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Classique - Paru le 7 août 2015 | BIS

Livret Distinctions 5 de Diapason
Presque trop célèbre par sa « Trilogie romaine » (Les Pins de Rome, Les Fontaines de Rome et les Fêtes romaines), Respighi nous a légué nombre d’autres chefs-d’œuvre orchestraux méconnus, tels que le génial Métamorphoseon Modi XII, une série de douze variations-métamorphoses de 1930 – une œuvre de l’ultime maturité donc, puisque le compositeur s’est éteint en 1936 – basés sur douze modes, les modes ici présentés n’étant pas les modes d’église traditionnels, mais des possibilités de combinaisons instrumentales. Curieusement, Respighi semble avoir considéré son Metamorphosepon comme un exercice de style, un peu forcé, ce que l’écoute ne laisse vraiment, vraiment pas soupçonner. Autre œuvre de la dernière période, le ballet Belkis, reine de Saba de 1932 fut l’un de ces gigantesques péplums bibliques, présenté par Leonide Massine à la Scala avec un effectif délirant de danseurs, choristes et musiciens. Respighi ne ménagea pas ses forces ni son imagination pour livrer une partition quasiment hollywoodienne d’une heure et demie de durée, avec emprunts plus ou moins réels à des mélodies hébraïques ou arabes, un instrumentarium délirant et coloré, ce qui ne l’empêcha pas de brosser une musique d’une puissante finesse – notez l’oxymore – dont il tira plus tard une Suite orchestrale en quatre mouvements, qui n’est pas sans rappeler Schéhérazade de Rimski-Korsakov. Enfin, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège nous propose une dernière rareté, la Ballade des gnomes écrite en 1920, à l’époque de la « Trilogie romaine ». L’opulence orchestrale et le langage quasi-érotique avec lequel Respighi décrit les sanglants rites au cours desquels les dames-gnomes sacrifient les messieurs-gnomes, ne serait pas sans évoquer les plus déliquescents passages de Salomé ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 juillet 2016 | Sony Classical

Distinctions 5 de Diapason
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Musique symphonique - Paru le 3 juin 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Alors que l’écrasante majorité des enregistrements orchestraux consacrés à Respighi sont les sempiternels Pins, Fontaines et Fêtes, John Neschling à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Liège explore un pan bien trop négligé du génial compositeur : sa Sinfonia drammatica, un somptueux ouvrage de 1913-1914 – juste avant les Fontaines qui le propulseraient à l’avant-scène mondiale – écrit pendant une période sombre de sa vie, sombre aussi pour la planète… D’aucuns lui reprochèrent de faire du Strauss italien, d’autres tout aussi stupides de trop italianiser Strauss. Le fait est que Respighi avait déjà trouvé son style personnel, mêlant la richissime orchestration de Strauss aux élans à l’italienne, dans une forme plutôt empruntée à Franck (traitement cyclique de la thématique, trois mouvements) pour un mélange qui lui serait propre et unique ! Mais l’inclassabilité d’une œuvre la relègue trop souvent dans l’ombre. Toujours est-il que la Sinfonia drammatica (1914) est un véritable bijou qu’il faut absolument, absolument (re)découvrir. Autre pièce négligée de Respighi, c’est Belfagor – initialement un opéra de 1920, duquel le compositeur tira une pièce orchestrale indépendante qui fut créée en 1926 par Klemperer, et ici présentée. Encore un chef-d’œuvre d’imagination orchestrale, que vient encore pimenter l’impression diabolique dégagée par le sulfureux personnage qu’est Belphégor, traité par Respighi d’une manière que n’aurait pas renié un Dukas ! © SM/Qobuz« [...] Œuvre de vastes proportions, la Sinfonia drammatica trouve en John Neschling un avocat inspiré [...] Cet orchestre profus [...] exige un interprète qui unisse souffle et énergie, varie l’expression sans ensabler l’élan, relance sans effort l’élan initial. Toutes choses que Neschling maîtrise depuis le départ avec un naturel aussi admirable que son sens du style respighien. [...] l’Ouverture Belfagor nous porte dans un monde fantastique avec ses bois stridents, ses contrastes abrupts, ses rythmes haletants. [...] Là encore, Neschling agence les climats comme un peintre ses couleurs. Ce cycle est décidément placé sous une bonne étoile.» (Diapason, septembre 2016 / Rémy Louis)