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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Rock - Paru le 26 septembre 1969 | UMC (Universal Music Catalogue)

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Le testament. Le chapitre final. Abbey Road, qui paraît en septembre 1969, est bien le dernier véritable épisode discographique de la saga Beatles – Let It Be, qui sortira en mai 1970 ayant été enregistré antérieurement. Un adieu qui magnifie l'art de la composition, la maîtrise mélodique et les équilibres harmoniques malgré les dissensions entre John, Paul, George et Ringo. Une fois encore la palette est large, qu’il s’agisse de ballades bouleversantes ou de titres nettement plus percussifs (Come Together). Abbey Road rappelle aussi que derrière le tutélaire tandem Lennon/McCartney, George Harrison (Here Comes the Sun et Something) et Ringo Starr (Octopus's Garden) ne sont pas là pour faire de la figuration…Pour ses 50 ans, Abbey Road bénéficie du traitement Super Deluxe Edition. Une version 2019 portée par un nouveau mix signé Giles Martin (le fils du producteur George Martin, le « cinquième » Beatles) qui, dans sa version Hi-Res 24 bits 96.0 kHz, offre une ampleur sonore inédite. Cette réédition est évidemment accompagnée d’une vingtaine de démos et de prises alternatives, idéales pour détailler le processus de création des chansons. Sur Sun King par exemple, il est fascinant de comparer l’évolution de l’instrumentation choisie pour la prise proposée dans les bonus avec celle de la version finale. Les fans hardcore du groupe apprécieront… Ce chef-d’œuvre, comme son succès (c’est l’album des Beatles le plus vendu dès sa sortie, plus de 30 millions d’exemplaires !), n’empêchera pourtant pas les Fab Four de mettre fin à leur union. Un divorce officialisé en avril 1970. Et dire que le plus influent des groupes de toute l’histoire du rock’n’roll n’aura finalement passé que sept petites années en studio… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Infectious Music

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« Pour moi, la musique et la performance, ce sont des actes théâtraux. Les sorcières et les fantômes, c’était assez bien pour Shakespeare, alors c’est aussi bien pour moi. » C’est ainsi que Frank Black alias Black Francis, leader des Pixies depuis plus de trente ans, définit son credo artistique. Credo qui informe la direction prise par le septième album studio du groupe préféré de feu Kurt Cobain : Beneath the Eyrie est un hommage à l’american gothic dans toute sa splendeur lugubre, truffé de références au folklore anglo-américain (St Nazaire, Daniel Boone, Silver Bullet) et aux cultures surf et skate (Los Surfers Muertos, Long Rider). On y retrouve les Pixies en forme, avec leur signature musicale : riffs de basse imposants, sonorités latino/surf et guitares acoustiques. A l’image de On Graveyard Hill, déjà un incontournable dans la discographie post-retrouvailles de ce groupe mythique. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Warner Records

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Un riff de guitare brutal, un harmonica marécageux et une batterie binaire, aucun doute, dès ses vingt premières secondes, Why Me? Why Not lâche le morceau : le disque zouk ou downtempo de Liam Gallagher n’est pas pour aujourd’hui… Après deux honnêtes albums durant la parenthèse Beady Eye (2009 – 2014), la moitié la plus azimutée d’Oasis a publié son premier disque orné de son seul nom (As You Were). A 45 ans passés, le Mancunien rappelait, à ceux qui les avaient oubliées, ses obsessions 60's. Mais ses chansons avaient surtout du panache car souvent délestées d’arrangements ou d’enluminures potentiellement superflues. Deux ans plus tard, il amplifie cette sensation brute et directe avec un Why Me? Why Not totalement en phase avec ce qu’on peut attendre de lui. Lennonesque comme jamais sur Once, McCartnesque au possible sur Halo, Liam Gallagher sait même faire du Oasis sans Noel sur Be Still. Sans surprise, il ne réinvente certes pas la roue, ne révolutionne rien, mais s’attelle à peaufiner ses acquis et surtout son écriture. Du bon boulot. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Metal - Paru le 30 août 2019 | RCA Records Label

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Comme tous les albums de Tool depuis Ænima, Fear Inoculum est inclassable. Il faudra probablement réviser les impressions d'aujourd’hui tant les chroniques, qui se sont multipliées à propos de 10,000 Days, l’album précédent, se sont avérées contradictoires depuis sa commercialisation au printemps 2006. En revanche, ce qui est certain, c’est que Tool déchaîne les passions. Le monde se divise entre ceux qui réclament son intégration au rock progressif et ceux qui estiment qu’il est à associer au rock alternatif ; ceux qui sont convaincus qu’il est encore aujourd’hui un groupe de metal (ou alt metal) et ceux qui crient haut et fort qu’il a trahi la cause depuis bien longtemps…Disons-le tout net, cette fois, deux ou trois écoutes suffiront pour mettre tous les camps d’accord sur une chose... leur désaccord. Fear Inoculum est tout sauf un retour aux racines ni une version revue et corrigée de l’une ou l’autre des productions tooliennes. En tenant compte des virgules ou intermèdes sonores chers au groupe, les musiciens se sont donné une marge d’expression qui va du plus simple (délicat arpège de guitare, légère nappe de percussions, ligne de chant murmurée ailleurs ou encore envolées de guitare toutes en harmonies subtiles…) au plus élaboré (des successions de rythmiques complexes, des variations de tempo multiples, avalanches de riffs, vocaux acrobatiques…). Seule évidence : ce qui prime avant tout pour Maynard James Keenan, Justin Chancellor, Dany Carey et Adam Jones, c’est la charge émotionnelle et non le pur déballage technique.Tool n’est certainement pas le premier groupe à avoir tenté le mariage de la carpe et du lapin, mais avec Fear Inoculum, tout porte à croire qu’il y est parvenu, avec une production qui est à la fois très expérimentale et très abordable. Il se rapproche donc nettement plus du dernier A Perfect Circle, Eat The Elephant, que de Puscifer, pour n’évoquer que les frasques de Keenan. Sinon, l’album aura tout pour trouver grâce aux oreilles des fans de Cure, de R.E.M, de Peter Gabriel, de David Bowie, de Pink Floyd, d’Iron Maiden, de King Crimson, de Prong, de Ministry, de Nine Inch Nails, de Porcupine Tree et d’un paquet d’autres, quel que soit leur champ d’action. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 4 octobre 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Trois ans après My Woman sur lequel elle coupait de plus en plus le cordon avec ses tutélaires influences (Cat Power, Hope Sandoval de Mazzy Star, Kate Bush, PJ Harvey) et mouchetait son indie folk de grunge, d’Americana et de sonorités vintage, Angel Olsen signe un album plus soyeux, chatoyant, voire luxuriant. Aucune concession commerciale dans ce magnifique All Mirrors, mais plutôt l’envie de tremper son art dans des eaux… moins troubles ? Le son est nettement plus gros, les arrangements davantage travaillés et l’instrumentation va même jusqu’aux cordes, là aussi impeccablement dosées. Comme Annie Clark alias St Vincent, Olsen mêle puissante explosion de fureur et forte acceptation de soi, boostée par des mélodies impressionnantes. L’Américaine est aussi très à l’aise pour passer d’une ambiance sombre à une séquence presqu’enjouée. Une richesse stylistique qui s’apprécie au fil des écoutes. © Marc Zisman/Qobuz
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Ma

Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Le dixième album studio de Devendra Banhart est un paradoxe des plus poétique. Plaisir et peine, lumière et obscurité, envol métaphysique et ancrage physique… Toutes les paires se combinent pour un résultat qui allie la légèreté de Kings Of Convenience à la morosité du Velvet Underground. Comme à son habitude, l’Américano-Vénézuélien maîtrise les ambivalences stylistiques (bossa-nova, soft rock, folk chambriste, dream pop…) et linguistiques (il chante en anglais et en espagnol), au service de rêveries sur le thème de la maternité, de la mort, de l’amitié ou des origines. L’esprit minimaliste de son précédent album Ape in Pink Marble (2016) fait place à des arrangements raffinés, notamment sur le superbe duo de Will I See You Tonight ? avec la grande Vashti Bunyan. La réunion entre cette véritable matriarche du folk et son fils spirituel donne tout son sens au titre du disque : Ma, c’est non seulement une narration intime par un excellent crooner, mais aussi un hommage filial en toute dignité et élégance. © Alexis Renaudat/Qobuz
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III

Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Decca (UMO)

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L’histoire de la musique est remplie de one-hit wonders, ces groupes qui font un hit, avant de disparaître dans la nature. Les Lumineers – qui signaient l’un des plus gros tubes de 2012 avec Ho Hey – n’ont clairement pas l’intention de subir le même sort. Ce troisième album se divise en quatre EP. Il est édifié sur les fondations de son prédécesseur (Cleopatra, 2016) à la fois musicalement et thématiquement, et fait preuve d’une démarche artistique particulière : ses 13 pistes sont conçues comme la bande-son d’un court-métrage, par ailleurs présenté au Festival international du film de Toronto. Le sujet de cet ensemble, dont la filmographie est réalisée par Kevin Phillips, se place indirectement dans l’héritage des Rougon-Macquart de Zola : l’alcoolisme, l’addiction et leurs conséquences s’étalent sur plusieurs générations familiales, sur fond de précarité et d’isolation rurale. Il serait facile d’aborder ces thèmes avec l’œil d’un cynique – les jugeant comme une simple réaction du groupe à l’étiquette festive qui leur colle à la peau – cependant, il y a là les traces d’un vécu bien réel pour Wesley Schultz : l’alcoolisme d’un proche et l’overdose d’un de ses meilleurs amis en 2002 ont été autant de points d’inspiration précédant la réalisation de III. Musicalement, on retrouve un habillage folk-rock de guitares acoustiques et de piano, sur des cadences plus lentes ; à l’écoute de Left for Denver ou Old Lady, on pensera facilement à un autre auteur-compositeur du Midwest, ayant lui-même bataillé avec l’alcool : Jason Isbell. Celui-ci est le pendant de la douleur exprimée par Schultz : alors que le premier relate son expérience de victime prise au piège d’une spirale infernale, le deuxième n’en est que le spectateur impuissant. III dépeint ce rapport avec justesse, sans jamais verser dans des dualités simplistes. La reprise du Democracy de Leonard Cohen confirme la volonté des Lumineers de s’inscrire dans une démarche quasi documentaire : de décrire à la fois les noirceurs les plus profondes, les sommets les plus éclatants de l’Amérique, et tout ce qu’il y a entre les deux. Un régal de nuances qu’il faudra écouter accompagné de son court-métrage. © Alexis Renaudat/Qobuz 
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Alternatif et Indé - Paru le 11 octobre 2019 | Polydor Records

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Rock - Paru le 6 septembre 2019 | Caroline International (License External)

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James Osterberg alias Iggy Pop est-il libre (Free) ? Son costard du plus rock’n’roll des reptiles, sa couronne de punk originel et son statut de mythe vivant n’ont-ils pas été des carcans plus qu’autre chose ? À 72 ans, l’Iguane entame son 18e album studio par cette simple phrase : « I wanna be free » (« je veux être libre»). En 2016, son Post Pop Depression, conçu avec Josh Homme de Queens Of The Stone Age, le montrait sombre et mystérieux, loin de son habituelle image de Nijinski destroy désormais accro au taï-chi et au qi gong… Avec ce court Free (33 minutes), Iggy se veut encore plus introverti, contemplatif et surtout intimiste. Un opus atypique étroitement réalisé avec le trompettiste de jazz Leron Thomas, qui lui a façonné une ambiance feutrée et on ne peut plus atmosphérique, mais aussi la guitariste Sarah Lipstate. « C'est un album où les autres artistes parlent pour moi, je prête ma voix. Après la fin des tournées qui ont suivi Post Pop Depression, je me suis dit qu’il fallait que je me débarrasse de ce problème d’insécurité chronique qui m’a pourri la vie et ma carrière pendant trop longtemps. Je me suis aussi senti vidé. Je voulais mettre des lunettes de soleil, tourner les talons et partir. Je voulais être libre. Je sais que c’est une illusion et que la liberté est un simple sentiment, mais j’ai vécu suffisamment longtemps pour savoir que ce sentiment en vaut la peine. C’est tout ce qu’il faut, pas forcément le bonheur ou l’amour, mais le sentiment d'être libre. Cet album est venu à moi, en quelque sorte, et je l’ai laissé venir. » Entre art rock, jazz climatique et spoken word – il récite des poèmes de Lou Reed (We Are the People) et Dylan Thomas (Do Not Go Gentle Into That Good Night) –, Iggy laisse son envoûtant organe de crooner de fin du monde caresser tous les types de mots, toutes les formes de pensées. Au point que Free fait parfois de l’œil à The Idiot, son chef-d’œuvre synthétique et anthracite concocté à Berlin en 1977 avec David Bowie… Quarante ans plus tard, Iggy Pop a surtout pris la liberté de dérouter ses amis comme ses ennemis, et de signer l’un de ses disques les plus ovnis et personnels. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | BMG Rights Management GmbH

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Pop - Paru le 27 septembre 2019 | Barclay

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En 2016, Welcome Home marquait un tournant dans la carrière de Mark Daumail puisqu’il s’agissait du premier album de Cocoon sans son autre moitié, Morgane Imbeaud, partie voler vers d’autres cieux. Surtout, le songwriter français semblait tout sauf blasé par le succès, avec ces chansons qui se sont retrouvées dans des spots de pub (Chupee). Avec cet impeccable troisième disque conçu en partie à Richmond en Virginie chez Matthew E. White, la pop folk de Cocoon s’étoffait de saveurs soul, osait des violons et même du gospel. Trois ans plus tard, Mark Daumail prolonge ce trip solaire tout en revenant aux fondamentaux de Cocoon. Il parle d’amour pour la première fois, avec l’image du couple comme un feu à entretenir. Et infuse son disque aux valeurs du voyage (Israël, la Californie, la Toscane…) et des rencontres (Clou, Lola Marsh, Owlle…). La musique de Wood Fire ne révolutionne pas l’univers de Cocoon mais elle n’avait jamais sonné aussi sincère et attachante. Et Mark Daumail, en grand fan de Paul McCartney, reste surtout un mélodiste doué qui n’oublie jamais les bases d’une bonne chanson. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Metal - Paru le 13 septembre 2019 | Roadrunner Records

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Avec 25 ans de carrière et 12 albums au compteur depuis la sortie de l’éponyme Korn en 1994, que peut-on attendre du célèbre combo de Bakerfield en 2019 ? Considérés à juste titre comme les pionniers du néo-metal, Korn a connu bien des hauts et des bas. Après une décennie passée en haut des charts, le départ de leur emblématique guitariste Brian « Head » Welch et un virage plus expérimental, lorgnant sur la pop ou le dubstep (à l’instar de The Path of Totality) ont pu dérouter une partie de leurs fans. Le retour de Head en 2013 s’accompagnant de compositions plus classiques a indéniablement redonné de la vigueur à la formation. Et si les deux albums qui ont suivi annonçaient un retour aux sources de qualité, The Nothing monte encore un cran au-dessus. Dès les premières notes de The End Begins, à grand coups de cornemuse, Korn met dans le bain. L’album est placé sous le signe de la tradition, comme le montre l’ensemble des gimmicks caractéristiques de la formation qui parcourent l’album en tous sens (des faux airs de Twist dans le chant de Cold, le son de guitare de The Darkness is Revealing, le refrain à la batterie « disco » de Idiosyncrasy…). Mais The Nothing n’est pas non plus exempt d’expérimentations comme sur Finally Free et ses relents trip-hop ou un H@rd3er particulièrement déjanté, apportant une fraîcheur bienvenue. Et si Korn ne se réinvente pas particulièrement ici, leur sens du riff, du refrain accrocheur et une performance particulièrement habitée de Jonathan Davis (et d’un Ray Luzier très en forme derrière les fûts), assortis d’une production massive et d’expérimentations bien dosées, font de The Nothing un album essentiel pour ce Korn « troisième-génération ». Aucun doute, Korn est toujours debout ! © Théo Roumier/Qobuz
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Pop - Paru le 23 août 2019 | Taylor Swift

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« I forgot that you existed, And I thought that it would kill me, but it didn't. » Taylor Swift, rancunière ? Dès l’ouverture de Lover, on est tenté de penser que la langue de vipère de Reputation (2017) signe une autre vendetta, contre Kanye West, Katy Perry ou son ex… Mais la superstar a le tact et la maturité de ne pas prolonger les querelles. Jouant l’indifférence, elle place ces conflits hypermédiatisés dans le rétroviseur ; son septième album mêle élans pop romantiques, moments d’introspection intenses et commentaires sociopolitiques sur l’Amérique en tourmente, tout en rappelant ses origines de chanteuse country. Premier exemple avec la perle acoustique Lover, où elle rend hommage à son partenaire de trois ans, Joe Alwyn. Jamais sirupeuse, elle parvient tout de même à placer son brin d’humour : « Swear to be overdramatic and true to my lover / And you'll save all your dirtiest jokes for me », commande-t-elle sur cette valse cinématique, avant d’enchaîner avec la synthpop engagée de The Man. Elle ironise : « If I was flashing my dollars I’d be a bitch, not a baller ». Si le titre explicite à merveille son message féministe – comment aurait-elle été reçue par les médias si elle avait été un homme ? – le questionnement, voire la désillusion, se poursuit avec plus de nuance sur Miss Americana & The Heartbreak Prince. L’univers du « high school » (le lycée) est réinterprété comme symbole de la déchéance des Etats-Unis ; « American glory faded before me / Now I'm feeling hopeless, ripped up my prom dress / Running through rose thorns, I saw the scoreboard / And ran for my life ». Swift dédie aussi le titre You Need to Calm Down à tous les haters homophobes, façon de leur faire comprendre que leur indignation et leur agitation sont peine perdue.Les moments les plus réussis de Lover demeurent ceux où la chanteuse de 29 ans réduit les artifices au strict minimum, se rend vulnérable et laisse le spectateur entrer dans sa sphère privée – au-delà de sa relation amoureuse. Soon You’ll Get Better aurait pu être un interlude acoustique, un simple moment de calme venant rendre plus fluide ces 18 morceaux. Cependant, le choix d’aborder le cancer de sa mère, le chaos et la panique engendrés par la maladie, ainsi que son propre vécu de cette situation difficile, est doublement judicieux : outre gérer à la perfection la cadence de l’album, c’est une belle façon de recentrer l’attention du spectateur sur l’humanité de la narratrice. Geste d’humilité pour Taylor Swift qui ne s’est par ailleurs jamais voulue plus grande que nature. Lover est certes un disque de pop, signé par l’une des plus grandes superstars de la dernière décennie, mais c’est aussi la preuve qu’en 2019, le genre ne rime pas obligatoirement avec creux ou insipide. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Rock - Paru le 4 octobre 2019 | BMG Rights Management (UK) Limited

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Pop - Paru le 4 octobre 2019 | Mika - Republic

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Mika tombe le masque : après avoir effectué un long périple américain pour puiser dans ses racines, il a fini par retrouver Michael Holbrook (vrai nom de l’interprète des tubes Relax, Take It Easy et Grace Kelly). Certes, Mika reste fidèle aux fioritures musicales colorées et exubérantes qui ont fait sa réputation dans les années 2000, mais l’introspection inhérente à ce cinquième album engendre, par la force des choses, des sentiments intenses qui ne sont pas toujours agréables à regarder. Ainsi, il n’hésite pas à aborder ce qu’il peut y avoir de plus négatif chez lui, comme la jalousie, dans Dear Jealousy, sur une production très 90's qui évoque les grands moments de Savage Garden. Dans San Remo, malgré la forme très estivale et lounge, Mika évoque le regard trouble de l’adolescent timide qu’il était concernant sa sexualité. Quant au morceau Tiny Love, fresque lorgnant le style de Freddie Mercury, il parle du sentiment amoureux dans tout ce qu’il peut avoir de grand, mais aussi de minuscule.My Name Is Michael Holbrook est également un hommage vibrant aux femmes. Celles de sa famille tout d’abord, dans Blue. De façon tragiquement corollaire, la ballade Paloma est dédiée à la sœur de Mika, décédée en 2010. Et enfin, Platform Ballerinas encourage les femmes à vivre comme elles l’entendent : « Dancing like she loves it with her best dress on/Spinning, jumping, messing up her hair, but it doesn't matter. » L’album comporte donc une bonne dose d’espoir malgré tout, à l’image de I Went to Hell Last Night, un titre qui affirme que Dieu se glisse partout, y compris dans les moments les plus sombres de la vie. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Pop - Paru le 12 juillet 2019 | Atlantic Records UK

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Skrillex, Eminem, Justin Bieber, YEBBA … Ce ne sont que quelques noms parmi la guest-list 24 carats de No.6 Collaborations Project, qui se veut la suite de No.5, un EP de collaborations grime sorti en 2011. Entre-temps, Ed Sheeran a été propulsé au rang de superstar. Il était clairement temps pour lui de revisiter l’exercice. Au menu, une palette sonore impressionnante : du rap, avec les incontournables 50 Cent et Eminem sur Remember the Name, une ballade romantique avec Cardi B et Camila Cabello, titrée South of the Border, et enfin un duo rock avec Bruno Mars, BLOW, qui rappelle Lenny Kravitz pour son mélange de groove et de mélodies catchy. Cette démarche collaborative affirme une bonne fois pour toutes le talent de compositeur de Sheeran, capable de sortir des hits avec une régularité et une aisance déconcertantes, sans jamais perdre en humilité et en candeur. La formule magique à base de rap, de rythmes hip-hop et de guitares acoustiques a encore de longues années devant elle. ©Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Vicious Circle

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Sans bruissements superflus, Shannon Wright a installé son bel artisanat d’indie rock vaguement folk et consolidé une base d’aficionados qui savent bien qu’elle n’est pas le 15 478e clone de Cat Power, à qui on l’a souvent comparé… Depuis la fin des années 90, sa route a même croisé celle de gens de goût comme Steve Albini, qui produisit Maps of Tacit (2000), Dyed in the Wool (2001) et Over the Sun (2004), Yann Tiersen (avec qui elle signera un beau duo en 2004), la pianiste Katia Labèque (à l’origine de Division en 2017) ou le cinéaste Guillaume Nicloux (pour qui elle compose la BO du film Les Confins du monde en 2018). Avec Providence, Wright signe son tout premier album exclusivement fait de son piano et de sa voix. Enregistré et mixé au studio LFO par David Chalmin (Katia et Marielle Labèque, The National, Gaspar Claus, Thom Yorke), l’œuvre vise au cœur et son dénuement n’est pas le cache-misère d’un manque d’idées mais plutôt sa façon exquise d’offrir sa poésie sincère. Reste à se laisser porter par ce piano lyrique dans le fond, minimaliste dans la forme. Le sentier musical parfait pour laisser son chant intime déambuler avec légèreté. Superbe. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Hard Rock - Paru le 20 septembre 2019 | Eagle Rock Entertainment

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Quasiment un an jour pour jour après la sortie de son quatrième album solo (troisième avec Myles Kennedy & The Conspirators) Living the Dream, lui-même précédé par la reformation de Guns N’Roses et d’une tournée de près de 18 mois en solo, Slash tient à prouver deux choses : qu’il est incapable de se reposer, et que le manque de sommeil ne porte pas atteinte à ses performances scéniques. Ce qui se traduit ici par la parution de ce live, Living the Dream Tour, enregistré le 20 février 2019 à l’Eventim Apollo de Londres. Près de deux heures de concert mettant à l’honneur l’ensemble de la discographie solo de l’homme au chapeau. Si Living in the Dream se taille logiquement la part du lion, Slash livre ici une belle rétrospective de sa carrière, donnant à cet album une allure de best of live. La production, claire et précise sans être clinique, permet d’apprécier au mieux l’énergie du groupe, retranscrivant l’ambiance du concert avec brio. Slash n’hésite pas à étirer ses morceaux au maximum (17 minutes pour World on Fire et 9 minutes pour Anastasia !), que ce soit pour parler à son public ou proposer ces solos fleuves dont il a le secret. Parfait pour se plonger pleinement dans la moiteur de la salle londonienne. Un must-have pour qui voudrait s’initier à la carrière récente de Slash ou se plonger dans l’ambiance endiablée de ses concerts. © Théo Roumier/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 août 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
« Il y a des similarités et des affluents entre tous mes albums qui mènent jusqu’à celui-ci. Le son y est expansif. » Voilà comment Justin Vernon, la force créatrice derrière Bon Iver, définit son quatrième opus. Un album qui vient clôturer douze années durant lesquelles il est passé de l’hiver indie folk de For Emma, Forever Ago, au printemps pop chambriste de son album éponyme, et à l’été orageux des glitchs électroniques de 22, a Million. Il a bien failli ne pas y avoir de quatrième saison d’ailleurs. La tournée promotionnelle de ce dernier s’est terminée de façon abrupte, lorsque Vernon a sombré dans la dépression et les crises d’angoisse, tétanisé à l’idée de ne jamais retrouver son mode de vie rural. i,i est donc conçu après un temps de repos, comme une synthèse de son parcours.Un automne en millefeuilles où il enchaîne les tableaux sonores avec fluidité, empilant les orchestrations picturales, les bruitages digitaux et les harmonies vocales d’un geste discret, pour dévoiler subitement la toile nue du prochain. Cette façon de revisiter son histoire musicale s’accompagne d’un discours introspectif dans lequel Vernon tente de tempérer ses tendances misanthropiques par des moments plus sociables : « I should've known / That I shouldn't hide/ To compromise and to covet/ All what’s inside », chante-t-il dans le crescendo électro folk de Faith, entrecoupé de basses vrombissantes, pendant que les chœurs et les leads saturés se fondent les uns dans les autres au troisième plan. Puis, dans l’ultime chanson RABi, il semble enfin trouver le contentement, s'adressant à l'auditeur au rythme d'une instrumentation inhabituellement dépouillée : « Sun light feels good now, don't it? And I don't have a leaving plan/ But something's gotta ease your mind/ But it's all fine, or it's all crime anyway ». C’est un final cathartique, non seulement pour le musicien ayant manifestement éloigné ses démons, mais aussi pour le public qui le suit et l'applaudit depuis le début. © Alexis Renaudat/Qobuz