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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Jazz - Paru le 28 novembre 2014 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica - Discothèque Idéale Qobuz - Indispensable JAZZ NEWS
Cinq années séparent l’enregistrement de The Astounding Eyes Of Rita de ce Souvenance. Cinq années chamboulées par un événement majeur dans la vie d’Anouar Brahem et de sa Tunisie natale : la révolution de jasmin. S’il n’est pas directement la lecture par le maître du oud de ces événements, ce nouvel album en dégage les effluves, en hume l’essence… Un moyen sans doute pour Anouar Brahem de s’interroger sur le rôle du réel dans sa musique. De par sa longueur (un double album) et son instrumentarium atypique (un grand orchestre est de la partie et le oud est souvent en retrait comme rarement chez Brahem), Souvenance est un disque à part. Une ample et vaste tenture comme en apesanteur. Le musicien tunisien se fait ici metteur en son, compositeur d’une vraie-fausse musique de film dans laquelle on s’abandonne avec bonheur. Et comme à l’accoutumée avec Anouar Brahem, impossible d’étiqueter ce sublime ovni. Sublime, oui. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2013 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio - Sélection JAZZ NEWS
Ces trois là se sont trouvés. Quelques soient les formules empruntées par la belle Carla pour dire sa musique, elle fait appel systématiquement aux deux autres : Steve Swallow à la basse (son compagnon dans la vie) et Andy Sheppard au saxophone (un voisin et magnifique musicien). Les voici pour ce que l'on pourrait qualifier d'une introspection musicale, mais à trois. Classe !
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Jazz - Paru le 13 juillet 2012 | ECM

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica - Indispensable JAZZ NEWS - Stereophile: Recording of the Month
Archive inédite, ce double album est un véritable document historique présentant le concert complet et jamais publié du quartet de Keith Jarrett, plus connu sous le nom de Quartet Européen ou Belonging, enregistré en concert en avril 1979 au Nakano Sun Plaza de Tokyo. Les thèmes présentés ce soir là : Personal Mountains, Innocence, So Tender, Oasis, Chant of the Soil, Prism et New Dance sont des compositions de Jarrett. Cet album à la beauté sauvage regorge de moments d’improvisation exceptionnels, de vagues soudaines d’énergie et de passages très lyriques. Les échanges entre Jan Garbarek et Keith Jarrett sont de haut vol et la rythmique composée par Palle Danielsson et Jon Christensen puissante et enchanteresse. Sleeper, nouvellement mixé à Oslo (24 bit/96 kHz), sort de son sommeil auréolé de toute sa gloire !
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Jazz - Paru le 13 juillet 2012 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica - Indispensable JAZZ NEWS - Stereophile: Recording of the Month
Archive inédite, ce double album est un véritable document historique présentant le concert complet et jamais publié du quartet de Keith Jarrett, plus connu sous le nom de Quartet Européen ou Belonging, enregistré en concert en avril 1979 au Nakano Sun Plaza de Tokyo. Les thèmes présentés ce soir là : Personal Mountains, Innocence, So Tender, Oasis, Chant of the Soil, Prism et New Dance sont des compositions de Jarrett. Cet album à la beauté sauvage regorge de moments d’improvisation exceptionnels, de vagues soudaines d’énergie et de passages très lyriques. Les échanges entre Jan Garbarek et Keith Jarrett sont de haut vol et la rythmique composée par Palle Danielsson et Jon Christensen puissante et enchanteresse. Sleeper, nouvellement mixé à Oslo (24 bit/96 kHz), sort de son sommeil auréolé de toute sa gloire !
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Jazz - Paru le 4 septembre 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour sa première publication sur le label ECM, Tigran Hamasyan signe un album unique et plutôt éloigné des sentiers sur lesquels on le croisait jusqu’ici. Avec Luys i Luso (Lumière de la Lumière), le prodige de 27 ans s'engage dans une exploration extra-ordinaire de la musique religieuse arménienne. Il a sélectionné des hymnes et des sharakans (chants liturgiques de l’Arménie) les arrangeant pour voix et piano. Des musiques nées entre le Ve et le XIXe siècle et qui trouvent ici une expression nouvelle et dramatique grâce à la force d’imagination et d’improvisation de celui qui ébranle la jazzosphère depuis plusieurs années, ainsi qu’à l’interprétation engagée du Yerevan State Chamber Choir, le principal chœur en Arménie. Produit par Manfred Eicher d’ECM, Luys i Luso a été enregistré à Yerevan en octobre 2014, et paraît en 2015, année commémorant les cent ans du génocide arménien. C’est évidemment une nouvelle pièce singulière et majeure dans le vaste puzzle Tigran Hamasyan, jazzman pluriel capable de revisiter un standard de Thelonious Monk ou une chanson de Led Zeppelin ! Et par-delà le devoir de mémoire que constitue Luys i Luso pour le jeune pianiste, cet album est une collection fascinante et brillamment pensée qui aborde ce répertoire avec une grande originalité. Un grand Qobuzissime ! © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 16 janvier 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Top du mois de Jazznews - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Remarqué au milieu des années 90 par Steve Coleman, Vijay Iyer ne cesse d’impressionner de disque en disque. Depuis plus d’une décennie, le pianiste new-yorkais d'origine indienne est unanimement salué comme l'une des grandes révélations du jazz contemporain. Un jazz dont il dépasse parfois les frontières comme lorsqu'il s’amuse avec le rappeur/chanteur/poète Mike Ladd… En 2014, avec Mutations, Iyer signait son premier album en tant que leader pour le label ECM. Un bel enregistrement qui élargissait considérablement la perception de son travail notamment grâce à une composition pour quatuor à cordes, piano et électronique. Avec Break Stuff qui parait en janvier 2015, il revient à la source du trio piano, basse, batterie. Entouré ici du contrebassiste Stephan Crump et du batteur Marcus Gilmore, ces deux complices depuis déjà plus d’une décennie, il embarque son style hérité d’Ahmad Jamal, Andrew Hill et Duke Ellington vers des sentiers rythmiquement osés, harmoniquement denses et d’une grande virtuosité. Cette configuration piano, basse, batterie est toujours un salvateur voire un nécessaire retour à ses propres fondamentaux pour les pianistes de jazz. Pour Vijay Iyer, c’est surtout un moyen de rappeler qu’il est l’un des meilleurs de la scène actuelle. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 7 septembre 2012 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection FIP - Hi-Res Audio
Après trois albums ECM enregistrés en studio, Ronin dirigé par Nik Bärtsch publie ce double-album construit avec des extraits de concerts donnés dans des festivals et dans des clubs entre 2009 et 2011. Quels que soient la taille de la salle et la qualité du public, le groupe sait transformer chacune de ses prestations en un véritable événement. S’il passe au fil des morceaux d’un lieu à un autre, cet album donne néanmoins l’illusion d’assister à un seul et même concert, capté en temps réel avec sa dramaturgie, ses intentions, ses lignes de forces, ses moments de tension et de détente. Les modes de jeu, fondés sur le pouvoir hypnotique de la répétition de motifs rythmiques enchâssés contribuent à donner ce sentiment d’unité parfaite et de continuité.
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Jazz - Paru le 5 septembre 2014 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Sélection JAZZ NEWS
Le saxophoniste Mark Turner marque ici ses débuts comme leader sur le label ECM dont il est, par ailleurs, un habitué au titre de sideman (on l’a croisé récemment dans le quartet de Billy Hart, sur le dernier disque de Stefano Bollani
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Classique - Paru le 25 octobre 2013 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica - Hi-Res Audio
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Jazz - Paru le 16 janvier 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Entré dans sa septième décennie, Jack DeJohnette fait partie des géants de la batterie ; des géants du jazz tout court même. Si pour le grand public, il est surtout le batteur du trio de Keith Jarrett depuis 1983, le musicien a œuvré en sideman aux côtés d’autres virtuoses (Miles Davis, Sonny Rollins, Charles Lloyd, Joe Henderson, John Surman, Michael Brecker, etc.) et n’oublie pas d’enregistrer ses propres albums – une bonne vingtaine – à un rythme régulier mais raisonnable. Comme son nom l’indique, Made In Chicago est un disque totalement ancré dans la culture musicale free de cette citée où DeJohnette naquit durant l’été 1942. Enregistré en concert lors du Chicago Jazz Festival d’août 2013, il est aussi la réunion de confrères de luttes musicales, d’amis habités par la même quête de liberté permanente, à savoir le pianiste Muhal Richard Abrams et les saxophonistes Roscoe Mitchell et Henry Threadgill. Des camarades d’école également en ce qui concerne DeJohnette, Mitchell et Threadgill qui étudièrent ensemble, en 1962, au Wilson Junior College. Et lorsqu’en 1965, Abrams (de dix ans leur aîné) co-fonde l’AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians), les trois autres furent de la partie… Ce superbe disque n’est pas pour autant la réunion d’anciens combattants désabusés, amers voire radoteurs. Bien au contraire. En jonglant avec les règles et les normes, ces anciens à l’esprit alerte inventent une poésie unique. Une musique singulière qui se mérite, que certains trouveront un brin osée voire ardue, mais qui lorsqu’on l’accueille, est enrichissante comme jamais. Un périple renversant où les escales sont multiples et variées. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Les disques de duos piano/trompette sont plutôt rares. En 1928, en enregistrant Weather Bird, Louis Armstrong et Earl Hines ouvraient le bal, suivis bien plus tard par notamment Chet Baker et Paul Bley (Diane en 1985), Tom Harrell et Jacky Terrasson ‎(Moon and Sand en 1991), Martial Solal et Eric Le Lann (Portrait in Black and White en 2000), Martial Solal et Dave Douglas (Rue de Seine en 2006), Uri Caine et Paolo Fresu (Things en 2006), Enrico Rava et Stefano Bollani (Rava Plays Rava en 1999 et The Third Man en 2007), Oscar Peterson sur cinq albums (avec Dizzy Gillespie, Roy Eldridge, Clark Terry, Jon Faddis et Harry "Sweets" Edison), le One on One de Clark Terry en 2000 (avec quatorze pianistes différents !) et, plus près de nous, Vijay Iyer et Wadada Leo Smith (A Cosmic Rhythm With Each Stroke en 2016)…Avishai Cohen et Yonathan Avishai se connaissent depuis leur adolescence à Tel-Aviv. Le pianiste fut même de la partie sur les deux albums ECM du trompettiste, Into the Silence et Cross My Palm With Silver. A l’évidence, leur complicité en béton armé leur permet d’improviser librement, de manière ludique et avec beaucoup d’émotion et d’intensité sur Playing the Room, leur premier opus en duo. Comme l'indique le titre de la merveille, les deux Israéliens invitent également le lieu d'enregistrement, l'Auditorio Stelio Molo RSI de Lugano, à faire partie du son en exploitant pleinement ses propriétés acoustiques résonantes. Chacun signe un thème avant de laisser place à un répertoire éclectique où se croisent John Coltrane (Cresent), Duke Ellington (Azalea), Abdullah Ibrahim (Kofifi Blue), Ornette Coleman (Dee Dee), Milt Jackson (Ralph's New Blues), Alexander Argov (Shir Eres) et Stevie Wonder (Sir Duke). Un matériau hétérogène qu’ils transforment en jazz de chambre émouvant et beau. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 10 mai 2013 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
Comment ne pas tomber sous le charme de cette chanteuse unique? Elle signe là, après un silence de sept ans, son troisième album pour un label (ECM) plutôt avare en interprète vocale. D'origine suisse-hollandaise, Suzanne Abbuehl, interprète délicate et sensible, propose ici un répertoire de chansons dénudées, parfois très courtes, s'appuyant largement sur des poèmes d'Emily Dickinson, énigmatique poétesse américaine du 19ième siècle, et de la non moins mystérieuse et onirique Emily Brontë. Elle est entourée d'une équipe réduite, totalement à son écoute, dans laquelle se distingue le buggliste à la sonorité chaude et ciselée, Matthieu Michel.
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Jazz - Paru le 30 janvier 2009 | ECM

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz
Enregistré aux Avatar Studios, New York en février 2008 / Enrico Rava, trompette - Stefano Bollani, piano - Mark Turner, saxophone ténor - Larry Grenadier, contrebasse - Paul Motian, batterie
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Jazz - Paru le 28 février 2014 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
Comme le vent mis à l’honneur dans le morceau titre, le Colin Vallon Trio a une puissance subtile et pénétrante. Dans un endroit calme et silencieux, sa musique peut respirer doucement ou bien monter progressivement en puissance jusqu’à atteindre une force éruptive. Trois ans après leur premier album, Rruga, souffle le vent du changement. Avec Colin Vallon qui compose désormais la quasi-totalité du programme et le nouveau batteur Julian Sartorius qui précise ses rythmes flottants, le trio suisse vient de rentrer dans un nouvel espace sonore où le toucher et l’intonation sont plus importants que le geste soliste. Les mélodies, évoluant lentement, sont réparties entre la basse de Patrice Moret et le piano du leader. Un nouveau langage de groupe est déployé ici, développé dans les improvisations collectives qui achèvent l’ensemble.
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Jazz - Paru le 21 janvier 2011 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Découverte JAZZ NEWS
Rruga (chemin, route ou voyage en albanais) est le titre évocateur du premier album ECM du trio composé du pianiste Colin Vallon, du bassiste Patrice Moret et du batteur Samuel Rohrer, instigateurs d’une musique libre, ouverte et personnelle, inspirée par l’univers du chant, la musique du Caucase et par la tradition jazz. Bousculant les conventions du trio avec piano, voici des musiciens qui sont sur un pied d’égalité, la musique de l’album ayant été composée et développée collectivement. © Qobuz
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Jazz - Paru le 4 septembre 2009 | ECM

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Jazz - Paru le 30 janvier 2009 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz
Enregistré aux Avatar Studios, New York en février 2008 / Enrico Rava, trompette - Stefano Bollani, piano - Mark Turner, saxophone ténor - Larry Grenadier, contrebasse - Paul Motian, batterie
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Jazz - Paru le 4 octobre 2013 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
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Jazz - Paru le 14 février 2020 | ECM

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Installé à New York comme nombre de jazzmen israéliens, Oded Tzur a vite imposé la singularité de son saxophone ténor pour une raison simple. Son maître ne fut pas un ponte de l’instrument mais l’immense Hariprasad Chaurasia, maître ultime de la flûte bansuri. En étudiant les subtilités de la musique classique indienne et des ragas, le natif de Tel-Aviv a pu nourrir son jazz différemment. Pour son arrivée sur ECM, Oded Tzur s’est entouré du pianiste Nitai Hershkovits, du contrebassiste Petros Klampanis et du batteur Johnathan Blake. Chaque thème de Here Be Dragons se présente comme une sorte de raga miniature se développant sur une basse mouvante et jouant de la juxtaposition de deux concepts musicaux bien définis. « Le dialogue entre ces deux dimensions nous embarque collectivement dans sa propre logique, » précise le saxophoniste. « Pour moi, le raga est un concept universel. J’entends ses connexions avec les prières des synagogues et les lamentations du blues – cette merveilleuse création – ainsi qu’avec toutes les musiques du monde. » Une vision qu’il partage avec ses trois complices totalement en phase avec lui. C’est surtout la retenue, la justesse des interventions et un don pour jongler avec les silences qui impressionnent ici. Tzur évite surtout les pièges contemplatifs et vains. La profondeur de son son lui permet même de développer une narration captivante. On écoute, béat, ce chant aux allures d’invitation au voyage intérieur. Un sublime album qui se referme sur une reprise plutôt inattendue du Can’t Help Falling in Love d’Elvis. Sans artifice, Oded Tzur fait sien le tubesque hymne du King et boucle par un clin d’œil son entrée grandiose sur le label de Manfred Eicher. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Si son nom se baladait jusqu’ici sur des pochettes ECM, c’était comme sideman de Louis Sclavis sur Sources, Silk and Salt Melodies et Characters on a Wall. Avec Promontoire, Benjamin Moussay est enfin leader d’un album de l’écurie de Manfred Eicher. Leader solitaire même. Le label munichois possède déjà un nombre impressionnant de disques de piano solo essentiels – en tête son best-seller, le Köln Concert de Keith Jarrett – et ce Promontoire comptera également. A 47 ans, Moussay reste un acteur assez discret de la scène jazz contemporaine mais “ceux qui savent” ont toujours reconnu la clarté et la force de son jeu. Comme Martial Solal qui dit de lui qu’il « joue juste. Ni trop, ni trop peu. » Ou comme la liste XXL de ceux qui ont un jour croisé le fer avec lui : Sclavis donc mais aussi Archie Shepp, Dave Liebmann, Jean-François Jenny-Clark, Marc Ducret, Daniel Humair, Steve Swallow, Vincent Courtois, Michel Portal, Vincent Peirani, Youn Sun Nah, Airelle Besson et quelques dizaines d’autres… Même s’il s’est souvent exprimé en trio (notamment avec Eric Echampard et Arnault Cuisinier), le piano solo qu’il pratique à la scène semble avoir des airs d’éternel retour aux sources, vital et nécessaire. Comme le nid douillet de son lyrisme toujours soupesé et de ses improvisations au fort pouvoir narratif.« Vibration sensuelle de la corde qui illumine le silence. Danse solitaire sur le flux du rythme intérieur. Écritures prétextes infiniment remaniées au gré de l’instant. Temps étiré, liberté, espace, plaisir, éphémère suspendu… En piano solo, je connais le point de départ et la destination. Le mystère réside dans l’étonnant voyage… » Une lucidité qui colle aux 12 thèmes fluides de ce disque qui se révèle un peu plus à chaque écoute. Tout ce qu’il aime, de Thelonious Monk à Claudio Arrau, de Lennie Tristano à Paul Bley, apparaît puis disparaît, avant que la mélodie ne reprenne le dessus. Comme toujours chez Moussay, compositeur également de musiques pour le cinéma et le théâtre, les mélodies enfantent des images à foison, sans jamais sombrer dans le piège de la musique au kilomètre, faussement belle et vraiment vaine. Rien de ça ici… Promontoire est surtout impressionnant dans les séquences d’épure (Villefranque et Monte Perdido), là où Benjamin Moussay dit beaucoup avec un minimum de notes. Less is more, une fois de plus… © Marc Zisman/Qobuz