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Symphonies - Paru le 1 janvier 1994 | Deutsche Grammophon (DG)

Soyons clair d’emblée : la 6e symphonie de Sibelius gravée en 1967 par Karajan et les Berliner Philharmoniker est le plus grand enregistrement du chef autrichien dédié au compositeur finlandais, malgré deux autres versions, réalisée pour l’une dans les années 1950 avec le Philharmonia (sous la supervision de Walter Legge) et pour l’autre en 1981 avec les Berliner, toutes deux pour EMI. La version Deutsche Grammophon distille un mystère insondable, par la finesse de ses équilibres (le label jaune serait d’ailleurs bien inspiré de proposer un nouveau remastering en 24 bits, tel qu’il sait le faire aujourd’hui magistralement...) et le geste épique et toujours souple du chef. Cette interprétation est en réalité bien plus subtile encore : elle se distingue avant tout par sa capacité à réunir les contraires du monde sibélien, à en dévoiler toute la force paradoxale. La nature profondément passionnée de Sibelius se mue en un modernisme abstrait (pas si éloigné de Varèse et autres modernes américains), les tonalités froides, l’expression à nue, ne cachent pas leurs atours tendres (l’énoncé de la première mélopée !). Si souvent reliés à l’univers du Finlandais, les éléments s’invitent ici pleinement : les « trémolos » de la fin du second mouvement – réalisés avec une précision implacable voire diabolique – n’ont jamais mieux personnifié les oscillations les plus ténues de la végétation finlandaise, et le Poco vivace sonne telle une tempête enveloppante et dionysiaque, bourrasque véritable, comme n’en a plus connu la discographie sibélienne et que même Karajan ne sut jamais reproduire. Un coup de génie à lui seul, ce Scherzo construit avec l’évidence d’un crescendo beethovenien ! Sous l’élégance des textures se cache dans le mouvement final une rage, voire une forme d’abattement ; les phrasés virevoltants, élancés, exaltent la tension puissamment rythmique du discours. Cet enregistrement reste réellement inépuisable. A contrario, la 5e Symphonie de 1965 dévoile de plus grandes hésitations, c’est peut-être la moins naturelle des quatre versions officielles du chef (1951, 1960, 1965, 1976), même si la même année, en tournée à Helsinki en juin, tout retrouvait naturellement sa place, avec un premier mouvement d’une force tellurique (témoignage jamais publié). Ici, Karajan ne parvient pas tout à fait à réaliser ce qui pour lui resta toujours le hic de cette œuvre, cet accelerando progressif et ininterrompu en « seconde partie » du premier mouvement ; cependant, sa version EMI de 1976 donne un meilleur aperçu. Les cuivres dans le dernier mouvement sont parfaitement « marcato », pour autant leur phrasé manque un rien de fluidité. Quant au Cygne de Tuonela, il reste un indispensable absolu de Karajan, teinté d’une poésie inégalable, le sens des clairs-obscurs et le phrasé magique du cor anglais témoignant définitivement des affinités réelles du directeur musical des Berliner avec l’univers si singulier de l’hôte d’Ainola. © Pierre-Yves Lascar
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Symphonies - Paru le 1 mars 1965 | Deutsche Grammophon (DG)

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L'interprète

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