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Classique - Paru le 8 juin 2018 | Naxos

Hi-Res Livret
Avec en tout et pour tout dix-huit œuvres à son répertoire, Carl Ruggles (1876-1971) est loin d’être le plus productif des compositeurs états-uniens. A contrario, il fut sans doute l’un des plus insolents, des râpeux – en termes humains, s’entend – et des plus inflexibles dans sa recherche d’un langage qui lui fût absolument propre. Ruggles pestait contre absolument tous ses collègues hormis Charles Ives – une admiration d’ailleurs réciproque. Et d’une durée de quelques quinze minutes seulement, Sun-Treader de 1932 est de loin son œuvre la plus longue ! Un intense moment de concentration orchestrale, sérieux, enflammé, violentissime et fascinant – et pourtant si lyrique dans son âpreté. Beaucoup plus abordable, le Second Concerto pour orchestre (2004) de Steven Stucky (1949-2016) valut à son compositeur le prestigieux Prix Pulitzer, dans le sillage quand même de prédécesseurs tels que Ives, Hanson, Copland, Menotti, Barber, Carter, Adams, Reich et bien d’autres de la même trempe. L’album se referme avec l’ample Quatrième Symphonie de John Harbison (né en 1938) – encore un Prix Pulitzer, d’ailleurs –, écrite en 1938 dans un style des plus généreux, sans doute plus facile à aborder que Ruggles et même Stucky, tout en offrant mille découvertes sonores de mieux venues. Décidément, la création états-unienne de ces dernières années mérite décidément mieux que l’aimable dédain dans lequel la tient l’intelligentsia européenne. Le tout est donné par l’Institut Orchestral National de l’Université du Maryland, un ensemble donc formé de grands élèves, et dont l’excellente qualité ne peut que stupéfier. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 8 juillet 2016 | Naxos

Hi-Res Livret
C’est lorsqu’il fut compositeur en résidence de l’Orchestre de Chicago que John Corigliano, à l’âge de cinquante ans – un tardif en la matière, comme Brahms, même s’il avait déjà son actif nombre de pièces orchestrales, comme Brahms ! – composa sa géniale Première Symphonie, en 1988. La petite histoire précise que le compositeur souhaitait exprimer sa rage et sa tristesse devant l’avancée de l’épidémie de SIDA qui frappait alors la planète ; certes, l’argument est personnel, mais l’on peut y voir (ou n’y point voir) la même incidence directe que la dictature soviétique a pu avoir sur un Chostakovitch, ou les affres de l’amour impossible pour le Berlioz de la Symphonie fantastique. Car l’écoute « neutre » de l’œuvre permet avant tout de découvrir un immense compositeur, moderne dans ses sonorités et les harmonies tout en restant ancré dans les acquis pour l’architecture et l’écriture orchestrale. L’Orchestre du National Orchestra Institute (une phénoménale pépinière de futurs musiciens d’orchestre de haut niveau, que l’on pourrait mettre en parallèle avec l’Académie orchestrale du Philharmonique de Berlin, par exemple) a choisi de compléter le programme avec Bright Blue Music du compositeur états-unien postminimaliste Michael Torke, tiré d’une série de cinq pièces orchestrales « colorées » selon le principe assez messianesque de la synesthésie, puis Appalachian Spring de Copland, l’un des plus spirituels et fins ouvrages du compositeur. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 14 juin 2019 | Naxos

Hi-Res Livret