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Piano solo - Paru le 27 septembre 2018 | Challenge Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Il est bien dommage que dans le cercle un brin exclusif de la « musique hongroise », Dohnányi reste exclu. Est-ce parce qu’il enseigna si longtemps au Conservatoire de Berlin ? Parce que sa musique exhale souvent un parfum brahmsien et conservateur ? Parce que ses explorations de la chose magyare restèrent plus marginales, héritées de Brahms et de Liszt plutôt qu’inspirées de l’ethnomusicologie de Bartók ou Kodály ? Parce qu’il resta en termes corrects avec l’Allemagne et l’Autriche pendant la guerre, à telle enseigne que la Hongrie communiste de l’après-Guerre le considéra comme un « criminel de guerre » (alors que tous les témoignages s’accordent à dire qu’il s’acharna à protéger les musiciens juifs tout au long de cette douloureuse époque) ? Parce qu’il s’exila volontairement en Floride de 1949 à sa mort en 1960 ? Quelle misère… Lui qui défendit Bartók et Kodály bec et ongles, qui enseigna si longtemps au Conservatoire de Budapest et dirigea l’Orchestre Philharmonique de Budapest, qu’a-t-il encore à prouver ? Ruralia Hungarica de 1923 emprunte au langage tzigane dans le sillage de Liszt et Brahms (plus qu’au purement populaire hongrois) ; le succès de l’œuvre fut tel que le compositeur en établit plusieurs versions différentes : pour orchestre, violon et piano, violoncelle et piano, violoncelle et harpe, violoncelle et orchestre. Quant aux Humoreskes de 1907, elles évitent toute teinte folklorique – mais qui a dit qu’un compositeur hongrois devait obligatoirement puiser dans le fonds populaire ??? – et semblent plutôt poursuivre la route tracée par un Brahms. Au piano, la jeune hungaro-néerlandaise Valentina Tóth (1994), dont le premier album, « Hungarian Horizon », avait été récompensé d’un « Diapason d’Or ». © SM/Qobuz