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Michel Plasson

Sa passion pour la musique française n’est pas le fruit d’une pose esthétique ni du désir de se trouver un créneau particulier pour bâtir sa réputation, elle est congénitale à sa nature et à sa propre histoire. Né en 1933 dans la Cité des Fleurs, au cœur du Paris populaire, Michel Plasson est dès l’enfance plongé dans le chaudron musical avec une mère divette d’opéra-comique et d’opérette au Trianon Lyrique et un père violoniste à l’Orchestre Lamoureux, aux Concerts Straram et à l’Opéra. Messager, Audran et Adam du côté maternel, Bizet, Massenet et Gounod du côté paternel bercent en quelque sorte une enfance éprise d’harmonies heureuses et de couleurs vives.

Des couleurs qui n’excluent pas le drame quand sa maman met fin à ses jours dans les premiers jours de la guerre alors qu’il n’est encore qu’un petit garçon. Elevé par son père et son grand-père, Michel Plasson, devient presque un poulbot de la rue Lepic qui commence à apprendre le piano avec un musicien de l’Opéra, avant d’étudier la percussion au Conservatoire. Il fait consciencieusement ses gammes sur différents instruments harmoniques tout en lisant la littérature trouvée dans la bibliothèque familiale.


C’est dans la variété que Plasson va débuter pour gagner sa vie comme batteur, en accompagnant Edith Piaf ou Charles Aznavour dans des cabarets parisiens et avec des orchestres de danse du quartier de Montmartre. Il y fera des expériences humaines qui vont imprégner toute sa vie. Puis ce seront les « saisons » comme timbalier et percussionniste dans des villes d’eaux qui entretenaient alors d’excellents orchestres, notamment à Vichy dans la très belle salle Art nouveau du Casino. Il court ensuite le cachet dans les grands orchestres parisiens où il côtoie Carl Schuricht, Paul Paray, André Cluytens et, surtout, Charles Munch qui va l’encourager à devenir chef d’orchestre et qui lui conseille de partir étudier aux Etats-Unis. En 1962, Plasson remporte le premier prix du Concours de Besançon, puis part travailler avec Erich Leinsdorf, Pierre Monteux et Leopold Stokowski, tout en recevant, en France, les conseils de Jésus Etcheverry, un chef d’orchestre rompu au répertoire lyrique français.

Appelé à Toulouse en 1968, il va y rester trente-cinq ans, devenant un homme du Sud et faisant de l’Orchestre du Capitole un des meilleurs de France, avec une sonorité chatoyante et un pupitre de cordes d’une grande intensité. « Je suis une vendange tardive », déclare volontiers Michel Plasson, qui a mûri longuement son art avant que de commencer à graver un extraordinaire patrimoine musical consacré au répertoire français, plus de 100 CD, dont de nombreuses œuvres jamais enregistrées, telles celles de Magnard, Ropartz, D’Indy, Sauguet, Honegger, Duruflé ou Joseph Kosma.
Si Michel Plasson est le héraut de la musique française qu’il dirige avec panache, passion et finesse, il se voue aussi volontiers au grand répertoire germanique jusqu’à Bruckner en passant bien sûr par Beethoven, Liszt et Wagner, des compositeurs qui étaient au programme de son activité avec l’Orchestre Philharmonique de Dresde dont il a été le premier chef pendant sept ans. Héritier des grands chefs qui pratiquaient ce qu’il appelle joliment « le mélange sublime des horizons différents », Michel Plasson dirige sur toute la planète, au MET de New York comme en Chine.


En 2014, Michel Plasson crée l’Académie internationale de musique française pour permettre à de jeunes artistes lyriques et musiciens de toutes nationalités d’approfondir leur connaissance de l’art musical et du style français, et de favoriser ainsi la diffusion d’un riche patrimoine, insuffisamment valorisé dans le monde. © François Hudry/QOBUZ

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