Catégories :

Les albums

HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 29 mai 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Sainte Théodosie de Tyr refuse l'amour d'Arsène, fils du gouverneur, car elle préfère se vouer à Dieu : pour avoir offensé les puissants, elle endurera de nombreux tourments, qui mèneront à sa mort. Alessandro Scarlatti narre son martyre dans un oratorio tantôt violent, tantôt lumineux, et dissèque les passions humaines à travers une fresque saisissante. Interprété avec talent par les quatre solistes, Emmanuelle de Negri, Emiliano Gonzalez Toro, Anthea Pichanick et Renato Dolcini, en compagnie des fougueux musiciens des Accents dirigés par l'archet de Thibault Noally, ce drame musical ébranle par sa force dramatique et la beauté du chant. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Opéra - Paru le 22 mai 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Élisabeth Duparc, surnommée « La Francesina » – la petite française –, fut l’une des cantatrices phares des dernières œuvres de Haendel. Pour sa voix légère et agile, le maître composa pas moins de douze rôles principaux, aussi prestigieux que Semele, Michal (Saul) ou encore Nitocris (Belshazzar). De sa vie on ne sait rien : ne restent que les œuvres de Haendel pour témoigner de son talent et de son aura. Ils revivent ici par la voix brillante et virtuose de Sophie Junker, accompagnée par Le Concert de l’Hostel Dieu de Franck-Emmanuel Comte : tantôt espiègle ("Myself I shall adore"), tantôt pénétrante ("In sweetest harmony they lived"), la soprano ressuscite son modèle et creuse magnifiquement toutes les nuances du génie handelien. Cet enregistrement rend ainsi hommage à la muse française du plus anglais des compositeurs allemands. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Jazz - Paru le 8 mai 2020 | Aparté

Hi-Res
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 27 mars 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Voilà un album passionnant par le répertoire rare qu’il nous propose et inattendu par la présence de deux flûtistes, Alexis Kossenko et Magali Mosnier, qui viennent rendre hommage au remarquable hautboïste que fut, entre autres, Jean-Claude Malgoire dont le public se souvient peut-être d’abord pour ses enregistrements de musique baroque. Il faut dire que Malgoire, disparu en 2018, était un musicien complet et éclectique jouant de plusieurs instruments et sautant avec facilité d’un répertoire à l’autre. Le présent projet a été initié par les sopranos Anna Rheinhold et Sabine Devieilhe, le pianiste Emmanuel Olivier et le flûtiste Alexis Kossenko, qui ont tous travaillé dans le cadre de l’Atelier Lyrique de Tourcoing avec le musicien disparu, notamment pour ce Pelléas et Mélisande qu’il a dirigé avec les deux chanteuses susnommées à la fin de sa vie, accomplissant ainsi un vieux rêve. À la fin du XIXe siècle, la flûte magique du faune debussyste semble avoir suscité en France une série d’œuvres dans lesquelles tous ses sortilèges sont exploités. C’est ce que nous raconte ce programme admirable avec des œuvres peu connues de Philippe Gaubert, Jacques Ibert, André Caplet, Maurice Emmanuel, Albert Roussel, Charles Koechlin et Soir païen de Georges Hüe qui donne son titre à cet enregistrement. Une illustration précieuse de l’École française de flûte qui ne se résume donc pas à la Sonate pour flûte, alto et harpe de Debussy et aux Chansons madécasses de Ravel. Dommage toutefois que la Danse de la chèvre d’Arthur Honegger manque à l’appel. © François Hudry/Qobuz
HI-RES23,09 €
CD16,49 €

Concertos pour violoncelle - Paru le 20 mars 2020 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Après un double disque consacré à Boccherini salué par la critique, Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra nous entraînent à la découverte de l’incroyable palette sonore de Vivaldi, le plus génial des compositeurs vénitiens. Puisant dans les trésors du répertoire dédié à son instrument, la violoncelliste a conçu un florilège qui fait la part belle au concerto, qu’il soit solo, à deux ou à quatre, et comprenant une reconstruction inédite du Concerto RV 788. Les interventions chantées de Lucile Richardot et Delphine Galou, dans des airs d’opéra, irisent ce programme comme des rayons de soleil à travers les nuages. L’album alterne des mouvements de grande émotion, parfois douloureuse comme dans le Largo du Concerto RV 416, avec des envolées frénétiques et virtuoses (dans les mouvements haletants des Concertos RV 419 ou 409) qui ne sont pas sans rappeler L’Été des Quatre Saisons. Les mystères de cette musique s’y épanouissent tout en jeux d’ombres et de lumières, dans un carnaval de couleurs qui donne son titre à cet enregistrement réjouissant. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 13 mars 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
L’Orchestre National d’Auvergne invite à un plongeon vertigineux dans le lyrisme ardent de Berg, Webern et Schreker. Dans l’effervescence de la capitale autrichienne, baignée des derniers feux du romantisme, Webern et Schreker sont à l’aube de leur carrière. Leurs œuvres déploient avec fièvre une ampleur mélodique surprenante, tandis que s’esquissent à l’horizon les premiers éclats expressionnistes. La Suite Lyrique d’Alban Berg, éclose dans le secret d’un amour extra-conjugal, se souvient de Beethoven et de Mahler tout en révélant l’étendue de la modernité sérielle. L’Orchestre National d’Auvergne, sous la sûre baguette de leur chef Roberto Forés Veses, fait éclater toute la verve expressive de ces pièces, nous transportant à Vienne la flamboyante. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Mélodies (France) - Paru le 21 février 2020 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
Après le Clairières du ténor Nicholas Phan et de la pianiste Myra Huang en janvier 2020, un second album consacré aux sœurs Lili et Nadia Boulanger vient donner un autre éclairage de leur talent. Si la musique de Lili Boulanger commence à émerger de l’oubli depuis plusieurs années, celle de sa sœur Nadia reste largement inconnue par la faute même de l’intéressée, qui a posé la plume après la disparition prématurée de sa sœur, dont elle estimait le talent bien supérieur au sien. C’est par la pédagogie et la révélation d’œuvres nouvelles que Nadia Boulanger s’est forgé une réputation mondiale. Ce nouvel enregistrement réalisé en 2018 par le duo Cyrille Dubois et Tristan Raës dans le charmant Palazzetto Bru Zane de Venise, présente un programme très différent, faisant la part belle à Nadia, à l’inverse de la publication antérieure. On y trouve un choix de neuf mélodies de cette dernière, ainsi que le cycle des Heures claires qu’elle écrivit à quatre mains avec le pianiste-compositeur Raoul Pugno, auquel elle était très attachée. Les Quatre Chants de Lili Boulanger reflètent l’infinie tristesse qui parcourt tout son catalogue, concis mais d’une grande intensité expressive. Deux personnalités complémentaires s’inscrivant toutes les deux dans le sillage de Gabriel Fauré. © François Hudry/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 21 février 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
L’incantation recèle bien des mystères : répétée, scandée, susurrée, elle mène à la transe, charme, envoûte, voire ensorcelle. Le violoniste Virgil Boutellis-Taft se propose ici de lever le voile sur ses pouvoirs secrets, ceux-là mêmes qui résident dans le chant fascinant de son instrument. Tantôt violente et fiévreuse, comme dans la Danse macabre de Camille Saint-Saëns, tantôt caressante et ondoyante, chez Bruch ou Tchaïkovski, l’incantation traverse toute l’histoire, de l’époque baroque (avec la mystérieuse Chaconne de Vitali) au fleuron du cinéma, avec le « Thème de Yumeji », tiré du film In the Mood for Love. Religieuse, vengeresse, magique voire maléfique, elle n’eut de cesse d’inspirer aux compositeurs leurs œuvres les plus magnétiques. Virgil Boutellis-Taft offre une prestation de haut vol, accompagné par le Royal Philharmonic Orchestra sous la baguette de Jac Van Steen, pour un album fou et magique. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Extraits d'opéra - Paru le 31 janvier 2020 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Chantal Santon Jeffery et l’Orfeo Orchestra, sous la direction de György Vashegyi, nous convoquent pour un voyage musical au cœur des Lumières françaises. Heure de gloire des sopranos légères, dont la tessiture agile permet tous les éclats et bravoures, c’est à cette période que l’opéra français est à son apogée. En effet, si l’on connaît les fastes de la cour sous Louis XIV, ceux de son successeur, Louis XV, les égalent en beauté et en abondance : le public s’y presse pour se délecter des précieuses et vives vocalises des "demoiselles", véritables étoiles de la représentation. Spécialiste du genre, Chantal Santon Jeffery s’associe au Centre de musique baroque de Versailles pour rendre à ce répertoire toute sa gloire. À travers un récital composé de nombreux inédits, Chantal Santon Jeffery fait montre de toute son expérience et de toute l’étendue de son talent pour redonner vie à un spectacle dont les splendeurs rayonnent encore aujourd’hui, et brille, grâce à elle, de tous ses feux. © Aparté 
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 24 janvier 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Avec cet album, Pierre Génisson honore l'héritage du "King of Swing" et de ses succès planétaires : Benny Goodman. À la fois compositeur et chef d'orchestre, le clarinettiste natif de Chicago et chéri du public partagea toute sa carrière entre jazz et musique classique. C'est lui qui, le premier, ouvrit les portes du monumental Carnegie Hall – temple de la musique classique – au jazz et aux musiciens noirs, à l'occasion d'un concert légendaire en 1938. Si ses interprétations des standards du jazz sont passées à la postérité, son apport à la musique savante de son temps fut tout aussi considérable : il s'illustra ainsi dans le Concerto d'Aaron Copland, le Prelude, Fugue and Riffs de Leonard Bernstein ou encore Contrastes de Bartók. En réunissant sur ce disque ces œuvres emblématiques et des tubes indétrônables tels que Sweet Georgia Brown ou l’irrésistible Sing, sing, sing, Pierre Génisson fait briller la légende de son illustre prédécesseur et offre, aux côtés des musiciens survoltés du BBC Concert Orchestra, une magistrale démonstration de son talent. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Piano solo - Paru le 17 janvier 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Musique de chambre - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Longtemps considéré comme un second couteau, Georg Philipp Telemann revient en force pour se ranger auprès des meilleurs compositeurs de son temps et en particulier de Johann Sebastian Bach, avec lequel il était très amicalement lié. À l’instar de la production d’un Vivaldi, l’œuvre pléthorique de Telemann a de quoi faire peur par son abondance. Musicien multiple, violoniste, chef d’orchestre, créateur d’ensemble, Gottfried von der Goltz exhume le groupe des six sonates appelées Frankfurt Sonatas, du nom de la ville où elles furent publiées en 1715. Quittant la Cour d’Eisenach (ville natale de Bach), Telemann s’établit à Francfort en 1712 avec le titre de Maître de chapelle de l’église franciscaine, où il devient un des citoyens les plus fortunés de la ville grâce à de confortables émoluments. Ces six sonates sont écrites en « stilo francese » avec leur coupe commune en quatre mouvements : une ouverture solennelle suivie d’un deuxième mouvement rapide, puis d’un cantabile pour s’achever par un final vif et virtuose. À travers ce schéma strict, les sonates sont d’une grande diversité d’écriture et s’écartent résolument de la sonate en trio alors en vigueur par une grande émancipation de l’instrument principal. Elles seront seulement égalées par les sonates pour flûte et pour violon de Bach. © François Hudry/Qobuz« Telemann, trente-quatre ans, est maître de chapelle à Francfort depuis trois ans lorsqu'il publie en 1715 ce recueil de Six Sonates à violon seul accompagné par le clavecin. [...] Leur manuscrit est le plus ancien que l'on conserve de lui. [...] Gottfried von der Goltz étoffe le continuo par un violoncelle et un théorbe. Ce choix, qui n'a rien d'une hérésie, apporte une dimension exubérante à ces œuvres déjà d'une inventivité exceptionnelle. [...] le violoniste donne un souffle éperdu aux mouvements rapides, multiplie les arabesques, les arpèges, les ornements avec une prestance inégalable [...], fait des merveilles avec ses sonorités à la fois épanouies et accrocheuses [...]. Superbe implication des trois continuistes, notamment du clavecin percutant de Torsten Johann. [...] Un recueil indispensable à tous les fans du compositeur pour apprécier la maturité et la pêche de ce trentenaire. » (Diapason, janvier 2020 / Jean-Luc Macia)
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Symphonies - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les premiers essais symphoniques de l’enfant Mozart dépassent la simple curiosité lorsqu’on les regarde de près, comme le fait remarquer le musicologue Henning Bey, auteur des textes accompagnant ce nouvel enregistrement. Il démontre comment le jeune garçon, sans la présence de son père alité, se débrouille pour jeter sur le papier sa toute première symphonie après quelques essais pour le clavier et pour le violon. Le manuscrit porte encore les traces des interrogations du jeune compositeur et des difficultés rencontrées avec l’encre et une plume mal taillée. C’est ainsi que l’on apprend que « la forme se développe à partir du contenu » dès ce premier essai orchestral. C’est par l’écriture de menuets que Mozart est initié à la composition par son père. Et c’est précisément par la danse qu’il terminera son oeuvre, composant les Cinq Contredanses, K. 609 quelques jours avant sa mort pour les bals impériaux à la Redoute. Elles sont présentées ici, comme pour boucler la boucle, entre chacune des cinq symphonies de jeunesse qui forment la substance de cet album. L’excellence de l’interprétation de Gottfried von der Goltz, et des musiciens du Freiburger Barockorchester qu’il dirige de son violon, jette un regard d’adulte sur cette musique d’enfance, avant que le voyageur Mozart ne s’imprègne de tout ce qu’il voit et entend pour élaborer son singulier langage. Le plus troublant est la sûreté d’écriture d’un enfant de 8 à 9 ans, qui semble déjà parfaitement savoir où il va et qui il deviendra. © François Hudry/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Duos - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Nés tous les deux à quelques mois d’intervalle, la même année dans l’Allemagne fragmentée d’alors, Bach et Handel ne se sont pourtant jamais rencontrés. Si le premier connaissait bien la musique du second grâce à sa réputation et aux éditions qui en découlaient, il est probable qu’Handel n’ait pas eu une connaissance étendue de la musique de Bach, cantonné toute sa vie dans de petites villes allemandes et peu édité de son vivant. Malgré leur volonté, les deux hommes ne se virent jamais, ce qui prive à tout jamais l’histoire de la musique d’une rencontre qui n’aurait sans doute pas manqué de saveur. L’imagination du duo formé par les musiciens espagnols, Lina Tur Bonet au violon et Dani Espasa au clavecin, a concrétisé musicalement cette improbable rencontre avec cet album consacré à des sonates des deux compositeurs. Le visuel de la pochette, montrant les deux musiciens en pleine partie d’échecs, décrit bien leur projet comme leur proximité. Tous les deux d’une extrême polyvalence, ils englobent un vaste répertoire qui abolit les frontières. Lina joue du violon baroque, le répertoire romantique et la musique contemporaine. Dani est directeur musical de l’ensemble Vespre d’Arnadí qu’il a fondé en 2005, compositeur, pianiste claveciniste et accordéoniste. Ils jouent tous deux avec les meilleures formations baroques actuelles. La vivacité de leur interprétation tout en virtuosité et en finesse répare un peu les ratés de la grande histoire. © François Hudry/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret
L'univers de la bossa nova et de la musique classique fusionnent pour un album unique, né de la rencontre exceptionnelle du brésilien Toquinho, légende vivante de la bossa nova, et de la violoncelliste Ophélie Gaillard, soliste bien connue de nos contrées. Mêlant standards et morceaux inédits, sur des arrangements originaux de Gabriel Sivak, cet enregistrement exhale un parfum de soir d'été. La chaleur suave des cordes d’Ophélie Gaillard soutient les élans de l’âme susurrés par Toquinho. Harmonies délicates, rythmes irrésistibles... au-delà de la séduction immédiate due à ce mélange des genres, c’est l'essence même de la bossa nova qui s'exprime : celle d'un art de la nostalgie heureuse, d'une douce mélancolie qui danse, au rythme du cœur. Toquinho égrène les mots de Vinicius de Moraes en même temps que les accords sur sa guitare. Le poète a trouvé dans cette musique son écho idéal : on ne résiste pas aux charmes de cet envoûtant "Chant de la sirène". © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Symphonies - Paru le 8 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Beethoven et Reicha, tous deux nés en 1770, se sont côtoyés durant de longues années, notamment dans la fosse d’orchestre de Bonn où ils se rencontrèrent, l’un à l’alto, l’autre à la flûte. À l’occasion de leurs 250 ans, Le Concert de la Loge leur rend conjointement hommage dans un disque qui réunit le Septuor, Op. 20 de Beethoven et la Grande Symphonie de salon n° 1 de Reicha. Œuvres hybrides, car situées à la croisée de la musique de chambre et de la symphonie, elles reflètent le goût de l’expérimentation cher à leurs compositeurs. La sophistication des lignes instrumentales beethoveniennes, sous l’apparente galanterie du divertissement, répond, en diptyque, à la symphonie de salon de Reicha, que Berlioz saluera lors de sa nomination à la section Musique de l’Académie des Beaux-Arts, comme « un véritable révolutionnaire ». Julien Chauvin et les solistes du Concert de la Loge proposent un magnifique disque en forme de double portrait. © Aparté
HI-RES23,09 €
CD16,49 €

Opéra - Paru le 8 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret
Enregistré à l’église de Selbu (Norvège) les 16 et 17 novembre 2018, à la suite des représentations au Trøndelag Teater, dans le cadre du Barokkfest Early Music Festival à Trondheim, en coproduction avec le Centre de musique baroque de Versailles, Raoul Barbe-Bleue est une double parodie créée in extremis à la veille de la Révolution française, le 2 mars 1789 par les Comédiens italiens ordinaires du roi. André Grétry et son librettiste Michel-Jean Sedaine s’inspirent à la fois du conte de Perrault et d’une légende tombée dans l’oubli, mais très à la mode au XVIIIe siècle, celle de la dame de Fayel, elle-même fusion de deux récits. On retrouve les prénoms des différents protagonistes, mais habilement utilisés par Sedaine, indiquant que nous sommes bien là dans une comédie et non dans une tragédie. Wagner a raconté dans ses mémoires combien cet opéra-comique vu à Dresde à l’âge de 5 ans l’avait fasciné. Redonné pour la première fois depuis 1789 dans une version scénique franco-norvégienne, sous la direction de Martin Wåhlberg, ce Raoul Barbe-Bleue est souvent une franche rigolade dans un style assez hybride qui avait dérouté le public du XVIIIe siècle. C’est une gageure, et une chance, de pouvoir découvrir, sans le recours de l’image, un ouvrage conçu d’abord pour la scène - en créant ainsi son propre théâtre intérieur. © François Hudry/Qobuz
HI-RES23,09 €
CD16,49 €

Classique - Paru le 1 novembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Créé devant la Cour au château de Saint-Germain-en-Laye le 1 er janvier 1677, Isis a valu deux ans de bannissement à son librettiste Philippe Quinault pour avoir osé mettre en scène la jalousie de Madame de Montespan (Junon), que le roi Louis XIV (Jupiter) aurait délaissée au profit de la jeune et attrayante Mademoiselle de Ludres (Junon). Si Les Métamorphoses d’Ovide ont officiellement inspiré Lully et Quinault, personne n’était vraiment dupe et les ragots allèrent bon train à la suite de cette création qui suscita aussi le renvoi de l’infortunée Mademoiselle de Ludres, obligée de quitter la Cour l’année suivante. La présentation fut sans lendemain et l’opéra oublié aussitôt pendant trois siècles. Il survécut dans une certaine mesure à travers l’air du froid (« Cold Song ») que Purcell écrivit pour son semi-opéra King Arthur sous l’influence du malicieux Chœur des trembleurs, au IVe acte d’Isis.Spécialiste de Lully, Christophe Rousset s’est attelé avec bonheur à cet opéra qui regorge de merveilles instrumentales (machine à imiter le vent) et vocales qui lui ont valu tout de même l’attribution « d’opéra des musiciens », tant cette partition est riche de musique et de nouveautés. Ce grand divertissement a été présenté par Christophe Rousset et son équipe de chanteurs et d’instrumentistes au cours de l’été 2019, notamment au Festival de Beaune, et enregistré dans la foulée à la Salle Gaveau à Paris. Il poursuivra sa vie de concerts au cours de la saison 2019-2020. Mené avec une tension permanente et beaucoup d’imagination par Christophe Rousset à la tête de l’Orchestre des Talens Lyriques, du Chœur de chambre de Namur et d’une équipe de solistes soudés dans une parfaite cohérence, cet enregistrement est un des points forts de la rentrée musicale automnale. © François Hudry/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Extraits d'opéra - Paru le 25 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les larmes, les plaintes et les tourments d’amour sont, depuis ses débuts, la constante de l’opéra et de ses malheureuses héroïnes. C’est autour de ces thèmes récurrents et si touchants que la soprano Katherine Watson a conçu son premier récital, à travers l’opéra français du Grand Siècle. Largement soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, ce projet dépasse le simple programme discographique par sa conception ambitieuse rejoignant à la fois l’organologie (emploi des instruments, des effectifs et des modes de jeu propres à l’époque baroque) et une musicologie inventive créant une sorte de pasticcio dont ce siècle était friand. Ce magnifique programme mêle subtilement airs d’opéras et pièces instrumentales en présentant les œuvres les plus significatives du règne du Roi Soleil, de Lully (père et fils) à Marin Marais avec la découverte de plusieurs ouvrages oubliés, notamment des morceaux de… Jean-Baptiste Stuck. Contemporain transalpin de Bach né à Livourne, ce virtuose du violoncelle fit partie de « l’ordinaire de la musique du roi » dès 1715, année de la mort de Louis XIV. On apprécie la souplesse et la sensualité de la voix de Katherine Watson, soprano anglaise parfaitement à l’aise dans la langue et le style français, accompagnée avec volupté par l’ensemble Les Ambassadeurs mené avec panache par Alexis Kossenko, épousant les moindres intentions d’une musique basée sur l’affect et les états d'âmes troublées et inquiètes. © François Hudry/QobuzLes fastes de Versailles reprennent vie dans ce programme opératique construit autour de la jeune soprano Katherine Watson et portés par le flûtiste et chef Alexis Kossenko, sous l’égide du Centre de Musique Baroque de Versailles. Combinant airs d’opéra et pièces instrumentales, ce florilège baroque met en avant les œuvres phares du règne du Roi Soleil, d’André Campra à Marin Marais, et redécouvre à l’occasion plusieurs ouvrages oubliés, à l’image d'Orphée de Louis de Lully. Il permet également d’entrevoir la prégnance dramatique des rôles des premières amoureuses, alors reines de la tragédie lyrique, desquelles Katherine Watson se révèle l’interprète idéale. Magnifiés par le velouté de son timbre et la clarté de jeu des Ambassadeurs, ces airs français explorent les tréfonds de l’âme humaine, souvent malmenée par des dieux cupides, tourmentée par les affres amoureuses, mais toujours empreinte de noblesse. © Aparté
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Quatuors - Paru le 11 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Qobuzissime
Six quatuors pour faire entendre ce que Joseph Haydn a apporté à l’histoire de la musique occidentale. Le pari des tout jeunes musiciens du Quatuor Hanson est réussi car ils ont su construire et exprimer la quintessence de son art subtil grâce à leurs fascinantes qualités instrumentales. Après l'écoute de ce premier album éblouissant, on est ébahi devant le génie du compositeur qui invente, avec Boccherini, un genre nouveau, aussitôt abouti. Son titre, All shall not die, est la traduction internationale de l'épitaphe gravée en latin sur la tombe de Haydn (non omnis moriar). Le choix de la formule dit la permanence et l'universalité d'une œuvre.  Soigneusement choisis parmi les différents opus d'un vaste corpus, ces six quatuors touchent autant par leur expression que par la perfection de leur écriture. Rien de superflu, un équilibre parfait des quatre voix et une inspiration de chaque instant. L'ultime Opus 77, inachevé, est contemporain des premiers Quatuors, Op. 18 de Beethoven - chez qui l'on entend la leçon du maître. Plus de deux cents ans après sa mort, Haydn est encore en mal de reconnaissance, un statut qui lui était pourtant octroyé de son vivant. Plus qu’un précurseur, Haydn est un fondateur, un génie dont l’influence a continué d’agir sur ceux qui l’ont suivi, au premier rang desquels Beethoven et Schubert. Ce splendide album le (re)met à sa vraie et juste place en même temps qu'il fait entrer les Hanson de plain-pied dans la discographie des grands. © François Hudry/Qobuz

Le label

Aparté dans le magazine