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Buena Vista Social Club

Buena Vista social Club est un des plus gros succès des musiques du monde, mettant la plus ancienne forme de musique afro-cubaine dans les oreilles des mélomanes de la planète. Et pourtant, le projet a failli ne jamais voir le jour. Initialement, il était prévu de réunir, autour de quelques micros, des musiciens cubains et des Maliens, mais ces derniers n’ont pas obtenu leurs visas. Nick Gold, fondateur du label anglais World Circuit, Ry Cooder, célèbre producteur et guitariste américain, et Juan de Marcos González, chef d’orchestre de l’Afro-Cuban All Stars, qui venait de mettre en boîte leur premier album d’hommage aux big bands cubains des années 50, ont alors pris une des plus judicieuses décisions de leur carrière.

En 1996, ils étaient donc au studio Egrem de La Havane, avec sous la main les meilleurs instrumentistes cubains, dont le bassiste Orlando 'Cachaíto' López, le trompettiste Manuel 'Guajiro' Mirabal, ou Barbarito Torres, expert du laúd, petit luth cubain. Quelques chanteurs vétérans sont alors tirés de leur retraite pour enregistrer des classiques de la musique cubaine. Compay Segundo (89 ans), Pio Leiva (80 ans), Ibrahim Ferrer (69 ans), Omara Portuondo (66 ans) et Eliades Ochoa (50 ans) se retrouvent autour du piano de Ruben Gonzalez (78 ans), qui enregistre également un album durant ces deux semaines prolifiques.

Baptisé Buena Vista Social Club, en référence à un célèbre club de La Havane où les musiciens traditionnels se réunissaient avant les années 1930, l’album sort en 1997 de façon plutôt discrète. Peu à peu, des chroniques remplis de superlatifs et un bouche-à-oreille bienveillant attirent l’attention du grand public, que le Grammy Award, décroché la même année, élargit encore. L’alchimie entre les voix patinées et fruitées comme du vieux rhum, le tact virtuose des musiciens et la saveur toujours fraîche de ces vieux succès oubliés fonctionnent à merveille. L’authenticité est criante et la joie partagée de ces ancêtres pleins de malice et de talent est des plus communicatives.

En 1998, la formation originale du BVSC donne trois concerts, deux à Amsterdam et un au Carnegie Hall à New York. Lors de ces prestations triomphales, le cinéaste et ami de Ry Cooder Wim Wenders est derrière la caméra, il l’est également à Cuba, lors des sessions d’enregistrements du premier album solo d’Ibrahim Ferrer, ce qui lui donne la matière principale pour le film Buena Vista Social Club. Sorti en 1999, ce documentaire accroît l’aura légendaire de ce groupe éphémère.

Pour la plupart de ces artistes, c’est le point de départ de carrières internationales mais de courte durée. Compay Segundo et Ruben Gonzalez sont décédés en 2003, Ibrahim Ferrer a disparu en 2005 et Orlando 'Cachaíto' López est mort en 2009. Une partie des membres du groupe originel a continué à tourner à travers le monde sous le nom Orquesta Buena Vista Social Club. En octobre 2015, après la détente des relations entre Cuba et les Etats-Unis, ils sont les premiers musiciens cubains à être accueillis à la Maison blanche. Omara Portuando et Eliades Ochoa continuent à enregistrer seuls ou avec d’autres et sont toujours acclamés à travers le monde.

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Discographie

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