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Rock - Paru le 1 novembre 1967 | Polydor Records

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Qui n’ a jamais entendu la bouleversante mélodie de « We’re going wrong », la voix intense et tragique de Jack Bruce en équilibre fragile sur l’obsédant et perpétuel roulement de Ginger Baker puis, après une légère accalmie du tempo, comme sortie de nulle part, la guitare magique d’expressivité du maître filant, crescendo, vers ce riff toujours différé, à la puissance finalement libérée en guise de coda à l’éternelle et douloureuse faillite évoquée par le texte, celui là (pour peu qu’il s’intéresse au rock) peut se féliciter d’avoir encore de merveilleux instants d’émotion pure à vivre. Produit par Félix Pappalardi (futur fondateur de Mountain et qui n'hésite pas à mettre la main à la pâte tant pour les textes qu'à la basse) aux studios Atlantic de New-York, c'est sans conteste possible, le chef d'oeuvre du groupe qui dès son second opus atteint sa pleine maturité créative. S'émancipant totalement des racines blues dont leur premier album était fortement teinté, revendiquant clairement leurs ambitions à travers une pleine appartenance à leur époque : la pochette chamarrée et lysergique dans le plus pur style flower-power, les textes abscons et surréalistes du poète Pete Brown poursuivant avec Jack Bruce, principal compositeur des trois, une collaboration initiée avec les deux premiers singles du groupe, « Wrapping paper » et « I feel free », et devant survivre longtemps au groupe, la guitare de Eric Clapton enfin affranchi de ses références de prédilection (Buddy Guy, BB-King entre autres) et qui, sous l' influence d'un certain Jimi Hendrix, systématise magistralement l’utilisation de la distorsion et de la pédale wah-wah intensifiant, torturant son jeu pour parfaire ce style éblouissant de force et de fluidité à l’origine de sa légende ; ils accouchent d’une formule au son ample et puissant qui dans un format extrêmement concis (pas un titre ne dépasse les quatre minutes quinze contrairement à ce qu'ils en feront sur scène) fait preuve d’une incroyable diversité, d’une grandiose cohérence et d’une sidérante (mais toujours novatrice et inspirée) maîtrise technique. Car de « Strange Brew » et « Swalbr » (où la rythmique incisive et titubante de « Slowhand », le jeu de batterie de Baker et la basse énorme de Jack Bruce surprennent encore) au formidable « Sunshine of your love » (impressionnant de puissance maitrisée et de feeling : indubitablement précurseur des prochaines déferlantes «hard» mais avec cette souple élégance que beaucoup se contenteront de laisser au placard) en passant par les magnifiques et poignantes mélodies de « We're going wrong » bien sûr mais aussi de « World of pain » ou de « Outside woman blues » où souvent l’étonnant contre-alto de Jack Bruce se teinte d'une discréte et poignante majesté) sans oublier les plus clairement bluesy « Blue condition » (psychélédiquement obsédant) et « Tales of brave Ulysse » (à l’ambiance totalement déconcertante) tous les titres de l’album sont marqués de cette perfection d’inspiration qui font les grandes œuvres et que le groupe ne retrouvera plus qu’une fois sur la partie studio de l’album suivant Wheels of fire avant de malheureusement splitter définitivement. © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2018
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Rock - Paru le 1 août 1968 | Polydor Records

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Solennel, hiératique, énigmatique, bâti sur ces mélodies intemporelles dont Jack Bruce a le secret, porté par les roulements de batterie sans fin de Ginger Baker, transcendé par un solo de wah-wah inoubliable d’Eric Clapton, le déchirant « White Room » est certainement l’un des meilleurs titres du groupe, l’un de ceux qui concentre le plus, en dehors des innovations rythmiques et sonores, la magie insidieuse dont celui-ci savait miraculeusement imprégner ses compositions les plus caractéristiques. Mais, pour autant, à l’intérieur d’une pochette monochrome cette fois-ci mais toujours aussi éxhubérante le reste de l’album studio (où le côté déjanté des textes est toujours aussi présent puisqu’en particulier Pete Brown cosigne avec Jack Bruce plus de la moitié des titres originaux) se situe pratiquement au même niveau ; de cette magnifique reprise de « Born under a bad sign » où le groupe arrive aussi à insuffler cette atmosphère troublante et décalée qui lui est si personnelle, à ces diamants bruts de bizarrerie sonique et de déconcertante oppression que sont « Pressed rat and warthog », « As you said » ou « Deserted cities of the heart » dont les guitares acoustiques, violoncelles, cloches, orgues, glockenspiel et consorts étoffent si étrangement le son de leurs timbres et résonances inattendus, sur des mélodies toutes plus improbables les unes que les autres. A l’exception peut-être de « Politician » qui, avec l’ampleur et la puissance sonore héritée de « Sunshine of your love » mais aussi une légère pesanteur rythmique (peut-être encore plus sensible sur « Sitting on the top of the world », autre reprise) préfigure aussi bien le hard-rock à venir que ses dérives ultérieures, tant lui manque ce swing énorme qui transcendait le morceau de Disraeli Gears. En ce qui concerne la deuxième partie de l’album, si elle constitue un témoignage certes passionnant des prestations scéniques du groupe, on ne peut s’empêcher à l’écoute de ces versions à rallonge, même en appréciant à leur juste valeur les qualités techniques et musicales qui les fondaient et l’ambiance de dévotion dans laquelle elles se déroulaient, d’éprouver désormais une très certaine lassitude. A la notable et brillantissime exception (justifiant à elle seule cette partie live), d’une version concise et survitaminée, impressionnante d’allant et de cohésion, en fait quasi définitive du célèbre blues « Crossroads » de Robert Johnson : preuve que quand les trois jouaient vraiment ensemble, vite et bien (apprécions cette fois-ci, tout particulièrement, la diabolique performance de Jack Bruce bassiste vraiment hors norme), ils étaient capables dans le plus pur respect qui étaient bien sûr le leur, de dynamiter l’ancestral idiome et de poser les plus parfaits et les plus éclairants jalons du blues rock en gésine et de ses futurs rejetons. © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2018
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Rock - Paru le 9 décembre 1966 | Polydor Records

Hi-Res
Fresh Cream represents so many different firsts, it's difficult to keep count. Cream, of course, was the first supergroup, but their first album not only gave birth to the power trio, it also was instrumental in the birth of heavy metal and the birth of jam rock. That's a lot of weight for one record and, like a lot of pioneering records, Fresh Cream doesn't seem quite as mighty as what would come later, both from the group and its acolytes. In retrospect, the moments on the LP that are a bit unformed -- in particular, the halting waltz of "Dreaming" never achieves the sweet ethereal atmosphere it aspires to -- stand out more than the innovations, which have been so thoroughly assimilated into the vocabulary of rock & roll, but Fresh Cream was a remarkable shift forward in rock upon its 1966 release and it remains quite potent. Certainly at this early stage the trio was still grounded heavily in blues, only fitting given guitarist Eric Clapton's stint in John Mayall's Bluesbreakers, which is where he first played with bassist Jack Bruce, but Cream never had the purist bent of Mayall, and not just because they dabbled heavily in psychedelia. The rhythm section of Bruce and Ginger Baker had a distinct jazzy bent to their beat; this isn't hard and pure, it's spongy and elastic, giving the musicians plenty of room to roam. This fluidity is most apparent on the blues covers that take up nearly half the record, especially on "Spoonful," where the swirling instrumental interplay, echo, fuzz tones, and overwhelming volume constitute true psychedelic music, and also points strongly toward the guitar worship of heavy metal. Almost all the second side of Fresh Cream is devoted to this, closing with Baker's showcase "Toad," but for as hard and restless as this half of the album is, there is some lightness on the first portion of the record where Bruce reveals himself as an inventive psychedelic pop songwriter with the tense, colorful "N.S.U." and the hook- and harmony-laden "I Feel Free." Cream shows as much force and mastery on these tighter, poppier tunes as they do on the free-flowing jams, yet they show a clear bias toward the long-form blues numbers, which makes sense: they formed to be able to pursue this freedom, which they do so without restraint. If at times that does make the album indulgent or lopsided, this is nevertheless where Cream was feeling their way forward, creating their heavy psychedelic jazz-blues and, in the process, opening the door to all kinds of serious rock music that may have happened without Fresh Cream, but it just would not have happened in the same fashion as it did with this record as precedent. © Stephen Thomas Erlewine /TiVo
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Rock - Paru le 1 janvier 1969 | Polydor Records

Hi-Res
After a mere three albums in just under three years, Cream called it quits in 1969. Being proper gentlemen, they said their formal goodbyes with a tour and a farewell album called -- what else? -- Goodbye. As a slim, six-song single LP, it's far shorter than the rambling, out-of-control Wheels of Fire, but it boasts the same structure, evenly dividing its time between tracks cut on-stage and in the studio. While the live side contains nothing as indelible as "Crossroads," the live music on the whole is better than that on Wheels of Fire, capturing the trio at an empathetic peak as a band. It's hard, heavy rock, with Cream digging deep into their original "Politician" with the same intensity as they do on "Sitting on Top of the World," but it's the rampaging "I'm So Glad" that illustrates how far they've come; compare it to the original studio version on Fresh Cream and it's easy to see just how much further they're stretching their improvisation. The studio side also finds them at something of a peak. Boasting a song apiece from each member, it opens with the majestic classic "Badge," co-written by Eric Clapton and George Harrison and ranking among both of their best work. It's followed by Jack Bruce's "Doing That Scrapyard Thing," an overstuffed near-masterpiece filled with wonderful, imaginative eccentricities, and finally, there's Ginger Baker's tense, dramatic "What a Bringdown," easily the best original he contributed to the group. Like all of Cream's albums outside Disraeli Gears, Goodbye is an album of moments, not a tight cohesive work, but those moments are all quite strong on their own terms, making this a good and appropriate final bow. © Stephen Thomas Erlewine /TiVo
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Rock - Paru le 30 septembre 2005 | Reprise

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Rock - Paru le 1 janvier 1995 | Polydor Records

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Rock - Paru le 6 mars 2020 | UMC (Universal Music Catalogue)

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Rock - Paru le 1 avril 1970 | UMC (Universal Music Catalogue)

Hi-Res
A y regarder de loin, Cream, ce n’est pas grand-chose à l’échelle de l’histoire du rock. Deux ans et demi de carrière, quatre albums studio, une quarantaine de chansons. Alors pourquoi tout ce foin ? La réponse se trouve en partie dans ce Live Cream, première partie d’un best of sortie… quatorze mois après le dernier album du groupe, Goodbye (paru en février 69). Ça ne traînait pas à l’époque, et pour cause : étiqueté “premier supergroupe du rock”, le trio composé du chanteur/bassiste Jack Bruce, d’Eric Clapton à la guitare et du batteur vedette rock/jazz/fusion Ginger Baker possédait une valeur marchande séduisante, et notamment pour ses prestations scéniques, qui attiraient tous les amateurs de dextérité instrumentale, servis avec les quatre titres en live de cette réédition.Clapton disait qu’il y avait beaucoup de frime dans les concerts de Cream, et il prend sa part avec deux grosses minutes de solo sur Sleepy Time Time. Il disait aussi que le trio ne s’écoutait pas trop, et ça s’entend un peu dans le tunnel instrumental final. On retrouve également au tracklisting Sweet Wine, pour le côté fusion, et Rollin' and Tumblin', classique du Delta enregistré notamment par Muddy Waters, une chanson uptempo qui grimpe de 140 à 158 BPM sur laquelle Ginger Baker fait feu de tout bois. Seule prise studio du disque, Lawdy Mama est une reprise de Hey Lawdy Mama, sortie en 1965 par Junior Wells avec Buddy Guy (originellement Buddy Moss en 1934). L’arrangement est différent de la version de Wells, et quelques mois plus tard, Cream changera aussi les paroles pour ce qui deviendra Strange Brew, une chanson beaucoup plus pop qui sera l’un de leurs plus grands succès. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Rock - Paru le 8 décembre 1972 | Polydor Records

Hi-Res
An oft-overlooked curio, Live Cream, Vol. 2 appeared at a very odd time, with very little warning, almost two years after its predecessor -- and at virtually the same time as the related (though not overlapping) History of Eric Clapton. And both showed up, not coincidentally, at a point when Clapton, unbeknownst to most of the public, was sidelined with a crippling heroin addiction -- this album helped keep him in the public eye, as a singer as well as a guitarist. On its face, Live Cream, Vol. 2 is a more ambitious album that its predecessor, offering more songs and including concert versions of two of the group's AM radio hits (as opposed to the album tracks that comprised the repertory on Live Cream, Vol. 1). And it is just about essential listening for anyone who wants to understand what Cream was about, which was live performance. Utilizing -- for the time -- state-of-the-art mobile recording equipment, it was a significant achievement at the time in capturing the genuine sound of a high-wattage power trio on-stage, playing away at full volume, and the overall sonic excellence here must surely be credited to engineers Tom Dowd and Bill Halverson. The feeling that you are in the front row is very much in evidence, and this is largely due to their ability to capture the band's live fury with clarity and intimacy, down to every nuance of Ginger Baker's playing. As for the performances, this record does capture the band at their peak, though perhaps not at the very best moments of that peak -- the group made their reputation as a live act with epic, lengthy jams that verged on jazz, but the repertory represented here (as opposed to that on Live Cream, Vol. 1) is more focused on their pop/rock efforts, such as "White Room," "Sunshine of Your Love," "Tales of Brave Ulysses," etc., which don't lend themselves as easily (or at all) to opening out in extended jams, in the manner of, say, "N.S.U." or "Sweet Wine," or the legendary "Spoonful"; additionally, numbers such as "Sunshine of Your Love" and, in particular, "White Room," require more vocal dexterity than Clapton and bassist/singer Jack Bruce could muster in this kind of concert setting -- their singing, especially on "White Room" comes close to breaking down ("Sunshine of Your Love" fares better), whereas their playing holds together, almost better than perfect at times. "Deserted Cities of the Heart" -- which opens the album -- comes off exceptionally well as a concert piece, the bass and guitar actually combining to overcome the absences of swooping cellos, acoustic guitars, and other accompanying instruments from the studio rendition. And there is one priceless example of Cream in a full-tilt jam, on the 13-plus-minute closing cut "Steppin' Out" -- the band's sheer energy overcomes what minor deficiencies there are in the overall sound quality. And coupled with the compact, four- to five-minute versions of "Deserted Cities of the Heart" and "Tales of Brave Ulysses," among others, the album is a vital, intense, and enjoyable listen that is ultimately rewarding. © Matthew Greenwald & Bruce Eder /TiVo
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Rock - Paru le 1 novembre 1967 | Polydor Records

Hi-Res
Qui n’ a jamais entendu la bouleversante mélodie de « We’re going wrong », la voix intense et tragique de Jack Bruce en équilibre fragile sur l’obsédant et perpétuel roulement de Ginger Baker puis, après une légère accalmie du tempo, comme sortie de nulle part, la guitare magique d’expressivité du maître filant, crescendo, vers ce riff toujours différé, à la puissance finalement libérée en guise de coda à l’éternelle et douloureuse faillite évoquée par le texte, celui là (pour peu qu’il s’intéresse au rock) peut se féliciter d’avoir encore de merveilleux instants d’émotion pure à vivre. Produit par Félix Pappalardi (futur fondateur de Mountain et qui n'hésite pas à mettre la main à la pâte tant pour les textes qu'à la basse) aux studios Atlantic de New-York, c'est sans conteste possible, le chef d'oeuvre du groupe qui dès son second opus atteint sa pleine maturité créative. S'émancipant totalement des racines blues dont leur premier album était fortement teinté, revendiquant clairement leurs ambitions à travers une pleine appartenance à leur époque : la pochette chamarrée et lysergique dans le plus pur style flower-power, les textes abscons et surréalistes du poète Pete Brown poursuivant avec Jack Bruce, principal compositeur des trois, une collaboration initiée avec les deux premiers singles du groupe, « Wrapping paper » et « I feel free », et devant survivre longtemps au groupe, la guitare de Eric Clapton enfin affranchi de ses références de prédilection (Buddy Guy, BB-King entre autres) et qui, sous l' influence d'un certain Jimi Hendrix, systématise magistralement l’utilisation de la distorsion et de la pédale wah-wah intensifiant, torturant son jeu pour parfaire ce style éblouissant de force et de fluidité à l’origine de sa légende ; ils accouchent d’une formule au son ample et puissant qui dans un format extrêmement concis (pas un titre ne dépasse les quatre minutes quinze contrairement à ce qu'ils en feront sur scène) fait preuve d’une incroyable diversité, d’une grandiose cohérence et d’une sidérante (mais toujours novatrice et inspirée) maîtrise technique. Car de « Strange Brew » et « Swalbr » (où la rythmique incisive et titubante de « Slowhand », le jeu de batterie de Baker et la basse énorme de Jack Bruce surprennent encore) au formidable « Sunshine of your love » (impressionnant de puissance maitrisée et de feeling : indubitablement précurseur des prochaines déferlantes «hard» mais avec cette souple élégance que beaucoup se contenteront de laisser au placard) en passant par les magnifiques et poignantes mélodies de « We're going wrong » bien sûr mais aussi de « World of pain » ou de « Outside woman blues » où souvent l’étonnant contre-alto de Jack Bruce se teinte d'une discréte et poignante majesté) sans oublier les plus clairement bluesy « Blue condition » (psychélédiquement obsédant) et « Tales of brave Ulysse » (à l’ambiance totalement déconcertante) tous les titres de l’album sont marqués de cette perfection d’inspiration qui font les grandes œuvres et que le groupe ne retrouvera plus qu’une fois sur la partie studio de l’album suivant Wheels of fire avant de malheureusement splitter définitivement. © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2018
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Rock - Paru le 28 septembre 2004 | Universal Records

Qui n’ a jamais entendu la bouleversante mélodie de « We’re going wrong », la voix intense et tragique de Jack Bruce en équilibre fragile sur l’obsédant et perpétuel roulement de Ginger Baker puis, après une légère accalmie du tempo, comme sortie de nulle part, la guitare magique d’expressivité du maître filant, crescendo, vers ce riff toujours différé, à la puissance finalement libérée en guise de coda à l’éternelle et douloureuse faillite évoquée par le texte, celui là (pour peu qu’il s’intéresse au rock) peut se féliciter d’avoir encore de merveilleux instants d’émotion pure à vivre. Produit par Félix Pappalardi (futur fondateur de Mountain et qui n'hésite pas à mettre la main à la pâte tant pour les textes qu'à la basse) aux studios Atlantic de New-York, c'est sans conteste possible, le chef d'oeuvre du groupe qui dès son second opus atteint sa pleine maturité créative. S'émancipant totalement des racines blues dont leur premier album était fortement teinté, revendiquant clairement leurs ambitions à travers une pleine appartenance à leur époque : la pochette chamarrée et lysergique dans le plus pur style flower-power, les textes abscons et surréalistes du poète Pete Brown poursuivant avec Jack Bruce, principal compositeur des trois, une collaboration initiée avec les deux premiers singles du groupe, « Wrapping paper » et « I feel free », et devant survivre longtemps au groupe, la guitare de Eric Clapton enfin affranchi de ses références de prédilection (Buddy Guy, BB-King entre autres) et qui, sous l' influence d'un certain Jimi Hendrix, systématise magistralement l’utilisation de la distorsion et de la pédale wah-wah intensifiant, torturant son jeu pour parfaire ce style éblouissant de force et de fluidité à l’origine de sa légende ; ils accouchent d’une formule au son ample et puissant qui dans un format extrêmement concis (pas un titre ne dépasse les quatre minutes quinze contrairement à ce qu'ils en feront sur scène) fait preuve d’une incroyable diversité, d’une grandiose cohérence et d’une sidérante (mais toujours novatrice et inspirée) maîtrise technique. Car de « Strange Brew » et « Swalbr » (où la rythmique incisive et titubante de « Slowhand », le jeu de batterie de Baker et la basse énorme de Jack Bruce surprennent encore) au formidable « Sunshine of your love » (impressionnant de puissance maitrisée et de feeling : indubitablement précurseur des prochaines déferlantes «hard» mais avec cette souple élégance que beaucoup se contenteront de laisser au placard) en passant par les magnifiques et poignantes mélodies de « We're going wrong » bien sûr mais aussi de « World of pain » ou de « Outside woman blues » où souvent l’étonnant contre-alto de Jack Bruce se teinte d'une discréte et poignante majesté) sans oublier les plus clairement bluesy « Blue condition » (psychélédiquement obsédant) et « Tales of brave Ulysse » (à l’ambiance totalement déconcertante) tous les titres de l’album sont marqués de cette perfection d’inspiration qui font les grandes œuvres et que le groupe ne retrouvera plus qu’une fois sur la partie studio de l’album suivant Wheels of fire avant de malheureusement splitter définitivement. © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2018
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Rock - Paru le 1 août 1968 | Polydor Records

Hi-Res
Solennel, hiératique, énigmatique, bâti sur ces mélodies intemporelles dont Jack Bruce a le secret, porté par les roulements de batterie sans fin de Ginger Baker, transcendé par un solo de wah-wah inoubliable d’Eric Clapton, le déchirant « White Room » est certainement l’un des meilleurs titres du groupe, l’un de ceux qui concentre le plus, en dehors des innovations rythmiques et sonores, la magie insidieuse dont celui-ci savait miraculeusement imprégner ses compositions les plus caractéristiques. Mais, pour autant, à l’intérieur d’une pochette monochrome cette fois-ci mais toujours aussi éxhubérante le reste de l’album studio (où le côté déjanté des textes est toujours aussi présent puisqu’en particulier Pete Brown cosigne avec Jack Bruce plus de la moitié des titres originaux) se situe pratiquement au même niveau ; de cette magnifique reprise de « Born under a bad sign » où le groupe arrive aussi à insuffler cette atmosphère troublante et décalée qui lui est si personnelle, à ces diamants bruts de bizarrerie sonique et de déconcertante oppression que sont « Pressed rat and warthog », « As you said » ou « Deserted cities of the heart » dont les guitares acoustiques, violoncelles, cloches, orgues, glockenspiel et consorts étoffent si étrangement le son de leurs timbres et résonances inattendus, sur des mélodies toutes plus improbables les unes que les autres. A l’exception peut-être de « Politician » qui, avec l’ampleur et la puissance sonore héritée de « Sunshine of your love » mais aussi une légère pesanteur rythmique (peut-être encore plus sensible sur « Sitting on the top of the world », autre reprise) préfigure aussi bien le hard-rock à venir que ses dérives ultérieures, tant lui manque ce swing énorme qui transcendait le morceau de Disraeli Gears. En ce qui concerne la deuxième partie de l’album, si elle constitue un témoignage certes passionnant des prestations scéniques du groupe, on ne peut s’empêcher à l’écoute de ces versions à rallonge, même en appréciant à leur juste valeur les qualités techniques et musicales qui les fondaient et l’ambiance de dévotion dans laquelle elles se déroulaient, d’éprouver désormais une très certaine lassitude. A la notable et brillantissime exception (justifiant à elle seule cette partie live), d’une version concise et survitaminée, impressionnante d’allant et de cohésion, en fait quasi définitive du célèbre blues « Crossroads » de Robert Johnson : preuve que quand les trois jouaient vraiment ensemble, vite et bien (apprécions cette fois-ci, tout particulièrement, la diabolique performance de Jack Bruce bassiste vraiment hors norme), ils étaient capables dans le plus pur respect qui étaient bien sûr le leur, de dynamiter l’ancestral idiome et de poser les plus parfaits et les plus éclairants jalons du blues rock en gésine et de ses futurs rejetons. © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2018
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Rock - Paru le 9 décembre 1966 | Polydor Records

Hi-Res
Fresh Cream represents so many different firsts, it's difficult to keep count. Cream, of course, was the first supergroup, but their first album not only gave birth to the power trio, it also was instrumental in the birth of heavy metal and the birth of jam rock. That's a lot of weight for one record and, like a lot of pioneering records, Fresh Cream doesn't seem quite as mighty as what would come later, both from the group and its acolytes. In retrospect, the moments on the LP that are a bit unformed -- in particular, the halting waltz of "Dreaming" never achieves the sweet ethereal atmosphere it aspires to -- stand out more than the innovations, which have been so thoroughly assimilated into the vocabulary of rock & roll, but Fresh Cream was a remarkable shift forward in rock upon its 1966 release and it remains quite potent. Certainly at this early stage the trio was still grounded heavily in blues, only fitting given guitarist Eric Clapton's stint in John Mayall's Bluesbreakers, which is where he first played with bassist Jack Bruce, but Cream never had the purist bent of Mayall, and not just because they dabbled heavily in psychedelia. The rhythm section of Bruce and Ginger Baker had a distinct jazzy bent to their beat; this isn't hard and pure, it's spongy and elastic, giving the musicians plenty of room to roam. This fluidity is most apparent on the blues covers that take up nearly half the record, especially on "Spoonful," where the swirling instrumental interplay, echo, fuzz tones, and overwhelming volume constitute true psychedelic music, and also points strongly toward the guitar worship of heavy metal. Almost all the second side of Fresh Cream is devoted to this, closing with Baker's showcase "Toad," but for as hard and restless as this half of the album is, there is some lightness on the first portion of the record where Bruce reveals himself as an inventive psychedelic pop songwriter with the tense, colorful "N.S.U." and the hook- and harmony-laden "I Feel Free." Cream shows as much force and mastery on these tighter, poppier tunes as they do on the free-flowing jams, yet they show a clear bias toward the long-form blues numbers, which makes sense: they formed to be able to pursue this freedom, which they do so without restraint. If at times that does make the album indulgent or lopsided, this is nevertheless where Cream was feeling their way forward, creating their heavy psychedelic jazz-blues and, in the process, opening the door to all kinds of serious rock music that may have happened without Fresh Cream, but it just would not have happened in the same fashion as it did with this record as precedent. © Stephen Thomas Erlewine /TiVo
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Rock - Paru le 1 janvier 2005 | Polydor

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Rock - Paru le 1 janvier 2003 | Polydor Records

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Rock - Paru le 1 janvier 1968 | Polydor Records

Solennel, hiératique, énigmatique, bâti sur ces mélodies intemporelles dont Jack Bruce a le secret, porté par les roulements de batterie sans fin de Ginger Baker, transcendé par un solo de wah-wah inoubliable d’Eric Clapton, le déchirant « White Room » est certainement l’un des meilleurs titres du groupe, l’un de ceux qui concentre le plus, en dehors des innovations rythmiques et sonores, la magie insidieuse dont celui-ci savait miraculeusement imprégner ses compositions les plus caractéristiques. Mais, pour autant, à l’intérieur d’une pochette monochrome cette fois-ci mais toujours aussi éxhubérante le reste de l’album studio (où le côté déjanté des textes est toujours aussi présent puisqu’en particulier Pete Brown cosigne avec Jack Bruce plus de la moitié des titres originaux) se situe pratiquement au même niveau ; de cette magnifique reprise de « Born under a bad sign » où le groupe arrive aussi à insuffler cette atmosphère troublante et décalée qui lui est si personnelle, à ces diamants bruts de bizarrerie sonique et de déconcertante oppression que sont « Pressed rat and warthog », « As you said » ou « Deserted cities of the heart » dont les guitares acoustiques, violoncelles, cloches, orgues, glockenspiel et consorts étoffent si étrangement le son de leurs timbres et résonances inattendus, sur des mélodies toutes plus improbables les unes que les autres. A l’exception peut-être de « Politician » qui, avec l’ampleur et la puissance sonore héritée de « Sunshine of your love » mais aussi une légère pesanteur rythmique (peut-être encore plus sensible sur « Sitting on the top of the world », autre reprise) préfigure aussi bien le hard-rock à venir que ses dérives ultérieures, tant lui manque ce swing énorme qui transcendait le morceau de Disraeli Gears. En ce qui concerne la deuxième partie de l’album, si elle constitue un témoignage certes passionnant des prestations scéniques du groupe, on ne peut s’empêcher à l’écoute de ces versions à rallonge, même en appréciant à leur juste valeur les qualités techniques et musicales qui les fondaient et l’ambiance de dévotion dans laquelle elles se déroulaient, d’éprouver désormais une très certaine lassitude. A la notable et brillantissime exception (justifiant à elle seule cette partie live), d’une version concise et survitaminée, impressionnante d’allant et de cohésion, en fait quasi définitive du célèbre blues « Crossroads » de Robert Johnson : preuve que quand les trois jouaient vraiment ensemble, vite et bien (apprécions cette fois-ci, tout particulièrement, la diabolique performance de Jack Bruce bassiste vraiment hors norme), ils étaient capables dans le plus pur respect qui étaient bien sûr le leur, de dynamiter l’ancestral idiome et de poser les plus parfaits et les plus éclairants jalons du blues rock en gésine et de ses futurs rejetons. © ©Copyright Music Story Olivier Souane 2018
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Hard Rock - Paru le 28 mars 2019 | Play Music

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Dance - Paru le 27 mars 2020 | Big Beat Records

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Rock - Paru le 1 avril 1970 | UMC (Universal Music Catalogue)

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A y regarder de loin, Cream, ce n’est pas grand-chose à l’échelle de l’histoire du rock. Deux ans et demi de carrière, quatre albums studio, une quarantaine de chansons. Alors pourquoi tout ce foin ? La réponse se trouve en partie dans ce Live Cream, première partie d’un best of sortie… quatorze mois après le dernier album du groupe, Goodbye (paru en février 69). Ça ne traînait pas à l’époque, et pour cause : étiqueté “premier supergroupe du rock”, le trio composé du chanteur/bassiste Jack Bruce, d’Eric Clapton à la guitare et du batteur vedette rock/jazz/fusion Ginger Baker possédait une valeur marchande séduisante, et notamment pour ses prestations scéniques, qui attiraient tous les amateurs de dextérité instrumentale, servis avec les quatre titres en live de cette réédition.Clapton disait qu’il y avait beaucoup de frime dans les concerts de Cream, et il prend sa part avec deux grosses minutes de solo sur Sleepy Time Time. Il disait aussi que le trio ne s’écoutait pas trop, et ça s’entend un peu dans le tunnel instrumental final. On retrouve également au tracklisting Sweet Wine, pour le côté fusion, et Rollin' and Tumblin', classique du Delta enregistré notamment par Muddy Waters, une chanson uptempo qui grimpe de 140 à 158 BPM sur laquelle Ginger Baker fait feu de tout bois. Seule prise studio du disque, Lawdy Mama est une reprise de Hey Lawdy Mama, sortie en 1965 par Junior Wells avec Buddy Guy (originellement Buddy Moss en 1934). L’arrangement est différent de la version de Wells, et quelques mois plus tard, Cream changera aussi les paroles pour ce qui deviendra Strange Brew, une chanson beaucoup plus pop qui sera l’un de leurs plus grands succès. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Dance - Paru le 23 octobre 2020 | Big Beat Records

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