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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

68910 albums triés par Meilleures ventes et filtrés par 24 bits / 96 kHz - Stereo
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Rock - Paru le 26 septembre 1969 | UMC (Universal Music Catalogue)

Hi-Res
Le testament. Le chapitre final. Abbey Road, qui paraît en septembre 1969, est bien le dernier véritable épisode discographique de la saga Beatles – Let It Be, qui sortira en mai 1970 ayant été enregistré antérieurement. Un adieu qui magnifie l'art de la composition, la maîtrise mélodique et les équilibres harmoniques malgré les dissensions entre John, Paul, George et Ringo. Une fois encore la palette est large, qu’il s’agisse de ballades bouleversantes ou de titres nettement plus percussifs (Come Together). Abbey Road rappelle aussi que derrière le tutélaire tandem Lennon/McCartney, George Harrison (Here Comes the Sun et Something) et Ringo Starr (Octopus's Garden) ne sont pas là pour faire de la figuration…Pour ses 50 ans, Abbey Road bénéficie du traitement Super Deluxe Edition. Une version 2019 portée par un nouveau mix signé Giles Martin (le fils du producteur George Martin, le « cinquième » Beatles) qui, dans sa version Hi-Res 24 bits 96.0 kHz, offre une ampleur sonore inédite. Cette réédition est évidemment accompagnée d’une vingtaine de démos et de prises alternatives, idéales pour détailler le processus de création des chansons. Sur Sun King par exemple, il est fascinant de comparer l’évolution de l’instrumentation choisie pour la prise proposée dans les bonus avec celle de la version finale. Les fans hardcore du groupe apprécieront… Ce chef-d’œuvre, comme son succès (c’est l’album des Beatles le plus vendu dès sa sortie, plus de 30 millions d’exemplaires !), n’empêchera pourtant pas les Fab Four de mettre fin à leur union. Un divorce officialisé en avril 1970. Et dire que le plus influent des groupes de toute l’histoire du rock’n’roll n’aura finalement passé que sept petites années en studio… © Marc Zisman/Qobuz
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Classique - Paru le 13 septembre 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret
2020, année Beethoven pour cause de 250e anniversaire de naissance, soit 7 ans avant le bicentenaire… de sa mort. Aux côtés de moult rééditions des pianistes d’hier et même d’avant-hier, cette nouvelle intégrale des (trente-deux) Sonates est présentée par un musicien (de trente-deux ans). Né en Russie à l’extrême fin de la période soviétique, Igor Levit s’est formé à Hanovre et à Salzbourg avant de remporter plusieurs concours internationaux. En 2013, son premier enregistrement pour Sony Classical est consacré aux dernières Sonates de Beethoven (les n° 28 à 32, reprises dans la présente intégrale), est très remarqué. Il grave ensuite deux grands cycles de variations, les Variations Goldberg de Bach et les Diabelli de Beethoven et en tire un grand succès. Projet gigantesque, ce nouveau cycle a été réalisé entre 2013 et 2019 dans plusieurs villes allemandes. Les acoustiques différentes ne nuisent pas à la cohérence de l’ensemble ni à la beauté du toucher et de la sonorité d’Igor Levit. Cet enregistrement très attendu sera suivi de plusieurs intégrales en concert, notamment à Hambourg, à Stockholm et à Lucerne au cours de l’année 2020. © François Hudry/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Infectious Music

Hi-Res
« Pour moi, la musique et la performance, ce sont des actes théâtraux. Les sorcières et les fantômes, c’était assez bien pour Shakespeare, alors c’est aussi bien pour moi. » C’est ainsi que Frank Black alias Black Francis, leader des Pixies depuis plus de trente ans, définit son credo artistique. Credo qui informe la direction prise par le septième album studio du groupe préféré de feu Kurt Cobain : Beneath the Eyrie est un hommage à l’american gothic dans toute sa splendeur lugubre, truffé de références au folklore anglo-américain (St Nazaire, Daniel Boone, Silver Bullet) et aux cultures surf et skate (Los Surfers Muertos, Long Rider). On y retrouve les Pixies en forme, avec leur signature musicale : riffs de basse imposants, sonorités latino/surf et guitares acoustiques. A l’image de On Graveyard Hill, déjà un incontournable dans la discographie post-retrouvailles de ce groupe mythique. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Piano solo - Paru le 4 octobre 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Comme de nouveaux virtuoses avant lui, Lucas Debargue enregistre sa propre vision d’un choix de 52 sonates de Domenico Scarlatti. Son affinité avec l’univers si particulier du compositeur italien s’était déjà dévoilée dans son tout premier album, qui présentait quatre de ses sonates à côté de Ravel (splendide version de Gaspard de la nuit), Liszt et Chopin. L’immense corpus des 555 sonates de Scarlatti offre un champ d’imagination pratiquement infini pour les pianistes, tant sur le plan rythmique, que sur la couleur ou l’approche stylistique. Comme on pouvait s’y attendre, la personnalité originale du pianiste français fait entrer un air frais, quelquefois radical, sur cette musique si délicate, souvent aux frontières de l’étrange. Pour ce nouvel enregistrement chez Sony Classical, Lucas Debargue a choisi des sonates souvent peu jouées et un instrument flambant neuf, le déjà mythique 280 VC, appartenant à la dernière génération de la célèbre maison viennoise Bösendorfer, entièrement détenue aujourd’hui par la marque japonaise Yamaha. Debargue l’utilise presque sans pédale et sans souci organologique ou musicologique, tout en déclarant être très influencé par les enregistrements de Scott Ross qui ont bercé sa jeunesse. De quoi mettre en lumière l’écriture subtile de Scarlatti, sans aucun artifice, en bénéficiant de la belle acoustique de l’église Jésus-Christ-de-Dahlem (Berlin) et d’une prise de son aérée et naturelle. Il en résulte une vision intemporelle et fascinante de cette musique qui nous tend la main à travers les siècles. © François Hudry/Qobuz
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Metal - Paru le 30 août 2019 | RCA Records Label

Hi-Res
Comme tous les albums de Tool depuis Ænima, Fear Inoculum est inclassable. Il faudra probablement réviser les impressions d'aujourd’hui tant les chroniques, qui se sont multipliées à propos de 10,000 Days, l’album précédent, se sont avérées contradictoires depuis sa commercialisation au printemps 2006. En revanche, ce qui est certain, c’est que Tool déchaîne les passions. Le monde se divise entre ceux qui réclament son intégration au rock progressif et ceux qui estiment qu’il est à associer au rock alternatif ; ceux qui sont convaincus qu’il est encore aujourd’hui un groupe de metal (ou alt metal) et ceux qui crient haut et fort qu’il a trahi la cause depuis bien longtemps…Disons-le tout net, cette fois, deux ou trois écoutes suffiront pour mettre tous les camps d’accord sur une chose... leur désaccord. Fear Inoculum est tout sauf un retour aux racines ni une version revue et corrigée de l’une ou l’autre des productions tooliennes. En tenant compte des virgules ou intermèdes sonores chers au groupe, les musiciens se sont donné une marge d’expression qui va du plus simple (délicat arpège de guitare, légère nappe de percussions, ligne de chant murmurée ailleurs ou encore envolées de guitare toutes en harmonies subtiles…) au plus élaboré (des successions de rythmiques complexes, des variations de tempo multiples, avalanches de riffs, vocaux acrobatiques…). Seule évidence : ce qui prime avant tout pour Maynard James Keenan, Justin Chancellor, Dany Carey et Adam Jones, c’est la charge émotionnelle et non le pur déballage technique.Tool n’est certainement pas le premier groupe à avoir tenté le mariage de la carpe et du lapin, mais avec Fear Inoculum, tout porte à croire qu’il y est parvenu, avec une production qui est à la fois très expérimentale et très abordable. Il se rapproche donc nettement plus du dernier A Perfect Circle, Eat The Elephant, que de Puscifer, pour n’évoquer que les frasques de Keenan. Sinon, l’album aura tout pour trouver grâce aux oreilles des fans de Cure, de R.E.M, de Peter Gabriel, de David Bowie, de Pink Floyd, d’Iron Maiden, de King Crimson, de Prong, de Ministry, de Nine Inch Nails, de Porcupine Tree et d’un paquet d’autres, quel que soit leur champ d’action. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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53

Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Blue Note

Hi-Res
Son 15e sera 53 ! « Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que j’ai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion, j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque, j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge ! » Une feuille de route parfaitement suivie par Jacky Terrasson sur ce 15e disque en leader en quelque trente ans de carrière…Mais cette fois, ce maître de la reprise opte pour ses propres compositions (« Cette façon que j’ai de totalement m’accaparer un morceau en le faisant passer dans un processus de déconstruction formel et stylistique qui renouvelle la perception qu’on peut en avoir, j’ai toujours pris un malin plaisir à me livrer à ce genre de transformation, c’est ma griffe en quelque sorte. »). Seize plages aux formes volontairement ramassées à la manière de chansons et magnifiées par des arrangements denses et précis. Capable de flamboyances pyrotechniques comme de susurrements touchants au creux de l’oreille, le brillant Terrasson assume l’influence de ses grands maîtres comme Keith Jarrett dans le bien nommé Kiss Jannett for Me, ou Ahmad Jamal dès le The Call d’ouverture. Comme il alterne entre le groovy sur le très pop This Is Mine (d’après le thème de Charlie Chaplin Smile) et le lyrique avec la ballade La Part des anges. Mieux encore, Jacky Terrasson cite Mozart sur Lacrimosa d’après un extrait du Requiem. Quel éclectisme !Pour mieux souligner cette richesse kaléidoscopique, il s’offre plusieurs sections rythmiques : Géraud Portal/Ali Jackson, Sylvain Romano/Gregory Hutchinson et Thomas Bramerie/Lukmil Perez. Un besoin de diversité sans doute, pour donner corps concrètement aux différentes facettes de ses compositions. A se demander si Jacky Terrasson n’aurait tout simplement pas signé l’un de ses plus grands disques… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note Records

Hi-Res
Le label Blue Note a accueilli tant de musiciens précurseurs, géniaux et révolutionnaires, que l’arrivée de Bill Frisell dans la maison fondée en 1939 par Alfred Lion et Max Margulis n’a rien de vraiment surprenant. À 68 ans, le guitariste américain reste non seulement le plus passionnant de sa génération mais sans doute l’un des plus novateurs et influents. Au point que depuis plusieurs années, Frisell a ressenti le besoin naturel d’abattre les frontières stylistiques qui le cantonnaient au rayon jazz. Son répertoire mêle désormais tradition jazz et folk et il s’autorise des escapades en terres country voire rock. Ce premier album Blue Note est on ne peut plus à l’image de ce Frisell insaisissable, se laissant porter au gré des rencontres et surtout des envies. Avec son vieil ami violoncelliste Hank Roberts (ils étaient ensemble à la Berklee School of Music de Boston en 1975 !), la chanteuse Petra Haden, fille de Charlie avec qui il collabore depuis le début des années 2000, et le guitariste, bassiste et chanteur Luke Bergman, Bill Frisell a conçu cet Harmony comme un assemblage singulier de jazz folk chambriste porté par les harmonies vocales. Une lecture atypique et intime des musiques classiques américaines symbolisée notamment par la présence du traditional Red River Valley et du standard Lush Life de Billy Strayhorn. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 6 septembre 2019 | Rhino - Warner Records

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Les bandes inédites de Miles Davis officiellement rééditées ne courent pas les rues. Raison de plus pour se précipiter sur celles que publient Warner Bros. et Rhino en septembre 2019. Évidemment, elles ne concernent pas vraiment l’âge d’or du trompettiste puisque datées de 1985. Cette année-là, Miles quittait Columbia, sa maison de disques attitrée depuis plus de trente ans, pour rejoindre Warner. Un déménagement d’autant plus étonnant qu’il avait renoué avec un certain succès commercial grâce à The Man With the Horn (1981), Star People (1983), Decoy (1984) et le très commercial You're Under Arrest (1985). En octobre, à 59 ans, il démarre donc l'enregistrement d’un nouvel album intitulé Rubberband à Los Angeles avec les producteurs Randy Hall et Zane Giles.Lors des séances, le trompettiste s'embarque dans une direction musicale radicalement différente en incluant des grooves funk et soul avec l'intention de recruter Al Jarreau et Chaka Khan. Mais l'album ne sortira pas, et Miles Davis concoctera à la place son fameux Tutu grâce à Marcus Miller, laissant les titres de Rubberband inédits pendant plus de trois décennies. Le trésor s’ouvre enfin. L'album a été complété par les producteurs originaux – Hall et Giles – et Vince Wilburn Jr., son neveu qui jouait de la batterie lors des sessions d’origine. Le son est 100 % 80's avec synthés à gogo et rythmique funky disco assez commerciale. Au point que certains morceaux, sur lesquels Miles est plutôt discret, ne sonnent aucunement jazz (surtout ceux portés par les voix de Ledisi et Lalah Hathaway). Impossible en tout cas d’écouter ce Rubberband (conçu avec les claviéristes Adam Holzman, Neil Larsen et Wayne Linsey, le percussionniste Steve Reid, le saxophoniste Glen Burris et le batteur Vince Wilburn Jr.) sans penser à cette période musicalement très typée. Mais sur certains thèmes comme See I See, la candeur des phrases de Miles reste impressionnante. Et tout au long de l’album, il lâche çà et là quelques envolées vibrantes. Assez en tout cas pour combler ses fans. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les disques de duos piano/trompette sont plutôt rares. En 1928, en enregistrant Weather Bird, Louis Armstrong et Earl Hines ouvraient le bal, suivis bien plus tard par notamment Chet Baker et Paul Bley (Diane en 1985), Tom Harrell et Jacky Terrasson ‎(Moon and Sand en 1991), Martial Solal et Eric Le Lann (Portrait in Black and White en 2000), Martial Solal et Dave Douglas (Rue de Seine en 2006), Uri Caine et Paolo Fresu (Things en 2006), Enrico Rava et Stefano Bollani (Rava Plays Rava en 1999 et The Third Man en 2007), Oscar Peterson sur cinq albums (avec Dizzy Gillespie, Roy Eldridge, Clark Terry, Jon Faddis et Harry "Sweets" Edison), le One on One de Clark Terry en 2000 (avec quatorze pianistes différents !) et, plus près de nous, Vijay Iyer et Wadada Leo Smith (A Cosmic Rhythm With Each Stroke en 2016)…Avishai Cohen et Yonathan Avishai se connaissent depuis leur adolescence à Tel-Aviv. Le pianiste fut même de la partie sur les deux albums ECM du trompettiste, Into the Silence et Cross My Palm With Silver. A l’évidence, leur complicité en béton armé leur permet d’improviser librement, de manière ludique et avec beaucoup d’émotion et d’intensité sur Playing the Room, leur premier opus en duo. Comme l'indique le titre de la merveille, les deux Israéliens invitent également le lieu d'enregistrement, l'Auditorio Stelio Molo RSI de Lugano, à faire partie du son en exploitant pleinement ses propriétés acoustiques résonantes. Chacun signe un thème avant de laisser place à un répertoire éclectique où se croisent John Coltrane (Cresent), Duke Ellington (Azalea), Abdullah Ibrahim (Kofifi Blue), Ornette Coleman (Dee Dee), Milt Jackson (Ralph's New Blues), Alexander Argov (Shir Eres) et Stevie Wonder (Sir Duke). Un matériau hétérogène qu’ils transforment en jazz de chambre émouvant et beau. © Marc Zisman/Qobuz
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Metal - Paru le 13 septembre 2019 | Roadrunner Records

Hi-Res
Avec 25 ans de carrière et 12 albums au compteur depuis la sortie de l’éponyme Korn en 1994, que peut-on attendre du célèbre combo de Bakerfield en 2019 ? Considérés à juste titre comme les pionniers du néo-metal, Korn a connu bien des hauts et des bas. Après une décennie passée en haut des charts, le départ de leur emblématique guitariste Brian « Head » Welch et un virage plus expérimental, lorgnant sur la pop ou le dubstep (à l’instar de The Path of Totality) ont pu dérouter une partie de leurs fans. Le retour de Head en 2013 s’accompagnant de compositions plus classiques a indéniablement redonné de la vigueur à la formation. Et si les deux albums qui ont suivi annonçaient un retour aux sources de qualité, The Nothing monte encore un cran au-dessus. Dès les premières notes de The End Begins, à grand coups de cornemuse, Korn met dans le bain. L’album est placé sous le signe de la tradition, comme le montre l’ensemble des gimmicks caractéristiques de la formation qui parcourent l’album en tous sens (des faux airs de Twist dans le chant de Cold, le son de guitare de The Darkness is Revealing, le refrain à la batterie « disco » de Idiosyncrasy…). Mais The Nothing n’est pas non plus exempt d’expérimentations comme sur Finally Free et ses relents trip-hop ou un H@rd3er particulièrement déjanté, apportant une fraîcheur bienvenue. Et si Korn ne se réinvente pas particulièrement ici, leur sens du riff, du refrain accrocheur et une performance particulièrement habitée de Jonathan Davis (et d’un Ray Luzier très en forme derrière les fûts), assortis d’une production massive et d’expérimentations bien dosées, font de The Nothing un album essentiel pour ce Korn « troisième-génération ». Aucun doute, Korn est toujours debout ! © Théo Roumier/Qobuz
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Classique - Paru le 4 octobre 2019 | Alpha

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Reinoud van Mechelen excelle dans le répertoire baroque, auquel il se consacre avec son ensemble A Nocte Temporis depuis déjà plusieurs disques chez Alpha. Dans ce nouvel album, premier d’une trilogie Lully, Rameau et Gluck, il incarne non un personnage mais un tragédien et chanteur très connu en son temps, Dumesny. Ce dernier officie en cuisine quand Lully repère sa belle voix de haute-contre. Comme il ne sait pas lire la musique, il apprend ses airs d’oreille. Son intonation souvent imparfaite est heureusement compensée par un grand talent d’acteur. Sa tessiture rare – il s’agit d’une voix de ténor aiguë – sert de prétexte à une plongée dans l’univers français de la tragédie en musique du Grand Siècle. Dans le premier volet de ce projet en trois temps soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, la voix impeccable de justesse, d’articulation et de sentiment de Reinoud van Mechelen chante Lully et ses contemporains (Marais, Charpentier, Desmarest, Collasse, Gervais ou encore Destouches). Conçu comme une tragédie pour un chanteur, le programme fait entendre une riche collection d’airs : « cruels tourments » et « amoureuse inquiétude » forment un « charmant concert » et les musiciens d’A Nocte Temporis offrent au soliste le soutien dramatique qui convient aux drames qui se trament dans son chant. De quoi ravir les passionnés de la musique du Grand Siècle et les amoureux du baroque. © Elsa Siffert/Qobuz
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Symphonies - Paru le 4 octobre 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | ECM

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Country - Paru le 6 septembre 2019 | Low Country Sound - Elektra

Hi-Res
Le supergroupe country composé de Maren Morris, Brandi Carlile, Amanda Shires and Natalie Hemby – autrement dit, The Highwomen – ne parle pas, Dieu merci, de girl power. C’est plutôt une démonstration de force, de la part de quatre femmes aux voix en pleine puissance. Elles harmonisent mieux que quiconque sur le très eighties "Redesigning Women," et l’amourette-rodeo de "Heaven Is a Honky Tonk", mais c’est tout aussi entraînant lorsqu’elles s’échangent des couplets, comme sur le swing diabolique de « My Name Can’t Be Mama » et le lonesome-West du titre éponyme, co-écrit avec Jimmy Webb (qui a composé Highwayman, rendu célèbre par Johnny Cash, Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson, qui ont adopté le sobriquet pour leur quatuor en 1985). Morris est sous tous les projecteurs pour Loose Change, qui met en valeur la finesse de ses paroles à base de métaphores : « I'm gonna be somebody's lucky penny someday / instead of rolling around your pocket like loose change.» Carlile rayonne comme une star pour l’excellent Wheels of Laredo et If She Ever Leaves Me – une prise de possession romantique, racontée d’un point de vue lesbien. Même si elles n’ont pas autant de notoriété, Shires (Don’t Call Me, cinglant de vérité) et Hemby (My Only Child rappelle Anne Murray) sont loin d’être au second plan. Lorsque les quatre voix se réunissent sans jamais se quitter pour l’angélique Crowded Table, on plane.  © Qobuz 
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Classique - Paru le 4 octobre 2019 | Alpha

Hi-Res Livret
Vous ne rêvez pas, ce n’est pas un disque de Marcel Perez que vous écoutez mais bien les Vêpres de la Vierge de Monteverdi pour le label Alpha. Simon-Pierre Bestion, continuiste fidèle des Cris de Paris et d’Insula Orchestra, dirige ici son ensemble La Tempête. Fou de polyphonie vocale, il se nourrit des traditions populaires de Sardaigne, de Corse. Ses Vêpres sont donc tout à fait étonnantes, enrichies de faux-bourdons et d’antiennes grégoriennes ! Et l’instrumentation n’étant pas toujours précisée, l’orchestre s’est librement enrichi de timbres peu communs mais respectueux du cosmopolitisme italien de la Venise de l’époque (un shofar, des harpes, des trombones, des chitarrones).Publié (partiellement) juste après L’Orfeo (1607) et L’Arianna (1608) du même Monteverdi, le recueil des Vêpres (1610) demeure mystérieux malgré les efforts des musicologues. Ses différentes parties furent très probablement écrites à différents moments de la carrière du musicien. Certaines pièces seraient antérieures à la publication, d’autres y auraient été ajoutées plus tard. Le répons Domine ad adjuvandum, qui emploie le même matériel que la toccata d’ouverture de L’Orfeo, corrobore cette hypothèse.L’interprétation de Simon-Pierre de Bestion est inouïe et s’appuie sur une conception du rite faite de solennité et de transe. La partition, grandiose, excède le cadre usuel et invite à une telle relecture : son envergure étire le temps et la succession variée des pièces qui la composent nous émerveille, encore et encore, grâce aux audaces de musiciens passionnants. © Elsa Siffert/Qobuz
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Jazz - Paru le 30 août 2019 | ACT Music

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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Vicious Circle

Hi-Res
Sans bruissements superflus, Shannon Wright a installé son bel artisanat d’indie rock vaguement folk et consolidé une base d’aficionados qui savent bien qu’elle n’est pas le 15 478e clone de Cat Power, à qui on l’a souvent comparé… Depuis la fin des années 90, sa route a même croisé celle de gens de goût comme Steve Albini, qui produisit Maps of Tacit (2000), Dyed in the Wool (2001) et Over the Sun (2004), Yann Tiersen (avec qui elle signera un beau duo en 2004), la pianiste Katia Labèque (à l’origine de Division en 2017) ou le cinéaste Guillaume Nicloux (pour qui elle compose la BO du film Les Confins du monde en 2018). Avec Providence, Wright signe son tout premier album exclusivement fait de son piano et de sa voix. Enregistré et mixé au studio LFO par David Chalmin (Katia et Marielle Labèque, The National, Gaspar Claus, Thom Yorke), l’œuvre vise au cœur et son dénuement n’est pas le cache-misère d’un manque d’idées mais plutôt sa façon exquise d’offrir sa poésie sincère. Reste à se laisser porter par ce piano lyrique dans le fond, minimaliste dans la forme. Le sentier musical parfait pour laisser son chant intime déambuler avec légèreté. Superbe. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Classique - Paru le 27 septembre 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret
C’est un ensemble français, le Quatuor Ébène, que le Carnegie Hall a choisi pour interpréter l’intégrale des Quatuors de Beethoven à l’occasion des deux cent cinquante ans de sa naissance que le monde entier fête en 2020. Honorés par cette prestigieuse invitation, les quatre musiciens ont décidé de prolonger ce moment exceptionnel en jouant cette musique universelle autour du monde, sur les cinq continents, en sept étapes d’avril 2019 à janvier 2020. La force émotionnelle et intellectuelle de l’œuvre de Beethoven reste un formidable vecteur de l'humanisme porté par l’esprit des Lumières. C’est au cours de ce voyage émerveillé prenant au pied de la lettre les idéaux de Beethoven que le Quatuor Ebène va enregistrer son intégrale au cours de concerts donnés à Vienne, Philadelphie, Tokyo, São Polo, Melbourne, Nairobi et Paris, leur port d’attache. Une équipe de tournage suit les musiciens dans leur tour du monde et donnera naissance à un documentaire. Premier jalon de ce périple « Beethoven around the World », cet album, enregistré en juin 2019 dans la Mozartsaal du Konzerthaus de Vienne, propose les deux premiers « Quatuors Razumovsky » dans la ville même où ils furent composés en 1806. © François Hudry/Qobuz
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Rock - Paru le 27 septembre 2019 | Rhino - Warner Records

Hi-Res Distinctions Best New Reissue
Les Replacements, c’est cet essentiel groupe de rock indé américain qui sauva la décennie 80 sans jamais réussir à réellement percer en France. Une formation née à Minneapolis et dont les albums Let It Be (1984) et Pleased To Meet Me (1987) résonneront alors bien fort sur les campus universitaires. Emmenés par l’un des songwriters les plus doués de sa génération – Paul Westerberg, logiquement vénéré sur ses terres – épaulé dans sa charge par une bande de musiciens énervés plus azimutés les uns que les autres (Tommy Stinson à la basse, son frère Bob disparu en 1995 à la guitare et Chris Mars à la batterie), les Mats – comme les surnommaient leurs fans – offraient une version viscéralement punk du rock’n’roll à la Rolling Stones sur des textes narrant, au fil des ans et des albums, plus la frustration que la rébellion…Centré autour de Don’t Tell a Soul, leur sixième album pourtant loin d’être un chef d’œuvre, ce coffret Dead Man’s Pop réunit 60 titres sur 4 CD. Même si le disque paru en février 1989 fut leur plus grosse vente, Westerberg et ses amis en critiqueront le son, le mix et la production. Ce coffret qui paraît trente ans plus tard propose de rétablir leur vérité rêvée, bien moins bodybuildée, lissée et maquillée qu’à l’époque, avec un mix plus brut du producteur Matt Wallace basé sur son Paisley Park mix de 1988 (Don’t Tell A Soul Redux). En prime, des wagons d’inédits comme une session avec Tom Waits (We Know The Night: Rare & Unreleased) et un concert mythique enregistré en juin 1989 à l’University of Wisconsin-Milwaukee (The Complete Inconcerated Live). Une somme assez maousse pour régaler les fans des Mats et permettre aux novices de découvrir un groupe majeur des années 80. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 30 août 2019 | Concord Jazz

Hi-Res
Avec Made in Brazil (2015) puis Dance of Time (2017), Eliane Elias enregistrait dans son Brésil natal pour la première fois depuis 1981, date de son installation aux États-Unis. La force de la chanteuse-pianiste-compositrice de São Paulo était d’embarquer l’auditeur dans un Brésil d’une sensualité folle, même lorsque le répertoire était connu, voire archiconnu. Avec le bien nommé Love Stories, Elias s’offre non seulement sous ses traits de brillante pianiste de jazz et de chanteuse sensuelle mais aussi sous ceux d’arrangeuse, compositrice et productrice ! Interprétée presque essentiellement en anglais, cette cuvée 2019 mélange trois pièces originales et sept relectures de perles de l’âge d’or de la bossa-nova et des 60's, des tubes popularisés par Antonio Carlos Jobim ou Frank Sinatra. Malgré cela, Love Stories n’est pas un disque excessivement nostalgique. Cette collection de chansons d’amour tend parfois vers la grâce intemporelle de celles confectionnées au siècle dernier par Jobim avec le grand arrangeur Claus Ogerman. Et sur des compositions très (trop ?) populaires comme le thème du film Un Homme et une femme de Francis Lai, Eliane Elias réussit une fois de plus à fasciner. Nuances, vulnérabilité, finesse, raffinement et grâce, la Pauliste sublime toujours et encore ces valeurs auquel son nom est attaché. © Clotilde Maréchal/Qobuz