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Classique - Paru le 2 mars 2018 | Genuin

Hi-Res Livret
Depuis quelques années, le jeune pianiste roumain Mihai Ritivoiu a été le lauréat de nombreux concours à Bucarest (Concours Dinu Lipatti et George Enescu), au Royaume-Uni (Tunbridge Wells) et en France (Concours Teresa Llacuna à Valence). Il a également suivi des masterclasses de Dmitri Bashkirov, Dominique Merlet et Emmanuel Ax. Nanti de solides études à l’Université Nationale de Musique de Bucarest, il a décidé de s’installer en Angleterre pour connaître l’émulation d’un grand centre musical et culturel. Expérience très positive, mais traversée par le doute « dans ce grand océan qu’est Londres ». Son jeu est avant tout guidé par son désir de transmettre l’émotion qu’il éprouve en étudiant ses partitions. Modeste, Mihai Ritivoiu avoue faire une grande différence entre le talent des interprètes et le génie des compositeurs qu’il joue. Pour son premier enregistrement, il a choisi de faire figurer la Première Sonate d’Enesco entre la Sonate en si mineur de Liszt et Prélude, choral et fugue de César Franck. Écrite en 1924, la Sonate n° 1 de Georges Enesco se décline en trois mouvements extrêmement libres. Promise au pianiste suisse Emil Frey, Enesco mit dix-huit années à l’écrire. C’est au cours de la composition de son opéra Œdipe qu’il fut tout à coup saisi par l’impérieux besoin de s’interrompre pour mener à bien cette sonate en gestation depuis si longtemps. Le premier mouvement rompt avec le moule classique en utilisant des tonalités très éloignées pour se terminer par une sorte de passacaille grave. Le Presto central possède un caractère burlesque avoué utilisant les rythmes inégaux de certaines danses folkloriques roumaines. La sonate se termine curieusement par un mouvement lent, un Andante molto espressivo d’une grande poésie dans lequel Enesco dit avoir voulu transposer l’atmosphère nocturne et mystérieuse des plaines roumaines. Loin de toute virtuosité gratuite, Mihai Ritivoiu prend le parti du beau son et de l’introspection dans les trois œuvres présentes au programme, construisant son discours de manière architecturée, prenant le temps pour dire les choses et faire chanter son piano. Son classicisme lumineux est porté par une technique à toute épreuve lui permettant d’avancer avec une force tranquille et sereine. © François Hudry/QOBUZ/fév. 2018