Catégories :

Artistes similaires

Les albums

HI-RES15,99 €
CD13,49 €

Jazz contemporain - Paru le 17 mai 2019 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
On ne pourra pas reprocher à Brad Mehldau de se reposer sur ses lauriers ou de tourner en rond. Avec Finding Gabriel, le pianiste américain signe un album ambitieux et protéiforme qui fait voler en éclats les habituelles frontières du jazz. En 2014 déjà, il avait signé avec le batteur Mark Guiliana un disque ovni, Mehliana: Taming the Dragon, dont cette cuvée 2019 est une sorte de prolongement en bien plus dense. Surtout, Finding Gabriel est venu après sa lecture intensive de la Bible ; d’où cette référence à l’archange Gabriel dans le titre… « J'ai construit beaucoup de morceaux en commençant avec des synthés et Mark Guiliana à la batterie. Selon un processus similaire à celui de Taming the Dragon. Des couches ont été ajoutées et la voix humaine est devenue un élément important, sans les paroles, mais en tant qu’expression pure d’harmonie et d’émotion. »Déroutant de prime abord, le résultat, évidemment mystique, est fascinant et surtout foisonnant d’idées. Derrière son piano, ses synthés (dont le Dave Smith / Tom Oberheim OB-6), son Fender Rhodes, des percussions mais également – une première ! – le micro, Mehldau déroule une symphonie de vents, de cordes et d’électronique flirtant avec le jazz-fusion (on pense parfois au Pat Metheny Group ou à Weather Report) et dans laquelle la voix humaine occupe une place essentielle. Le pianiste américain n’est d’ailleurs pas le seul à chanter puisqu’il a convié notamment Kurt Elling, Becca Stevens et Gabriel Kahane. Enfin, toujours côté invités, la violoniste Sara Caswell, le trompettiste Ambrose Akinmusire, les saxophonistes Joel Frahm, Charles Pillow et Chris Cheek et le flûtiste Michael Thomas sont de la partie. A l’arrivée, Brad Mehldau signe une odyssée spirituelle assez originale, bien différente de ses travaux en trio. © Max Dembo/Qobuz
HI-RES19,49 €
CD16,99 €

Jazz - Paru le 9 mars 2018 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
Sans être l’épreuve du feu obligatoire, la montagne Jean-Sébastien Bach a toujours été un aimant captivant pour de nombreux jazzmen. Au point que certains comme Jacques Loussier, Keith Jarrett, le Modern Jazz Quartet, Dan Tepfer ou Edouard Ferlet, pour n’en citer qu’une poignée, ont abordé à bras-le-corps, et pour de bon, l’œuvre du cantor de Leipzig. L’option choisie par Brad Mehldau est hybride. Le pianiste américain ne signe pas ici un album de jazz à proprement parler – les fans de « Bach jazzy » peuvent rentrer chez eux direct – mais il mêle des thèmes de Bach (quatre préludes et une fugue) à des pièces personnelles et contemporaines ; comme des réponses intrigantes ou des jeux de miroirs aux œuvres originales. L’exercice est d’autant plus intéressant qu’une partie de l’œuvre de Bach a pris la forme de l’improvisation. Quant à Mehldau, son style, mais aussi ses compositions, ont toujours renfermé des éléments faisant écho au compositeur allemand. On connaît la force rythmique de l’écriture de Bach qui plaît tant aux jazzmen. Mais ici, le pianiste a pensé son disque dans sa globalité, ne cherchant jamais à séparer ses œuvres de celle de l’autre. Le résultat est donc déroutant de prime abord (surtout pour ceux familiers des préludes et fugues d’origine) mais fascinant au fil des écoutes. Car After Bach n’est jamais un bluffant bombage de torse (Brad Mehldau n’a pas trop besoin de ça, sa virtuosité comme sa grandeur n’étant plus à prouver) mais plutôt une réflexion passionnante sur la vie d’une partition à travers les siècles. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES48,99 €
CD41,99 €

Jazz - Paru le 16 octobre 2015 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
L’histoire du jazz compte un nombre impressionnant de pianistes magistraux. Mais lorsqu’il est question de se limiter au moins de 50 ans, le casting a tendance à se réduire… Un nom revient pourtant sans cesse. Comme un musicien au-dessus de la mêlée. Celui de Brad Mehldau. Car même sans qu’il soit question d’une quelconque et stupide compétition, le pianiste américain est l’un des meilleurs de sa génération. Fascinant surtout. Comme l’est cette publication : un quadruple album réunissant 32 pièces enregistrées en solo et en live. Mehldau a pioché dans les bandes de 19 de ses concerts européens donnés durant la décennie passée et a divisé en quatre chapitres les titres sélectionnés : Dark/Light, The Concert, Intermezzo/Rückblick et E Minor/E Major. Comme il l’explique lui-même dans les notes de pochette, « s’il s’agit d’environ 300 minutes de musique, l’ordre des morceaux n’est pas arbitraire. J’ai essayé de raconter une histoire du début à la fin dans la manière dont j’ai séquencé le disque. Et il y a un thème et un personnage pour chacun des quatre chapitres. » Ce projet est d’autant plus intéressant qu’au disque, Brad Mehldau a essentiellement enregistré en trio ou dans d’autres configurations, à l’exception d’Elegiac Cycle en 1999, d’un Live In Tokyo en 2004 et d’un Live In Marciac en 2006, ses trois seules publications en solo à ce jour… Sans surprise, la densité de la musique proposée avec ces 10 Years Solo Live exige de l’auditeur une attention soutenue. Mais le jeu en vaut la chandelle car le périple conçu ici par Mehldau est simplement époustouflant. La façon dont le pianiste digère la musique populaire des Beatles, Nirvana, Massive Attack, Radiohead ou Jeff Buckley, puis, plus loin, celle de Brahms par exemple, ou, plus loin encore, d’un Bill Evans, d’un John Coltrane ou d’un Keith Jarrett (sans oublier Léo Ferré !) est assez ahurissante. Ahurissante comme sa façon de balayer d’un revers de main une quelconque volonté d’impressionner la galerie. Autant de personnages croisés, autant de saynètes présentées et autant de décors plantés dans cet océan d’improvisation font de ce quadruple opus un pur chef d’œuvre. Le fait d’avoir sélectionné des titres live a également son importance. Brad Mehldau, toujours dans les notes de pochette, l’explique très bien : « Tout ce business des concerts, c’est assez étrange. C’est une directe et intense forme d’empathie avec un groupe d’inconnus qui dure environ 901 minutes. Et puis, c’est fini, chacun rentre à la maison. Je remonte dans ma chambre d’hôtel et je vais me coucher. Quelque chose s’est passé, mais ce qui était le plus vital ne peut être transposé avec des mots. C’est doux, un peu aigre-doux. Dans tous les cas, ça n’est pas suffisant de dire que les publics différents ont été importants pour la création de cette musique. Ils ont été absolument nécessaires, c’était la charnière. Sans ces publics, cette musique n’existerait pas dans la forme dans laquelle elle existe. » © MD/Qobuz

L'interprète

Brad Mehldau dans le magazine