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Les albums

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Classique - Paru le 25 octobre 2019 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 18 octobre 2019 | harmonia mundi

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Connaissez-vous Albert de Rippe ou Alberto da Ripa, Alberto da Mantova ou encore Alberto Mantovano ? Grâce à ce nouvel album du luthiste Paul O’Dette enregistré à Québec en 2016, nous savons que c’était un des plus importants luthistes et compositeurs de la Renaissance. Né vers 1500 à Mantoue ou à… Ripa (actuellement Riva di Suzzara), il entra, très jeune, aux côtés de bon nombre d’artistes italiens dont Léonard de Vinci, au service du roi de France François Ier, qui lui octroya des terres dans la Dombes et des dons supplémentaires en espèces. Cette reconnaissance royale saluait certainement la qualité exceptionnelle de la musique du compositeur italien, auteur de très nombreuses Fantaisies, mais aussi d’arrangements de chansons en vogue et de danses multiples. Rippe ayant vraisemblablement refusé l’édition de ses œuvres pour les garder à part soi, c’est grâce aux copies de son élève Guillaume Morlaye qu’elles nous sont parvenues. La musique de Rippe est également d’une grande richesse expressive, complétée par une technique d’écriture très aboutie qui produit des sonorités riches et pleines. Ne se contentant pas, comme la plupart de ses contemporains, d’accords de trois notes, Rippe explore son instrument avec de riches combinaisons harmoniques contenant cinq à six notes, imitant ainsi la luxuriance d’un chœur important. Amoureux passionné de la musique de Rippe, Paul O’Dette a souhaité offrir la plus grande variété possible du répertoire de cette époque, concluant son disque par une pièce étonnante, La Séraphine, dont on ne connaît pas précisément l’auteur, mais dont on a tout lieu de penser qu’elle est bien du maître lui-même. © François Hudry/Qobuz
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Violoncelle solo - Paru le 6 septembre 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le violoncelle a toujours eu la faveur des musiciens français, et ce dès son invention dans les années 1660 en Italie où il supplante peu à peu la viole de gambe. Deux Parisiens, les frères Duport, écrivent les premières sonates pour le nouvel instrument et publient un Essai sur le doigté qui jette les bases de la technique du violoncelle. C'est aujourd'hui encore un ouvrage de référence. Ainsi, l’« école française du violoncelle » a essaimé dans le monde entier avec, au XXe siècle, des personnalités comme Maurice Maréchal, Pierre Fournier, André Navarra, Paul Tortelier, Maurice Gendron, et se porte à merveille de nos jours grâce à l’éclosion de nombreux talents. Héritière de cette longue lignée, personnalité rayonnante et chaleureuse, Emmanuelle Bertrand se passionne pour toutes les musiques : elle travaille Tout un monde lointain avec le compositeur (Dutilleux), suscite et crée des œuvres nouvelles. Pour cet enregistrement, elle a choisi un violoncelle baroque, avec cordes en boyau, et le diapason à 415 Hz. C’est l’instrument qui impose la voie à suivre ici et non l’interprète. Cette dernière a en effet découvert une liberté nouvelle dans l’approche de ces pages qu’elle joue, comme tous les violoncellistes, depuis l'enfance. Mûrie pendant de longues années, son interprétation des Six Suites pour violoncelle seul s’est pleinement concrétisée avec ce bel instrument vénitien du début du XVIIIe siècle. © François Hudry/Qobuz

Classique - Paru le 10 mai 2019 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 26 avril 2019 | harmonia mundi

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Oratorios sacrés - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Record of the Month - Choc de Classica
Le visuel de la pochette est explicite. On y voit le titre de l’album s’inscrivant dans l’ouverture béante du plafond en caissons du Panthéon de Rome. On ne saurait mieux dire, ou décrire, puisque Charpentier a puisé l’inspiration de ses « Histoires sacrées » lors de son séjour dans la Ville Éternelle. Après celle de Lully, c’est à nouveau l’expérience italienne qui va séduire la Cour de France avec ce genre d’oratorio latin que Charpentier rapportera à Paris. Le goût de la théâtralité si fortement ancré dans l’esprit de Charpentier va trouver son point culminant avec ces « histoires » dont le récit est confié à un narrateur (Historicus), à des chanteurs solistes et à un grand chœur avec quelques instruments solistes. Le corpus si original de Charpentier rend aussi hommage à trois femmes vierges et martyres, Judith la veuve héroïque, Madeleine la pénitente et Cécile la convertie. Trois femmes qui, « hier comme aujourd’hui sont soumises au regard d’une société qui les loue ou les condamne, mais qui les juge, toujours », ainsi que l’écrit Vincent Huguet dans le texte accompagnant cet album. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Semblable au long voyage à pied qui fit cheminer Bach d’Arnstadt à Lübeck, soit quatre cents kilomètres, pour y rencontrer Buxtehude en 1705, la route est encore longue pour le claveciniste-organiste Benjamin Alard qui a entrepris pour harmonia mundi l’enregistrement intégral des œuvres de Johann Sebastian Bach pour claviers. Organiste de l’Église Saint-Louis-en-l’Ile, à Paris, le jeune musicien s’est rapidement imposé comme l’un des plus passionnants interprètes de Bach à l’heure actuelle. Dans ce deuxième volume thématique intitulé « Vers le Nord », il démontre avec une belle éloquence combien l'expérience nord-allemande du jeune Bach s'est révélée inestimable ; le regard attentif sur les œuvres des grands maîtres de l'orgue et l'appétence pour tous genres de musique ont alors su élargir les fondements stylistiques de son écriture pour le clavier. Le large éventail des œuvres présentées, augmenté de pièces de Buxtehude, Reincken et Pachelbel illustre de façon exemplaire la maîtrise d'un maître en devenir. Benjamin Alard est un remarquable interprète de la musique française pour clavier, mais il demeure totalement fasciné par celle de Bach auquel il revient sans cesse. Son projet extraordinaire englobera donc toutes les œuvres pour orgue et celles pour clavecin de Johann Sebastian Bach, accompagnées d’une vaste série de pièces de ses contemporains dans le but de mieux cerner l’évolution et le contexte historique du compositeur. Présentée de manière didactique, cette intégrale raconte aussi la vie de Bach tel une docu-fiction musicale. Ce deuxième volume confirme le sérieux et la haute qualité de cet interprète qui se hisse sans peine aux côtés de ses glorieux aînés. © François Hudry/Qobuz

Classique - Paru le 12 avril 2019 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 29 mars 2019 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 15 mars 2019 | harmonia mundi

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Benjamin Alard a choisi harmonia mundi pour réaliser son projet d’intégrale de l’œuvre pour clavier de Jean-Sébastien Bach. « Il s’agit de la première intégrale du genre exécutée par le même musicien, explique Benjamin Alard. Contrairement aux intégrales encyclopédiques parues à ce jour, mon intention est de présenter la musique pour clavier de Bach en lien avec la chronologie de sa vie, ses influences, ses voyages, ses choix professionnels, organisée de façon symbolique en quatorze chapitres, la somme des lettres de son nom. » Chaque volume est ainsi pensé comme une série d’épisodes qui retracent les grandes étapes de la vie du Thomaskantor de Leipzig. Sur Qobuz, ces épisodes paraissent individuellement avec un appareil éditorial dédié, où Benjamin Alard nous raconte sa vision personnelle de chaque pièce. Enregistré en mai dernier sur l’orgue André Silbermann de Sainte-Aurélie à Strasbourg (1718, restauré par la manufacture Blumenroeder) et sur un clavecin fait par Émile Jobin (inspiré de modèles Ruckers 1612 et Dulcken 1747), cet épisode est consacré au Capriccio sopra la lontananza del fratello dilettissimo. Le Capriccio BWV 992 est une œuvre descriptive qui raconte les différents états de Bach confronté au départ de son frère bien-aîmé, Johann Jakob. Cette pièce, en si bémol majeur pour clavier avec ou sans pédalier, a été composée probablement vers 1704 à Ohrdruf. Bach avait alors environ dix-neuf ans. © harmonia mundi
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Classique - Paru le 22 février 2019 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 22 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] En lisant sur la pochette " orgue de salon Cavaillé-Coll", n'allez pas imaginer un mini-instrument de quelques jeux ! Celui construit en 1865 pour la Villa Maracci à Cologny, et qui orne aujourd'hui le réfectoire de Royaumont, a la taille et les possibilités d'un orgue de concert ou de cathédrale. Le programme le fait entendre surtout en dialogue avec instrumentistes ou chanteurs [...] on félicite l'arrangeur-interprète pour l'habileté avec laquelle il fait d'un grand orgue un instrument de chambre : il inclut l'alto d'Adrien La Marca (excellent) dans un Orpheus de Liszt subtilement adapté d'après la transcription d'Alexander Gottschalg, et sollicite la harpe de Lucie Berthomier pour apporter l'ampleur que mérite le Soir d'hiver de Nadia Boulanger. [...] » (Diapason, avril 2019 / Paul de Louit)
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Classique - Paru le 15 février 2019 | harmonia mundi

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Depuis la saison 2014-2015, Vadym Kholodenko (Médaille d’Or du Concours Cliburn de 2013) est le premier « artiste-partenaire » de l’Orchestre Symphonique de Fort Worth. Après un premier volume consacré aux Opus 16 et Opus 55 (Nos. 2 et 5), il complète son intégrale des concertos pour piano de Prokofiev avec trois oeuvres dont la composition s’étale en 1911 et 1930. Elles connurent des destins les plus ouverts : la popularité maximale du Troisième s’oppose à l’accueil mitigé réservé au Quatrième, « l’autre » concerto pour la main gauche. © harmonia mundi
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Classique - Paru le 1 février 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est avec Joseph Haydn que le pianofortiste sud-africain poursuit sa discographie chez harmonia mundi, après son intégrale des Sonates de Mozart et son partenariat musical avec le chanteur Mark Padmore (Beethoven, Schubert, Schumann). Kristian Bezuidenhout met ici le doigt sur les aspects fantasques et fantaisistes de certaines œuvres de Haydn sous l’influence de Carl Philipp Emanuel Bach dont il disait, avec une certaine tendresse, tout devoir. Ainsi la Sonate en ut majeur (Hob. XVI:48) qui ne doit plus grand-chose à la forme sonate pourtant imposée par Haydn. Nous sommes ici à mi-chemin entre une forme à variations et une fantaisie totalement libre. Quant à la Sonate en ut mineur (Hob.XVI:20), elle exploite tout le potentiel dramatique que peut revêtir la musique pour clavier. Les œuvres tardives présentées sur ce disque sont mises en regard avec des compositions de jeunesse, telle cette Sonate en sol majeur (XVI:6) qui pétille de charme et d’esprit. Deux suites de variations complètent un programme soulignant l’inépuisable force créatrice de Haydn avec cette faculté de se réinventer à chaque œuvre. Une fantaisie dont semble se délecter l’interprète jouant ici un fortepiano de Paul McNulty d’après un instrument viennois d’Anton Walter datant de 1805. © François Hudry/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 11 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Sous le règne de la reine Elisabeth Ire, les fidèles de l’ancienne religion catholique étaient durement traités. Déchirés entre obéissance et conscience, quelques-uns des plus grands compositeurs anglais (Philips, Dering, Dowland) choisirent l’exil. D’autres restèrent en Angleterre dans un isolement spirituel, se comparant aux Israélites en exil à Babylone. Parmi eux se trouvaient Robert White, dont les Lamentations s’inscrivent parmi les plus grands chefs-d’œuvre de la musique anglaise, et William Byrd dont la musique des plus tourmentées se prolonge en quelque sorte dans l’énigmatique Phénix et la colombe de Shakespeare, mis spécialement en musique par Huw Watkins pour stile antico. © harmonia mundi
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Concertos pour violon - Paru le 26 octobre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Dire que le concerto constituerait l’une des formes d’expression favorites de Haydn serait sans doute excessif, voire ridicule. Lui qui a écrit une forte centaine de symphonies, des dizaines de quatuors, de trios, de sonates pour piano, une quinzaine de messes et autant d’opéras, les oratorios que l’on sait… Or, on lui connaît trois concertos pour violon (les autres sont perdus ou apocryphes), deux pour violoncelle (les autres… idem), un pour cor (les autres…), un pour trompette (il n’y a point d’autres) et au mieux une petite dizaine pour piano. Des ouvrages musicalement fascinants, mais dont l’exigence virtuose va du modéré au plutôt difficile. Si, quand même, le Premier Concerto pour violoncelle ne manque pas de grandes difficultés, y compris le jeu rapide dans l’extrême aigu du dernier mouvement, un vrai feu d’artifice. On notera également que la majorité des concertos furent écrits pour Esterházy, en l’occurrence pour les premiers solistes de l’orchestre maison de la cour qu’étaient le Konzertmeister Luigi Tomasini et le premier violoncelle Joseph Weigl. Les accompagnements orchestraux offrent aux solistes de beaux tapis : on pense au délicieux deuxième mouvement du Concerto pour violon en ut majeur, une sorte de jeu de luth des cordes de l’orchestre accompagnant le violon solo, qui devient une sorte de sérénade à la Don Giovanni. Au violon pour cet enregistrement, Amandine Beyer, tandis que le solo de violoncelle est tenu par Marco Ceccato – tous deux membres de l’ensemble Gli Incogniti (Les Inconnus), une phalange à géométrie variable qui joue sans chef. De sorte que tout le monde s’écoute, une manière bien belle – et pas si fréquente à l’orchestre, hélas – de faire la musique. © SM/Qobuz« Taillés sur mesure pour un violoniste italien friand d'agilités dans l'aigu, les deux concertos trouvent enfin un(e) interprète sensible à leur fantaisie autant qu'à leurs raffinements. » (Diapason, décembre 2018)
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | harmonia mundi

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Ah ça non, ce n’est pas à l’accordéon et la viole de gambe que l’on est habitué à écouter les virginalistes anglais tels que Gibbons, Dowland, Hume ou Byrd. Il faut quand même préciser que l’ensemble Les inAttendus nous informe, dès l’énoncé de son nom, qu’il faudra s’attendre à ne s’attendre à rien avant d’avoir écouté. Et il faut avouer que le son de l’accordéon, ainsi joué, se marie tellement avec celui de la viole de gambe qu’on a presque l’impression d’écouter un consort de violes munies d’une soufflerie… En complément de programme, lesdits inAttendus proposent quand même deux pièces modernes qui ont été écrites pour eux, l’une de Philippe Hersant, l’autre de Thierry Tidrow. Comme quoi le format et la sonorité suscite manifestement l’intérêt de nos contemporains : à l’auditeur donc d’adapter son oreille pour les pièces élisabéthaines, et à la tendre pour découvrir ces deux autres morceaux ici donnés en première mondiale discographique. Enfin, précisons que le titre « Poetical Humors » n’a rien à voir avec l’humour (car ce n’est en rien le propos de nos deux compères), il est ici question d’ « humeurs » poétiques. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 7 septembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
D’aucuns – allez, donnons le nom : Stravinsky – ont prétendu que Vivaldi avait écrit cinq cent fois le même concerto, ce qui est radicalement faux. Par contre, personne n’est aller hasarder qu’il aurait écrit cent fois la même sonate, ce qui n’est que justice. Les Six sonates pour violoncelle (ici joué par Jean-Guilhen Queyras) et basse continue – tenue au clavecin/l’orgue, au théorbe et au second violoncelle par Michael Behringer, Lee Santana et Christoph Dangel respectivement – furent publiées à Paris en 1740 d’après un manuscrit alors inédit. Bien sûr, les éditeurs n’allaient pas se fatiguer à payer le compositeur, ni même à rester fidèles au manuscrit : en le comparant avec l’édition, on trouve nombre de « corrections » : un continuo sur-chiffré (mal chiffré aussi), la suppression des augmentations et des diminutions d’intervalles, un rappel à l’ordre de certaines dissonances, rythmes, répétitions, articulations, notes et harmonies, entre autres étourderies – ou plutôt affadissements ! Car le manuscrit offre autrement de richesse que l’édition, sans doute destinée à d’aimables amateurs pas trop aventureux. La vraie musique, elle, offre mille surprises, entre délire chromatique, élégance chorégraphique, farce paysanne, élans lyriques. Bref, le vrai Vivaldi, celui qui s’est mille fois renouvelé d’œuvre en œuvre. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 août 2018 | harmonia mundi

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Classique - Paru le 13 juillet 2018 | harmonia mundi

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Organiste et claveciniste, titulaire de l’orgue Aubertin de l’église Saint-Louis en l’Île, à Paris, où il donne régulièrement des concerts autour de Bach, Benjamin Alard est un surdoué que rien n’arrête. Passionné par l’univers de Johann Sebastian Bach, ce jeune homme « réservé à l’humour subtil » entreprend pour harmonia mundi l’enregistrement intégral des œuvres pour clavier du Cantor. L’entreprise est gigantesque et n’a jamais encore été réalisée par un seul musicien. L’approche, très originale, de Benjamin Alard est fondée sur l’idée de présenter ce vaste catalogue en quatorze chapitres, en lien avec la chronologie personnelle de la vie du compositeur, en décrivant ses influences, ses voyages et ses choix professionnels. Chaque volume sera ainsi pensé comme une série d’épisodes retraçant la vie et l’œuvre du Cantor de Leipzig. Ce premier volume évoque « Le jeune héritier » dont la musique est encore tributaire de celle de ses prédécesseurs présentés au début, tels Georg Böhm, Johann Kuhnau, Tomaso Albinoni, Johann Pachelbel, Girolamo Frescobaldi, Louis Marchand ou Johann Jakob Froberger. Les instruments utilisés pour cette intégrale sont choisis, on s’en doutait un peu, avec un soin particulier. Enregistré en mai 2017, ce premier volume utilise l’orgue Silberman de Sainte-Aurélie de Strasbourg, un superbe instrument construit en 1718 et magnifiquement restauré en 2015 à l’occasion de son troisième centenaire. Quant au clavecin, il s’agit d’un instrument moderne du facteur Émile Jobin, inspiré de modèles de Ruckers et de Dulcken. En jeune homme de son temps, Benjamin Alard accompagne cette intégrale d’une démarche originale ; chaque œuvre est enregistrée et publiée séparément sur des plateformes de streaming et de téléchargement (comme Qobuz), accompagnée de vidéos relayées sur les réseaux sociaux. © François Hudry/Qobuz

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