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Opéra - Paru le 14 septembre 2018 | CPO

Livret
Certes, Georg Caspar Schürmann (1672-1751) n’est pas le compositeur le plus célèbre de son temps, du moins à notre époque ; de son vivant, comme tant d’autres, il avait pourtant marqué la scène musicale saxonne, en particulier à Braunschweig où il avait succédé à Reinhard Keiser comme directeur musical de la cour, un poste qu’il garda quelque cinquante ans ! Son parcours l’a quand même mené à côtoyer les langages français et italiens d’alors, et cela se ressent avec vigueur dans l’opéra Die getreue Alceste (« La Fidèle Alceste ») de 1719, puisqu’outre les airs et ensembles de son cru, on y trouve recyclés des airs de Vivaldi, Bononcini ou Gasparini, tandis que les morceaux instrumentaux évoquent férocement le genre tardif de Lully, ou celui de Charpentier par exemple. Cela dit, l’ouvrage reste singulièrement cohérent, preuve que Schürmann savait très bien fondre les diverses influences dans son propre idiome. L’ensemble barockwerk hamburg (non, ce n’est pas une coquille : sans majuscules et avec une partie en italiques) s’est fixé comme objectif de refaire vivre des ouvrages baroques méconnus, et il est d’autant plus logique qu’ils se soient saisis de ce Fidèle Alceste puisqu’entre 1719 et 1724, l’œuvre fut à l’affiche du théâtre du Gänsemarkt de Hambourg. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 mai 2016 | CPO

Livret
En 1780, la capitainerie des Gardes civils de Hambourg passa commande au Directeur de la musique de la ville, Carl Philipp Emanuel Bach (successeur de Telemann au prestigieux poste en 1768) d’un oratorio et une sérénade pour égayer en musique sa fête annuelle : l’oratorio, édifiant comme il se doit, pour le midi, la sérénade étant réservée pour le soir. Le présent enregistrement propose les deux ouvrages, tels que donnés le 7 septembre 1780, en première discographique. On y découvre un fiston Bach totalement indépendant de l’ombre tutélaire de son père, et bien en prise avec son temps, même si le ton festif peut parfois évoquer parfois les réjouissances d’époques passées, mais Haydn et Mozart sont dans les parages et cela se sent. Dans l’oratorio, l’esprit sacré garde ses droits (même si la légèreté reste de mise, c’est une fête qui durera toute la journée, que diable : on passera donc par l’allégorie), tandis que dans la sérénade, chœurs réjouissants alternent avec des arias, duos et trios des plus enlevés. Décidément, Carl Philipp Emanuel Bach a plus d’un tout dans son sac et il n’est pas vain de réévaluer son œuvre de fond en comble, ainsi que nous y invite ici l’ensemble Barockwerk Hamburg. © SM/Qobuz