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Musique vocale sacrée - Paru le 29 avril 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - 4 étoiles de Classica
Dans la continuité des fondateurs que furent Lully et Delalande, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772) poursuivit et développa la tradition du Grand motet sacré à la française. Pour mémoire, le Grand motet – des ouvrages religieux tout à fait spectaculaires – était le genre dominant à la Chapelle royale jusqu’à la Révolution, tout en atteignant aussi le public général ; et justement, Mondonville fut l’un des sous-maîtres de musique de ladite Chapelle dès 1740, grâce à l’excellence de son motet Venite exultemus Domino publié cette même année. Le Purcell Choir et l’Orfeo Orchestra, dirigés par György Vashegyi, nous proposent quatre de ces Grands motets : De profundis, Magnus Dominus, Cantate Domino et Nisi Dominus, parfaits témoignages de l’art du compositeur à brosser d’imposantes fresques chorales, vocales et orchestrales dans un surcroît de richesse mélodique. L’enregistrement a été réalisé à Budapest sous les auspices du Centre de musique baroque de Versailles ; les chanteurs adoptent principalement la prononciation du latin à la française, bien plus adaptée que la sempiternelle (et souvent encombrante, surtout dans ce genre de répertoire) prononciation à l’italienne. © SM/Qobuz« Ces grands motets de Mondonville, enregistrés à Budapest par une équipe franco-hongroise et publiés sous un label espagnol, comblent un vide discographique : si, depuis l’enregistrement pionnier de William Christie (Erato, 1996), certains ont été donnés régulièrement au concert, aucun ensemble baroque ne s’était risqué à les graver au disque. [...] Dans le De Profundis, les inflexions préromantiques de l’Orfeo Orchestra annoncent Gossec, voire Berlioz, là où Les Arts Florissants, d’une grande élégance, tiraient davantage cette musique vers Lalande. [...] A l’exception d’Alain Buet au souffle un peu court (« Fiant aures »), les solistes se caractérisent par leur souveraine maîtrise et une interprétation, sans doute concertée, d’une grande force émotionnelle, comme pour conjurer la solennité des récits du compositeur narbonnais. Les interventions de Mathias Vidal, à cet égard, sont un modèle d’équilibre et d’expression. Saluons aussi la diction distinguée de Daniela Skorka et Jeffrey Thompson. Une réussite collégiale. » (Classica, juin 2016 / Jérémie Bigorie)