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Bandes originales de films - Paru le 13 septembre 2009 | Maverick

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Rock - Paru le 25 août 2009 | Maverick

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Hard Rock - Paru le 25 août 2009 | Maverick

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Dance - Paru le 25 novembre 2008 | Maverick

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Pop - Paru le 15 août 2008 | Maverick

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Dance - Paru le 16 juin 2008 | Maverick

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Pop - Paru le 20 mai 2008 | Maverick

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Pop - Paru le 20 mai 2008 | Maverick

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Pop - Paru le 20 mai 2008 | Maverick

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Pop/Rock - Paru le 26 août 2007 | Maverick

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Pop - Paru le 2 avril 2007 | Maverick

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Alternatif et Indé - Paru le 9 mars 2007 | Maverick

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Pop - Paru le 26 janvier 2007 | Maverick

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Pop - Paru le 19 décembre 2006 | Maverick

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Pop - Paru le 7 novembre 2006 | Maverick

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Pop - Paru le 6 novembre 2006 | Maverick

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Rock - Paru le 30 octobre 2006 | Maverick

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Alternatif et Indé - Paru le 30 octobre 2006 | Maverick

Livret
Il est loin le temps du juvénile Adrenaline, au son cru, débordant d’ennui craché, de guitares acérées, de fragilité et de rage mêlées. Deftones a fait évoluer peu à peu son metal vers des sonorités plus éthérées, ce qui était déjà contenu, à l’état embryonnaire, dans ce premier album (avec, notamment, le morceau-fantôme, « Fist »). Si Deftones (2003) avait déçu, comparativement au splendide White Pony (2000), ce cinquième album semble, quant à lui, marquer un véritable pas en avant de la part d’un groupe qui est de moins en moins brutal et de plus en plus envoûtant.   Chino Moreno n’est, au fond, jamais meilleur que lorsqu’il sait délaisser ses hurlements d’écorché (ce qu’il a compris, y recourrant plus parcimonieusement) pour un chant mélodique, intensément expressif, parfois éblouissant. Et le groupe jamais meilleur sans doute que lorsqu’il donne chair à l’émotion dont le chant fournit le squelette. Ici, la basse est vrombissante, vibrante, bondissante et jette aux tripes ses ondes chaudes ; la guitare alterne entre broderies mélodiques du meilleur effet et orages de férocité ; le batteur impressionne encore par sa capacité à jongler entre puissance et délicatesse, entre vélocité et douceur. Quant au DJ, il est celui qui achève de donner forme aux morceaux, avec ses discrètes nappes de synthé et ses touches trip-hop (comme sur les deux précédents albums, il est certainement à l’origine du seul morceau trip-hop du disque, cette fois-ci « Pink Cellphone »).   Divers sans jamais être incohérent (ce qui est surprenant pour un enregistrement qui a nécessité cinq studios et s’est étalé sur environ un an et demi), Saturday Night Wrist est traversé par une mélancolie sourde, prenant tour à tour la forme d’éclats de colère et de nervosité (« Rapture », « Rats ! Rats ! Rats ! »), de tristesse languide (« U, U, D, D, L, R, L, R, A, B, Select, Start »), de rêverie (le sombre« Pink Cellphone », le brumeux « Cherry Waves ») ou d’envolées aériennes (presque tous les morceaux, mais surtout « Beware »,« Xerces », « Hole in the Earth »).   Jamais sans doute le groupe n’avait paru si audacieux. Dans la lignée de White Pony, il met à profit les influences new wave (celle du Cure de Disintegration, notamment, qui est évidente)et electro, qu’il approfondit. Cela donne lieu à de belles surprises, comme l’instrumental (une première pour le groupe) ambiant « U, U, D, D, L, R, L, R, A, B, Select, Start », à la batterie jazzy et aux forts accents post-rock, évoquant Mogwai, voire Tortoise ; comme aussi le très beau « Beware », qui démarre lentement avec un bourdonnement et des cordes de guitare caressées, pour s’envoler dans les airs avant de conclure dans une lourdeur massive digne du meilleur doom metal. Seul « Mein », le single en duo avec Serj Tankian (System Of A Down), est en dessous du niveau global de l’album.   Si Deftones est connu pour être un « groupe de scène », aux concerts intenses et énergiques, Saturday Night Wrist semble attester les capacités de création d’un vrai groupe de studio, que la scène ne parvient pas à rendre (et c’est pourquoi le groupe joue davantage des compositions agressives que mélodiques, notamment parce que Chino Moreno y chante souvent faux et préfère hurler). Ce cinquième album pourrait, avec le temps, être considéré comme un des meilleurs.   © ©Copyright Music Story Guillaume Mougel 2016
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Country - Paru le 28 octobre 2006 | Maverick

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Alternatif et Indé - Paru le 25 octobre 2006 | Maverick

Il est loin le temps du juvénile Adrenaline, au son cru, débordant d’ennui craché, de guitares acérées, de fragilité et de rage mêlées. Deftones a fait évoluer peu à peu son metal vers des sonorités plus éthérées, ce qui était déjà contenu, à l’état embryonnaire, dans ce premier album (avec, notamment, le morceau-fantôme, « Fist »). Si Deftones (2003) avait déçu, comparativement au splendide White Pony (2000), ce cinquième album semble, quant à lui, marquer un véritable pas en avant de la part d’un groupe qui est de moins en moins brutal et de plus en plus envoûtant.   Chino Moreno n’est, au fond, jamais meilleur que lorsqu’il sait délaisser ses hurlements d’écorché (ce qu’il a compris, y recourrant plus parcimonieusement) pour un chant mélodique, intensément expressif, parfois éblouissant. Et le groupe jamais meilleur sans doute que lorsqu’il donne chair à l’émotion dont le chant fournit le squelette. Ici, la basse est vrombissante, vibrante, bondissante et jette aux tripes ses ondes chaudes ; la guitare alterne entre broderies mélodiques du meilleur effet et orages de férocité ; le batteur impressionne encore par sa capacité à jongler entre puissance et délicatesse, entre vélocité et douceur. Quant au DJ, il est celui qui achève de donner forme aux morceaux, avec ses discrètes nappes de synthé et ses touches trip-hop (comme sur les deux précédents albums, il est certainement à l’origine du seul morceau trip-hop du disque, cette fois-ci « Pink Cellphone »).   Divers sans jamais être incohérent (ce qui est surprenant pour un enregistrement qui a nécessité cinq studios et s’est étalé sur environ un an et demi), Saturday Night Wrist est traversé par une mélancolie sourde, prenant tour à tour la forme d’éclats de colère et de nervosité (« Rapture », « Rats ! Rats ! Rats ! »), de tristesse languide (« U, U, D, D, L, R, L, R, A, B, Select, Start »), de rêverie (le sombre« Pink Cellphone », le brumeux « Cherry Waves ») ou d’envolées aériennes (presque tous les morceaux, mais surtout « Beware »,« Xerces », « Hole in the Earth »).   Jamais sans doute le groupe n’avait paru si audacieux. Dans la lignée de White Pony, il met à profit les influences new wave (celle du Cure de Disintegration, notamment, qui est évidente)et electro, qu’il approfondit. Cela donne lieu à de belles surprises, comme l’instrumental (une première pour le groupe) ambiant « U, U, D, D, L, R, L, R, A, B, Select, Start », à la batterie jazzy et aux forts accents post-rock, évoquant Mogwai, voire Tortoise ; comme aussi le très beau « Beware », qui démarre lentement avec un bourdonnement et des cordes de guitare caressées, pour s’envoler dans les airs avant de conclure dans une lourdeur massive digne du meilleur doom metal. Seul « Mein », le single en duo avec Serj Tankian (System Of A Down), est en dessous du niveau global de l’album.   Si Deftones est connu pour être un « groupe de scène », aux concerts intenses et énergiques, Saturday Night Wrist semble attester les capacités de création d’un vrai groupe de studio, que la scène ne parvient pas à rendre (et c’est pourquoi le groupe joue davantage des compositions agressives que mélodiques, notamment parce que Chino Moreno y chante souvent faux et préfère hurler). Ce cinquième album pourrait, avec le temps, être considéré comme un des meilleurs.   © ©Copyright Music Story Guillaume Mougel 2016