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Classique - Paru le 5 février 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica
En juin 1747, un encart publicitaire dans le Mercure de France annonçait la parution des Pièces de viole d’Antoine Forqueray, « mises en pièces de clavecin » par son fils Jean- Baptiste. Cette adaptation trahit le manque d’intérêt du public de ce milieu du XVIIIe siècle pour la viole : le clavecin était alors l’instrument-roi de l’amateur mélomane désireux de jouer la musique chez lui. Cependant, Jean-Baptiste Forqueray prit soin de publier en parallèle une seconde version du recueil pour viole et basse continue, avouant tout de même dans la préface que « la viole, malgré ses avantages, est tombée dans une espèce d’oubli », malgré la publication en 1740 de « La défense de la basse de viole contre les prétentions du violoncelle ». La genèse du recueil reste mystérieuse et plus complexe qu’il n’y paraît. À première vue, Jean-Baptiste, possédant les œuvres de son père, décide de les offrir au public en mémoire du virtuose – disparu en 1745, rappelons-le. Mais sous quelle forme se trouvaient initialement les pièces du père ? Jean-Baptiste indique dans la préface du recueil pour clavecin qu’il n’a fait « aucun changement… » mais dans la préface du recueil pour viole, il précise : « j’ai jugé à propos d’en faire la basse très simple, afin d’éviter la confusion qui se trouverait avec la basse des Pièces de clavecin que j’ai ornée autant qu’il m’a été possible ». Il est ainsi bien difficile de déterminer précisément l’implication du fiston dans la composition de ces pièces. Il est évident que certaines pièces montrent une harmonie plus complexe que celle utilisée par les violistes de la génération de Marais, ou que celle des pièces manuscrites d’Antoine. De façon générale, le style semble assez proche du répertoire pour violon de la nouvelle vogue italienne. Certains musicologues se demandent quelle est la part du fils et la part du père mais manifestement Jean-Baptiste a participé à l’écriture plus qu’il ne l’admet. Atsushi Sakai joue sur une basse de viole copie d’après Nicolas Bertrand (1705), Marion Martineau sur une basse de viole copie d’après Michel Collichon (1693), et Christophe Rousset un clavecin copie d’après Ruckers (1624). Enregistrement réalisé en juillet et septembre 2015 à Paris. © SM/Qobuz« [...] Atsushi Sakai, également expert en violoncelle baroque, [...] s'aventure parfois sur les rives d'un jazz improvisé et exigeant. Continuiste admiré des Talents lyriques, il retrouve ici Christophe Rousset et aborde ces pièces avec la hauteur de vue qu'autorise une technique éblouissante. L’exercice ambitieux auquel s’adonnent les chambristes bouscule l’auditeur familier de ces pièces et présente Rousset à son meilleur. Avec l’experte Marion Martineau, à qui incombe la tâche délicate de soutenir l’édifice, le claveciniste fait preuve d’un naturel et d’une réactivité extraordinaires, sur le fil du rasoir.» (Diapason, mars 2016 / Philippe Ramin)
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Classique - Paru le 23 février 2018 | Aparté

Hi-Res Livret
En 1730, le catalogue des œuvres de Couperin en tête de son Quatrième livre de pièces de clavecin mentionnait des « pièces de viole avec la basse chiffrée », mais aucun recueil à son nom ne semblait être paru. Longtemps, les musiciens ont fait le deuil de ces compositions qui semblaient perdues, voire jamais publiées. Il fallut attendre la perspicacité d’un musicologue du début du XXe siècle qui, en découvrant un livre de pièces de violes par un énigmatique « Mr. F. C. », fit le rapprochement avec Couperin. Et le puzzle de s’emboîter parfaitement : les initiales, la date de 1728 figurant sur la page de titre, l’intitulé du livre Pièces de violes avec la basse chiffrée et le prix de vente de « 6 livres tournois », fidèles à l’annonce du catalogue. À la lecture de la partition, les derniers doutes se dissipaient : agréments typiquement couperiniens, style ample, harmonie savoureuse ainsi que les titres obscurs de la seconde suite, voilà bien tout l’art de Couperin. Il est curieux, au vu de l’exquise qualité du recueil, que le compositeur ait préféré garder une certaine forme d’anonymat. Simple coquetterie d’une personne qui cultiva toute sa vie le goût de l’énigme, ou bien respect face à un instrument qui n’était pas le sien ? Les quelques pièces de Forqueray qui émaillent cet enregistrement proviennent de sources manuscrites éparses. L’œuvre pour viole d’Antoine Forqueray père a été surtout transmise par son fils Jean-Baptiste, avec la publication en 1747 d’un livre posthume ; certaines pièces subsistent toutefois sous la forme de copie, comme celles présentes sur cet album. Les trois pièces, sans se démarquer complètement de la production de Forqueray, présentent un style plus proche du début du XVIIIe siècle et sont empreintes par moment d’une italianité évoquant les sonates de Corelli. Atsushi Sakaï joue sur une copie d’une basse de viole à cinq cordes française de 1687, Christophe Rousset sur un clavecin copie d’un Ruckers flamand de 1624, Marion Martineau une copie d’une basse de viole parisienne de 1693 et Isabelle Saint-Yves une copie différente du même instrument que Marion Martineau ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 juin 2016 | NoMadMusic

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