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Les albums

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Classique - À paraître le 1 novembre 2019 | Ricercar

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Classique - À paraître le 25 octobre 2019 | Ricercar

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Classique - Paru le 11 octobre 2019 | Ricercar

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Royalement ouverte par Jordi Savall, la connaissance de la musique de Marin Marais est désormais au répertoire de tous les violistes. Avec elle, c’est toute la mélancolie du XVIIe siècle finissant qui est représentée par les très nombreuses pièces composées par Marais pour la Chambre du Roi dont il avait la charge. Le Deuxième Livre de pièces de viole présenté dans ce nouvel album, enregistré entre 2015 et 2018, date de 1701, période largement postérieure à la mort du surintendant Lully et correspondant aux tristes années de fin du règne de Louis XIV, devenu alors austère et bigot. Dans ce Deuxième Livre, Marin Marais dresse tout un catalogue de l’âme humaine et rend un émouvant hommage à ses maîtres disparus, Lully et Sainte-Colombe. Très volumineux, ce Deuxième Livre ne comporte pas moins de cent quarante-deux pièces ordonnées par tonalité, permettant aux musiciens de constituer des suites à leur gré. L’esprit général en est à la grandeur et au monumental avec des harmonies quelquefois très osées comme si Marin Marais voulait en imposer à ses jeunes concurrents dans le petit monde parisien de la viole de gambe. François Joubert-Caillet à la viole règne sur l’ensemble belge L’Achéron, constitué d’une basse de viole et d’un riche continuo formé par une harpe, un théorbe, une guitare et un clavecin. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 4 octobre 2019 | Ricercar

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Classique - Paru le 27 septembre 2019 | Ricercar

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Classique - Paru le 6 septembre 2019 | Ricercar

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Conçu dans une passionnante perspective historique, cet album raconte en musique l’invention du violon à Crémone et son développement à Venise où on commence à l’utiliser au début de l’ère baroque, vers 1600. Petit à petit, la « viola da braccio » est modifiée et perfectionnée par des luthiers inventifs comme les Amati, puis leurs héritiers Guarneri et Stradivari. Ces nouveaux instruments sortent des ateliers de Crémone et de Brescia, en Italie du nord. Avant Corelli, dont les œuvres vont inonder toute l’Europe, Giovanni Gabrieli, Biagio Marini, Salomone Rossi, Giovanni Legrenzi ou encore Francesco Cavalli composent les premières œuvres pour violon(s). Créé en 2001 en Belgique par la violoniste Stéphanie de Failly, l’ensemble Clematis (du nom d’une fleur agréablement odorante qui symbolise idéalisme et créativité) se consacre principalement à la découverte des répertoires méconnus du XVIIe siècle : italien, allemand et français. L’ensemble se consacre en particulier au développement italien du répertoire pour violon, comme l’illustrent les enregistrements dédiés à Carlo Farina d'une part et à Giovanni Battista et Tomaso Antonio Vitali d'autre part. Stéphanie de Failly a notamment enregistré la célèbre Ciaconna de Vitali d'après le manuscrit original, rendant à cette partition toute son originalité baroque. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 21 juin 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Compositeur admiré par ses contemporains, Josquin Desprez (ca.1450-1521) était un artiste solitaire qui sublimait dans ses chansons le caractère mélancolique et l’élégance emblématique de la Renaissance. Pour son premier projet discographique, le duo Dulces Exuviae explore l’intimité de ces chansons sous une lumière nouvelle : les suaves mélodies embellies par des ornements sont accompagnées par le luth, laissant une place importante à l’improvisation. La musique en ressort d’autant plus vivante, délicate et riche d’émotion. © Ricercar
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Cantates sacrées - Paru le 14 juin 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Après avoir exploré les motets conservés des ancêtres de Johann Sebastian Bach, Vox Luminis et Lionel Meunier réalisent ici l’enregistrement des compositions vocales sacrées accompagnées d’instruments, des pièces qui s’apparentent encore aux principes du « concert spirituel » (Geistliches Konzert) ou qui, par leur structure en plusieurs parties, peuvent appartenir aux débuts du genre de la cantate sacrée. C’est à travers Johann Sebastian soi-même que l’on doit la connaissance de ses ancêtres musiciens. Vers l’âge de cinquante ans, il éprouve le besoin de collecter et de retracer la généalogie de sa famille, probablement originaire de Hongrie, où le meunier Vitus Bach emportait toujours avec lui un petit cistre pour aller moudre son blé. Les œuvres de la famille Bach présentées ici représentent les premières cantates sacrées allemandes avec celles de Bruhns, Buxtehude ou Pachelbel. On y entend des œuvres des prédécesseurs pour aboutir à une des premières œuvres similaires de Johann Sebastian, sa cantate Christ lag in Todesbanden BWV 4, considérée depuis longtemps comme l’une de ses premières compositions dans le genre. Outre la similitude frappante avec la forme de la cantate éponyme de Pachelbel, cette composition contient de très nombreux éléments dont les modèles se trouvent notamment dans les oeuvres de ses ancêtres. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 7 juin 2019 | Ricercar

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On ne sait à peu près rien de ce Johannes de Lymburgia qui officiait dans la région de Vicenza, en Italie du Nord, vers 1430. Il a laissé des motets, des hymnes, des antiennes et des parties de messes, ainsi que de très beaux exemples de chants strophiques en latin associés à la tradition italienne des laudes. Le manuscrit utilisé pour cet enregistrement est conservé dans la très riche bibliothèque du Musée de la musique à Bologne. Il contient quarante-six compositions en latin attribuées à ce mystérieux musicien. Certaines de ces compositions étaient devenues peu lisibles à la suite de l’utilisation d’une encre acide lors d’une restauration malhabile réalisée au début du siècle dernier. C’est une meilleure connaissance de ce répertoire et la collaboration de l’informatique qui ont permis de reconstituer ce manuscrit assez dégradé. Selon Baptiste Romain, chanteur, instrumentiste et directeur de l’ensemble Le Miroir de musique qui a réalisé le présent enregistrement, ce précieux manuscrit est une source particulièrement importante pour faire avancer nos connaissances de cette musique lointaine qui circulait alors en Italie du Nord au début du XVe siècle, qu’elle soit originaire d’Europe du Nord (Lymburgia était d’origine flamande), de Vénétie ou d’Angleterre. Situé entre deux compositeurs aussi importants que Ciconia et Dufay, Johannes de Lymburgia semble avoir occupé une position centrale à l’époque. Cet album constitue un premier pas vers sa découverte et sa réhabilitation. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 5 avril 2019 | Ricercar

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C’est à ces disciples de Sweelinck que Bernard Foccroulle dédie ce nouvel enregistrement qui vient compléter son anthologie du répertoire baroque d’Allemagne du Nord entamée il y a quelques années. La musique de Jacob Praetorius et de Melchior Schildt est à la fois l’héritage de la tradition luthérienne, dans laquelle l’usage des chorals est primordiale, et le reflet des influences diverses et principalement italiennes qui annoncent l’explosion du stylus fantasticus de la fin du XVIIe siècle. © Ricercar
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Musique vocale sacrée - Paru le 15 mars 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Créés à la fin de la Renaissance et fer de lance de la Contre-Réforme sous la houlette de Philippe Neri, les oratoires étaient des institutions destinées aux fidèles pour pratiquer des exercices spirituels, où la musique représentait le ferment d'émotion le plus propice à l'élévation des âmes. En naîtra un répertoire abondant dont la « diversité de formes et de styles est résumée dans ce programme riche en inédits, articulé autour de cinq psaumes de pénitence anonymes. [...] Partagées entre une soprano et un ténor (poignant Domine ne in furore), ces pièces hautes en couleur se déploient sur un continuo profus, avec lirone, luths et un instrument admirable : l’orgue renaissant de l’église muséale de Trevi. Marc Meisel, organiste imaginatif au toucher délicat, s’y distingue également [...] Ce pur « théâtre spirituel » abonde en pépites aux éclats chamarrés [...] Lambert Colson s’est entouré d’une phalange de chanteurs et surtout d’instrumentistes hors pair. [...] » (Diapason, mai 2019 / Denis Morrier)
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Musique concertante - Paru le 1 février 2019 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La vie de Nicolas Chédeville (1705-1782) couvre exactement l’âge d’or de la vielle et de la musette. Contemporain d’un « art de vivre » qui se prélasse et folâtre dans une nature idéalisée à l’imitation de l’ancienne Arcadie, ses œuvres participent d’un univers sonore qui fait d’une société idéalisée un théâtre d’opéra pour des héros en quête de passé... C’est en 1739 qu’il édite Les Saisons amusantes, concertos d’Antonio Vivaldi mis en musique pour les musettes et les vielles. Il s’agit de transcriptions de concertos tirés d'Il Cimento dell armonia e dell’inventione. Outre des adaptations pour la vielle de trois concertos des Quatre Saisons (Printemps, Automne et Hiver), Chédeville complète cette année bucolique avec trois autres concertos (Les Plaisirs de l’été, La moisson et Les Plaisirs de la Saint-Martin), dont il emprunte le matériel musical à d’autres concertos du même recueil vivaldien. Tobie Miller, impressionnante virtuose de la vielle à roue, dont le premier enregistrement chez Ricercar ("La Belle vielleuse") a reçu un accueil très élogieux, aborde ici ce répertoire avec une spontanéité communicative. © Outhere Music« [...] Tobie Miller, à la vielle à roue, est impressionnante, dans un cahier qui semble composé sur mesure. » (Diapason, avril 2019 / Olivier Fourés)
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Classique - Paru le 11 janvier 2019 | Ricercar

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Quelle misère que cet incendie en 1735 qui détruisit la bibliothèque du château de Rudolstadt en Thuringe : l’écrasante majorité des manuscrits de Philipp Heinrich Erlebach y partirent en fumée, et sur le millier d’œuvres rassemblées, seuls 70 survécurent aux flammes, dont des opéras, des cycles annuels complets de cantates, des messes, des oratorios. Quelques copies disséminées de ci, de là, existent encore, et l’on ne peut que se lamenter amèrement que la majorité des manuscrits n’aient existé que sous forme d’un unique autographe. Bon… inutile d’en rajouter. Saluons la parution de ces six sonates en trio pour violon, viole de gambe et basse continue, sous les doigts de l’ensemble L’Achéron de François Joubert-Caillet qui tient ici la basse de viole du continuo. Le style et l’écriture d’Erlebach emprunte dans une large proportion aux nouveautés italiennes et françaises dont l’Allemagne fera ses délices, y compris un Bach ; ces six sonates se réclament tout particulièrement de l’Italie, ainsi qu’en témoignent les prénoms indiqués sur l’édition de 1694, « Filippo Henrico ». Virtuosité, élégance, esprit, raffinement, tout y concourt à faire d’Erlebach un chaînon manquant entre les premiers baroques allemands que furent Schein ou Schütz et le grand Jean-Sébastien. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le présent enregistrement tente de mettre en musique les enseignements du traité de diminution de Silvestro Ganassi, Fontegara, paru à Venise en 1535. Cet ouvrage reste une énigme pour différentes raisons, car il est dénué des exemples musicaux nécessaires à la mise en pratique des recommandations. Et aucune de ses propres compositions n’a jamais été retrouvée. Pour mémoire, l’art de la diminution consiste à relier les notes de la partition par des figures plus ou moins virtuoses (selon la longueur de la note inscrite), figures considérées alors comme des « diminutions » des valeurs rythmiques initiales. Là où la partition indique une note, l’exécutant en improvise de 2 à 32, mélangeant rythmes et contours mélodiques ; en fait de diminution, on augmente le nombre de notes par rapport à l’écrit, en diminuant les valeurs. La partition devient une sorte squelette qui sera alors « habillé » de différents types d’ornements. Dans cette perspective, Silvestro Ganassi donne de multiples conseils sur le souffle, l’articulation et de nombreux doigtés de substitution. L’ensemble Le Concert brisé a mis à l’épreuve les propositions de la Fontegara, sur divers répertoires que Ganassi a pu connaître tout au long de sa vie : musiques improvisées issues des années 1400, et compositions franco-flamandes des années 1480 à 1520. Cipriano de Rore, Adrian Willaert, Nicolas Gombert, Jacques Arcadelt et d’autres sont ici revisités selon les principes exacts (à moins qu’ils ne soient spéculatifs, car parfois très hardis… allez savoir) de leur contemporain Ganassi. Un fascinant exercice de restitution historique, confié aux flûtes à bec, au cornet muet, aux gambes, à la sacqueboute, au cornet à bouquin, au continuo et bien sûr à la voix. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 9 novembre 2018 | Ricercar

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Vraiment, ce Telemann, il aura trempé dans tous les genres ! Voici une belle sélection de pièces pour vents, plus précisément des trompes de chasse et des trompettes, avec adjonction de quelques hautbois et bassons. Autrement dit, de la musique de plein air, destinée à accompagner des parties de chasse ou des exercices militaires. Telemann – ainsi que Maximilian Fiedler – empruntent tout autant au langage musical militaire, à celui de la chasse, qu’à celui des danses de cour (souvent précédées d’une ouverture à la française), dans un mélange truculent de sonorités qui devaient réjouir les petits soldats et les grands chasseurs. Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser au Royal Fireworks de Haendel, conçus pour le même genre d’effectif et dans un idiome très similaire. On entend ici des trompettes naturelles, des cors naturels, des hautbois et des bassons copies d’instruments baroques, sous les doigts et surtout les lèvres de l’Ensemble Eolus dont c’est le premier album. On leur souhaite la bienvenue discographique, en attendant la suite des événements qui promet d’être tout aussi réjouissante. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 2 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Considérant qu’il a écrit quelque 115 opéras (dont au moins 70 nous sont parvenus), quelque 800 cantates en tout genre, des symphonies et des sérénades à la pelle, des dizaines d’œuvres liturgiques diverses et variées, Alessandro Scarlatti reste très peu joué de nos jours : c’est presque un célèbre inconnu, si l’on veut. L’album se penche sur quelques-unes de ces innombrables cantates, presque toutes conservées à l’état de manuscrit, et dont une partie non négligeable appartient au genre arcadien, c’est-à-dire que les sujets touchent cette aimable mythologie bucolique développée à la Renaissance, celle des nymphes et des bergers d’Arcadie – une région du centre du Péloponnèse, en Grèce. Amours, trahisons, retrouvailles sont ici décrits à travers des cantates solo pour les unes – soprano ou baryton – mais aussi quelques cantates en dialogue pour les deux voix. Les accompagnements font appel au seul continuo pour certaines, à deux violons et continuo pour les autres… Tout porte à croire qu’à l’époque de leur composition, ces pièces contemporaines étaient destinées à la récréation de la noblesse qui les jouait dans ses palais, surtout pendant les nombreuses périodes de l’année où l’Eglise interdisait toute sorte de représentation en public. Et sans doute étaient-elles jouées une ou deux fois puis oubliées… Les voici sorties de l’oubli, par la soprano Deborah Cachet et le baryton Nicolas Achten qui, en plus de chanter, mène son ensemble Scherzi Musicali et joue du théorbe, de la harpe triple et de l’orgue. © SM/Qobuz« Fallait-il la personnalité hors normes de Nicolas Achten pour rendre vie de manière convaincante aux cantates d’Alessandro Scarlatti ? Cet album expose avec brio l’intérêt d’avoir les mains dans le cambouis du continuo pour donner tout son sens à cette musique. [...] Son baryton a des lumières de ténor, et des graves peu étoffés. On s’y habitue vite, l’oreille étant saisie par l’animation des mots et la mobilité des notes. » (Diapason, janvier 2019 / Loïc Chahine)  
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Ricercar

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Rien ni d’anglais ni d’anglican dans ce premier album du claveciniste Yoann Moulin, un disciple d’Olivier Baumont, Kenneth Weiss, Pierre Hantaï, Skip Sempé et Blandine Verlet – quel pedigree ! En réalité, le titre est emprunté à une pièce de Samuel Scheidt, Cantilena Anglica Fortunae, une variation sur le thème anglais Fortune, my for, autrement dit : « Fortune, mon ennemie ». L’album entier alterne entre Scheidt et Scheidemann, deux compositeurs d’Allemagne du Nord : Scheidemann resta trente ans en poste à Hambourg (et ne composa pratiquement que pour le clavier, ou du moins seule sa musique d’orgue et de clavecin nous est-elle parvenue), Scheidt vécut toujours en Saxe et en Brandebourg et écrivit dans tous les genres alors en vogue dans la région, instrumentaux, vocaux, profanes et sacrés. Leurs pièces pour clavecin représentent la fusion parfaite entre la rigueur germanique, et les nouvelles tendances plus libres et mélodiques en provenance d’Italie. Yoann Moulin a choisi un superbe clavecin, copie moderne d’un Ruckers de 1615, avec « feintes brisées », autrement dit des touches noires « doubles » permettant de mieux faire résonner les chromatismes, car en effet un ré dièse n’est pas la même chose qu’un mi bémol, et dans le tempérament ancien ici utilisé, la chose est quasiment indispensable si l’on souhaite éviter bon nombre d’accords sonnant faux ! © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 21 septembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Lauréat du Concours du MA Festival de Bruges en 2017, le violoniste russe Evgeny Sviridov consacre son premier enregistrement aux sonates de Giuseppe Tartini. Héritier de la tradition baroque du début du XVIIIe siècle, Giuseppe Tartini développe des conceptions techniques bien plus audacieuses que celles de ses prédécesseurs, préparant ainsi le violon au langage du répertoire classique. Son traité est un modèle pour Leopold Mozart et sa réputation est encore très vivante à l’époque romantique, où l’on continue à propager l’anecdote de son rêve durant lequel le Diable lui avait suggéré l’exécution des fameux trilles réputés impossibles. © Ricercar« [...] Les fameux trilles rongent le tissu musical jusque dans les positions les plus inconfortables : étourdissante de dextérité, cette main gauche galopant sur toute l’étendue du manche ! La main droite n’est pas en reste, qui distribue les pleins dolents et les déliés frivoles au gré des humeurs. Plus entreprenant que le violoncelle, le clavecin s’autorise de délicieux écarts arpégés. Idéal pour approfondir notre connaissance de Tartini… et nous rappeler que son œuvre ne se limite pas qu’à la Sonate "Les Trilles du diable". » (Classica, novembre 2018 / Jérémie Bigorie)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 17 août 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 étoiles de Classica
Élevé dans la tradition franco-flamande mais nourri au lait du madrigalisme italien de la Renaissance dès l’âge de dix-huit ans environ, Jacques Arcadelt (1507-1568) nous a laissé bon nombre de splendeurs dont on ne mesure l’importance que depuis bien peu de temps. Saluons donc chapeau bas ce superbe album rassemblant le Chœur de Chambre de Namur, l’ensemble Doulce Mémoire et la Cappella Mediterranea, pour donner non pas une intégrale, bien sûr, des madrigaux, chansons et motets d’Arcadelt, mais un très large choix des plus stupéfiantes parmi ces pièces. Ce sont donc des madrigaux des Premier et Quatrième Livres publiés lors de ses années italiennes vers 1540, des chansons des divers Livres de Chansons publiés vers 1550 à 1565 lorsqu’il vécut à Paris, et des motets de diverses époques de la carrière – surtout italienne, un peu français aussi puisqu’il se déplaça de cour en cour au gré des emplois, des assassinats politiques, des changements d’alliances et, de manière générale, de l’invraisemblable chaos entre les divers pouvoirs de l’époque. En guise de clin d’œil, on entend aussi un Ave Maria « d’après Arcadelt », en réalité un faux de Louis Dietsch, compositeur du XIXe siècle, et le cocasse Ave Maria d’Arcadelt … de Liszt d’après le faux Dietsch, pour orgue seul, un exercice de retour aux sources anciennes comme on aimait à les imaginer à l’époque romantique. On est même en droit de se demander si Saint-Saëns n’utilisa pas la tête du thème principal pour le recycler dans la Symphonie « avec orgue », d’ailleurs. © SM/Qobuz
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Cantates sacrées - Paru le 22 juin 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La majorité des œuvres ici proposées par l’Ensemble Clematis et le contre-ténor Paulin Büntgen proviennent de la riche collection Düben, conservée à l’Université d’Uppsala. Ce Gustav Düben était, au XVIIe siècle, maître de chapelle de la cour de Suède ; il avait réuni ces partitions, essentiellement manuscrites, des compositions de nombreux auteurs allemands, français, italiens et baltes. C’est l’une des plus importantes sources du répertoire luthérien du XVIIe siècle, d’autant qu’elle contient de nombreuses partitions en unicum. Parmi les compositeurs présentés, certains furent disciples ou héritiers de Schütz, mais il faut rappeler que les compositeurs allemands de l’époque – en particulier Schein, Franz Tunder (qui fut le maître de Buxtehude) ou Johann Fischer – furent considérablement influencés par le baroque italien. On remarquera la présence de deux Bach sur cet album : Johann Michael (1648-1694) et Johann Christoph (1642-1703), des cousins au deuxième degré de Jean-Sébastien. Le Lamento de Johann Christoph Bach – que le cousin qualifiait de « compositeur profond » – est sans aucun doute l’une des compositions les plus célèbres du répertoire allemand sacré d’alors. Comme dans tout ce répertoire, le rôle des cordes reste primordial. Cet air sacré fait usage des nombreux effets descriptifs du texte, telle une « peinture en musique » : les termes les plus saillants (pleurer, soupirer, couler etc.) sont soulignés par des effets vocaux ou instrumentaux analogues. Ce Lamento est sans nul doute le modèle parfait de la forme de l’aria à da capo dont Johann Sebastian Bach ferait grand usage dans ses œuvres sacrées. À ce programme de musique vocale sont jointes quelques pièces instrumentales dont la fonction peut être assimilée à la musique d’église. © SM/Qobuz

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