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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Metal - Paru le 30 août 2019 | RCA Records Label

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Comme tous les albums de Tool depuis Ænima, Fear Inoculum est inclassable. Il faudra probablement réviser les impressions d'aujourd’hui tant les chroniques, qui se sont multipliées à propos de 10,000 Days, l’album précédent, se sont avérées contradictoires depuis sa commercialisation au printemps 2006. En revanche, ce qui est certain, c’est que Tool déchaîne les passions. Le monde se divise entre ceux qui réclament son intégration au rock progressif et ceux qui estiment qu’il est à associer au rock alternatif ; ceux qui sont convaincus qu’il est encore aujourd’hui un groupe de metal (ou alt metal) et ceux qui crient haut et fort qu’il a trahi la cause depuis bien longtemps…Disons-le tout net, cette fois, deux ou trois écoutes suffiront pour mettre tous les camps d’accord sur une chose... leur désaccord. Fear Inoculum est tout sauf un retour aux racines ni une version revue et corrigée de l’une ou l’autre des productions tooliennes. En tenant compte des virgules ou intermèdes sonores chers au groupe, les musiciens se sont donné une marge d’expression qui va du plus simple (délicat arpège de guitare, légère nappe de percussions, ligne de chant murmurée ailleurs ou encore envolées de guitare toutes en harmonies subtiles…) au plus élaboré (des successions de rythmiques complexes, des variations de tempo multiples, avalanches de riffs, vocaux acrobatiques…). Seule évidence : ce qui prime avant tout pour Maynard James Keenan, Justin Chancellor, Dany Carey et Adam Jones, c’est la charge émotionnelle et non le pur déballage technique.Tool n’est certainement pas le premier groupe à avoir tenté le mariage de la carpe et du lapin, mais avec Fear Inoculum, tout porte à croire qu’il y est parvenu, avec une production qui est à la fois très expérimentale et très abordable. Il se rapproche donc nettement plus du dernier A Perfect Circle, Eat The Elephant, que de Puscifer, pour n’évoquer que les frasques de Keenan. Sinon, l’album aura tout pour trouver grâce aux oreilles des fans de Cure, de R.E.M, de Peter Gabriel, de David Bowie, de Pink Floyd, d’Iron Maiden, de King Crimson, de Prong, de Ministry, de Nine Inch Nails, de Porcupine Tree et d’un paquet d’autres, quel que soit leur champ d’action. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 6 septembre 2019 | Caroline International (License External)

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James Osterberg alias Iggy Pop est-il libre (Free) ? Son costard du plus rock’n’roll des reptiles, sa couronne de punk originel et son statut de mythe vivant n’ont-ils pas été des carcans plus qu’autre chose ? À 72 ans, l’Iguane entame son 18e album studio par cette simple phrase : « I wanna be free » (« je veux être libre»). En 2016, son Post Pop Depression, conçu avec Josh Homme de Queens Of The Stone Age, le montrait sombre et mystérieux, loin de son habituelle image de Nijinski destroy désormais accro au taï-chi et au qi gong… Avec ce court Free (33 minutes), Iggy se veut encore plus introverti, contemplatif et surtout intimiste. Un opus atypique étroitement réalisé avec le trompettiste de jazz Leron Thomas, qui lui a façonné une ambiance feutrée et on ne peut plus atmosphérique, mais aussi la guitariste Sarah Lipstate. « C'est un album où les autres artistes parlent pour moi, je prête ma voix. Après la fin des tournées qui ont suivi Post Pop Depression, je me suis dit qu’il fallait que je me débarrasse de ce problème d’insécurité chronique qui m’a pourri la vie et ma carrière pendant trop longtemps. Je me suis aussi senti vidé. Je voulais mettre des lunettes de soleil, tourner les talons et partir. Je voulais être libre. Je sais que c’est une illusion et que la liberté est un simple sentiment, mais j’ai vécu suffisamment longtemps pour savoir que ce sentiment en vaut la peine. C’est tout ce qu’il faut, pas forcément le bonheur ou l’amour, mais le sentiment d'être libre. Cet album est venu à moi, en quelque sorte, et je l’ai laissé venir. » Entre art rock, jazz climatique et spoken word – il récite des poèmes de Lou Reed (We Are the People) et Dylan Thomas (Do Not Go Gentle Into That Good Night) –, Iggy laisse son envoûtant organe de crooner de fin du monde caresser tous les types de mots, toutes les formes de pensées. Au point que Free fait parfois de l’œil à The Idiot, son chef-d’œuvre synthétique et anthracite concocté à Berlin en 1977 avec David Bowie… Quarante ans plus tard, Iggy Pop a surtout pris la liberté de dérouter ses amis comme ses ennemis, et de signer l’un de ses disques les plus ovnis et personnels. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les disques de duos piano/trompette sont plutôt rares. En 1928, en enregistrant Weather Bird, Louis Armstrong et Earl Hines ouvraient le bal, suivis bien plus tard par notamment Chet Baker et Paul Bley (Diane en 1985), Tom Harrell et Jacky Terrasson ‎(Moon and Sand en 1991), Martial Solal et Eric Le Lann (Portrait in Black and White en 2000), Martial Solal et Dave Douglas (Rue de Seine en 2006), Uri Caine et Paolo Fresu (Things en 2006), Enrico Rava et Stefano Bollani (Rava Plays Rava en 1999 et The Third Man en 2007), Oscar Peterson sur cinq albums (avec Dizzy Gillespie, Roy Eldridge, Clark Terry, Jon Faddis et Harry "Sweets" Edison), le One on One de Clark Terry en 2000 (avec quatorze pianistes différents !) et, plus près de nous, Vijay Iyer et Wadada Leo Smith (A Cosmic Rhythm With Each Stroke en 2016)…Avishai Cohen et Yonathan Avishai se connaissent depuis leur adolescence à Tel-Aviv. Le pianiste fut même de la partie sur les deux albums ECM du trompettiste, Into the Silence et Cross My Palm With Silver. A l’évidence, leur complicité en béton armé leur permet d’improviser librement, de manière ludique et avec beaucoup d’émotion et d’intensité sur Playing the Room, leur premier opus en duo. Comme l'indique le titre de la merveille, les deux Israéliens invitent également le lieu d'enregistrement, l'Auditorio Stelio Molo RSI de Lugano, à faire partie du son en exploitant pleinement ses propriétés acoustiques résonantes. Chacun signe un thème avant de laisser place à un répertoire éclectique où se croisent John Coltrane (Cresent), Duke Ellington (Azalea), Abdullah Ibrahim (Kofifi Blue), Ornette Coleman (Dee Dee), Milt Jackson (Ralph's New Blues), Alexander Argov (Shir Eres) et Stevie Wonder (Sir Duke). Un matériau hétérogène qu’ils transforment en jazz de chambre émouvant et beau. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 23 août 2019 | Taylor Swift

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« I forgot that you existed, And I thought that it would kill me, but it didn't. » Taylor Swift, rancunière ? Dès l’ouverture de Lover, on est tenté de penser que la langue de vipère de Reputation (2017) signe une autre vendetta, contre Kanye West, Katy Perry ou son ex… Mais la superstar a le tact et la maturité de ne pas prolonger les querelles. Jouant l’indifférence, elle place ces conflits hypermédiatisés dans le rétroviseur ; son septième album mêle élans pop romantiques, moments d’introspection intenses et commentaires sociopolitiques sur l’Amérique en tourmente, tout en rappelant ses origines de chanteuse country. Premier exemple avec la perle acoustique Lover, où elle rend hommage à son partenaire de trois ans, Joe Alwyn. Jamais sirupeuse, elle parvient tout de même à placer son brin d’humour : « Swear to be overdramatic and true to my lover / And you'll save all your dirtiest jokes for me », commande-t-elle sur cette valse cinématique, avant d’enchaîner avec la synthpop engagée de The Man. Elle ironise : « If I was flashing my dollars I’d be a bitch, not a baller ». Si le titre explicite à merveille son message féministe – comment aurait-elle été reçue par les médias si elle avait été un homme ? – le questionnement, voire la désillusion, se poursuit avec plus de nuance sur Miss Americana & The Heartbreak Prince. L’univers du « high school » (le lycée) est réinterprété comme symbole de la déchéance des Etats-Unis ; « American glory faded before me / Now I'm feeling hopeless, ripped up my prom dress / Running through rose thorns, I saw the scoreboard / And ran for my life ». Swift dédie aussi le titre You Need to Calm Down à tous les haters homophobes, façon de leur faire comprendre que leur indignation et leur agitation sont peine perdue.Les moments les plus réussis de Lover demeurent ceux où la chanteuse de 29 ans réduit les artifices au strict minimum, se rend vulnérable et laisse le spectateur entrer dans sa sphère privée – au-delà de sa relation amoureuse. Soon You’ll Get Better aurait pu être un interlude acoustique, un simple moment de calme venant rendre plus fluide ces 18 morceaux. Cependant, le choix d’aborder le cancer de sa mère, le chaos et la panique engendrés par la maladie, ainsi que son propre vécu de cette situation difficile, est doublement judicieux : outre gérer à la perfection la cadence de l’album, c’est une belle façon de recentrer l’attention du spectateur sur l’humanité de la narratrice. Geste d’humilité pour Taylor Swift qui ne s’est par ailleurs jamais voulue plus grande que nature. Lover est certes un disque de pop, signé par l’une des plus grandes superstars de la dernière décennie, mais c’est aussi la preuve qu’en 2019, le genre ne rime pas obligatoirement avec creux ou insipide. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Funk - Paru le 6 septembre 2019 | Rhino - Warner Records

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Les bandes inédites de Miles Davis officiellement rééditées ne courent pas les rues. Raison de plus pour se précipiter sur celles que publient Warner Bros. et Rhino en septembre 2019. Évidemment, elles ne concernent pas vraiment l’âge d’or du trompettiste puisque datées de 1985. Cette année-là, Miles quittait Columbia, sa maison de disques attitrée depuis plus de trente ans, pour rejoindre Warner. Un déménagement d’autant plus étonnant qu’il avait renoué avec un certain succès commercial grâce à The Man With the Horn (1981), Star People (1983), Decoy (1984) et le très commercial You're Under Arrest (1985). En octobre, à 59 ans, il démarre donc l'enregistrement d’un nouvel album intitulé Rubberband à Los Angeles avec les producteurs Randy Hall et Zane Giles.Lors des séances, le trompettiste s'embarque dans une direction musicale radicalement différente en incluant des grooves funk et soul avec l'intention de recruter Al Jarreau et Chaka Khan. Mais l'album ne sortira pas, et Miles Davis concoctera à la place son fameux Tutu grâce à Marcus Miller, laissant les titres de Rubberband inédits pendant plus de trois décennies. Le trésor s’ouvre enfin. L'album a été complété par les producteurs originaux – Hall et Giles – et Vince Wilburn Jr., son neveu qui jouait de la batterie lors des sessions d’origine. Le son est 100 % 80's avec synthés à gogo et rythmique funky disco assez commerciale. Au point que certains morceaux, sur lesquels Miles est plutôt discret, ne sonnent aucunement jazz (surtout ceux portés par les voix de Ledisi et Lalah Hathaway). Impossible en tout cas d’écouter ce Rubberband (conçu avec les claviéristes Adam Holzman, Neil Larsen et Wayne Linsey, le percussionniste Steve Reid, le saxophoniste Glen Burris et le batteur Vince Wilburn Jr.) sans penser à cette période musicalement très typée. Mais sur certains thèmes comme See I See, la candeur des phrases de Miles reste impressionnante. Et tout au long de l’album, il lâche çà et là quelques envolées vibrantes. Assez en tout cas pour combler ses fans. © Max Dembo/Qobuz
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Rap - Paru le 6 septembre 2019 | Republic Records

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Le nouveau blockbuster de Post Malone arrive un an et demi après le mastodonte Beerbongs & Bentleys, porté par le mégatube Rockstar. Et la formule est sensiblement la même : un dosage savant entre le meilleur de la trap du XXIe siècle – celle qui a été fomentée dans des coins louches d'Atlanta et de Chicago avant d'envahir la pop – et de ce rock alternatif mélodique qui fait encore se soulever les festivaliers du monde entier. Du rap de stade en somme, avec des riffs imparables et des beats écrasants, qui brasse large et emporte tout sur son passage. Mais si Post Malone est devenu l'une des grandes popstars de son temps, c'est aussi parce qu'il est un interprète hors pair, qui n'a pas besoin de ses copains rappeurs très célèbres pour briller (ils sont pourtant tous là – de Future à Swae Lee en passant par Young Thug). Chacun des morceaux de Hollywood's Bleeding est un tube en puissance et c'est d'abord grâce aux prouesses mélodiques de ce natif de Syracuse, dans l'État de New York, biberonné à la country et au heavy metal, qui a avalé et recrache des décennies de musique populaire américaine. Post Malone surnage sur On the Road, pourtant challengé par deux des rappeurs les plus en verve du game, Meek Mill et Lil Baby. Il s'éclate sur la bizarrerie pop-rock 80's Allergic. Il met Ozzy Osbourne et Travis Scott dans le même studio pour voir ce que ça donne (Take What You Want) et s'offre un énième hit de club rap avec Wow. Le tout avec un flegme et une insolence invraisemblables. © Damien Besançon/Qobuz
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Pop - Paru le 12 juillet 2019 | Atlantic Records UK

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Skrillex, Eminem, Justin Bieber, YEBBA … Ce ne sont que quelques noms parmi la guest-list 24 carats de No.6 Collaborations Project, qui se veut la suite de No.5, un EP de collaborations grime sorti en 2011. Entre-temps, Ed Sheeran a été propulsé au rang de superstar. Il était clairement temps pour lui de revisiter l’exercice. Au menu, une palette sonore impressionnante : du rap, avec les incontournables 50 Cent et Eminem sur Remember the Name, une ballade romantique avec Cardi B et Camila Cabello, titrée South of the Border, et enfin un duo rock avec Bruno Mars, BLOW, qui rappelle Lenny Kravitz pour son mélange de groove et de mélodies catchy. Cette démarche collaborative affirme une bonne fois pour toutes le talent de compositeur de Sheeran, capable de sortir des hits avec une régularité et une aisance déconcertantes, sans jamais perdre en humilité et en candeur. La formule magique à base de rap, de rythmes hip-hop et de guitares acoustiques a encore de longues années devant elle. ©Alexis Renaudat/Qobuz
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i,i

Alternatif et Indé - Paru le 9 août 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
« Il y a des similarités et des affluents entre tous mes albums qui mènent jusqu’à celui-ci. Le son y est expansif. » Voilà comment Justin Vernon, la force créatrice derrière Bon Iver, définit son quatrième opus. Un album qui vient clôturer douze années durant lesquelles il est passé de l’hiver indie folk de For Emma, Forever Ago, au printemps pop chambriste de son album éponyme, et à l’été orageux des glitchs électroniques de 22, a Million. Il a bien failli ne pas y avoir de quatrième saison d’ailleurs. La tournée promotionnelle de ce dernier s’est terminée de façon abrupte, lorsque Vernon a sombré dans la dépression et les crises d’angoisse, tétanisé à l’idée de ne jamais retrouver son mode de vie rural. i,i est donc conçu après un temps de repos, comme une synthèse de son parcours.Un automne en millefeuilles où il enchaîne les tableaux sonores avec fluidité, empilant les orchestrations picturales, les bruitages digitaux et les harmonies vocales d’un geste discret, pour dévoiler subitement la toile nue du prochain. Cette façon de revisiter son histoire musicale s’accompagne d’un discours introspectif dans lequel Vernon tente de tempérer ses tendances misanthropiques par des moments plus sociables : « I should've known / That I shouldn't hide/ To compromise and to covet/ All what’s inside », chante-t-il dans le crescendo électro folk de Faith, entrecoupé de basses vrombissantes, pendant que les chœurs et les leads saturés se fondent les uns dans les autres au troisième plan. Puis, dans l’ultime chanson RABi, il semble enfin trouver le contentement, s'adressant à l'auditeur au rythme d'une instrumentation inhabituellement dépouillée : « Sun light feels good now, don't it? And I don't have a leaving plan/ But something's gotta ease your mind/ But it's all fine, or it's all crime anyway ». C’est un final cathartique, non seulement pour le musicien ayant manifestement éloigné ses démons, mais aussi pour le public qui le suit et l'applaudit depuis le début. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Jazz - Paru le 30 août 2019 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
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Country - Paru le 6 septembre 2019 | Low Country Sound - Elektra

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Le supergroupe country composé de Maren Morris, Brandi Carlile, Amanda Shires and Natalie Hemby – autrement dit, The Highwomen – ne parle pas, Dieu merci, de girl power. C’est plutôt une démonstration de force, de la part de quatre femmes aux voix en pleine puissance. Elles harmonisent mieux que quiconque sur le très eighties "Redesigning Women," et l’amourette-rodeo de "Heaven Is a Honky Tonk", mais c’est tout aussi entraînant lorsqu’elles s’échangent des couplets, comme sur le swing diabolique de « My Name Can’t Be Mama » et le lonesome-West du titre éponyme, co-écrit avec Jimmy Webb (qui a composé Highwayman, rendu célèbre par Johnny Cash, Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson, qui ont adopté le sobriquet pour leur quatuor en 1985). Morris est sous tous les projecteurs pour Loose Change, qui met en valeur la finesse de ses paroles à base de métaphores : « I'm gonna be somebody's lucky penny someday / instead of rolling around your pocket like loose change.» Carlile rayonne comme une star pour l’excellent Wheels of Laredo et If She Ever Leaves Me – une prise de possession romantique, racontée d’un point de vue lesbien. Même si elles n’ont pas autant de notoriété, Shires (Don’t Call Me, cinglant de vérité) et Hemby (My Only Child rappelle Anne Murray) sont loin d’être au second plan. Lorsque les quatre voix se réunissent sans jamais se quitter pour l’angélique Crowded Table, on plane.  © Qobuz 
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Jazz vocal - Paru le 30 août 2019 | Concord Jazz

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Avec Made in Brazil (2015) puis Dance of Time (2017), Eliane Elias enregistrait dans son Brésil natal pour la première fois depuis 1981, date de son installation aux États-Unis. La force de la chanteuse-pianiste-compositrice de São Paulo était d’embarquer l’auditeur dans un Brésil d’une sensualité folle, même lorsque le répertoire était connu, voire archiconnu. Avec le bien nommé Love Stories, Elias s’offre non seulement sous ses traits de brillante pianiste de jazz et de chanteuse sensuelle mais aussi sous ceux d’arrangeuse, compositrice et productrice ! Interprétée presque essentiellement en anglais, cette cuvée 2019 mélange trois pièces originales et sept relectures de perles de l’âge d’or de la bossa-nova et des 60's, des tubes popularisés par Antonio Carlos Jobim ou Frank Sinatra. Malgré cela, Love Stories n’est pas un disque excessivement nostalgique. Cette collection de chansons d’amour tend parfois vers la grâce intemporelle de celles confectionnées au siècle dernier par Jobim avec le grand arrangeur Claus Ogerman. Et sur des compositions très (trop ?) populaires comme le thème du film Un Homme et une femme de Francis Lai, Eliane Elias réussit une fois de plus à fasciner. Nuances, vulnérabilité, finesse, raffinement et grâce, la Pauliste sublime toujours et encore ces valeurs auquel son nom est attaché. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 6 septembre 2019 | Wedge

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Le parcours de Tinariwen est édifiant. Ces musiciens, touaregs authentiques, ont par le passé troqué des kalashnikovs brandies au nom de leur liberté contre des guitares électriques porteuses de la poésie des grands espaces, incarnant l’idéal romantique du musicien aventurier. Pour nourrir encore la légende, Tinariwen rassemble des auteurs-compositeurs inspirés, doublés d’instrumentistes virtuoses. Leur neuvième album Amadjar est un nouveau témoignage de leur excellence. Fin octobre 2018, après leur participation au festival des cultures nomades Taragalte dans le Sahara marocain, ils prennent la route à travers les dunes de sables et de pierres. Direction la Mauritanie. Leur convoi se compose d’un bus transformé en studio mobile, avec des ingénieurs du son. Chaque bivouac est l’occasion d’échanges et de partages musicaux, de répétitions et de palabres amicaux.Avant d’arriver à destination, ils stationnent deux semaines dans le désert et enregistrent sous les étoiles. Ils sont alors rejoints par la diva mauritanienne Noura Mint Seymali et son mari guitariste Jeiche Ould Chigaly pour le morceau Amalouna. Les compositions, parmi les meilleures du groupe, étonnent par leurs arrangements. Au mixage, Joshua Vance Smith, fidèle de Jack White, restitue cette atmosphère naturelle avec des bribes de discussions qui nous plongent dans les coulisses entre chaque morceau. La post-production accueille aussi des musiciens prestigieux : Warren Ellis, violoniste et complice de Nick Cave, Micah Nelson, guitariste de Neil Young et fils de l’icône country Willie Nelson, l’auteur-compositeur californien Cass McCombs, Stephen O’Malley, guitariste fondateur de Sunn O)))), et le Français Rodolphe Burger. Immergés dans l’univers sonore des Touaregs, ils parviennent à entrer en sympathie avec l'imaginaire du groupe. Ainsi, près de vingt ans après ses débuts sur la scène internationale, Tinariwen, toujours fidèle à sa philosophie, continue de nous émerveiller. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Classique - Paru le 30 août 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
C’est au fin fond de sa Forêt-Noire natale qu’Anne-Sophie Mutter a croisé pour la première fois la musique de John Williams. La violoniste se souvient qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire dans ce décor féérique que de jouer du violon, se promener, jouer au foot et aller au cinéma. C’est donc en 1978, au moment de la sortie de Star Wars, que la jeune fille découvre l’existence de celui qui était déjà une légende de la musique de film hollywoodienne, grâce notamment aux Dents de la mer de Steven Spielberg. Dans cet album comprenant de nouveaux arrangements de certaines musiques de film iconiques de John Williams, elle rejoue naturellement des extraits de la saga de Georges Lucas, tel que le très lyrique Rey’s Theme tiré de l’épisode VII, ainsi que le crépusculaire Yoda’s Theme, mais aussi Across the Stars, un morceau au romantisme mélancolique tiré de Star Wars : Attack of The Clones. D’autres grands classiques de John Williams figurent au programme, comme Hedwig’s Theme (que Mutter décrit comme « la rencontre improbable entre Harry Potter et Paganini »), et La Liste de Schindler (dont le violon solo était tenu à l’origine par le grand Itzhak Perlman). À côté de ces morceaux incontournables, l’album surprend par des choix plus originaux, comme cet extrait d’un morceau figurant dans la BO de Tintin et le secret de la Licorne (le très enlevé The Duel), mais aussi la valse si glamoureusement désuète de Sabrina (remake du célèbre film de Billy Wilder par Sydney Pollack). Across the Stars fut enregistré au mythique Sony Pictures Scoring Stage à Hollywood, où naquirent tant de partitions légendaires, du Magicien d’Oz à Lawrence d’Arabie, en passant par Chantons sous la pluie et… E.T.– ce dernier faisant malheureusement défaut à ce disque néanmoins vibrant et revigorant. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | Universal Music Distribution Deal

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Après Waxx Up (2017), furieuse embardée de groove dans laquelle il conviait Yaël Naïm, Hugh Coltman, Charles X, Mathieu Boogaerts, Ibrahim Maalouf et Michelle Willis, Eric Legnini laisse de côté les voix pour s’attaquer à la guitare. Avec le bien nommé Six Strings Under, le pianiste belge célèbre la six-cordes sous toutes ses formes, jazz, manouche, rock, afrobeat, tous ces genres qui l’ont accompagné durant sa vie. Pour ce retour à l’acoustique, il s’est entouré de son ami contrebassiste Thomas Bramerie et de deux guitaristes aux profils bien distincts, Hugo Lippi et Rocky Gresset. Comme toujours avec Legnini, le monolithique n’est pas vraiment au programme et on slalome entre années 30 (Stomping at the Savoy), afrobeat façon Fela (Boda Boda), rock à la Radiohead (Daydreamin) ou bossa-nova héritée de Jobim (La Mangueira). Il revisite même le tubesque Space Oddity de Bowie en quasi solo dans une splendide version quasi nue. « C’était le challenge : je voulais une version lente et dépouillée. Mais je voulais aussi coller au plus près de la mélodie et de son interprétation originale. » Le format piano/basse/guitare permet surtout à Eric Legnini de jongler avec l’espace comme jamais (« L’interplay est très différent car d’ordinaire, c’est souvent la batterie qui prend la main dans un groupe. ») et d’étoffer la palette de teintes de son jeu encore plus ample qu’à l’accoutumée. © Max Dembo/Qobuz
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Soul - Paru le 2 août 2019 | Decca (UMO)

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« The Teskey Brothers (n. p.) : groupe melbournois réputé pour ses sonorités rétro, rappelant les meilleures heures de la soul et du blues des années 60. Formé en 2008 par deux frères, Joshua et Samuel. Voir aussi : Wilson Pickett, Bill Withers, Otis Redding ». Voilà à quoi pourrait ressembler la fiche de ce groupe dans une encyclopédie de la musique. Ce serait toutefois réducteur : ils sont bien plus qu’un groupe de revival ! La voix du chanteur d'abord, Joshua Teskey : trempée dans un whisky fumé, séchée au soleil du bayou, elle mériterait à elle seule un paragraphe, un chapitre, et même un livre. Quant à son frère Samuel, sa guitare est délicate et discrète au-dessus des filets plats très vintage de Brendon Love à la basse. Le tout rythmé et harmonisé par la batterie de Liam Gough et les claviers d'Olaf Scott. La section rythmique est solide comme le roc, accompagnée par moments de cuivres et d’arrangements orchestraux. Ce deuxième album studio, enregistré entièrement sur bandes magnétiques, explore des horizons musicaux extrêmement variés, entre le Motown ensoleillé de Man of the Universe, l’orgue, les leads planants et les chœurs gospel très floydiens de Paint My Heart, ou bien le vaudeville claudiquant de Sunshine Baby, qui rappelle Tom Waits à ses heures perdues. Malgré les styles et les arrangements hétéroclites, le fil conducteur est celui de la sonorité – la coloration chaleureuse du médium d’enregistrement faisant office de vernis pour ce polyptyque de maître. Run Home Slow priorise le feeling sur l’exécution pour un résultat organique qui en appelle autant au cœur qu’au cerveau. A vous de choisir comment l’apprécier ! © Alexis Renaudat/Qobuz
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Soul - Paru le 6 septembre 2019 | Atlantic Records UK

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Afrobeat - Paru le 25 juillet 2019 | Bad Habit - On A Spaceship - Atlantic

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Petit-fils d’un des premiers managers de Fela Kuti, Damini Ogulu alias Burna Boy partage avec l’inventeur de l’afrobeat la même origine nigériane, la même fierté africaine et un charisme certain. Superstar dans son pays, sa notoriété ne cesse de grandir à l’échelon international, en attestent ses featurings avec Drake, Lily Allen ou Major Lazer et son trophée de meilleur artiste international aux BET Awards 2019. Et l’écoute de son généreux African Giant (19 titres) le justifie amplement. Sa production léchée, ses mélodies entêtantes sont au service d’un chant suave, voire sexy, et convaincant. Ses partis pris stylistiques papillonnent élégamment entre R&B, dancehall, pop racée, soca, zouk, hip-hop, mais aussi jazz et rock. Se démarquant du label commercial afrobeats et sans doute par respect pour l’image engagée de l’afrobeat originel, Burna Boy qualifie sa musique d’afro fusion. Ça frétille, ça émeut, ça donne furieusement envie de danser... et de réfléchir à l’immense influence du continent exercée sur la majorité des musiques actuelles. La qualité de ses invités (la soul sister britannique Jorja Smith, le prince américain du R&B Jeremih, l’héritier du pape du reggae Damian Marley où la reine béninoise Angélique Kidjo pour l’Afrique de l’Ouest francophone) souligne l’aristocratique mesure du Burna Boy. Mais même sans eux, on n’aura pas de mal à se convaincre de l’importance de cet Africain géant. © Benjamin MiNiMuM
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Metal - Paru le 9 août 2019 | Roadrunner Records

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Rares sont les groupes qui assument leur identité tout en cédant à leurs envies. Pas simple de rester cohérent sans tomber dans la routine, d’autant plus quand on s’appelle Slipknot et qu’on frise les 25 ans de carrière. Les natifs de l’Iowa reviennent avec We Are Not Your Kind en guise de suite à .5: The Gray Chapter, sur lequel les musiciens du groupe savaient ce qu’ils faisaient, peut-être même trop. Déterminés à panser les plaies du passé, ils s’étaient enfermés dans une boulimie créative confortable, sans prise de risque. L’ennui nous guettait, l’obsession de la continuité prenant le pas sur une sincérité plus spontanée.Mais sur We Are Not Your Kind, le groupe renonce à servir la soupe. Ses 14 morceaux ont une raison d’être et nous surprennent. Tout en revenant à des racines qui parleront aux aficionados avec des titres comme Nero Forte ou Orphan (on pense notamment à l’album éponyme Slipknot et à Iowa), le récital pioche aussi dans l’opus Vol.3 : (The Subliminal Verses) pour des mélodies plus tranquilles qui fleurissent l’atmosphère. Et quel plaisir d’entendre la voix de Corey Taylor dans Red Flag ou Unsainted, de le retrouver, criard, gagné par l’intensité des textes. Le saupoudrage d’effets pop qui « embellit » le tout ne plaira pas à tout le monde mais il dénote un véritable plaisir dans le soin apporté aux compositions et à leur enregistrement. Les instruments frappent aussi fort que les mots : c’est bien le moins que Slipknot pouvait faire !Torturé, vaillant, sensible, avant tout sincère, We Are Not Your Kind est un aveu qui saura toucher ceux qui s’impatientaient. L’âge venant, Slipknot finit par faire sien le credo qui dit : faire ce dont on a envie doit primer sur ce que l’on attend de nous. © Maxime Archambaud/Qobuz