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Livret
Cherchant à développer le trafic de passagers sur les vingt-sept kilomètres de voie ferrée reliant Saint-Pétersbourg à Pavlovsk, son terminus, la Compagnie de chemin de fer de Tsarskoïe-Selo de Saint-Pétersbourg construisit en 1838 le pavillon Vauxhall, un grand centre musical et de loisirs dans le pittoresque parc de Pavlovsk. La gare elle-même et le complexe de Vauxhall y attenant furent construits sur le modèle des célèbres Vauxhall Gardens à Londres. Au cours des années qui suivirent l’ouverture du pavillon, plusieurs célèbres chefs d’orchestre furent invités, et pour la saison 1856, la direction des chemins de fer désira bien sur s’assurer la collaboration du plus grand compositeur de danses à Vienne, Johann Strauss fils. Son premier « été russe » fut une telle réussite que Strauss fut réinvité pendant onze saisons (1856 – 1865 et 1869), dont dix successivement, jetant ainsi les bases de la richesse personnelle qui fut la sienne plus tard. Il dirigea un dernier concert en Russie en 1886. De nombreuses pièces furent composées expressément pour ces saisons russes, d’autres recyclées avec un simple changement de nom… Ce sont ces œuvres qu’a choisi Neeme Järvi pour un nouvel album Strauss – et il est vrai que, avec tant d'enregistrements de Strauss disponibles, il est fort judicieux de trouver un nouvel argument éditorial. Chose remarquable, Strauss a utilisé plusieurs thèmes russes, ou du moins des tournures à la russe, même si cette Russie est plus impériale que populaire. Certaines pièces rappellent également à l'auditeur que le compositeur eut un grand succès avec les dames russes, certaines affaires conduisant à des réminiscences musicales légèrement douloureuses. Tout cela, que ce soit russe ou russo-viennois, est et reste de l’excellente musique. © SM/Qobuz