Baptiste Trotignon
La première fois qu’il apparaît à nos yeux et oreilles d’amateurs, c’est comme pianiste et comédien dans le film d'Alain Corneau "le Nouveau Monde" (1994). Un an plus tard, il décide de s'installer à Paris. L’aventure peut alors commencer. En 1998, il monte son premier trio avec Clovis Nicolas (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie) et développe ainsi ses activités de leader : son premier album "Fluide" sorti en juin 2000 le révèle, à 26 ans, comme l'un des plus spectaculaires, complets et séduisants pianistes de la nouvelle génération. Ce disque se voit décerner en mars 2001 un Django d'Or "Espoir pour un premier disque". En 2001, toujours avec le même trio, Baptiste Trotignon sort son deuxième disque "Sightseeing" : la revue Jazzman attribue au disque un "Choc de l'année", et l'Académie de Jazz décerne à Baptiste en décembre 2001 le Prix Django Reinhardt qui récompense le musicien français de jazz de l'année. Progressivement, il apparaît de moins en moins en sideman, mais est de plus en plus présent sur les scènes des festivals internationaux avec son trio, ainsi qu'en solo : Jazz in Marciac, Montréal, La Villette Jazz Festival, Vienne, Nice, Montreux, Vancouver, Toronto, Ramatuelle, Parc Floral de Paris, Nancy Jazz Pulsations …
En octobre 2002, il obtient le Grand Prix de la Ville de Paris du Concours International Martial Solal, et quelques mois plus tard, les Victoires du Jazz 2003 lui décernent la Révélation française de l'année. Au printemps 2003, Baptiste Trotignon sort son nouveau disque, cette fois-ci en piano solo, dans un répertoire composé entièrement d'originaux, grandement salué par la presse ("ffff" de Télérama, "Choc de l'année" de Jazzman, "Disque d'émoi" de Jazz Magazine), et succès public autant pour le disque (plus de 15.000 exemplaires vendus) que sur scène (Festival de La Roque d'Anthéron, Piano aux Jacobins à Toulouse, Salle Pleyel à Paris...). Début 2005, sortie d'un excellent quartet en co-leading avec David El-Malek, l'album éponyme "Trotignon – El-Malek" reçoit un très bon accueil du public et des médias. Et le 25 octobre 2005, sortie de "Solo II", nouveau CD studio agrémenté d'un DVD live à "Piano aux Jacobins" ainsi que d'un entretien avec Michel Contat, sous la double forme d'un Digipack et d'une Longbox en Edition Limitée. Bien au-delà des genres, ce nouvel opus en solo s'inscrit dans la droite ligne du premier album et confirme s'il en était besoin, l'originalité incontestable de Baptiste dans ce domaine.
C'est à cette période qu'il rencontre Aldo Romano avec qui une réelle amitié musicale se développe au fil des concerts, la plupart du temps en trio avec Rémi Vignolo, et de cette rencontre nait à l'automne 2006 un album hors du commun, "Flower power", clin d'oeil nostalgique à cette période de la fin des années 60 au début des années 70. Les trois musiciens y rejouent à leur façon et sans rien renier de leur langage un répertoire choisi de chansons pop où Led Zeppelin, Pink Floyd ou Bob Dylan côtoient Gainsbourg et Polnareff. Tout en multipliant des rencontres dans des directions les plus diverses (concerts en duo avec des improvisateurs de haut vol comme Tom Harrell, Brad Mehldau ou encore avec le pianiste classique Nicholas Angelich ; direction artistique de soirées-hommages à Edith Piaf et Claude Nougaro à Montreux avec des invités tels que Catherine Ringer, Bernard Lavilliers ou encore Ute Lemper ; "expériences classiques" en jouant la "Rhapsody in blue" et le Concerto en Fa de Gershwin joué avec les Orchestres Lamoureux ; musique de film pour le "Sartre" de Claude Goretta…), il continue à développer une musique résolument ouverte et bouillonnante à la fois au sein du quartet co-leadé avec David El-Malek, et de cette union musicale nait leur deuxième album, "Fool time", en septembre 2007, double CD enregistré Live, toujours aux côtés de Darryl Hall et Dré Pallemaerts. Fin 2008, son label Naive réédite pour ses 10 ans son premier album solo regroupé avec un récital en piano solo enregistré Salle Pleyel Mai 2007. A cette occasion il participe à la soirée naïve au Théâtre des Bouffes Du Nord où il joue notamment avec Anne Gastinel.
En 2014 sort « Hit » (Naïve), un album qui affirme une fois de plus la personnalité forte de cet artiste intègre. Fleuron du jazz français, curieux de tout, Baptiste Trotignon retrouve ici la formule avec laquelle il n’avait pas enregistré depuis treize ans : le trio. Constitué de son fidèle partenaire Thomas Bramerie à la contrebasse et du complice de Brad Meldhau, Jeff Ballard à la batterie. « Hit » replace Baptiste Trotignon à la place qui est la sienne, la première ! De cet album, il dit : « Mon amour de la mélodie (…) m’a toujours donné le désir de faire chanter le piano et de l’utiliser comme instrument cantabile ne m’a jamais totalement éloigné de cette jouissance de la frappe, dans tout ce qu’elle a d’instinctif et de terrestre. (…) Une des dimensions de "Hit" est de l’avoir conçu comme une série de jeux autour de ces accents, que ce soit dans l’écriture ou l’improvisation, dans les moments volubiles et brillants ou les ballades plus mélodiques et méditatives. ». JMP©Qobuz
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La première fois qu’il apparaît à nos yeux et oreilles d’amateurs, c’est comme pianiste et comédien dans le film d'Alain Corneau "le Nouveau Monde" (1994). Un an plus tard, il décide de s'installer à Paris.
L’aventure peut alors commencer. En 1998, il monte son premier trio avec Clovis Nicolas (contrebasse) et Tony Rabeson (batterie) et développe ainsi ses activités de leader : son premier album "Fluide" sorti en juin 2000 le révèle, à 26 ans, comme l'un des plus spectaculaires, complets et séduisants pianistes de la nouvelle génération. Ce disque se voit décerner en mars 2001 un Django d'Or "Espoir pour un premier disque". En 2001, toujours avec le même trio, Baptiste Trotignon sort son deuxième disque "Sightseeing" : la revue Jazzman attribue au disque un "Choc de l'année", et l'Académie de Jazz décerne à Baptiste en décembre 2001 le Prix Django Reinhardt qui récompense le musicien français de jazz de l'année.
Progressivement, il apparaît de moins en moins en sideman, mais est de plus en plus présent sur les scènes des festivals internationaux avec son trio, ainsi qu'en solo : Jazz in Marciac, Montréal, La Villette Jazz Festival, Vienne, Nice, Montreux, Vancouver, Toronto, Ramatuelle, Parc Floral de Paris, Nancy Jazz Pulsations …
En octobre 2002, il obtient le Grand Prix de la Ville de Paris du Concours International Martial Solal, et quelques mois plus tard, les Victoires du Jazz 2003 lui décernent la Révélation française de l'année. Au printemps 2003, Baptiste Trotignon sort son nouveau disque, cette fois-ci en piano solo, dans un répertoire composé entièrement d'originaux, grandement salué par la presse ("ffff" de Télérama, "Choc de l'année" de Jazzman, "Disque d'émoi" de Jazz Magazine), et succès public autant pour le disque (plus de 15.000 exemplaires vendus) que sur scène (Festival de La Roque d'Anthéron, Piano aux Jacobins à Toulouse, Salle Pleyel à Paris...).
Début 2005, sortie d'un excellent quartet en co-leading avec David El-Malek, l'album éponyme "Trotignon – El-Malek" reçoit un très bon accueil du public et des médias. Et le 25 octobre 2005, sortie de "Solo II", nouveau CD studio agrémenté d'un DVD live à "Piano aux Jacobins" ainsi que d'un entretien avec Michel Contat, sous la double forme d'un Digipack et d'une Longbox en Edition Limitée. Bien au-delà des genres, ce nouvel opus en solo s'inscrit dans la droite ligne du premier album et confirme s'il en était besoin, l'originalité incontestable de Baptiste dans ce domaine.
C'est à cette période qu'il rencontre Aldo Romano avec qui une réelle amitié musicale se développe au fil des concerts, la plupart du temps en trio avec Rémi Vignolo, et de cette rencontre nait à l'automne 2006 un album hors du commun, "Flower power", clin d'oeil nostalgique à cette période de la fin des années 60 au début des années 70. Les trois musiciens y rejouent à leur façon et sans rien renier de leur langage un répertoire choisi de chansons pop où Led Zeppelin, Pink Floyd ou Bob Dylan côtoient Gainsbourg et Polnareff.
Tout en multipliant des rencontres dans des directions les plus diverses (concerts en duo avec des improvisateurs de haut vol comme Tom Harrell, Brad Mehldau ou encore avec le pianiste classique Nicholas Angelich ; direction artistique de soirées-hommages à Edith Piaf et Claude Nougaro à Montreux avec des invités tels que Catherine Ringer, Bernard Lavilliers ou encore Ute Lemper ; "expériences classiques" en jouant la "Rhapsody in blue" et le Concerto en Fa de Gershwin joué avec les Orchestres Lamoureux ; musique de film pour le "Sartre" de Claude Goretta…), il continue à développer une musique résolument ouverte et bouillonnante à la fois au sein du quartet co-leadé avec David El-Malek, et de cette union musicale nait leur deuxième album, "Fool time", en septembre 2007, double CD enregistré Live, toujours aux côtés de Darryl Hall et Dré Pallemaerts.
Fin 2008, son label Naive réédite pour ses 10 ans son premier album solo regroupé avec un récital en piano solo enregistré Salle Pleyel Mai 2007. A cette occasion il participe à la soirée naïve au Théâtre des Bouffes Du Nord où il joue notamment avec Anne Gastinel.
En 2014 sort « Hit » (Naïve), un album qui affirme une fois de plus la personnalité forte de cet artiste intègre. Fleuron du jazz français, curieux de tout, Baptiste Trotignon retrouve ici la formule avec laquelle il n’avait pas enregistré depuis treize ans : le trio. Constitué de son fidèle partenaire Thomas Bramerie à la contrebasse et du complice de Brad Meldhau, Jeff Ballard à la batterie. « Hit » replace Baptiste Trotignon à la place qui est la sienne, la première ! De cet album, il dit : « Mon amour de la mélodie (…) m’a toujours donné le désir de faire chanter le piano et de l’utiliser comme instrument cantabile ne m’a jamais totalement éloigné de cette jouissance de la frappe, dans tout ce qu’elle a d’instinctif et de terrestre. (…) Une des dimensions de "Hit" est de l’avoir conçu comme une série de jeux autour de ces accents, que ce soit dans l’écriture ou l’improvisation, dans les moments volubiles et brillants ou les ballades plus mélodiques et méditatives. ». JMP©Qobuz
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