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Opéra - Paru le 8 février 2019 | Naxos

Hi-Res Livret
Bien que né allemand, Simon Mayr vécut toute sa vie d’adulte en Italie et c’est là qu’il se tailla une somptueuse place de compositeur du haut de sa forte soixantaine d’opéras, tous produits dans les plus prestigieux théâtres transalpins – Milan, Rome, Venise, Naples, Turin – et redonnés ensuite à travers toute l’Europe : Vienne, Prague, Dresde, Munich, Londres... I Cherusci de 1808 déroule une de ces intemporelles histoires de lien entre père et fille, de devoir sacré, de sacrifice, dans un emballage pseudo-historique qui place l’intrigue au temps de la Rome antique, en Germanie ; les Chérusques en question étant une fière et belliqueuse nation germanique de l’actuelle Basse-Saxe. On y trouve un prince Treuta, un Tamaro (chanté par une soprano ; c’est le barde), un grand druide Zarasto (non, pas un ZarastRo, mais bien un Zarasto), une Tusnelda, tous des Germains qui chantent comme il se doit… en italien, sur une musique qui annonce déjà clairement Rossini, y compris dans l’harmonie assez recherchée et le soin de l’orchestration : ce n’est donc en rien du proto-belcanto. Notez qu’il s’agit là de la première mondiale discographique, qui bénéficie de la lumineuse présence vocale de Markus Schäfer et de l’aérien soprano d’Yvonne Prentki. Franchement, on se demande pourquoi diable Simon Mayr n’est pas beaucoup, beaucoup plus souvent donné sur les grandes scènes mondiales, car c’est un fantastique compositeur de son temps, autant à l’aise dans le drame lyrique que dans la facétieuse comédie en musique. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 juin 2016 | Naxos

Livret
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Opéra - Paru le 10 mars 2017 | Naxos

Hi-Res Livret
Né entre Mozart et Beethoven, mort peu avant Mendelssohn et Chopin, Simon Mayr (1763-1845) n’occupe vraiment, mais alors vraiment pas du tout la place qui devrait être la sienne dans le panthéon des grands bonhommes de l’époque classique et du début du romantisme. Oui, son opéra Telemaco se situe clairement dans la lignée des derniers opéras italiens de Mozart, mais on ne s’en étonnera guère si l’on sait qu’il fut composé en 1797, et que c’est là un de ses tout premiers opéras – il continuera à en écrire jusqu’en 1824, arrivant au total de quelque soixante-dix œuvres lyriques à son actif, sans compter quelque six cent ouvrages sacrés ! Notons que ce Telemaco de Mayr est ici donné en première discographique mondiale : eh oui, cela existe encore, y compris pour des ouvrages majeurs du répertoire lyrique. Mayr, on le sait, naquit en Allemagne mais passa le plus clair de sa vie en Italie – Telemaco fut d’ailleurs créé lors du Carnaval de Venise – où il se tailla une place majeure sur la scène lyrique, puisque ses ouvrages furent joués à Milan, Rome, Naples, Florence, avant que n’arrive sur le marché un certain Rossini qui rafla tous les honneurs. C’est d’ailleurs à cette époque que Mayr cessa de s’intéresse à l’opéra pour se pencher sur l’autre versant de sa production. Dommage, car dans ses bagages en provenance d’Allemagne, il avait apporté à l’écriture italienne une forte dose de science contrapuntique et de richesse orchestrale (Telemaco vous en persuadera aisément) qui devait se perdre quelques temps à la faveur de la mélodie et les orchestrations sommaires de tant de compositeurs de bel canto par la suite. © SM/Qobuz