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Rock progressif - Paru le 10 octobre 1969 | Discipline Global Mobile

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Rock progressif, chapitre 1. Pour beaucoup, In the Court of the Crimson Court enregistré entre juin et août 1969 aux Wessex Sound Studios de Londres et publié en octobre de la même année est l’acte fondateur d’un genre hybride porté par des fans de rock jouant du jazz et du classique. À moins que ce ne soit des fans de jazz et de classique faisant du rock… Avec Pink Floyd et Soft Machine, King Crimson embarque le rock’n’roll sur les terres d’une sophistication inédite. D’une durée allant de six à douze minutes, les compositions de ce chef-d’œuvre ont des allures de mini-symphonies sensorielles érigées par la guitare de Robert Fripp, élément central du groupe britannique. Avec Greg Lake (chant, basse et futur Emerson Lake & Palmer), Ian McDonald (flûte, clarinette, vibraphone, claviers, mellotron) et Michael Giles (batterie), il mêle interludes délicats, planants et beaux, et tsunamis musicaux où les sonorités distordues sont confrontées à une avalanche de mots. Des très très très grands écarts qui font la force d’une œuvre folle qui ne ressemble à aucune autre et influencera de nombreuses formations à venir. © CM/Qobuz
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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 14 avril 2015 | Discipline Global Mobile

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Enregistré à la suite de l'implosion de King Crimson en 1969, lorsque deux de ses membres fondateurs quittèrent le groupe de façon inattendue, In the Wake Of Poseidon — qui partage certaines similitudes, à la fois dans l'approche et le son, avec le premier album du groupe In The Court Of The Crimson King — fut un favori de ses fans dès sa sortie le 15 mai 1970. Il est fait d'un mélange éclectique et expérimental de riffs à couper le souffle, de pop à la Beatles, de ballades tendres, d'hymnes planants et d'épisodes atonaux impénétrables. Parmi les points forts, on peut citer la guitare sauvage de Fripp tout au long de Pictures Of A City et la voix éblouissante de Greg Lake sur la chanson titre — sa dernière avec le groupe avant son départ pour former ELP. À sa sortie en mai 1970, alors que In The Wake Of Poseidon atteignait la quatrième place des charts britanniques, un journaliste déclara : "Si Wagner était vivant aujourd'hui, il travaillerait avec King Crimson". The Devil's Triangle, sessions du Studio Wessex les 24 mars 1970 et 6 avril 1970, font partie des enregistrements inédits des sessions studio In the Wake of Poseidon au début des années 1970. Catfood et Groon sont issus des sessions d'enregistrement du 3 février 1970. Toutes les sessions studio originales de 1970 ont été rendues disponibles en téléchargement en 2020 pour satisfaire aux récents changements juridiques sur les droits d'auteur (tous les enregistrements doivent être publiés dans la cinquantième année suivant leur enregistrement pour continuer à bénéficier de la protection des droits d'auteur). Il s'agit ici du mixage original stéréo de 1970 (dont est également issu le format Hi-Res), remasterisé pour le 30e anniversaire de l'album par Simon Heyworth et Robert Fripp en septembre 1999. Cette édition numérique est augmentée de la version single de Catfood et sa face B Groon. © CM/Qobuz 
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Rock progressif - Paru le 30 septembre 2014 | Discipline Global Mobile

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Le titre claque comme un coup de fouet : rouge, zone d’alerte maximale du compteur (figurant très clairement au dos de la pochette, l’aiguille flirtant avec la graduation extrême, quand le bolide va trop vite, l’embardée fatale menaçant à chaque virage, et que l’on pressent, les freins à la limite, sauf à utiliser au plus vite le siège éjectable, ne pas devoir sortir indemne du crash final). C’est, sans conteste possible, le sentiment hantant en cette fin d’année 1974 le maestro Fripp qui, sentant proche la mort des dinosaures du prog (il est un des premiers à employer cette expression qui fera date) et la fin donc d’une époque, décide de quitter le devant de la scène pour se consacrer (et ceci, on s’en apercevra bien plus tard, pour longtemps) à des travaux plus confidentiels, sans laisser à personne d’autre que lui-même le soin d’immoler sa créature (qui ne le satisfait donc plus vraiment), mais sans manquer non plus l’occasion de lui rédiger le plus noir des codicilles testamentaires.Car ce dernier album, avant fort longtemps, est bien l’œuvre au noir de King Crimson, d’un King Crimson ramassé sur ses forces vives (David Cross vient de claquer la porte et on ne laissera même pas le temps à Ian Mac Donald de retrouver sa place comme prévu), réduit donc à un trio en guise de symbole de sa disparition programmée, et en fait déjà effective à la sortie de l’album, structure lui permettant de décupler la véhémence de ses sombres ardeurs (on sait à quel point dans le rock en général, mais dans le rock progressif aussi, c’est ce type de formation qui permet la plus totale et dévastatrice cohésion), quand bien même les participations moins que négligeables des deux sus-nommés et autres partenaires d’antan (Mel Collins en particulier), permettent, pour autant, le bilan fastueux d’une aventure musicale pour le moins exceptionnelle.Et la pochette là non plus ne fait pas dans le mystère : noir pour noir, tout y est noir, à l’exception du titre coloré comme il se doit, et ce n’est pas le vague sourire ornant les lèvres de John Wetton qui peut faire oublier le rictus fermé et le regard dur et obstiné du maître, dont le visage, à l’instar des deux autres, affrontant en gros plan l’objectif, est plongé dans un sombre et éclairant contre-jour.Inutile de dire que les atmosphères élégiaques et mélancoliquement nostalgiques (même si un romantisme sombre s’inscrit toujours en filigrane) se font de plus en plus passagères. Et si les deux réelles mélodies éclairant l’album sont toujours aussi poignantes et magnifiquement timbrées par la voix chaude et sur l’instant (mais jamais très longtemps) rassurante de John Wetton, elles le cèdent donc à chaque fois très rapidement aux contrées arides et inquiétantes que l’animal blessé fréquente avec toujours plus d’angoissante assiduité. Avec cette différence qui caractérise en quelque sorte les deux faces de l’album.Pour « Fallen angel » (première face où la formule trio donne toute sa puissance hallucinée) elle cède la place à un riff énergique, épais, obsédant et pourtant mélodique, entraîné par la batterie virevoltante du fantastique Bill Bruford où la guitare frippienne moins tranchante qu’à l’accoutumée se fond avec la basse de Wetton en un tellurique amalgame sonore sur lesquels s’époumonent désespérement John Wetton et le cornet dissonant de Marc Charig. Et «Red» en début de face (un pur instrumental uniquement composé par Fripp) et son riff étouffant, cahotique, et obsessionnel à peine interrompu par une brève et lugubre accalmie, ouvre plus que magistralement le bal de ce rock âpre et violent, d’une noire intelligence et d’une exceptionnelle profondeur, habité par cette sombre et farouche prégnance qui le fait ressembler à une sorte de heavy-metal métaphysique, repris avec encore plus d’intensité, si c’était possible, par «One more red nightmare» (au titre plus que bien choisi) et son solo de saxophone déchiré, pour clore une des page les plus virulement torturées de l’œuvre crimsonienne.Quant à «Starless» (deuxième face où les chemins d’une expérimentation visionnaire sont de nouveau plus que magistralement explorés) qui suit «Providence» un pur, énigmatique et totalement déstabilisant instrumental, où s’illustre une dernière fois avant son départ définitif, plus crispant que jamais, le violon de David Cross, c’est à un de ces formidables crescendos (construit autour d’une boucle de guitare torturante à souhait, déflagration circulairement entre-retenue) dont le groupe a le secret que le mélodie (installée dans un premier temps sur de splendides et majestueuses nappes de mellotron) cède la place (avant que de ré-émerger du chaos, irréelle et superbe, au final) pour une pièce qui, à l’instar de « Lark’s tongue in aspic part 2 » et « Fracture » sur les albums précédents, emmène l’auditeur aux confins du jazz, de la musique contemporaine, dans une sarabande sonore toujours réinventée, d’une tension d’une insoutenable densité, où sont convoqués dans un apothéotique final tous les pouvoirs incantatoires du roi pourpre, laissant pantois et décomposé celui qui l’écoute pour la première fois, regrettant comme Bill Bruford que l’aventure ne se prolonge pas plus longtemps, mais convaincu d’avoir entendu une des les plus grandes œuvres que, toutes tendances confondues, le rock ait jamais produites.© ©Copyright Music Story Eva John 2017
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Rock progressif - Paru le 30 septembre 2014 | Discipline Global Mobile

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Les cliquetis des cloches et autres percussions comme un bruissement lointain venu de la fôret primordiale puis la plainte du violon mêlée aux grondements inquiétants de la guitare, un roulement sec de batterie et le riff monstrueux gorgé de puissance électrique comme retenu depuis la nuit des temps dynamite l’espace, laisse un instant réémerger la lancinante mélopée avant d’exploser à nouveau, puis soudain, la guitare se lance dans une folle sarabande dissonante soutenue par un entrelas diabolique de batterie, de percussion et de basse, le calme revient alors sur un violon quasi-solitaire comme une éclaircie à l’aube du monde transformé par un subtil crescendo en une nouvelle et poignante mélodie brisant sur quelques majestueuses bribes de mellotron…C’est «Lark’s tongue in aspic part one» : treize minutes d’expérimentation musicale totale et d’une puissance d’évocation pourtant toujours présente qui ouvre l’album du même titre : et vous aurez compris que le King Crimson du début de cette année 1973 ouvre une ère nouvelle qui ne cède absolument en rien à l’ère précédente, sans doute la préférée de tous les afficionados, et dont cet album est le premier chef d’œuvre absolu, peut-être le sommet de son imposante et essentielle discographie. Une ère où presque tout est neuf à commencer par la guitare de Robert Fripp elle-même qui, comme sorti d’un purgatoire où l’avait relégué la collaboration avec Pete Sinfield et l’énorme charge de composition à laquelle son servant devait s’atteler auparavant (tous les nouveaux membres y participent désormais) s’impose de nouveau en magistral et impétueux maître de cérémonie ; puis bien sûr tous les nouveaux arrivants (le virtuose transfuge de Yes, Bill Bruford à la batterie, le génialement inventif James Muir issu d’une obscure collaboration avec le guitariste Allan Holdsworth, aux percussions et dont ce sera malheureusement la seule participation avant un retrait définitif dans les hautes sphères de la méditation et de la spiritualité, David Cross, ex Ring, et son violon électrique des profondeurs, John Wetton, ex Family, à la basse aussi chaude et mélodique que sa voix, sans oublier le nouveau parolier Richard Palmer James mais qui, lui, n’intégrera jamais complétement le groupe). Une ère où King Crimson trouve enfin la cohésion à laquelle Fripp aspirait depuis longtemps, tant donc dans le domaine de la composition que dans celui de l’interprétation car ce formidable consortium musical offrira au public pendant à peu près deux ans parmi les plus fabuleux concerts que le groupe ait jamais donnés. Une ère où surtout bien sûr la musique est neuve, absolument et radicalement neuve, sorti des chaudrons de l’enfer (le titre en recette de sorcellerie et la pochette comme un symbole kabbalistique l’annoncent clairement), incandescent , fuligineux et apocalyptique maelström d’électricité sombre et passionnée. Car une fois cette énorme introduction digérée, après l’élégante mélodie tissée sur des arpèges délicats de «Book of Saturday» et la mélancolique et superbe ballade de «Exiles» où la voix de John Wetton fait merveille (le seul titre à peut-être rappeler quelques riches heures du passé), on plonge définitivement dans l’inconnu et le jubilatoire. C’est d’abord «Easy Money» qui, sous ses fausses allures de rock bien charpenté, avec un naturel confondant nous emmène doucement sur un rythme bancal, où les interventions de James Muir et autres habillages sonores réveillent à tout moment comme par surprise l’ange du bizarre, vers un final totalement échevelé ; puis ce lent, hypnotique et obsédant crescendo de «Talking drum» où la tension initiée par d’étranges roulements de percussion relayés par le chant orientalisant puis de plus en plus grinçant du violon, bientôt enchevêtré aux arabesques de la guitare et à la ligne grondante d’une basse omniprésente, ne se résout que dans un crissement suraigu à la limite de l’audiblement supportable comme un tonitruant point d’orgue annonçant la pièce maîtresse, le chef d’œuvre absolu à suivre.Car on passe alors sans transition au sommet de démesure et de puissance de «Lark’s tongue in aspic part two», son riff infernal (ce son de guitare d’une densité et d’une acuité hallucinantes découpant à la serpe des séquences rythmique sorties de l’enfer, sa batterie diabolique soutenue par une basse énorme mais fluide), la lancinante et envoûtante incantation du violon ou ses stridences les plus extrêmes, le tout en une alternance totalement maîtrisée de retenue mélodique et de déchaînement de furie électrique aboutissant à une formidable gigue de succubes aux corps démantibulés par la transe rythmique, l’incroyable et sabbatique acmé d’une musique alliant comme peut-être jamais la pure et innovante cérébralité et les ancestrales et incontournables recettes de la frénésie chamanique. Ce n’est donc pas un hasard si par la suite, tant sur scène qu’en studio (où le groupe enregistrera beaucoup plus tard les futures part three et four) les titres éponymes de ce fantastique album resteront une référence incontournable, le fil rouge d’une carrière qui inaugurait en la matière une de ses périodes majeures.       © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2017
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Rock - Paru le 14 avril 2015 | Discipline Global Mobile

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Si l’album précédent faisait preuve d’une certaine sérénité, où la prolixité instrumentale de Keith Tippet au piano et de ses comparses souffleurs en arrivait à tenir sous le boisseau jusqu’à la guitare du maître (ils participent certes de nouveau à la texture sonore, mais leurs interventions sont beaucoup plus discrètes, d’ailleurs le tromboniste a disparu), Islands est lui d’une tonalité crépusculaire.Tonalité qu’il faut sûrement corréler avec le regain de présence de la guitare de plus en plus dissonante de Robert Fripp (préfiguration des évolutions à venir), la prééminence toujours plus convulsive du saxophone de Mel Collins, les prestations encore plus sépulcrales du mellotron et la sombre participation d’une inédite contrebasse. La pulsion rock se fait plus précisément ressentir (et la nouvelle section rythmique, composée par Ian Wallace à la batterie et Boz Burrel recruté pour le chant et à qui Robert Fripp soucieux de se protéger des problèmes d’égo de ses chanteurs, a appris quasiment de force à jouer de la basse, y participe sûrement), même si un royal mélange des genres est toujours, bien sûr, la pierre angulaire de l’esthétique musicale du groupe. D’ailleurs la pochette de l’album elle-même, où les savantes et ésotériques enluminures de Lizards et les portraits coloriés souriants et quelque peu naïfs de In the wake of Poseïdon ont cédé la place à une vue nébulosiquement énigmatique des confins du cosmos, en annonce indubitablement la couleur. Alors il reste à savourer cette musique à nulle autre pareille même s’il faut pour cela plonger dans les abîmes venimeux de «Formentera Lady» et «The Letters» (le titre sûrement le plus jazzy), les abysses discordants de «The Sailor’s Tale» (la pièce maitresse de l’album : un pur instrumental où les nappes de mellotron, les élans inamicaux et stridents de la guitare et un fabuleux solo de saxophone font briller tour à tour leurs étincelantes noirceurs), reprendre légèrement son souffle avec «Ladies Of The Road» (aux réminiscences blues dont le refrain rappelle plus qu’étrangement les Beatles) et «Prelude : Song of The Gulls» (un quasi morceau de musique de chambre à la nostalgie voilée) avant de sombrer dans les profondeurs intimistes et feutrées de la mélancolie profonde et désolée de «Islands» (ah cette mélodie des tréfonds de l’âme et ce solo de cornet à l’envahissante et définitive tristesse).Pete Sinfield, cofondateur de la première heure, n’allait plus tarder à quitter le groupe. Les thèmes du parolier, dans cet album tous axés autour des différentes formes de l’éternel féminin, semblant de plus en plus éloignés des préoccupations d’un Fripp plus que jamais accaparé par la pure composition, et dont chacune des mélodies atteint ici des sommets de douloureuse intensité. Magistral et ténébreux chant du cygne d’une collaboration que l’on sentait de plus en plus vouée à l’impasse Islands est incontestablement une des œuvres les plus abouties du roi cramoisi.       © ©Copyright Music Story Eva John 2017
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Rock - Paru le 14 avril 2015 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 2 juin 2017 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 6 avril 2018 | Discipline Global Mobile

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Ce live n’est pas le premier, c’est certain, mais ça ne devrait pas déranger les nombreux dévots qui possèdent ou écoutent régulièrement les 356 précédents, d’autant que ce n’est pas le plus mauvais. On pourrait sans doute le classer parmi les vingt meilleurs, voire le faire figurer dans le top 10 si la troisième partie avait été aussi soignée que celle du formidable Radical Action to Unseat the Hold of Monkey Mind (live) de 2016, bien que la “pièce maîtresse” (c’est David Singleton, le bras droit de Robert Fripp, qui le dit) soit inclue sur ce “CD 3”. King Crimson n’avait en effet plus rejoué le monumental Fracture sur scène depuis le 1er juillet 1974 (au Central Park de New York) et la version enregistrée au Falconer Center de Copenhague le 23 septembre 2016 vaut, il est vrai, largement le détour. Mais les trois « paysages sonores » qui suivent l’interprétation heavy à souhait de l’immortel 21st Century Schizoid Man pourront quelque peu interpeller ceux qui n’écoutent pas en boucle Brian Ferneyhough ou Fausto Romitelli. On n’en voudra pas à certains de regretter la précédente édition de ce live destinée au marché nippon qui proposait à la place quelques extraits d’un concert à Tokyo en 2015, dont un Peace chanté en japonais.Le concert au Museumsquartier de Vienne ne souffre en revanche d’aucune faiblesse, même infime. Le son est idéal pour une écoute en HD et l’interprétation est aussi rigoureuse qu’éblouissante. C’en est presque agaçant, d’autant que les protagonistes semblent s’amuser, y compris dans les passages les plus périlleux et on sait qu’ils sont nombreux. Même Robert Fripp, qui pouvait sembler quelque peu cénobitique tout au long des quatre premières décennies de son groupe, semble au comble de l’allégresse. On le voit même sourire sur certaines photos prises par Tony Levin, bassiste et seul autre « ancien » de la formation (depuis 1981) avec Mel Collins (saxophone, flûte, depuis 1970). Il manque certes Bill Rieflin parmi les « jeunes » recrues, l’ancien batteur de Ministry étant alors en congé sabbatique (il est revenu depuis), mais les quatre experts convoqués dans cette incarnation du groupe qu’on ne saurait numéroter ne font regretter aucun de leurs innombrables prédécesseurs. Fripp a baptisé cette équipe qui l’entoure depuis 2010, avec quelques changements mineurs, de « bête à sept têtes » (Seven-headed Beast), c’est dire s’il se sent en confiance. Saluons en premier lieu les louables efforts de Jakko Jakszyk. Non seulement il reprend à la guitare le rôle de complément idéal du patron (Fripp), assuré pendant plus de trente ans par l’imposant Adrian Belew mais, vocalement, il se montre supérieur à ce dernier. Pour compliquer cette difficile tâche, il se devait de rendre un digne hommage à trois chanteurs disparus en moins d’un an et étroitement associés à King Crimson ou Robert Fripp. Ne pas être ridicule en passant du registre de Greg Lake (The Court of the Crimson King, Epitaph, Peace, 21st Century Schizoid Man) ou John Wetton (Easy Money, Starless) à celui de David Bowie (Heroes) est une performance plus que remarquable. Grâce à cette formation, King Crimson pourra fêter sans crainte ses 50 ans le 30 novembre. À l’image de son leader « apaisé », le groupe assume aussi bien son passé et les grands classiques de ses débuts que ses explorations les plus avant-gardistes. L’un des grands fantasmes du rock progressif était de devenir aussi estimable que la musique classique. Dans le cadre idéal de Vienne, King Crimson y est certainement parvenu, même si c’était probablement le dernier groupe du genre à ambitionner ce type de reconnaissance. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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Rock progressif - Paru le 14 avril 2015 | Discipline Global Mobile

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Si le jeu de chaise musicale continue à plein au sein du personnel de King Crimson, permettant à Fripp et Sinfield, qui s’adjugent la totalité des compositions, de s’emparer définitivement de la barre du vaisseau amiral (Gordon Haskell prend totalement en charge basse et chant, à une exception près dont on reparlera, un nouveau batteur, Andy Mac Culloch, arrive, une section d’instruments à vents, dont les interventions multiples auront une influence prépondérante sur la tonalité de l’album, issue en partie du groupe Centripète du pianiste Keith Tippet, toujours «invité de luxe», vient épauler le saxophone et la flûte de Mel Collins), les orientations déjà entrevues dans le précédent album ont cette fois-ci abouti à un équilibre et une perfection faisant, huit mois seulement après le brillant intermède d’In the wake of Poseïdon, définitivement oublier le premier album et postuler Lizard au titre de deuxième chef-d’œuvre absolu du groupe.Car la nouvelle formule achève une fusion des genres parmi les plus inouïes, où la diversité des timbres et des influences (de la fluidité rythmique et autres enluminures jazzy, la perfection formelle des mélodies, les sombres déjections mellotroniques, les interventions classicisantes des flûtes, hautbois et autres trombones et cornets, à l’énergie sous-jacente des racines progressives et rock) se fondent en un renversant et splendide amalgame où finalement toute étiquette, toute référence s’estompent dans l’inutile, pour laisser l’auditeur abasourdi de tant de nouvelle et étrange beauté.Et si les quatre premières pièces sont superbes (des majestueux et envoutants «Cirkus» et «Happy Family» à l’énergique et énigmatique «Indoor Games», sans oublier l’élégiaque et serein «Lady of the dancing water» seul peut-être à rappeler certaines atmosphères antérieures), c’est la merveilleuse suite (la plus longue pièce jamais écrite par King Crimson et surement la seule à s’accorder pleinement avec cette forme musicale si prisée dans le rock progressif) donnant son titre à l’album qui en constitue la plus vibrante réussite. S’ouvrant sur une mélodie aérienne portée par le chant divin de Jon Anderson, gracieusement prêté par Yes, après des méandres d’une richesse infinie où tous les instruments à vent, sur les ponctuations inspirées du piano de Keith Tippet, finissent par unir leurs voies dans une apothéose de notes fiévreusement emmêlées, elle culmine dans sa section centrale sur un thème d’une sublime et troublante désolation introduit par le cor anglais, pour s’achever, après un passage furieux de mellotron et trombone hurlants, sur le lamento déchirant et unique de la guitare de Robert Fripp recouvrant définitivement le champ de bataille de son inénarrable plainte.Alors que cet album soit celui d’une formation si éphémère qu’elle ne se produira jamais sur scène, que les conflits récurrents entre Fripp et son parolier laissent pour toujours au maître un souvenir amer des sessions d’enregistrement, ne lui permettant jamais d’en parler en toute impartialité, tout ceci devant tant d’immense musique ne relève finalement que de l’anecdote.       © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2017
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Rock - Paru le 19 octobre 2018 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 27 octobre 2017 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 13 décembre 2019 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 16 octobre 2006 | Discipline Global Mobile

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Rock - Paru le 18 mars 2016 | Discipline Global Mobile

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