Catégories :
Panier 0

Votre panier est vide

Cecilia Bartoli

Née à Rome le 4 juin 1966, de parents artistes lyriques, la mezzo-soprano colorature Cecilia Bartoli est bercée dès son plus jeune âge par la musique classique. Sa mère sera son premier professeur de chant. À neuf ans, Cecilia fait sa première apparition dans un spectacle public, en tenant un petit rôle dans une représentation de Tosca de Giacomo Puccini. Cependant, la première passion de Cecilia n'est pas le chant mais la danse. À 14 ans, elle commence à prendre des cours de flamenco avec un professeur (une andalouse) et à se produire sur scène dans un groupe de danse en dépit de la réticence de ses parents à l'idée de la voir suivre une telle voie. Cependant le flamenco demeure l'une de ses passions ; Cecilia reconnaît encore aujourd'hui que les cours qu'elle a suivis lui donnèrent un sérieux avantage lors de ses premières prestations à l'opéra, en lui apprenant à se déplacer tout en chantant.

À seize ans elle met sa carrière de danseuse entre parenthèses pour se concentrer sur sa voix et le chant lyrique quand ses parents décident de l'inscrire à l'Académie de musique Santa Cecilia à Rome ; elle s'y distingue très vite par sa maturité vocale, si bien qu'à l'adolescence, elle possède déjà une solide technique dans tous les registres de sa tessiture. Elle décroche ses diplômes et connaît rapidement la célébrité, avant l'âge de vingt ans, lors d'un concert en hommage à Maria Callas organisé par l'Opéra de Paris en 1985, qui sera diffusé sur Antenne 2.

En 1987, Cecilia Bartoli se produit aux Arènes de Vérone, avant d'interpréter le rôle de Rosina dans Le Barbier de Séville, de Rossini, au Festival de Schwetzingen en Allemagne, puis à l'Opéra de Zurich. En 1988, elle collabore avec Herbert von Karajan puis Daniel Barenboïm (à qui elle doit beaucoup, dit-elle) : tous les deux l'avaient remarquée lors de la retransmission télévisée de l'hommage à Maria Callas. Herbert von Karajan invite Cecilia Bartoli à chanter la Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach au Festival de Pâques de Salzbourg en Autriche. Cependant, la mort du chef d'orchestre empêche le projet d'aboutir. La même année, elle interprète le rôle de Chérubin dans Les Noces de Figaro de Mozart, à Zurich en Suisse. C'est alors qu'elle prend la décision de se concentrer sur des rôles mozartiens pour développer sa carrière internationale. Elle travaille avec Daniel Barenboïm sur le cycle Da Ponte de Mozart (entre autres Don Giovanni, où elle interprète le rôle de Zerlina), ainsi que sous la direction de Nikolaus Harnoncourt, chefs avec lesquels elle s'épanouit et entame une carrière de tout premier plan.

En 1990, Cecilia Bartoli se produit à Paris, à l'Opéra Bastille, dans Les Noces de Figaro ; l'année suivante, elle est sur la scène de La Scala de Milan dans Le Comte Ory, de Rossini. En 1996, elle débute au Metropolitan Opera dans le rôle de Despina de Così Fan Tutte de Mozart. Puis l'année suivante, elle chante dans La Cenerentola de Gioachino Rossini. Elle est considérée par la critique musicale comme une « petite voix » comparativement à la salle du Metropolitan Opera, la plus grande du monde, et des rumeurs circulent sur le fait que la direction du Metropolitan Opera aurait caché un microphone sur la cantatrice pour amplifier sa voix, ce qui fut immédiatement démenti.

En 1997, sa famille vit un drame : son frère aîné, Gabriele, décède d'un cancer du cerveau ; Cecilia prend alors la décision de faire une courte pause dans sa carrière musicale.

Cecilia Bartoli déploie sa carrière en se concentrant sur des projets musicaux menés avec des orchestres d'instruments anciens, avec l'aide de l'Akademie für Alte Musik Berlin, des Arts Florissants, du Concentus Musicus Wien, du Freiburger Barockorchester, du Giardino Armonico, du Kammerorchester de Bâle, des Musiciens du Louvre, de l'Orchestra of the Age of Enlightenment et de l'orchestre La Scintilla. Ces projets avec orchestre dont elle assume la responsabilité ont pris de plus en plus d'importance dans sa vie si bien que les programmes développés et interprétés en parallèle avec l'orchestre philharmonique de Vienne ont été couronnés de succès.

En 2008, Cecilia Bartoli se consacre à l'ère du romantisme et du bel canto italien, notamment à la légendaire cantatrice Maria Malibran (soeur de Pauline Viardot), lui dédiant une tournée en hommage à l'occasion du 200e anniversaire de sa naissance. Loin de se limiter à Mozart et Rossini, elle aime explorer le répertoire baroque. Son disque Opera Proibita, sorti en 2009, est un grand succès commercial, comme le sera en 2010 l'album Sacrificium qui illustre l'histoire des castrats et fait l'apologie de l'école napolitaine d'où sont nés les fameux Farinelli et Gaetano Caffarelli.

En 2012, Cecilia Bartoli est la nouvelle directrice artistique du Festival de Pentecôte de Salzbourg qui se consacre au baroque napolitain et au début de l'ère classique.

D'abord fan inconditionnel, le musicologue Claudio Osele a partagé la vie de Cecilia ; le baryton Oliver Widmer est aujourd'hui son compagnon, déjà depuis plusieurs années.

Lire plus

Discographie

60 album(s) • Trié par Meilleures ventes

1 sur 3
1 sur 3

Mes favoris

Cet élément a bien été <span>ajouté / retiré</span> de vos favoris.

Trier et filtrer les albums