Les albums

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Musique symphonique - À paraître le 15 mars 2019 | Aparté

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Classique - À paraître le 1 mars 2019 | Aparté

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Classique - Paru le 22 février 2019 | Aparté

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Après avoir exploré la musique des XIXe et XXe siècles, Ophélie Gaillard revient avec son ensemble Pulcinella aux sources baroques pour mettre en lumière Luigi Boccherini, compositeur italien et premier virtuose du violoncelle de l’histoire. Tout comme les Suites de Johann Sebastian Bach, les partitions de Boccherini donnent à l’instrument ses lettres de noblesse. Il est au violoncelle ce que Vivaldi fut, une génération avant lui, au violon. De sa Toscane natale à la Cour du Roi de Prusse, la carrière de ce musicien génial est jalonnée de voyages à travers l’Europe, jusqu’à l’Espagne. Des rythmes de danse endiablés de l’Andalousie à l’atmosphère nocturne des rues de Madrid, Boccherini « croque » en musique ce pays d’adoption. Cet album-portrait en deux volumes explore tous les genres (concertos, sonate, symphonies) et invite l’incontournable soprano Sandrine Piau pour interpréter les pages poignantes de son chef-d’oeuvre vocal, le Stabat Mater. © Aparté/Little Tribeca
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Classique - Paru le 15 février 2019 | Aparté

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Joseph au violon, Justine au violoncelle et Victor au piano ont raflé les récompenses les plus prestigieuses pour une formation de trio, en particulier le premier prix du Concours International Joseph Haydn de Vienne en 2017. Le Trio Metral réunit les membres d’une fratrie, qui sait allier énergie décapante et sensibilité. Ils en témoignent au fil de ce premier album, dédié aux deux trios avec piano de Felix Mendelssohn-Bartholdy. D’abord sombre, l’atmosphère des deux oeuvres progresse vers une vitalité lumineuse - un parcours dramatique que les trois musiciens restituent avec une intensité qui témoigne d’un caractère artistique bien affirmé. © Aparté/Little Tribeca
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Classique - Paru le 18 janvier 2019 | Aparté

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Placé sous le signe du romantisme noir, le nouveau disque du Novus Quartet réunit deux œuvres majeures du répertoire. Les quatre musiciens de la très exigeante formation coréenne, dont l'esthétique romantique est le terrain musical de prédilection, mettent ici leur virtuosité au service de l’expression des bouleversantes Suite lyrique d'Alban Berg et du Quatuor "La Jeune fille et la mort" de Schubert. Chacune à leur manière, ces œuvres procèdent d'un cryptage. Berg camoufle son amour dans un jeu de correspondance lettre/note. Schubert sublime la peur de la mort par une mise en abyme d’un lied de jeunesse intitulé "La Jeune fille et la Mort" qui transforme cette dernière en réconfort ultime. De la sorte, le mystère des liens entre Éros et Thanatos est exprimé plus puissamment encore qu’avec les mots. Car l’entremêlement des réminiscences – Schubert se citant lui-même et Berg rendant hommage à la Symphonie lyrique de Zemlinsky – tisse un discours poétique irrésistible et halluciné. Plus que l’amour, c’est peut-être la folie qui unit ces deux œuvres dans un disque où le Novus Quartet fait entendre l’étendue de ses talents. © Aparté
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Classique - Paru le 7 décembre 2018 | Aparté

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Musique symphonique - Paru le 30 novembre 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les quatre Nations de François Couperin (celui qu’il est d’usage de surnommer « le Grand ») sont respectivement la France, l’Espagne, l’Empire et le Piémont – l’Italie donc – mais il serait assez vain de chercher dans chacun des mouvements composant ces quatre suites des caractéristiques réellement nationales. Et ce d’autant plus que nombre des pièces de telle ou telle nation avaient déjà été composées bien avant la parution en 1726 de ce recueil, et qu’elles furent simplement rebaptisées… Oui, le style à la française d’une part, le langage plus italianisant d’autre part, sont bien présents à travers les trente six mouvements de l’intégralité des Nations, mais avec bien des interpolations qui en font, en réalité, une sorte de recueil européen très mélangé. Tout au plus l’Espagne a-t-elle droit à quelques rares tournures réellement ibériques, même s’il faut les déceler à la loupe. Christophe Rousset et ses Talens Lyriques se saisissent de ces « trios » avec joie et respect, sachant que le terme « trio » n’implique pas nécessairement que l’on ne soit que trois musiciens ; en réalité les parties mélodiques sont confiées à deux hautbois, deux flûtes et deux violons, ensemble ou en alternance, tandis que le continuo échoit au basson, au clavecin, à la gambe et au théorbe, ici encore ensemble, ou en diverses combinaisons selon la texture musicale. De la sorte, les trente-six mouvements démontrent leur immense richesse, toute leur diversité et les contrastes que Couperin a assignés à ces diverses nations. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 30 novembre 2018 | Aparté

Hi-Res Livret
Ce récital du contre-ténor Xavier Sabata, qu’accompagne l’ensemble Vespres d’Arnadí, emprunte son titre « L’Alessandro amante » à un opéra homonyme perdu de Giovanni Boretti. Pourquoi Alexandre ? C’est qu’il s’agit du personnage historique le plus exploité de toute l’histoire de l’opéra, surtout à l’époque baroque il est vrai, avec quelque soixante-cinq opéras fondés sur le seul livret de Métastase Alessandro nell’Indie. Par ailleurs, l’Alexandre historique fut une figure complexe, mélange de violence, d’arrogance et d’ambition, mais aussi de cette générosité qui savait reconnaître l’humanité d’un ennemi en le considérant comme son égal. Le voyage auquel sa figure nous convie est double : un voyage biographique à travers batailles, conquêtes et hauts faits d’abord (pas toujours historiquement exacts, il est vrai…), ainsi qu’un voyage musical à travers une centaine d’années, des années 1660 à 1760, à une époque où d’immenses changements se produisaient presque tous les vingt ans. On ira donc d’Antonio Draghi à Nicola Porpora, en passant par Haendel, Leo, Bononcini et quelques autres de la même veine. Le récital propose donc autant d’« Alexandres » différents qu’il contient de morceaux, même si deux grands groupes se cristallisent : l’Alexandre guerrier, réservé aux voix plus aiguës, et l’Alexandre amant dont les airs sont confiés au registre d’alto. Bien sûr, Sabata couvre les deux pôles. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 9 novembre 2018 | Aparté

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Certes, la pièce de résistance de l’album est sans doute la Septième Symphonie (parfois considérée comme la Huitième), dite « inachevée » même si elle est ici présentée… achevée. Car en réalité, le scherzo était déjà très avancé sous forme de particell, et même en partie orchestré par le compositeur lui-même. Pourquoi n’a-t-il pas poursuivi, la question reste ouverte ; d’aucuns pensent qu’il a lui-même conçu que le scherzo était très, très en deçà de la monumentalité des deux premiers mouvements, presque un faux pas (ce n’est là qu’une des nombreuses opinions, bien sûr) – à l’auditeur de se faire sa propre religion, en écoutant ici la version terminée en 2015 par Nicola Samale et Benjamin-Gunnar Cohrs. Quant au quatrième mouvement, on s’accorde à imaginer que l’ample premier entracte de Rosamunde, dans la même tonalité, écrit exactement à la même période et avec bien des parallèles thématiques, serait sans doute un candidat très plausible. La première partie de l’album propose quelques lieder, mais dans des versions orchestrées. Oh, pas par les premiers venus ! Webern et Brahms, en l’occurrence. Et surprise, en écoutant la partie la plus agitée de Gruppe aus dem Tartarus avec accompagnement orchestral, n’a-t-on pas soudain la sensation d’entendre de très troublants accents de la scène de la forge de Siegfried, « Nothung, Neidliches Schwert » ! À la barre, le Concentus Musicus, dont c’est le premier enregistrement depuis la disparition de Harnoncourt ; les lieder sont chantés par Florian Boesch. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 2 novembre 2018 | Aparté

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L'Orchestre d'Auvergne, qui rayonne bien au-delà de ses frontières régionales, livre un programme aux couleurs de la Bohème des compositeurs tchèques Dvořák, Janáček et Martinů. La mélancolie de la Sérénade pour cordes de Dvořák diffuse une chaude lumière crépusculaire qui font miroiter les œuvres de ses deux compatriotes.
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Musique de chambre - Paru le 2 novembre 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
Les Concertos Op. 6 de Corelli furent sa dernière œuvre publiée (1714, en l’occurrence), ce qui ne signifie pas nécessairement que les douze concertos constituant le recueil soient tous de la dernière maturité du compositeur – en ce temps, on rassemblait parfois des œuvres de très diverses époques. Voici présentés six des douze concertos du recueil, précédés de la Sinfonia pour Santa Beatrice d'Este ; le choix s’est porté surtout sur les concertos « d’église », lent-rapide-lent-rapide, qui diffèrent des concertos « de chambre » dont le format reprend plutôt celui des suites de danse. Pour mémoire, l’Op. 6 comporte huit des premiers (dont le célèbre Concerto pour la nuit de Noël, qui n’est pas donné ici) et quatre des seconds. Le présent enregistrement signé du Freiburger Barockorchester, mené par Gottfried von der Goltz, diffère radicalement de bien des enregistrements précédents sur un point fondamental : oui, la partition éditée ne fait mention que de cordes, mais on sait qu’à l’époque de Corelli, il était d’usage d’étoffer les orchestres de divers vents et continuos. Les listes d’effectifs, les feuilles de paye même, qui nous sont parvenus de ce début du XVIIIe siècle attestent qu’on rajoutait des hautbois, des bassons, des cuivres même, et c’est précisément ce qui est ici reproduit. La sonorité d’ensemble y gagne bien sûr en richesse ; par contre, il est évident que le concertino, autrement dit les trois solistes, restent uniquement deux violons et violoncelle. C’est l’orchestre seul qui se symphonise ! De bien troublantes sonorités pour qui était habitué à des enregistrements plus traditionnels, y compris dans la sphère baroque. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 19 octobre 2018 | Aparté

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Le nouvel album du pianiste Fabrizio Chiovetta réunit une sélection de pages solistes où Mozart, à différents moments de sa vie, s’est confié au piano. Ces confidences musicales nous plongent dans le laboratoire intime de la création mozartienne. Les Sonates K. 282, K. 332, K. 310 et le Rondo K. 511 sont la caisse de résonance de l’évolution esthétique du compositeur. De l’immédiate sensibilité de la jeunesse au tragique plus intérieur et techniquement plus exigeant du musicien épanoui, le pianiste Fabrizio Chiovetta joue au plus près de l’émotion. Un disque en forme d’hommage à l’art de Mozart, génie aux multiples facettes. © Aparté
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Musique symphonique - Paru le 19 octobre 2018 | Aparté

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Qui peut arrêter Maxim Emelyanychev ? Claviériste accompli, continuiste de Teodor Currentzis, chef d’orchestre prodige fraîchement nommé à la tête du Scottish Chamber Orchestra après une carrière remarquée à la direction d’Il Pomo d’Oro, ce musicien brille dans tous les répertoires. Après un premier projet en solo consacré à Mozart, au pianoforte, le jeune surdoué originaire de Russie passe du clavier à la baguette dans ce programme couplant Beethoven et Brahms. Avec sa profusion de thèmes et contrastes, la 3e Symphonie de Beethoven est un terreau fertile pour l’imagination du tempétueux chef. A la tête de l’Orchestre de Chambre des Solistes de Nizhny Novgorod, berceau de sa carrière musicale, il déploie dans cette partition essentielle un souffle nouveau et grisant, à grand renfort de cors et trompettes naturels. Les Variations sur un thème de Haydn qui complètent cet enregistrement offrent un éclat et une fièvre toute brahmsienne. Une réussite détonante, à l’image de son chef ! © Aparté
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Jazz - Paru le 28 septembre 2018 | Aparté

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Le voyage auquel Lionel Loueke nous convie démarre au Bénin, pays d’Afrique de l’Ouest où il a ouvert les yeux, les oreilles et tous les éléments sensibles qui constituent un homme. Les préparatifs ont duré dix-sept ans, depuis que l’homme s’est emparé d’une guitare pour ne plus la lâcher. Il l’a accompagnée de son chant et l’a nourrie de visites attentives dans de nombreuses terres musicales : traditions de son continent, le jazz, les musiques classiques européennes, le rock, le blues, les musiques brésiliennes… Si The Journey contient en filigrane des éléments assimilés de chacune de ces sources, il présente surtout le portrait d’un musicien qui a brisé les frontières et a su, à travers ses expériences, se construire une identité forte et touchante. Le délicat travail du producteur arrangeur Robert Sadin (Herbie Hancock, Wayne Shorter, Sting) a construit un écrin au sein duquel brillent musiciens classiques, (Patrick Messina clarinettiste de l’Orchestre national de France), expert de la pulsation rock (Pino Palladino, bassiste des Who post-John Entwistle), jazzmen (le violoniste Mark Feldman, le saxophoniste John Ellis) virtuose tout-terrain (le violoncelliste Vincent Ségal), maître des rythmes brésiliens (le percussionniste Cyro Baptista) ou africains (Christi Joza Orisha) ou le flûtiste peul Dramane Dembélé. Ils ont su reproduire l’extraordinaire connivence du trio que Lionel Loueke forme avec le percussionniste Ferenc Nemeth et le bassiste Massimo Biolcati et démontre sur Okagré. Stimulés par cette addition de talents exceptionnels, les compositions subtiles, le chant velouté et la guitare agile de Lionel Loueke ont trouvé une piste de décollage vers le Soleil. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 14 septembre 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 étoiles de Classica
Dans tant et tant de symphonies classiques – de Haydn et d’autres – les surnoms ont été rajoutés bien plus tard par les éditeurs, histoire de les rendre plus reconnaissables du public et, donc, plus vendables. L’Ours, qui porte le numéro 82 parmi les symphonies de Haydn, n’y déroge pas. L’œuvre fut écrite pour Paris, en même temps que les cinq autres « Parisiennes » de 1785 et 1786, sur commande du Chevalier de Saint-Georges qui les fit immédiatement créer par les Concerts de la Loge Olympique, avec un éclatant succès. Le surnom zoologique proviendrait de la danse délibérément lourdaude du Finale, qui aurait évoqué auprès des auditeurs les piétinements malheureux des ours alors exhibés en foire. À chacun d’y voir ce qu’il veut, en particulier la musette d’une fête populaire ; on notera que c’est ici la version reprise du manuscrit autographe, donc sans trompettes. Le Concert de la Loge – l’ensemble fondé de nos jours, pas l’orchestre d’il y a deux siècles ! – mené par Julien Chauvin poursuit l’album avec une amusante rareté, la Symphonie concertante mêlée d’airs patriotiques pour deux violons principaux de Jean-Sébastien Davaux (1742-1822) dans laquelle on reconnaîtra aisément La Marseillaise, La Carmagnole et bien autres chants révolutionnaires. L’album se referme sur une dernière rareté, la Symphonie concertante du flûtiste et bassoniste virtuose François Devienne. Cette œuvre, composée en 1789 pour ses collègues du Conservatoire de Paris, fait dialoguer la flûte, le hautbois, le cor et le basson, qui tour à tour s’écoutent, s’accompagnent, se querellent et finalement s’amusent dans un tourbillon virtuose. Pour mémoire, Devienne fit partie des Concerts de la Loge Olympique ; et s’éteignit en 1803 à Charenton, plus précisément à l’asile de fous dans lequel on l’avait enfermé… © SM/Qobuz
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Violon solo - Paru le 7 septembre 2018 | Aparté

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Le chef et premier violon du Freiburger Barockorchester a gravé à son tour ces pages emblématiques pour violon. Sur son instrument dû au luthiste milanais Paolo Antonio Testore (1690-1767), Gottfried von der Goltz aborde sans la moindre esbroufe ce corpus pour violon seul qu’il livre sur un ton authentique, personnel et sobre (un soupçon trop retenu ?) avec le souci permanent de mettre en avant leur riche architecture et polyphonie toujours dans une compréhension profonde de l’écriture. © Qobuz 2018
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Intégrales d'opéra - Paru le 31 août 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Voilà de quoi définitivement ridiculiser la stupide jalousie que l’on colle sur le dos du pauvre Salieri vis-à-vis de Mozart. À l’écoute de son opéra Les Horaces de 1786 – l’année des Noces de Figaro – on conçoit que Salieri suit le sillage de Gluck, et non point de son excellent ami et collègue. En cette époque le compositeur n’en est certes pas à son coup d’essai sur la scène lyrique française. Deux ans plus tôt, l’Académie Royale avait créé Les Danaïdes avec grand succès. Salieri y avait révélé non seulement un tempérament dramatique et une audace d’écriture musicale vraiment avant-gardistes, mais surtout une capacité extraordinaire à se plier aux règles de l’opéra français. La déclamation, l’orchestration, la composition des chœurs et des ballets, tout y dénotait une parfaite connaissance des us et coutumes parisiens. Les Horaces sont donc attendus avec impatience, mais la création, prévue à Fontainebleau en novembre 1786, devant toute la Cour, n’eut pas lieu. Selon les Mémoires secrets dits « de Bachaumont » de cette année, la dernière répétition « avait tellement déplu que la reine n’en avait pas voulu ». L’opéra est finalement représenté devant la Cour un mois plus tard à Versailles, mais sans succès, les Mémoires secrets assurant que « l’on ne [pouvait] guère éprouver un sort plus humiliant pour une tragédie de ce genre, qui, au lieu de faire pleurer la cour, l’a fait rire ». Les Horaces, sous cette même forme, sont pourtant représentés à l’Académie Royale de Musique quelques jours plus tard. L’échec est plus cuisant encore : la musique est à peine écoutée, et le poème excite « des réclamations vives de la part du parterre. Lorsque la toile a été baissée, il s’est même élevé des huées générales assez soutenues », toujours selon les Mémoires secrets. L’ouvrage est immédiatement retiré de l’affiche pour permettre de remanier les passages les plus décriés. Toujours sans succès... Une troisième représentation a encore lieu, cette fois dans une indifférence polie : l’œuvre quitte définitivement l’affiche et n’est pas même imprimée. Aujourd’hui, seuls des manuscrits permettent un accès à l’ouvrage. Outre les cabales qui agitaient alors le milieu parisien, la raison du mauvais accueil des Horaces est à chercher du côté du (fort tarabiscoté et fade) livret d’après Racine, et non pas de la musique qui est d’excellente tenue : fresques chorales, récitatifs tendus, accents pathétiques, jamais Salieri ne peut être pris en défaut d’originalité ou d’inspiration. Saluons donc l’entreprise des Talens Lyriques de Christophe Rousset de nous servir, en première discographique mondiale, ce superbe opéra. © SM/Qobuz « [...] À peine une heure et demie de musique : d’une concentration remarquable, l’œuvre ne trahit pas le moindre temps mort. Par sa puissance dramatique, elle annonce Cherubini ou Spontini, Salieri exploitant avec maestria toutes les ressources de l’orchestre. C’est bien ainsi que la conçoit Christophe Rousset, incendiaire comme on ne l’entend pas toujours, qui nous tient en haleine [...] Distribution de haut vol [...] L’orchestre et le chœur sont au sommet. » (Diapason, octobre 2018 / Didier Van Moere)
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Musiques du monde - Paru le 3 août 2018 | Aparté

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Mélodies (France) - Paru le 22 juin 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 étoiles de Classica
À ne voir en Gounod qu’un magistral compositeur de grands opéras à la française, on en oublie qu’il écrivit aussi, entre autres œuvres diverses, quelque cent cinquante mélodies tout au long de son ample carrière. Fait assez remarquable, près d’un tiers de ces pages ont été écrites en anglais (lors de ses années londoniennes, de 1870 à 1874), une quinzaine en italien, quelques-unes en espagnol et en allemand. Il en reste néanmoins bon nombre en français, parmi lesquelles Tassis Christoyannis et Jeff Cohen ont choisi vingt-quatre perles, un éventail complet allant de la toute première mélodie publiée – Où voulez-vous aller de 1839, l’année de son Prix de Rome ! – jusqu’à À une jeune Grecque de l’ultime maturité, en 1884. Le compositeur passe par tous les styles qui lui étaient chers, avec l’éclectisme qu’on lui connaît : romantisme français, Lied à l’allemande, orientalisme, écriture archaïque à l’ancienne… Sensible au sens des mots comme à leur sonorité, au balancement des vers, à la variété des périodes, Gounod excelle à trouver le mouvement mélodique qui colle aux inflexions de la prononciation, au rythme du débit expressif de la parole, établit les respirations qui sont l’alpha et l’oméga de l’éloquence. Chez lui, à la différence sans doute de son illustre aîné Berlioz, la musique est au service du mot qu’elle doit porter et rehausser si possible. Découvrez ce délicieux chapelet de perles, des œuvres qu’on aimerait entendre bien plus souvent en récital. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 juin 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Des trois compositeurs présentés sur cet album, l’Estonien Jaan Rääts est sans doute moins connu du public ouest-européen que Arvo Pärt et Henryk Górecki – même si ce dernier est célèbre pour une œuvre, la monumentale Troisième Symphonie qui ne représente guère la majorité de sa production. Cela dit, Lerchenmusik – un jeu de mots, puisque « Lerche » est l’alouette en allemand, mais aussi le nom de la dédicataire ! – ne manque pas de points communs avec la symphonie en question : tempo constamment lent, voire très, très lent, longs accords planants et sombres, thématique de considérable ampleur. L’ouvrage pour clarinette, violoncelle et piano, a éventuellement été écrit en cette année 1985 dans un esprit similaire, puisque Górecki avait peut-être conçu ce qui plaisait au public dans son langage, du moins celui de la symphonie, à savoir l’aspect incantatoire quasi-religieux. Alors pourquoi décevoir le public… Pärt, de son côté, avait écrit Mozart-Adagio en mémoire à Oleg Kagan, dans une première version pour violon, violoncelle et piano, mais la présente réécriture a été réalisée exprès pour les musiciens de cet enregistrement. Le compositeur se saisit d’un mouvement lent de Mozart auquel il fait subir quelques métamorphoses harmoniques et thématiques. Enfin, les Études kaléidoscopiques de Jaan Rääts sont présentées en première mondiale discographique. L’aspect kaléidoscopique est obtenu en juxtaposant de courtes cellules thématiques, rythmiques ou instrumentales, comme les mille facettes minimalistes et fermées sur elles-mêmes, comme ce que peut offrir la vision à travers le kaléidoscope. © SM/Qobuz

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