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Classique - Paru le 3 mai 2019 | CAvi-music

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
On est particulièrement heureux de retrouver en solo l'un des pianistes les plus passionnants de la scène allemande, Herbert Schuch, qui après deux albums avec son épouse Gülru Ensari pour CAvi-Music retrouve avec ce même éditeur, originaire de Cologne en Allemagne, un écrin pour ses propres projets, toujours ambitieux. Enregistré au Studio 2 de la Radio Bavaroise en décembre 2017, voici enfin son nouveau projet en solo après son album Naive paru en 2014 (Invocation, la relation avec la firme française ayant été avortée par le départ de l'ancien directeur artistique de Naive pour la maison belge Outhere, puis par le rachat de Naive par le groupe Believe) et ses sept albums réalisés pour le label OehmsClassics avant 2013. Herbert Schuch était peu venu à Beethoven jusqu'à présent, et il confronte ici les onze Bagatelles de l'Op. 119 de Beethoven aux onze miniatures de la Musica Ricercata de György Ligeti, qu'il complète ensuite par l'Op. 126 du Maître de Bonn. L'Op. 119 n'étant pas particulièrement conçu comme un cycle, à la différence de l'ultime opus des Bagatelles, il est tout à fait pertinent d'intercaler les pensées beethovéniennes avec celles du plus grand compositeur pour piano de la deuxième moitié du XXe siècle. Dans ce piano aux harmoniques puissantes, renforcées par une prise de son brillante et qui serait idéale pour la musique d'Olivier Messiaen ou les tenants de la musique spectrale, les différents caractères imaginés par Ligeti dans sa Musica Ricercata déteignent directement sur les accents beethovéniens, le Maitre de Bonn ne semblant pas forcément le plus bouillonnant ici. Une proposition un rien déstabilisante, et incontestablement pensée. Nul ne saurait manquer ce nouvel album d'un des musiciens les plus intelligents de la scène pianistique, d'autant plus que les enregistrements de la Musica Ricercata ne sont pas légion. Quant à l'Op. 126, son côté sculptural impressionne. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz