   Quant aux autres ballades, c’est davantage au niveau des textures et des prouesses vocales du chanteur que la réinvention est la plus flagrante. Moins pure mais plus charpentée qu’auparavant, la voix de Sting apporte une nouvelle dimension à Fields of Gold et Fragile, deux chansons qui prouvent par ailleurs que le talent de mélodiste de l'Anglais n’a pas pris une ride. Même remarque pour les morceaux tirés de la période Police, en particulier Message in a Bottle et Walking on the Moon, ainsi que l’incontournable Roxanne (présentée ici dans une version live). © Nicolas Magenham/Qobuz    
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Piano solo - Paru le 14 juin 2019 | ECM New Series

Hi-Res Livret
En 1988 paraissait, dans le cadre d'un assez vaste périple dans l'oeuvre du Cantor de Leipzig voulue par Keith Jarrett, une interprétation du Livre I du Clavier bien tempéré de J. S. Bach, au clavecin, enregistrée en réalité en février 1987. C'est donc de la même époque que date cette nouvelle version proposée – au piano – par ECM New Series, enregistré le 7 mars 1987 au Troy Savings Bank Music Hall, pénétrée d'une même volonté de fluidité dans le discours et d'un allant irrésistible, ce qui est particulièrement bienvenu dans les fugues qui peuvent sonner sous d'autres doigts roboratives (ut dièse majeur). Tout semble vouloir danser, être en mouvement (ré majeur). On ne trouvera pas ici les couleurs déployées au fil des polyphonies par des pianistes comme Tatiana Nikolayeva, Samuel Feinberg ou même un claveciniste comme Gustav Leonhardt. Pour Keith Jarrett, Bach reste en définitive le triomphe de la structure, et il joue Bach pour se confronter avant tout à l'une des données de son propre art : l'élaboration polyphonique. L'œuvre du Cantor est un support de sa propre créativité musicale en tant que jazzman, et improvisateur. La poésie, l'émotion n'en sont jamais absentes pourtant. Une version qui ravira tous les amoureux de l'art de Keith Jarrett qui pourront comparer les deux versions réalisées à quelques semaines de distance. © Qobuz
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Rock - Paru le 14 juin 2019 | Columbia

Hi-Res
Quelques mois avant de souffler ses 70 bougies, le Boss sort un album en total décalage avec ses propres clichés. Un disque qui ne ressemble à rien de ce qu’il avait enregistré jusqu’ici. Bye bye le E Street Band, son efficace groupe d’armoires à glace qui fait se lever des stades entiers, et hello cordes, cuivres et chœurs ! Avec Western Stars, Bruce Springsteen se transforme surtout en Glen Campbell du troisième millénaire. On pense souvent au chanteur disparu en 2017 qui tendit le pont le plus solide entre pop, country et soul, voix aussi iconique que celle de Sinatra et Elvis, brillant sur les tubesques Gentle on My Mind, By the Time I Get to Phoenix, Wichita Lineman, Galveston et autre Rhinestone Cowboy… Comme son défunt aîné, Springsteen se détache volontairement du temps présent et joue davantage la carte intemporelle de l’innocence et de la nonchalance plutôt que celle de la résistance et de la défiance. A cette ambiance parfois aux frontières du kitsch, qui fleure bon la Californie fin 60's/début 70's (le Boss a dû se passer en boucle Jimmy Webb, Harry Nilsson et Burt Bacharach), s’ajoute une atmosphère cinématographique due à la production de soie et de velours de Ron Aniello, déjà à l’œuvre sur Wrecking Ball (2012) et High Hopes (2014). Rien donc de purement rock’n’roll dans ce luxueux album à prendre dans son intégralité. Drapé dans la mélancolie, Western Stars s’appréhende comme un roman ou un film, non comme une simple compilation de 13 titres. Un film qu’on se repasse en boucle pour mieux en sonder la beauté comme les secrets. © Marc Zisman/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 5 octobre 2018 | Universal Music Distribution Deal

Hi-Res
C’est d’abord sur Internet que la machine Angèle s’est emballée, avec la sortie de trois singles (La Loi de Murphy, Je veux tes yeux et La Thune) qui ont à chaque fois fait exploser les nombres de vues et de likes sur les réseaux sociaux. Mais Angèle est beaucoup plus qu’un simple phénomène de mode formaté pour un public très jeune. C’est aussi une vraie musicienne amoureuse de la belle mélodie et une parolière qui ne mâche pas ses mots. Elle va même jusqu’à fustiger les réseaux sociaux, tout du moins à mettre en lumière ce qu’il peut y avoir de vain dans cette ascension fulgurante due à Internet, où l’ego peut être à la fois galvanisé et malmené (Victime des réseaux). On pourrait voir de l’ingratitude là-dedans, l’illustration du fameux proverbe espagnol « Cría cuervos y te sacarán los ojos » (« Elève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux »). Mais ce qui se dégage chez elle, c’est plutôt une intelligence vivace et un discours empreint de justesse. Elle a parfaitement conscience que tout ceci est un joyeux « brol » (« bordel » en belge), pour reprendre le titre son album. C’est une forme de légèreté bondissante qui caractérise avant tout l’univers de la sœur du rappeur Roméo Elvis. Epaulée par Tristan Salvati, Angèle a produit un album où l’electropop reflète sa modernité, mais aussi son humour et son franc-parler un peu gouailleur. A l’occasion, des rythmes reggae viennent apporter une dose de nonchalance à cette pop sautillante, ce qui vient compléter avec délice ce tableau aussi clair qu’un dessin de Hergé et aussi corrosif qu’une toile de Bruegel. Mais parfois, elle peut aussi prendre l’auditeur par surprise et lui distiller quelques gouttes de mélancolie (Nombreux, Ta Reine), ou bien mélanger savamment spleen et rythmes dansants (Flemme). Décidément, Angèle est toujours là où on ne l’attend pas. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Soul - Paru le 24 mai 2019 | Anti - Epitaph

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
On n’arrête plus Mavis Staples ! Depuis qu’elle a signé sur le label ANTI, la reine du gospel et de la soul, qui souffle ses 80 bougies en 2019, enchaîne les albums parfaits et habités. « C’est incroyable que je continue à enregistrer. Jamais je n’aurais imaginé chanter à mon âge, et les gens semblent vraiment vouloir m’entendre, ils me connaissent, ils me donnent de l’amour, je suis bouleversée. Je remercie Dieu chaque soir avant d’aller au lit et chaque matin lorsque je me réveille. » En même temps, l’Amérique de Trump est une source d’inspiration et un carburant puissant pour cette voix qui chante Dieu, l’amour mais surtout les injustices et les maux du quotidien. Toujours aussi engagée qu’aux grandes heures des Staple Singers que dirigeait son illustre père Pops Staples, lorsque la formation signait la BO de la lutte pour les droits civiques, elle publie ici un disque brut, intègre, spirituel et d’une puissance dévastatrice. Avec We Get By, Mavis Staples met en veille sa collaboration avec Jeff Tweedy de Wilco pour travailler exclusivement avec Ben Harper qui signe les onze morceaux de l’album et pose sa voix sur la chanson-titre. Le Californien lui avait déjà écrit Love and Trust en 2016 pour l’album Livin’ on a High Note mais cette fois, il déploie toute la puissance de feu de ses guitares sans fard, de ses mélodies bluesy et de sa prose qui parle d’amour, de foi, de justice, de fraternité et de joie alors que l’Amérique souffre de profondes divisions sociales et est soumise à de violentes tensions politiques. Restait à Mavis Staples de s’approprier ce divin matériau qu’elle sublime comme à son habitude. La lutte continue. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 7 juin 2019 | Razdaz

Hi-Res Livret
« Cette musique que je vous donne ici vient directement de mon cœur, j'espère qu'elle vous émouvra et élèvera votre âme. » Avec Arvoles, les intentions d’Avishai Cohen sont assez claires. Le contrebassiste israélien les écrit même dans le livret de son album. Après plusieurs enregistrements – parfois pop – mettant en avant sa voix, il revient en terres purement jazz. Avec le pianiste Elchin Shirinov et le batteur Noam David, fidèle trio étoffé sur quatre titres par le tromboniste Björn Samuelsson et le flûtiste Anders Hagberg, Avishai Cohen déroule avec la virtuosité poétique qu’on lui connaît des compositions lyriques au possible. Des thèmes mélodiquement très solides, laissant un espace infini à l’improvisation et jouant brillamment à cache-cache avec les grooves et les rythmes. Une musique, comme toujours avec lui, traversée d’influences venues aussi bien de la musique classique, que du be-bop ou des rythmes afro-caribéens… Avec sa belle pochette signée par sa mère Ora Cohen, Arvoles semble être le disque d’une vie. Celui d’un artiste âgé de 49 ans, désireux de regarder aussi bien derrière que devant lui. En cela, les thèmes avec vents offrent des cambrures de nostalgie de toute beauté. Tout l’album est d’ailleurs empreint de nostalgie comme les titres Childhood, New York 90’s ou carrément Nostalgia le prouvent… Enfin, Arvoles est une énième preuve de ses dons de compositeur. Car encore plus qu’à son habitude, la plume d’Avishai Cohen avait rarement été aussi inspirée. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 14 juin 2019 | Boy Toy, Inc., Exclusively licensed to Live Nation Worldwide, Inc. Exclusively licensed to Interscop

Hi-Res
Madame X marque avant tout les retrouvailles entre Madonna et Mirwais, ce dernier étant aux commandes de 7 titres sur les 13 figurant sur l’album. L’ancien comparse de Daniel Darc chez Taxi Girl avait déjà travaillé sur Music en 2000 et American life en 2003, entre autres. Son rôle est ici de pousser encore plus loin le curseur de l’expérimentation délirante – tout en conservant le côté pop, mélodique et limpide propre au style de Madonna. L’exemple le plus flagrant de la folie musicale à laquelle s’adonne Mirwais se trouve dans Dark Ballet, chanson inspirée de Jeanne d’Arc, dans laquelle on trouve une longue parenthèse synthético-baroque façon Wendy Carlos, ainsi qu’une facétieuse performance de Madonna qui souffle sur les braises carbonisant la Pucelle d’Orléans. Et toujours dans un style à la fois ludique et insensé, citons les cordes disco virevoltantes de God Control. On retrouvera également la Madonna engagée dans cet opus, en particulier contre la prolifération des armes à feu aux États-Unis (on entend un extrait du discours d’Emma Gonzales dans I rise) et en faveur des exclus (dans le fado postmoderne Killers who are partying). En parlant de fado, il faut souligner que la culture lusophone est l’un des fils rouges de l’album – Madonna s’est installée au Portugal en 2017, ceci expliquant sans doute cela. Dans Batuka, c’est le Cap Vert qui est de la fête (le batuque est un genre de musique capverdienne qui se construit à travers le chant-réponse). Dans la géographie madonnesque, non loin de là se trouve la Colombie, représentée par le chanteur de reggaeton Maluma, avec qui elle chante (et flirte pour rire) sur deux duos (Medellin et Bitch I’m loca). Et enfin l’Espagne de Picasso est évoquée dans I don’t search I find (citation du peintre). Entre la gravité de l’engagement politique d'une part, et la légèreté des duos et de la production de Mirwais d'autre part, en passant par un travail mettant en avant l’aspect protéiforme de la voix (autotunée, chuchotée, marmonnée, enfantine…), Madonna rend justice au titre de son album – probable référence à la Marlene Dietrich d’Agent X 27, biopic de Joseph Von Sternberg sur l’espionne Mata Hari (1931). « Madame X est un agent secret voyageant à travers le monde, qui change d'identités et se bat pour la liberté. Elle apporte de la lumière dans les endroits sombres », explique la chanteuse dans un teaser présentant son projet. C’est donc une Madonna masquée, amusée, combative et pleine d’assurance que l’on retrouve à l’aube de ses soixante et un printemps. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 1969 | Stax

Hi-Res
Motown au nord. Et Stax au sud. Deux conceptions bien distinctes de la soul music. Dans la moiteur sudiste de Memphis, Isaac Hayes, Otis Redding, Sam & Dave, Booker T. et quelques autres ont inventé un groove unique, biberonné au blues et surtout au gospel… Publié en 1969, le bien nommé Soul Explosion réunit des épées de Stax comme Eddie Floyd, les Staple Singers, Albert King, les Bar-Kays ou encore Johnnie Taylor. Cette collection symbolise surtout l’année où Stax reconstruit son catalogue, celui d’un label indépendant venant de rompre son deal avec Atlantic Records. Sous la direction d’Al Bell, Stax publie alors 27 albums et 30 singles en seulement quelques mois, histoire de marquer le coup. Surtout, Bell fait tout pour que son écurie soit en phase avec le mouvement pour les droits civiques qui agite alors l’Amérique. En cela, Soul Explosion reflète une révolution aussi bien musicale qu’idéologique. Essentiel. © Marc Zisman/Qobuz
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Classique - Paru le 7 juin 2019 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret
Quel plaisir de retrouver Riccardo Chailly, à la tête de la Filarmonica della Scala, dans un programme Rota (1911-1979), et plus particulièrement dans des suites écrites pour les grands films de Fellini, comme Amarcord, Huit et demi ou encore La dolce vita ! Avant lui, un autre Riccardo, Muti, avait consacré, dans les années 1990, deux albums chez Sony Classical aux musiques d'écran du compositeur italien - avec une seule incursion dans le corpus non cinématographique, ce qui finalement a peu d'importance : qu'il écrivit pour le cinéma, ou directement pour la salle de concert, Nino Rota déployait, à l'instar d'un Bernard Herrmann aux Etats-Unis, un style propre à lui, où l'on sent une prouesse de génie dans l'évocation des ambiances, mêlant avec une dextérité incroyable les genres les plus divers, comme peut en témoigner la Suite extraite ici de La dolce vita. L'incipit (O Venezia, Venaga, Venusia) de la suite Il Casanova di Federico Fellini, dont le tintement de pendule évoque sans doute le sort tragique du personnage, et l'orchestration aux sombres couleurs plante un décor marin, reste sans doute l'une des plages les plus saisissantes de l'album. une ambiance qui revient dans la dernière partie, plus planante encore (La poupée automate). Régulièrement, des influences de l'Est, de Chostakovitch à Khachaturian (Il Duca di Württenberg), se font sentir, avec un style mélodique plus mériodional, hérité des symphonistes italiens de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Un album passionnant, à ne pas manquer. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Blues - Paru le 14 juin 2019 | Concord Records

Hi-Res
Fidèle. En vingt-cinq ans de carrière, Kevin Roosevelt Moore alias Keb' Mo' a toujours été viscéralement fidèle au blues. Une droiture qui ne l’a jamais empêché d’apporter sa petite pierre singulière à un édifice devant lequel se bousculent de très nombreux bâtisseurs… Avec Oklahoma, le Californien se lance dans un projet original. Aucun lien entre lui, son histoire et cet état bordé au nord par le Colorado et le Kansas, à l'est par le Missouri et l'Arkansas, à l'ouest par le Nouveau-Mexique et au sud par le Texas… En 2013, Keb’ Mo’ s’y rend avec Kenny Wayne Shepherd pour un concert de soutien aux victimes d’une tornade mortelle. Des rencontres suivent. Et une envie surtout de construire une œuvre ancrée dans cette région. Le blues de Keb’ Mo’ se retrouve ainsi mêlé à des influences country, amérindiennes et folk. Robert Randolph et sa guitare lap steel impressionniste ont fait le déplacement tout comme Rosanne Cash ou encore Taj Mahal, avec qui il cosigna l’album TajMo en 2017. Enfin, comme toujours avec lui, les textes engagés scrutent aussi bien les maux de l’Amérique éternelle que ceux de l’époque troublée. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Rock - Paru le 7 juin 2019 | Concord Records

Hi-Res
Un demi-siècle exactement après ses débuts, et sa brillante intervention au festival de Woodstock qui le révéla, Santana louche une nouvelle fois vers l’Afrique. La source originelle de bien des musiques. Rappelons que le blues vient du chant des esclaves et qu’il est à la base du jazz, du rock et de la soul, entre autres. Produit par Rick Rubin, cet album a été enregistré presque entièrement dans des conditions du direct, sans retouche et sans filet, un exercice qu’il apprécie tout particulièrement. N’oublions pas que l’homme aime l’improvisation et que sa virtuosité lui permet toutes les audaces. Avec la chanteuse Buika, mais également sa femme Cindy Blackman à la batterie, Santana parvient comme toujours à fusionner le jazz qu’il affectionne aux rythmes latins et réflexes rock qui l’habitent.  Le titre premier d'Africa Speaks est une parfaite introduction à cette célébration de sonorités que l’on imagine sorties directement de la nuit des temps. La voix est plus parlée que chantée, elle s’adresse à l’horizon qui n’hésite jamais à lui répondre grâce à ce groupe de choristes. Mais l’ensemble se fait soudain plus funky sur les titres Oy Este Mi Canto ou encore Yo Me Lo Merezco. Et carrément torride sur le tropical Breaking Down the Door aux cuivres qui fanfaronnent, rappelant que de l’Afrique au continent sud-américain, il n’y a que quelques bateaux à emprunter. Si l’idée générale est de rappeler que le rock mais aussi la soul, le blues, le jazz ne sont que des enfants des musiques africaines, l’évidence est drôlement amenée. Tout se marie si bien, tout se mélange si bien, que oui, nous sommes tous frères, et autant en profiter pour se laisser emporter par la chaleur communicative de cet opus. © Christian Eudeline/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Ce huitième album de The National se distingue par de petits grains de sable bienvenus dans la mécanique huilée du groupe américain, à commencer par la présence de nombreuses chanteuses venues apporter leur soutien au leader Matt Berninger sur la plupart des morceaux. On retiendra notamment la performance de Gail Ann Dorsey (bassiste de David Bowie) sur You Had Your Soul With You, ainsi que celles, particulièrement habitées, de Lisa Hannigan et Mina Tindle sur, respectivement, So Far So Fast et le très émouvant Oblivions. Pourquoi cette présence féminine soudaine au sein d’un groupe exclusivement masculin ? Sans doute parce que l’album est né après que le cinéaste Mike Mills a proposé à The National d’illustrer en chansons son moyen-métrage I Am Easy to find, qui se trouve être le portrait d’une femme. C’est donc le rapport aux images qui a mis un coup de pied dans la fourmilière de la pop du groupe de Brooklyn. On note par ailleurs, ici ou là, quelques références à certains classiques du cinéma, en particulier à Roman Holiday de William Wyler (1953). Mais à part ces quelques nouveautés cinématographico-féminines, les admirateurs de The National retrouveront la mélancolie légendaire du groupe, à la fois dans les textes et la musique. On retiendra notamment la présence de nappes de cordes déchirantes sur tous les morceaux (seule exception : les violons staccato de Where Is Her Head), ainsi qu’un piano introspectif récurrent (en particulier dans le très beau Light Years). Quant à la rythmique si singulière de Bryan Devendorf, elle joue sur les contrastes puisqu’on trouve ici de percutantes saccades (Rylan, The Pull of You), ou là un toucher sensuel (Hairpin Turns, I Am Easy to Find). © Nicolas Magenham/Qobuz  
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Alternatif et Indé - Paru le 24 mai 2019 | BMG Rights Management (UK) Limited

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Tous les plus grands se sont amusés à l’exercice. Bowie avec Pin-Ups, Johnny Cash avec American IV: The Man Comes Around, Lennon avec Rock & Roll, Metallica avec Garage Inc, Cat Power avec The Covers Record, Meshell Ndegeocello avec Ventriloquism, Patti Smith avec Twelve, Costello avec Almost Blue et des centaines d’autres. L’album de reprises reste pourtant un exercice périlleux et rarement celui qui brille le plus dans la discographie d’un artiste. Avec California Son, Morrissey s’amuse avant tout à déterrer de l’inattendu ou des chansons majoritairement obscures voire oubliées. On connaît les marottes de l’ex-Smiths (New York Dolls, Patti Smith, Roxy Music, Bowie, Sparks, etc.) qu’il se fait un plaisir de ne pas revisiter ici. Epaulé par sept invités (LP, Ed Droste de Grizzly Bear, Ariel Engle de Broken Social Scene, Petra Haden, Sameer Gadhia de Young The Giant, Billie Joe Armstrong de Green Day et Lydia Night des Regrettes), Moz s’accapare notamment des pièces de Roy Orbison, Melanie, Laura Nyro, Buffy Sainte-Marie, Bob Dylan, les 5th Dimension mais aussi Jobriath, Phil Ochs, Tim Hardin, Joni Mitchell ou Carly Simon. Sa voix – le cœur de la centrale nucléaire – est souvent parfaite et prend le contrôle de chaque titre (étonnant Only a Pawn in Their Game de Dylan). Mais un exercice avant tout recommandé aux fans de Morrissey. © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 mai 2019 | Columbia

Hi-Res
En un peu plus d’une décennie, Vampire Weekend a pris son temps. Après l’éponyme Vampire Weekend (2008), Contra (2010) et Modern Vampires of the City (2013), la bande d’Ezra Koenig sort enfin d’un gros silence de six années ponctuées par le départ du très influent Rostam Batmanglij, qui a sorti en solo l’excellent Half-Light en 2017… Dernier album studio en date, Modern Vampires of the City était une sacrée évolution dans la vie du combo new-yorkais. Les touches ethniques très Talking Heads avaient disparu au profit d’une pop plus léchée, tant dans ses mélodies et ses harmonies que dans ses sons. Désormais cerveau quasi solitaire du groupe, Koenig, qui a quitté NY pour LA, confirme avec Father of the Bride sa boulimie stylistique. Son fil conducteur reste évidemment très pop mais chacune des 18 chansons offre un paysage différent. Il y a de tout dans ce disque copieux. Du Beatles, Beach Boys, Fleetwood Mac, Supertramp, Paul Simon, Wilco, Grateful Dead et mille autres influences. Même côté invités, Vampire Weekend fait dans le 360° avec, entre autres, la pedal steel et la guitare impressionniste de Greg Leisz, la voix de Danielle Haim d’HAIM, la guitare de Dave Longstreth des Dirty Projectors, Steve Lacy de The Internet et même Rostam, rentré au bercail sur deux titres. Au point qu’au fil des écoutes, on se demande si Ezra Koenig ne signe pas ici son “double blanc” (le plus éclectique des disques des Beatles) à lui tout seul… © Marc Zisman/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 31 mai 2019 | Play It Again Sam

Hi-Res
Cet enregistrement d’un concert donné au National Concert Hall de Dublin en octobre 2018 débute par deux titres de son troisième album, At Swim (2016), sorte de rêve musical éveillé dans lequel elle exprimait (un peu) ses joies et (surtout) ses peines. Avec ce live, la chanteuse renforce encore l’onirisme de ses chansons grâce non seulement à la magie intrinsèque au concert, mais aussi à des arrangements subtilement irisés. C’est l'orchestre classique contemporain s t a r g a z e, dirigé par le chef d'orchestre allemand Andre de Ridder, qui l’accompagne sur cette route nacrée et hypnotique. Les deux autres albums studio de Lisa Hannigan sont également bien représentés, en particulier par le rayon de soleil Lille et la valse poignante Nowhere to Go, respectivement tirés de Sea Sew en 2008 et Passenger en 2011. Certes, la saveur folk de Lisa Hannigan est toujours bel et bien présente dans cette relecture de ses grandes chansons, mais l’apport de s t a r g a z e crée une couleur qui universalise profondément le style et le propos de l’ancienne comparse de Damien Rice. Ce Live in Dublin se départ rarement de l’ambiance éthérée créée par cette orchestration originale (et surtout par la voix douce et vibrante de la chanteuse), même si le rythme particulier de l’album est parfois cassé par certains morceaux plus énergiques dans lesquelles la rythmique joue un rôle important (Swan, A Sail, Lo). On notera également une sorte de palimpseste étonnant de Only You des Platters (Prayer for the Dying), ainsi qu’un titre inédit (Bookmark), dont la mélodie à la fois mélancolique et majestueuse atteint des sommets d’émotion. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Bandes originales de films - Paru le 5 octobre 2018 | A Star is Born OST

Hi-Res
Après Janet Gaynor en 1937, Judy Garland en 1954 et Barbra Streisand en 1976, voici Lady Gaga dans le rôle-titre de cette success story typiquement américaine. Un peu à la manière d’un conte qui se transmettrait de génération en génération, A Star Is Born refait régulièrement surface dans la culture des Etats-Unis, tournant à chaque fois le projecteur vers une star féminine charismatique. Mais si tous les regards sont braqués sur Lady Gaga – dont c’est ici le premier vrai grand rôle au cinéma – il faut également noter l’implication exceptionnelle de Bradley Cooper dans le projet. Non seulement ce dernier réalise le film et donne la réplique à la chanteuse, mais il est aussi l’auteur, arrangeur et interprète de nombreuses chansons de l’album. A quoi ressemblent les morceaux d'A Star Is Born version 2018 ? A un savant mélange de country et de pop. Pour la partie country, c’est Lukas Nelson (le fils de la légende Willie Nelson) qui est chargé d’apporter son grain de sel dans les chansons de la star sur le déclin incarnée par Cooper, tandis que pour les chansons les plus pop, on a fait appel à DJ White Shadow. Le producteur Mark Ronson et la songwriter Hillary Lindsey font aussi partie du générique de cette BO de grande ampleur, dont la force vient avant tout de la sincérité qui se dégage des chansons. Dans la manière dont elles ont été conçues tout d’abord (dans des conditions live, à la demande de Lady Gaga), mais aussi parce qu’elles reflètent les états d’âme les plus profonds des personnages. Parmi ces 19 tubes potentiels, citons Shallow, I’ll Never Fall in Love, mais aussi la reprise de La Vie en rose, en français (approximatif) dans le texte. Les amateurs de performances vocales et de mélodies poignantes seront ravis. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Classique - Paru le 31 mai 2019 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Qobuzissime
Née dans un petit village de Norvège en 1987 (et donc immanquablement comparée à sa lointaine compatriote Kirsten Flagstad), la soprano Lise Davidsen semble taillée pour incarner les héroïnes wagnériennes et straussiennes. Pour son premier disque chez Decca, label pour lequel elle a signé un contrat exclusif, elle a choisi de présenter plusieurs visages de la femme sous les traits vocaux d’Elisabeth (Tannhäuser), d’Ariane (Ariane à Naxos) et de… Pauline, l’épouse bien aimée de Richard Strauss à laquelle il a consacré de nombreux Lieder dès son opus 27, le cycle de 1894 offert à sa femme en guise de cadeau de mariage, jusqu’aux ultimes Vier letzte Lieder de 1948. Sous la baguette souple d’Esa-Pekka Salonen, le Philharmonia Orchestra épouse la voix d’airain de la soprano norvégienne avec finesse et élégance. On l’aura compris, cet album au programme soigneusement conçu oscille entre la jeunesse et la vieillesse où rôdent les fantômes et la mort. On peut se demander comment on peut exprimer la mortalité lorsqu’on a trente ans, un timbre puissant, une santé rayonnante et la vie devant soi. La réponse est dans la voix de Lise Davidsen qui s’élève avec les alouettes comme une promesse d’immortalité, celle de la musique du dernier Strauss se retournant une dernière fois sur son passé dans une Europe en ruines. Découvert en 1984, après la mort de sa dédicataire, la cantatrice Maria Jeritza, qui l’avait conservé secrètement, Malven (« Les Mauves ») est le véritable « dernier Lied » de Richard Strauss. D’un ton plus léger que les Vier letzte Lieder auxquels il devait peut-être appartenir, il est présenté ici dans une orchestration de Wolfgang Rihm. © François Hudry/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 7 juin 2019 | Rhino - Warner Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
Après les compositions au piano Piano & A Microphone 1983, sorties en 2018, voici un second album posthume princier. Concentré sur la période 1981-1991, décennie prolifique pour Prince, et donc conservant une belle unité dans la production, Originals compile majoritairement des enregistrements écrits pours d’autres. Roger Nelson était avant tout un artiste caméléon, ultra-complet, qui savait autant jouer tous les instruments de Purple Rain que performer sur scène comme son idole James Brown ou écrire des tonnes de compositions pour lui comme pour « la galaxie Prince », faite d’interprètes hors pair. Parmi ses 15 titres, on retrouve The Glamourous Life pour Sheila E, le Manic Monday des Bangles. Love Thy Will Be Done de Martika ou encore You’re My Love du crooner country Kenny Rogers. Inédits précieux simplement restaurés, Originals permet de se faufiler en coulisses, lorsque le maître mettait au point dans son laboratoire les meilleures mélodies et les interprétait sans encore trop savoir ce qu’elles allaient devenir, avec brio. A l’instar de Nothing Compares 2 U, véritable pic émotionnel de l’opus. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rock - Paru le 7 juin 2019 | Reprise

Hi-Res
Pour sa énième archive inédite, Neil Young zoome sur un passage de son âge d’or, au début des 70's. Enregistré le 5 février 1973 à l’université d’Alabama, Tuscaloosa provient de sa tournée avec les Stray Gators, formation qui réunit à ses côtés Ben Keith à la pedal steel, Jack Nitzsche au piano, Tim Drummond à la basse et Kenny Buttrey à la batterie. Une tournée déjà documentée sur l’album officiel Time Fades Away (octobre 1973) et durant laquelle le Loner joua essentiellement des chansons extraites d’Harvest (février 1972) et de ses disques à venir, On the Beach (juillet 1974) et Tonight's the Night (juin 1975). Concoctée avec son ingénieur du son John Hanlon, cette archive ne comprend pas l’intégralité du show et le Canadien s’en est expliqué sur son site : « Je n’aime pas sortir beaucoup de chansons sur de nombreux albums, alors On the Way Home a été abandonné. The Loner n’était tout simplement pas assez bon non plus. Je prends toujours ces décisions parce que je suis toujours sur terre. Mais ces deux versions seront disponibles dans mes archives web pour que les membres puissent les entendre. Je n'ai pas l'intention de publier tout ce que j'ai enregistré. Certains titres ne sont tout simplement pas assez bons. » Comme toujours avec les archives de Neil Young, ce sont surtout les complétistes et autres fans jusqu'au-boutistes qui seront à la fête. Et on recommandera plutôt aux novices de se tourner vers les versions studio de ces fabuleuses chansons, captées néanmoins dans d’excellentes versions de concert. © Marc Zisman/Qobuz
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Folk - Paru le 15 février 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz