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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Rock - Paru le 26 septembre 1969 | UMC (Universal Music Catalogue)

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Le testament. Le chapitre final. Abbey Road, qui paraît en septembre 1969, est bien le dernier véritable épisode discographique de la saga Beatles – Let It Be, qui sortira en mai 1970 ayant été enregistré antérieurement. Un adieu qui magnifie l'art de la composition, la maîtrise mélodique et les équilibres harmoniques malgré les dissensions entre John, Paul, George et Ringo. Une fois encore la palette est large, qu’il s’agisse de ballades bouleversantes ou de titres nettement plus percussifs (Come Together). Abbey Road rappelle aussi que derrière le tutélaire tandem Lennon/McCartney, George Harrison (Here Comes the Sun et Something) et Ringo Starr (Octopus's Garden) ne sont pas là pour faire de la figuration…Pour ses 50 ans, Abbey Road bénéficie du traitement Super Deluxe Edition. Une version 2019 portée par un nouveau mix signé Giles Martin (le fils du producteur George Martin, le « cinquième » Beatles) qui, dans sa version Hi-Res 24 bits 96.0 kHz, offre une ampleur sonore inédite. Cette réédition est évidemment accompagnée d’une vingtaine de démos et de prises alternatives, idéales pour détailler le processus de création des chansons. Sur Sun King par exemple, il est fascinant de comparer l’évolution de l’instrumentation choisie pour la prise proposée dans les bonus avec celle de la version finale. Les fans hardcore du groupe apprécieront… Ce chef-d’œuvre, comme son succès (c’est l’album des Beatles le plus vendu dès sa sortie, plus de 30 millions d’exemplaires !), n’empêchera pourtant pas les Fab Four de mettre fin à leur union. Un divorce officialisé en avril 1970. Et dire que le plus influent des groupes de toute l’histoire du rock’n’roll n’aura finalement passé que sept petites années en studio… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 27 septembre 2019 | Mi'ster

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Ibrahim Maalouf est un hyperactif polymorphe. En septembre 2018, il sortait son ambitieuse Levantine Symphony n° 1, et deux mois plus tard, il lançait sur le marché l’enregistrement de son live de fin 2016 à l’AccorHotels Arena. L’été suivant, il présentait sur les routes de France une création balkanique avec l’Haïdouti Orkestar. À l’automne 2019, son 14e album en douze ans, S3NS, s’aventure notamment en terre cubaine. La fameuse trompette quart de ton d’Ibrahim Maalouf ne connaît pas de frontières ni n’a le temps de refroidir. Au début de S3NS, le piano d’Harold Lopez-Nussa la précède d’une poignée d’accords tempérés avant qu’elle ne dessine le thème d’Una Rosa Blanca qui, au cours de son déroulement, laisse aux deux instruments le temps de s’envoler en un dialogue fébrile sur une rythmique caliente. La suite immédiate Happy Face pourrait se faufiler au centre d’une BO de film d’action signé par le compositeur argentin Lalo Schifrin (Bullitt, Mission Impossible, Starsky & Hutch…). Le morceau-titre est assez typique du lyrisme romantique du Libanais et se déploie de la saudade vers l’euphorie. Retour à Cuba sur Harlem, où le protégé de Chucho Valdès Irving Calao s’installe derrière le piano pour un latin-jazz pur jus. Le pianiste cède ensuite sa place de guest à la violoniste Yilian Canizares sur le joyeux Na Na Na où, au final, elle n’occupe pas beaucoup de place. Un nouveau pianiste de La Havane, Alfredo Rodriguez, vient ensuite imprimer son swing sur N.E.G.U. Gebrayel bénéficie de la présence du pianiste cubain Roberto Fonseca, mais aussi du pianiste belge Eric Legnini et de ses compatriotes François Delporte (guitare) et Stéphane Galland (batterie). Après cette effusion de latino, retour au calme avec le suave duo trompette-piano All I Can't Say, relevé juste à la fin d’une guitare acoustique. Piano et trompette se tiennent aussi la main au début de Radio Magallanes, une radio chilienne qui a soutenu la politique socialiste de Salvador Allende. Le morceau démarre sur une pointe de tristesse avant de reprendre de l’emphase au centre d’un torrent de guitares, cuivres et basse batterie et de laisser entendre la voix de l’ancien président renversé par le dictateur Augusto Pinochet. Tout au long de S3NS, la trompette d’Ibrahim Maalouf aura glorieusement fait résonner ses accents inimitables et sa verve reconnaissable entre toutes. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 4 octobre 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc Classica de l'année
Comme de nouveaux virtuoses avant lui, Lucas Debargue enregistre sa propre vision d’un choix de 52 sonates de Domenico Scarlatti. Son affinité avec l’univers si particulier du compositeur italien s’était déjà dévoilée dans son tout premier album, qui présentait quatre de ses sonates à côté de Ravel (splendide version de Gaspard de la nuit), Liszt et Chopin. L’immense corpus des 555 sonates de Scarlatti offre un champ d’imagination pratiquement infini pour les pianistes, tant sur le plan rythmique, que sur la couleur ou l’approche stylistique. Comme on pouvait s’y attendre, la personnalité originale du pianiste français fait entrer un air frais, quelquefois radical, sur cette musique si délicate, souvent aux frontières de l’étrange. Pour ce nouvel enregistrement chez Sony Classical, Lucas Debargue a choisi des sonates souvent peu jouées et un instrument flambant neuf, le déjà mythique 280 VC, appartenant à la dernière génération de la célèbre maison viennoise Bösendorfer, entièrement détenue aujourd’hui par la marque japonaise Yamaha. Debargue l’utilise presque sans pédale et sans souci organologique ou musicologique, tout en déclarant être très influencé par les enregistrements de Scott Ross qui ont bercé sa jeunesse. De quoi mettre en lumière l’écriture subtile de Scarlatti, sans aucun artifice, en bénéficiant de la belle acoustique de l’église Jésus-Christ-de-Dahlem (Berlin) et d’une prise de son aérée et naturelle. Il en résulte une vision intemporelle et fascinante de cette musique qui nous tend la main à travers les siècles. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 13 septembre 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret
2020, année Beethoven pour cause de 250e anniversaire de naissance, soit 7 ans avant le bicentenaire… de sa mort. Aux côtés de moult rééditions des pianistes d’hier et même d’avant-hier, cette nouvelle intégrale des (trente-deux) Sonates est présentée par un musicien (de trente-deux ans). Né en Russie à l’extrême fin de la période soviétique, Igor Levit s’est formé à Hanovre et à Salzbourg avant de remporter plusieurs concours internationaux. En 2013, son premier enregistrement pour Sony Classical est consacré aux dernières Sonates de Beethoven (les n° 28 à 32, reprises dans la présente intégrale), est très remarqué. Il grave ensuite deux grands cycles de variations, les Variations Goldberg de Bach et les Diabelli de Beethoven et en tire un grand succès. Projet gigantesque, ce nouveau cycle a été réalisé entre 2013 et 2019 dans plusieurs villes allemandes. Les acoustiques différentes ne nuisent pas à la cohérence de l’ensemble ni à la beauté du toucher et de la sonorité d’Igor Levit. Cet enregistrement très attendu sera suivi de plusieurs intégrales en concert, notamment à Hambourg, à Stockholm et à Lucerne au cours de l’année 2020. © François Hudry/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Impulse!

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Un peu plus d’un an après la sortie de Both Directions at Once: The Lost Album, session de mars 1963, le label Impulse! exhume un nouvel enregistrement inédit de John Coltrane. Enregistré le 24 juin 1964 entre les sessions de Crescent et d’A Love Supreme, avec ses fidèles Jimmy Garrison (contrebasse), Elvin Jones (batterie) et McCoy Tyner (piano), Blue World n’est pas un album comme les autres mais la musique d’un film. Ami de Garrison, le cinéaste québécois Gilles Groulx passe commande au quartet de Trane pour illustrer son prochain long-métrage, Le Chat dans le sac. Le saxophoniste s’exécute sans prévenir son label. A la fin de la courte séance, Groulx repart au Canada avec la bande sous le bras mais n’en utilisera que quelques minutes dans le montage final.Cinquante-cinq ans plus tard, toute la séance refait surface et l’on découvre un Coltrane toujours aussi inspiré, entre séquences hautement spirituelles et ponctuations plus fulgurantes. Le saxophoniste est dans une période de lâcher-prise avec les harmonies complexes et superposées. La suite le mènera même vers un abandon de l'harmonie occidentale. Ici, Coltrane est en pleine transition et la cohésion entre les quatre musiciens est invariablement renversante. Blue World propose notamment de nouvelles prises de titres gravés pour ses albums de 1960 : son tubesque Naima, qui illuminait l’album Giant Steps, mais aussi Village Blues et Like Sonny, deux pièces figurant sur son Coltrane Jazz. Sans être aussi essentiel que Crescent et A Love Supreme, Blue World reste un superbe document concocté par un quartet incapable de produire de l’anecdotique. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Warner Records

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Un riff de guitare brutal, un harmonica marécageux et une batterie binaire, aucun doute, dès ses vingt premières secondes, Why Me? Why Not lâche le morceau : le disque zouk ou downtempo de Liam Gallagher n’est pas pour aujourd’hui… Après deux honnêtes albums durant la parenthèse Beady Eye (2009 – 2014), la moitié la plus azimutée d’Oasis a publié son premier disque orné de son seul nom (As You Were). A 45 ans passés, le Mancunien rappelait, à ceux qui les avaient oubliées, ses obsessions 60's. Mais ses chansons avaient surtout du panache car souvent délestées d’arrangements ou d’enluminures potentiellement superflues. Deux ans plus tard, il amplifie cette sensation brute et directe avec un Why Me? Why Not totalement en phase avec ce qu’on peut attendre de lui. Lennonesque comme jamais sur Once, McCartnesque au possible sur Halo, Liam Gallagher sait même faire du Oasis sans Noel sur Be Still. Sans surprise, il ne réinvente certes pas la roue, ne révolutionne rien, mais s’attelle à peaufiner ses acquis et surtout son écriture. Du bon boulot. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Folk - Paru le 20 septembre 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de  The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Blues - Paru le 27 septembre 2019 | Provogue

Hi-Res
La guerre dans sa tête ? Quel que soit l’état d’esprit de Beth Hart à l’automne 2019, la tigresse californienne a toujours affiché un vrai tempérament de battante, griffant à tout-va sans se vautrer dans les clichés. Avec l’album War in My Mind, elle peaufine son cocktail rock’n’blues’n’soul assez classique en abattant la carte de l’introspection et de la tempête sous son crâne. « Plus que sur n'importe lequel de mes précédents disques, je suis plus ouverte à être moi-même sur ces chansons. J'ai emprunté un chemin vers la guérison et suis désormais plus à l'aise avec mes ténèbres, mes côtés étranges et toutes ces choses dont j'ai honte, ainsi que celles qui me font me sentir bien. » Sur des compositions comme Bad Woman Blues, Let It Grow ou Woman Down, Hart vide son sac – sans overdose de pathos – et laisse sa voix surpuissante devenir, encore plus qu’à l’accoutumée, cet aimant imparable qui tracte chaque mot, chaque phrase et chaque refrain. Cerise sur le gâteau, Rob Cavallo, derrière sa console, trouve l’équilibre parfait pour signer une production efficace mais jamais racoleuse. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 11 octobre 2019 | Warner (France)

Hi-Res
Impossible d’être déçu par un album d’Erik Truffaz tant chaque enregistrement du trompettiste est un périple sensoriel toujours dense, riche et surtout dépaysant. Et Lune rouge ne déroge pas à la règle, conçu avec ses fidèles Benoît Corboz, Marcello Giuliani et le batteur Arthur Hnatek. Sur les murs du studio d’enregistrement, ils ont accroché les vinyles du quartet depuis vingt ans. Pas comme des trophées mais plutôt les fragments d’une mosaïque en cours. « Pour ce disque, nous avions envie de choses nouvelles. Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments… Nous avons improvisé tout un tas de petites chroniques qui servent de charnières entre les compositions. » Le matériau final est trituré, étendu, coupé, remonté, jusqu’à obtenir cette envoûtante BO atmosphérique ponctuée de rock ici, de dub là ou d’ambient un peu plus loin. Une séquence répétitive s’éclipse pour un passage lyrique et Truffaz n’oublie jamais de faire rentrer beaucoup d’air et d’espace dans cette musique au ralenti qui déforme le temps, l’espace et les conventions stylistiques. Même son jeu se déconnecte du plancher des vaches pour toper le soleil. Et la filiation avec Miles Davis s’estompe encore plus qu’à l’accoutumée. Magique. © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Infectious Music

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« Pour moi, la musique et la performance, ce sont des actes théâtraux. Les sorcières et les fantômes, c’était assez bien pour Shakespeare, alors c’est aussi bien pour moi. » C’est ainsi que Frank Black alias Black Francis, leader des Pixies depuis plus de trente ans, définit son credo artistique. Credo qui informe la direction prise par le septième album studio du groupe préféré de feu Kurt Cobain : Beneath the Eyrie est un hommage à l’american gothic dans toute sa splendeur lugubre, truffé de références au folklore anglo-américain (St Nazaire, Daniel Boone, Silver Bullet) et aux cultures surf et skate (Los Surfers Muertos, Long Rider). On y retrouve les Pixies en forme, avec leur signature musicale : riffs de basse imposants, sonorités latino/surf et guitares acoustiques. A l’image de On Graveyard Hill, déjà un incontournable dans la discographie post-retrouvailles de ce groupe mythique. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 20 septembre 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res
Après des années difficiles ponctuées par un bras de fer juridique avec sa maison de disques, ainsi que des problèmes de santé, Stephan Eicher a concocté un magnifique album ayant la curieuse particularité d’être tantôt apaisé, tantôt acerbe. Certes, dans l’ensemble, c’est une sensation de douce harmonie qui surnage dans Homeless Songs : les mélodies simples et rayonnantes d’Eicher, renforcées par des arrangements pudiques et tendres (piano, guitare sèche, formation de cordes réduite…), fusionnent à la perfection avec les textes écrits en français, anglais et suisse-allemand. Ces derniers sont signés pour beaucoup par l’indéboulonnable Philippe Djian. Mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences car certaines de ces tendres ritournelles étaient à l’origine un pied de nez à sa maison de disques – laquelle avait réduit de 60 % le budget de cet album, ce qui avait amené Stephan Eicher à lui livrer 12 chansons pour une durée totale de… 12 minutes !Quelques vestiges de cette querelle sont donc visibles dans Homeless Songs, notamment la chanson Broken, d’une durée de 43 secondes. Cette concision extrême ainsi que le titre du morceau expriment à eux seuls la souffrance et la colère du chanteur pendant cette période compliquée. Né un ver ressemble également à une charmante blague. Et dans Si tu veux que je chante, Eicher s'adresse frontalement à son label. D’autres chansons au format plus classique et à la tonalité plus sereine trament l’album. Ce sont très souvent de petits chefs-d’œuvre de simplicité et de délicatesse, destinés à passer à la postérité : Toi et ce monde, Monsieur - Je ne sais pas trop, Prisonnière. À noter également un trio avec Miossec et Axelle Red (La fête est finie). Quelques mois seulement après Hüh ! (album de reprises de ses tubes, revisités avec le concours d’une fanfare rock balkanique), Stephan Eicher retrouve ses musiciens habituels pour offrir un opus apparemment serein, mais qui cache en réalité un relief aussi contrasté que ses Alpes natales. © Nicolas Magenham/Qobuz
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53

Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Blue Note

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Son 15e sera 53 ! « Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que j’ai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion, j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque, j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge ! » Une feuille de route parfaitement suivie par Jacky Terrasson sur ce 15e disque en leader en quelque trente ans de carrière…Mais cette fois, ce maître de la reprise opte pour ses propres compositions (« Cette façon que j’ai de totalement m’accaparer un morceau en le faisant passer dans un processus de déconstruction formel et stylistique qui renouvelle la perception qu’on peut en avoir, j’ai toujours pris un malin plaisir à me livrer à ce genre de transformation, c’est ma griffe en quelque sorte. »). Seize plages aux formes volontairement ramassées à la manière de chansons et magnifiées par des arrangements denses et précis. Capable de flamboyances pyrotechniques comme de susurrements touchants au creux de l’oreille, le brillant Terrasson assume l’influence de ses grands maîtres comme Keith Jarrett dans le bien nommé Kiss Jannett for Me, ou Ahmad Jamal dès le The Call d’ouverture. Comme il alterne entre le groovy sur le très pop This Is Mine (d’après le thème de Charlie Chaplin Smile) et le lyrique avec la ballade La Part des anges. Mieux encore, Jacky Terrasson cite Mozart sur Lacrimosa d’après un extrait du Requiem. Quel éclectisme !Pour mieux souligner cette richesse kaléidoscopique, il s’offre plusieurs sections rythmiques : Géraud Portal/Ali Jackson, Sylvain Romano/Gregory Hutchinson et Thomas Bramerie/Lukmil Perez. Un besoin de diversité sans doute, pour donner corps concrètement aux différentes facettes de ses compositions. A se demander si Jacky Terrasson n’aurait tout simplement pas signé l’un de ses plus grands disques… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note Records

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Le label Blue Note a accueilli tant de musiciens précurseurs, géniaux et révolutionnaires, que l’arrivée de Bill Frisell dans la maison fondée en 1939 par Alfred Lion et Max Margulis n’a rien de vraiment surprenant. À 68 ans, le guitariste américain reste non seulement le plus passionnant de sa génération mais sans doute l’un des plus novateurs et influents. Au point que depuis plusieurs années, Frisell a ressenti le besoin naturel d’abattre les frontières stylistiques qui le cantonnaient au rayon jazz. Son répertoire mêle désormais tradition jazz et folk et il s’autorise des escapades en terres country voire rock. Ce premier album Blue Note est on ne peut plus à l’image de ce Frisell insaisissable, se laissant porter au gré des rencontres et surtout des envies. Avec son vieil ami violoncelliste Hank Roberts (ils étaient ensemble à la Berklee School of Music de Boston en 1975 !), la chanteuse Petra Haden, fille de Charlie avec qui il collabore depuis le début des années 2000, et le guitariste, bassiste et chanteur Luke Bergman, Bill Frisell a conçu cet Harmony comme un assemblage singulier de jazz folk chambriste porté par les harmonies vocales. Une lecture atypique et intime des musiques classiques américaines symbolisée notamment par la présence du traditional Red River Valley et du standard Lush Life de Billy Strayhorn. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 4 octobre 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Trois ans après My Woman sur lequel elle coupait de plus en plus le cordon avec ses tutélaires influences (Cat Power, Hope Sandoval de Mazzy Star, Kate Bush, PJ Harvey) et mouchetait son indie folk de grunge, d’Americana et de sonorités vintage, Angel Olsen signe un album plus soyeux, chatoyant, voire luxuriant. Aucune concession commerciale dans ce magnifique All Mirrors, mais plutôt l’envie de tremper son art dans des eaux… moins troubles ? Le son est nettement plus gros, les arrangements davantage travaillés et l’instrumentation va même jusqu’aux cordes, là aussi impeccablement dosées. Comme Annie Clark alias St Vincent, Olsen mêle puissante explosion de fureur et forte acceptation de soi, boostée par des mélodies impressionnantes. L’Américaine est aussi très à l’aise pour passer d’une ambiance sombre à une séquence presqu’enjouée. Une richesse stylistique qui s’apprécie au fil des écoutes. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Metal - Paru le 30 août 2019 | RCA Records Label

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Comme tous les albums de Tool depuis Ænima, Fear Inoculum est inclassable. Il faudra probablement réviser les impressions d'aujourd’hui tant les chroniques, qui se sont multipliées à propos de 10,000 Days, l’album précédent, se sont avérées contradictoires depuis sa commercialisation au printemps 2006. En revanche, ce qui est certain, c’est que Tool déchaîne les passions. Le monde se divise entre ceux qui réclament son intégration au rock progressif et ceux qui estiment qu’il est à associer au rock alternatif ; ceux qui sont convaincus qu’il est encore aujourd’hui un groupe de metal (ou alt metal) et ceux qui crient haut et fort qu’il a trahi la cause depuis bien longtemps…Disons-le tout net, cette fois, deux ou trois écoutes suffiront pour mettre tous les camps d’accord sur une chose... leur désaccord. Fear Inoculum est tout sauf un retour aux racines ni une version revue et corrigée de l’une ou l’autre des productions tooliennes. En tenant compte des virgules ou intermèdes sonores chers au groupe, les musiciens se sont donné une marge d’expression qui va du plus simple (délicat arpège de guitare, légère nappe de percussions, ligne de chant murmurée ailleurs ou encore envolées de guitare toutes en harmonies subtiles…) au plus élaboré (des successions de rythmiques complexes, des variations de tempo multiples, avalanches de riffs, vocaux acrobatiques…). Seule évidence : ce qui prime avant tout pour Maynard James Keenan, Justin Chancellor, Dany Carey et Adam Jones, c’est la charge émotionnelle et non le pur déballage technique.Tool n’est certainement pas le premier groupe à avoir tenté le mariage de la carpe et du lapin, mais avec Fear Inoculum, tout porte à croire qu’il y est parvenu, avec une production qui est à la fois très expérimentale et très abordable. Il se rapproche donc nettement plus du dernier A Perfect Circle, Eat The Elephant, que de Puscifer, pour n’évoquer que les frasques de Keenan. Sinon, l’album aura tout pour trouver grâce aux oreilles des fans de Cure, de R.E.M, de Peter Gabriel, de David Bowie, de Pink Floyd, d’Iron Maiden, de King Crimson, de Prong, de Ministry, de Nine Inch Nails, de Porcupine Tree et d’un paquet d’autres, quel que soit leur champ d’action. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Rap - Paru le 21 juin 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res
Nekfeu la joue mélancolique sur ce troisième album. Désabusé par le succès, au bord de la dépression en France (suite à des problèmes de labels et d’amour) et bloqué sur une feuille blanche, il s’est envolé pour le Japon, les Etats-Unis et la Grèce (son pays d’origine), dans le cadre du tournage de son film documentaire racontant l’histoire du nouvel album, diffusé juste avant sa sortie. A la fin du dernier morceau de son précédent disque Cyborg, on entendait une voix japonaise nous invitant à Tokyo. Elle est reprise le long de ce nouvel opus et installe un fil rouge narratif. Il invite d’ailleurs en featuring la chanteuse japonaise Cristal Kay sur le morceau Pixels et même Vanessa Paradis sur le plus pop Dans l’univers. Parmi les autres guests, on trouve un morceau aérien avec Damso sur Tricheur, ou un titre plus technique avec Alpha Wann sur Compte les hommes, à la sauce de leur ancien groupe en commun 1995. Touche originale, dans Voyage léger, il convie la star du rap français Niska, connu pour ses gimmicks délirants, non pas pour un couplet mais uniquement pour les backs, ce qui a fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Au final, Nekfeu sort un solide 18 titres, qui se révèle assez varié entre rap dur (Étoiles vagabondes, Ciel noir) et morceaux plus chantés (Dans l’univers, Alunissons), pour un public toujours plus brassé. © Armand Dupont/Qobuz
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Classique - Paru le 11 octobre 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret
Royalement ouverte par Jordi Savall, la connaissance de la musique de Marin Marais est désormais au répertoire de tous les violistes. Avec elle, c’est toute la mélancolie du XVIIe siècle finissant qui est représentée par les très nombreuses pièces composées par Marais pour la Chambre du roi, dont il avait la charge. Le Deuxième Livre de pièces de viole présenté dans ce nouvel album, enregistré entre 2015 et 2018, date de 1701, période largement postérieure à la mort du surintendant Lully et correspondant aux tristes années de fin du règne de Louis XIV, devenu alors austère et bigot. Dans ce Deuxième Livre, Marin Marais dresse tout un catalogue de l’âme humaine et rend un émouvant hommage à ses maîtres disparus, Lully et Jean de Sainte-Colombe. Très volumineux, ce Deuxième Livre comporte pas moins de 142 pièces ordonnées par tonalité, permettant aux musiciens de constituer des suites à leur gré. L’esprit général est à la grandeur et au monumental avec des harmonies quelquefois très osées, comme si Marin Marais voulait en imposer à ses jeunes concurrents dans le petit monde parisien de la viole de gambe. François Joubert-Caillet à la viole règne sur l’ensemble belge L’Achéron, constitué d’une basse de viole et d’un riche continuo formé par une harpe, un théorbe, une guitare et un clavecin. © François Hudry/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 20 septembre 2019 | naïve

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cet album, quasiment achevé au moment où Rachid Taha passait de l’autre côté du miroir, peut s’entendre comme le flash-back qui traverse l’esprit de celui qui affronte sa dernière heure. Je suis Africain compile les meilleurs moments de sa carrière et présente un inédit qui donne son titre à l’objet. On y retrouve intacts l’esprit, la poésie et les ingrédients stylistiques qui ont nourri l’œuvre de cet artiste unique et indispensable à son temps. Cet album en forme de retour aux sources est le fruit d’une connivence avec Toma Feterman, pilier des formations balkano-punk La Caravane Passe et Soviet Suprem, et accoucheur de ces ultimes chansons. On entend l’écho du leader engagé de Carte de Séjour dans le rythm'n'blues oriental d’ouverture (Ansit), où il pourfend les fachos en arabe dans le texte. Puis Aïta souligne le courage des migrants. On retrouve aussi le gardien de l’esprit de la chanson franco-maghrébine façon Mazouni (Ecoute-moi camarade) avec Minouche, ainsi que le pionnier de l’électro-rock arabe avec les brûlots Andy Whaloou et Like a Dervish.Comme avec Jeanne Added dans Zoom (2013), le rocker féministe pointe le futur en nous faisant découvrir le chant puissant et habité de la Suisse-Algérienne Flèche Love, qui hante le morceau Whadi. Dans le morceau-titre, le militant redessine la carte du panafricanisme en citant les héros de ce mouvement, nés aussi bien dans un des pays du continent premier qu’en Jamaïque, aux Etats-Unis ou en Europe. L’homme sincère à l’humour provocateur se met à nu dans Strip tease et, en éternel amoureux, clôt l’histoire sur un pied-de-nez avec Happy End. Maintenant que sa discographie officielle s’achève avec ce tonique et émouvant Je suis Africain, on peut affirmer que Rachid Taha n’a jamais produit de mauvais disque ni cessé d’évoluer tout au long de son remarquable parcours. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz