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Les albums

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Classique - Paru le 1 septembre 1979 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Recording dates: 21-22 mars 1979 Recording place: Lurs, Notre-Dame des Anges Sound engineering: Jean-François Pontefract Remastering engineer: Alexandra Evrard (2019)
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Classique - Paru le 1 janvier 1978 | harmonia mundi

Hi-Res
Recording dates: septembre 1977 Recording place: Boughton Aluph Saints Church Sound engineering, editing: Alberto Paulin Production: Deller Recordings Remastering engineer: Alexandra Evrard (2019)
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Opéra - Paru le 24 mai 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Grand admirateur du génial peintre Francisco de Goya en qui il voyait un des plus dignes représentants du caractère espagnol, Enrique Granados composa en 1911 un cycle de pièces pour piano, les Goyescas, en hommage au peintre madrilène. « Je suis amoureux de la psychologie de Goya », écrivait Granados, « de sa palette, de sa personne, de sa muse, la duchesse d'Alba, des disputes qu'il avait avec ses modèles, de ses amours et de ses liaisons. Ce rose blanchâtre des joues qui contraste avec le velours noir ; ces créatures souterraines, les mains perle et jasmin reposant sur des chapelets m'ont possédé. » C’est à la demande de l’Opéra de Paris que Granados compose ce bref opéra sur la base de ses propres pièces pour piano qu’il orchestre et amplifie. La Première Guerre mondiale va compromettre le projet, et c’est finalement le Metropolitan Opera de New York qui verra, en 1916 et avec l’assentiment de l’Opéra de Paris, la création de cet opéra riche en couleurs, d’une écriture élégante et raffinée. On y trouve nulle trace de musique andalouse ou arabo-andalouse, mais plutôt une inspiration provenant de la culture et de la musique du Madrid de l’époque de Goya, entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe. Granados met au point un style populaire idéalisé en revitalisant les modèles historiques. Enregistré en public lors d’un concert donné au Barbican Center de Londres en janvier 2018, sous la direction de Josep Pons auquel on doit tant de remarquables enregistrements de musique espagnole, cet opéra si plaisant bénéficie d’une distribution ibérique et d’un orchestre anglais, celui de la BBC. On admirera une fois de plus la versatilité des formations londoniennes capables de s’adapter à tous les styles avec aisance et virtuosité. © François Hudry/Qobuz
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Symphonies - Paru le 10 mai 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Retour aux sources. Les Siècles ont travaillé sur les manuscrits de Budapest, Hambourg et Weimar, en étroite collaboration avec les Éditions Universal, la musicologue Anna Stoll Knecht et Benjamin Garzia, pour nous offrir, sur les instruments de la création de l’œuvre et de manière inédite, la seconde version (Hambourg/Weimar 1893-94) de la Première Symphonie de Mahler. Présenté comme un poème symphonique en deux parties et cinq mouvements, cette Titan ne cessera d’essuyer de sévères critiques au fil de ses évolutions. Cette reconstitution passionnante à bien des égards témoigne du génie de l’un des plus grands symphonistes de l’époque moderne ! © harmonia mundi« L'éveil aux sens et à la nature, remis au cœur de la symphonie par François-Xavier Roth et les coloristes des Siècles, fera se soulever de leur siège les mahlériens les plus blasés. » (Diapason, juin 2019)
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Classique - Paru le 15 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
Depuis la saison 2014-2015, Vadym Kholodenko (Médaille d’Or du Concours Cliburn de 2013) est le premier « artiste-partenaire » de l’Orchestre Symphonique de Fort Worth. Après un premier volume consacré aux Opus 16 et Opus 55 (Nos. 2 et 5), il complète son intégrale des concertos pour piano de Prokofiev avec trois oeuvres dont la composition s’étale en 1911 et 1930. Elles connurent des destins les plus ouverts : la popularité maximale du Troisième s’oppose à l’accueil mitigé réservé au Quatrième, « l’autre » concerto pour la main gauche. © harmonia mundi
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Classique - Paru le 8 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Tous deux fauchés par la mort à moins de quarante ans, l’un par la tuberculose et l’autre par la syphilis, Weber et Schubert ont laissé des sonates pour piano qui ont été longuement oubliées, voire inconnues des pianistes et du public. Le mal est réparé pour Schubert grâce à des pianistes pionniers comme Artur Schnabel ou Wilhelm Kempff, mais il reste encore du travail pour les œuvres pianistiques de Carl Maria von Weber dont l’opéra Der Freischütz occulte presque tout le reste de sa production. Il faut des musiciens exceptionnels pour faire revivre des musiques oubliées et c’est tout l’intérêt de ce disque de Paul Lewis dont on aime tant les interprétations de Beethoven et de Schubert pour son éditeur français harmonia mundi qui lui est fidèle. Weber fut, en même temps que Beethoven, un des premiers virtuoses du piano au début du XIXe siècle. Son éblouissante technique est perceptible dans cette Sonate n° 2 en la bémol majeur qui alterne la virtuosité et une écriture classique qui ouvre la porte au romantisme dans lequel les compositeurs allaient s’engouffrer après lui. La Sonate en si majeur D. 575 consacre les vingt ans de Schubert, l’année où il s’émancipe de la tutelle de ses parents pour devenir un compositeur très productif avec tous les aléas représentés par une carrière d’artiste indépendant à cette époque. Un couplage passionnant et inédit représentant le début du romantisme avec des compositeurs qui s’appréciaient mutuellement, mais dont les styles sont diamétralement opposés. La lumière vive et le panache pour Weber, la mélancolie chevillée à l’âme pour Schubert. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 18 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Mélodies (France) - Paru le 11 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Premier jalon d’une série de publications qui vont fêter les 40 ans des « Arts Flo » fondés par William Christie en 1979, ce nouvel album, enregistré à la Philharmonie de Paris en 2016, est consacré aux airs sérieux et à boire du XVIIe siècle français. Suivront la captation en son et en images du Couronnement de Poppée de Monteverdi présenté au Festival de Salzbourg 2018 ou encore l’ambitieuse intégrale des Madrigaux de Carlo Gesualdo dirigés par Paul Agnew qui reprend peu à peu la direction de l’ensemble, nouvelles parutions qui souligneront aussi le retour vers Harmonia Mundi, l’éditeur « historique » des Arts Florissants et de son fondateur. Le présent enregistrement symbolise parfaitement la carte du Tendre de ce XVIIe siècle énamouré, peuplé de bergers amoureux, de jolies bergères pas toujours chastes, et de gentils oiseaux. À peine dégagés des chansons polyphoniques de la Renaissance, les compositeurs français, très influencés par leurs collègues italiens, produisent des “airs de cour” qui seront parmi les éléments constitutifs de l’opéra français. Les compositeurs les plus représentatifs de ce courant musical sont réunis dans cet album présentant Marc-Antoine Charpentier, mais aussi Michel Lambert, auteur d’airs sérieux, ou encore Sébastien Le Camus, qui deviendra vite un des musiciens favoris des salons parisiens. Ce sont eux qui dominent les productions qui circulaient sous forme imprimée ou manuscrite, ou encore dans des périodiques comme Le Mercure galant. Heureux temps que cette France-là, quand c’est l’Amour, le sincère Amour, qui l’emporte toujours sur l’adversité et les jalousies. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 7 décembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
L’originalité de cet enregistrement, qui présente quand même des œuvres plus qu’archi-présentes au disque, est que l’orchestre Les Siècles joue sur instruments de l’époque, en l’occurrence l’époque à laquelle Debussy écrivit ces chefs-d’œuvre. La remarque est plus particulièrement pertinente pour les bois et les cuivres, dont les mécanismes et les sonorités aux alentours des années 1900 étaient réellement différentes, plus incisives peut-être, plus différentiées en tous les cas, ce qui pour une musique boisée comme celle de Debussy offre un véritable plus dans l’équilibre orchestral. Par ailleurs, le nombre de cordes reste raisonnable, de manière à ne jamais engouffrer les vents comme c’est hélas assez souvent le cas pour de grands orchestres internationaux. L’auditeur pourra ici entendre cette musique comme Debussy l’entendait, ou du moins aurait sans doute souhaité l’entendre car en son temps, les orchestres et les chefs n’avaient pas toujours la compréhension de son langage ou de l’infinie palette de ses couleurs. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 30 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À l’aube de ses quarante ans, le pianiste espagnol Javier Perianes peut s’enorgueillir d’une carrière plus qu’éblouissante. Carnegie Hall, Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris, Gewandhaus de Leipzig, La Roque d’Anthéron, sont parmi les lieux qui l’accueillent régulièrement. Barenboim et Larrocha furent ses maîtres. Il affectionne particulièrement le grand répertoire français de Debussy et Ravel, même s’il n’en fait en aucun cas une spécialité ou une niche – ses précédents enregistrements l’ont porté vers Beethoven, Mompou, Schubert ou Granados. Le voici précisément dans ce monde français, avec le Premier Livre des Préludes de Debussy puis les trois Estampes, le sommet du piano du compositeur, que Perianes distille avec immense art de la couleur instrumentale, de la respiration et des contrastes, une magnifique violence que contrebalance une cristalline transparence à chaque instant, réclamée par la partition. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | harmonia mundi

Enregistré en 1997, cet album est consacré aux Laudes de sainte Ursule de Hildegard von Bingen. Saint Ursule, née de la mythologie chrétienne du IXe siècle, transformée et surtout amplifiée au XIIIe lorsqu’on lui adjoignit les onze mille vierges martyres (sachant qu’au XIIe siècle la ville comptait environ trente mille habitants, on se demande où trois siècles plus tôt on aurait pu trouver onze mille dames dans l’état en question… certains pensent qu’il s’agit d’une erreur de traduction, les onze mille étant en réalité onze ; d’autres qu’Ursule avait pour compagne une certaine Undecimille, nom rare et qui se pourrait traduire par « onze mille »), faisant l’objet d’une grande vénération à Cologne au Moyen Âge. Hildegard von Bingen ne pouvait qu’être attirée par cette sainte, réelle ou imaginaire, et elle écrivit donc ces psaumes et antiennes à la gloire des onze mille et une vierges-martyres. Le manuscrit, le célèbre Codex de Dendermonde, contient les textes mais aussi quelques indications musicales, de sorte que Marcel Pérès, à la tête de son ensemble Organum, pouvait ressusciter les lignes monodiques sans trop d’errance. Enregistrement de 1996, dont voici la très bienvenue réédition. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | harmonia mundi

Quasiment contemporains l’un de l’autre – nés tous deux dans les années 1150, morts vers 1210 et 1230 respectivement – Léonin et Pérotin furent les principaux représentants de ce que l’on appelle dorénavant l’École de Notre-Dame, puisqu’ils furent tous deux actifs comme musiciens dans la cathédrale, un édifice encore en plein chantier initial. Ils furent à la base de la polyphonie plus tardive, s’éloignant toujours plus du principe de l’organum (une ligne de chant doublée à intervalle fixe à la quinte ou à la quarte, note pour note) qui régissait la musique liturgique antérieure et le plain-chant. Le contrepoint avec mouvements contraires commençait à naître, et nous pouvons nous estimer heureux que suffisamment de manuscrits nous soient parvenus qui illustrent ce passage de l’ancien au nouveau. L’ensemble Organum de Marcel Pérès nous propose un bel éventail de pièces des deux maîtres de musique, ainsi que quelques pièces anonymes de la même époque, consacrés de près ou de loin à la nativité de la Vierge Marie. Le moment le plus étonnant, fondateur sans doute de l’idée de polyphonie, est l’Alléluia à trois voix de Pérotin, dont la première page de la partition se trouve d’ailleurs sur l’article Wikipedia consacré au compositeur : l’auditeur pourra ainsi voir sur pièces quel monumental travail de lecture et de compréhension exige la restitution de cette musique vieille de quelque huit cent ans. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | harmonia mundi

Entre 1099 et 1291 exista en Palestine le royaume de Jérusalem, haut-lieu de pèlerinages – et de croisades… – et dont les templiers assurèrent la protection pendant les deux siècles de leur existence en tant qu’ordre religieux et militaire, jusqu’à leur brutale éradication en 1311. Or, il se trouve à Chantilly un précieux manuscrit du XIIe siècle, écrit dans la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem, reprenant les pratiques liturgiques des Templiers ; en tant qu’ordre à la fois religieux et militaire, leur musique ne peut que refléter à la fois les durs accents guerriers tout autant que ceux d’une inébranlable foi dans la légitimité de la mission qu’ils s’étaient confiés – une sorte d’abnégation de soi mêlée de rigueur absolue. L’ensemble Organum de Marcel Pérès a donc choisi parmi ses voix les plus sonores, les plus amples, celles que l’on imaginerait aisément accompagner une croisade des armes et des âmes, que rien ne ferait reculer. L’enregistrement évite soigneusement la monotonie – après tout, ces pièces ne sont pas destinées au concert ni à être données à la file l’une de l’autre ! – en alternant monophonie, lignes mélodiques accompagnées de bourdons vocaux, organum parallèle (les voix se meuvent dans le même sens, mais à un intervalle fixe, quinte ou quarte), répons et quelques éléments de la polyphonie la plus ancienne qui soit. Les voix elles-mêmes cherchent bien sûr la très grande sonorité, il s’agissait de faire savoir aux infidèles qu’on était dans les parages ! Un enregistrement venu du fin fond des temps, fascinant et envoûtant. Réédition d’un enregistrement de 2006, réalisé dans la somptueuse acoustique de l’abbaye de Fontevraud. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res
Le Codex Calixtinus fut compilé jusqu’en 1140, au cours de plusieurs décennies pendant lesquelles les rédacteurs rajoutaient de nouveaux miracles attribués à saint Jacques le Majeur, le saint patron de Compostelle. Ce précieux manuscrit comporte un bon nombre de lignes musicales assez précises, avec leur texte, de sorte que Marcel Pérès et son Ensemble Organum peuvent nous en donner une lecture d’une grande authenticité. Certes, on ne sait pas exactement comment chantaient les moines de l’époque, et Pérès a semble-t-il privilégié le style de chant traditionnel connu de nos jours sous le vocable « chant à la corse » (quand bien même on est principalement dans la monodie ici, et non pas dans la polyphonie) plutôt que celui « à la byzantine » avec ses intervalles assez spécifiques. Il rajoute des soutiens de basse profonde, et parfois il superpose deux lignes mélodiques différentes qui illustrent un seul et même texte. L’expérience est des plus stupéfiantes ; et quoi qu’il en soit de l’authenticité, il y a fort à parier que d’une lecture à l’autre y compris au XIIe siècle, les différences auraient été considérables en fonction de l’effectif, des capacités des chanteurs individuels, de leur niveau de compréhension et leur interprétation des éléments non-écrits qu’il convenait de compléter selon la tradition et les usages du moment. Enregistrement réalisé en 2005. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | harmonia mundi

Lorsqu’en 1997 parut la version de la Messe de Notre-Dame de Machaut par Marcel Pérès et l’Ensemble Organum, le tollé ne fut pas loin d’être général. Pérès proposait une approche radicalement différente de la tradition d’interprétation qui prévalait jusqu’alors : diapason bien plus bas pour une sonorité plus sombre, choix des voix (certaines appartenant à la tradition vocale corse !), voix d’hommes uniquement, ornementations improvisées beaucoup plus libres, refus de quelque instrument que ce soit... Sa lecture semblait dès lors très sauvage, presque populaire – dans le sens : chanté par tout un chacun, et non par des voix lyriques surentraînées –, terrienne, les quelques écarts de justesse se justifiant par l’aspect spontané. D’aucuns reprochèrent à Pérès de confondre les styles – comme si en 1360, Machaut avait à sa disposition un ensemble de chanteurs ou de moines stylistiquement unifiés, empreints de tradition, à une époque où l’Ars nova commençait seulement à fixer – avec ô combien d’imprécision ou de liberté encore – les écrits musicaux, alors que l’habitude était de se transmettre de bouche à oreille les mélodies, les thèmes, les usages ! Pérès choisit, bien évidemment, la prononciation latine « à la française » de l’époque, très éloignée de la prononciation romaine plus tardive et qui n’aurait aucune place dans cette musique du XIVe siècle. Vingt ans après son explosive parution, la version d’Organum semble toujours d’une absolue modernité. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 23 novembre 2018 | harmonia mundi

Précisons-le tout de suite : il ne s’agit pas ici d’œuvres sacrées de l’époque de l’École de Notre-Dame, mais de pièces de cette époque telles qu’elles étaient données à Notre-Dame aux XVIIe et XVIIIe siècles. Différence considérable, ne serait-ce que dans la prononciation du latin, ici restitué « à la française » (le u se prononce comme dans lustucru, ti se dit comme dans titi parisien, etc.). Par ailleurs, Marcel Pérès et son ensemble Organum, auquel s’adjoignent voix de garçons des Pages de la Chapelle, entrecoupe cette célébration de Noël par des improvisations à l’orgue d’après le plain-chant tel que développé par Campra : c’est exactement le rite parisien – gallican, en quelque sorte – du Grand Siècle, tellement différent du rite romain de la même époque. Bien sûr, les chants restent monophoniques (avec parfois un bourdon vocal à la basse), mais c’est malgré tout une vision du plain-chant fort baroque. L’enregistrement des morceaux d’orgue a été réalisé sur l’orgue Cliquot de Houdan, construit en 1734. Enregistrement réalisé voici une trentaine d’années, dont voici la réédition très attendue. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 16 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
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Duos - Paru le 9 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
À l’époque où Mozart composa ses premières sonates pour violon et clavier, en 1778, l’usage était plutôt d’écrire des sonates pour piano avec accompagnement de violon, où la partie de violon reste assez modeste, suffisamment pour ne pas rebuter les acheteurs de ces partitions : les amateurs éclairés. Or, Mozart prend le contre-pied de cette habitude et s’aventure dans un monde nouveau, celui des véritables duos dans lesquels les deux instruments sont sollicités d’égale manière. Toutefois, il évite l’excès inverse qui serait de développer des quasi-concertos pour violon dans lesquels le piano n’aurait qu’un rôle accompagnateur. On trouve donc ici l’équilibre parfait entre les deux compères, en l’occurrence Isabelle Faust au violon et Alexander Melnikov au clavier ; ce dernier joue ici une copie d’un forte-piano viennois de 1795 signé Anton Walter. La balance sonore n’en est que plus parfaite, car trop souvent, ces sonates, lorsque jouées au piano, penchent un peu trop en faveur du clavier, ou bien, le violoniste doit forcer. On entendra ici deux sonates écrites à Paris, peu après la mort de la mère de Mozart qui l’avait accompagné pour ce voyage, puis une de 1787 écrite dans le sillage de la mort de Leopold Mozart ; pourtant le compositeur semble toujours garder le sourire, quand bien même un sourire empreint d’une tendre nostalgie dans le cas de la Sonate en mi mineur K. 304. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 26 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Comme tant d’autres de ses œuvres, la Cinquième Symphonie de Mahler provoqua surtout des réactions négatives lors de sa création en 1904. Les comptes rendus attestent que les auditeurs de l’époque jugèrent l’œuvre désagréablement « moderne » et « bruyante », tandis que les spécialistes autoproclamés eurent bien du mal à en comprendre l’orchestration révolutionnaire et la structure apparemment chaotique. Il n’est toutefois pas entièrement surprenant que l’œuvre ait suscité des réactions aussi négatives. Au début du XXe siècle, le genre de la symphonie était encore incarné par Beethoven et Brahms, de sorte que les audaces formelles de Mahler ne pouvaient qu’être considérées comme étranges, voire grotesques. Le compositeur lui-même reconnaissait que sa Cinquième Symphonie était conceptuellement trop en avance sur son temps. Ainsi qu’il l’écrivait ainsi à Alma : « Si je pouvais en diriger la création cinquante ans après ma mort… ». Voici un nouvel enregistrement signé Daniel Harding et l’Orchestre de la Radio Suédoise, non pas cinquante mais cent ans après la mort du compositeur, qui avait mille fois raison : la Cinquième Symphonie est ambitieuse. Et pourtant, considérée avec une telle distance, elle n’est pas aussi incohérente qu’elle ne le semble au premier abord : depuis la marche funèbre initiale jusqu’à l’apothéose finale, la musique trace un récit sur grande échelle, per aspera ad astra. En passant par l’angélique Adagietto si célèbre. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 5 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Nouvelle livraison de cette splendide collection du label harmonia mundi à l’occasion du centenaire de la mort de Claude Debussy commémoré en 2018. Il s’agit là de ses œuvres ultimes écrites en pleine guerre comme pour affirmer sa spécificité française. C’est l’époque où la France redécouvrait ses clavecinistes des XVIIe et XVIIIe siècles et où l’on commençait à éditer les œuvres de Couperin et de Rameau. Debussy avait projeté d’écrire six sonates pour divers instruments comme on le faisait autrefois jusqu’aux six quatuors de l’Opus 18 de Beethoven. La mort ne lui permit pas de terminer son travail interrompu après les trois œuvres réunies sur cet enregistrement. Curieusement, la même chose arrivera à Camille Saint-Saëns, et plus tard dans le XXe siècle, à Francis Poulenc. Comme pour les autres albums de cette collection, la réunion des meilleurs musiciens de l’écurie harmonia mundi nous vaut des interprétations de très haut niveau. Isabelle Faust et Alexandre Melnikov donnent à la Sonate pour violon et piano une vision mystérieuse, rêveuse où l’angoisse n’est jamais loin. C’est la dernière œuvre écrite par un Debussy aux portes de la mort qui n’avait cependant rien perdu d’une ironie grinçante faisant dire à ses proches que cette œuvre « sera intéressante à un point de vue documentaire de ce qu’un homme malade peut écrire durant une guerre ». La Sonate pour flûte, alto et harpe est diaphane, aérienne et poétique à souhait avec Magali Mosnier, Antoine Tamestit et Xavier de Maistre. Quant à la Sonate pour violoncelle et piano, elle trouve ici, sous les doigts de Jean-Guihen Queyras et Javier Perianes le climat vaporeux et élégant des toiles de Watteau qui inspirèrent Debussy à travers la poésie de Verlaine, un de ses poètes préférés et dont l’atmosphère des Fêtes galantes imprègne plusieurs de ses œuvres. Musique parfois à la limite du silence et dont il faut savoir saisir les non-dits et les allusions à la commedia dell’arte comme à une Espagne rêvée. Des goûts réunis à la manière de Debussy en quelque sorte. © François Hudry/Qobuz

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